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Dossier Fnm : Les clarifications de Canal Audit

FNM

Cotonou, le 07 mars 2018

DROIT DE REPONSE DE CANAL AUDIT A L’ARTICLE PARU LE 2 MARS 2018 SUR LE « DOSSIER FNM »

Dans les contes et légendes traditionnels de chez nous, le gros rat (appelé « atchou » en langue fon) a la réputation de gros voleur. Au tribunal des animaux où il est convoqué pour un gros vol qu’il a commis, à son arrivée dans la salle d’audience, il a reniflé l’atmosphère et a commencé à rechigner, c’est-à-dire à se plaindre manifestement de la mauvaise odeur ambiante, celle de la musaraigne qui était membre de la cour chargée de le juger.  En réponse, la cour lui a rétorqué qu’elle n’est pas constituée pour le procès d’une odeur, mais bien pour celui d’un gros vol, le sien.

CANAL AUDIT est un Cabinet de signature internationale qui exerce ses activités dans dix (10) pays. Pendant ses vingt (20) années d’existence (1998-2018), notre Cabinet n’a jamais connu le moindre discrédit de sa solide réputation auprès des Partenaires au développement (BANQUE MONDIALE, BAD/FAD, UE, BOAD, PNUD, FENU, FIDA, UNICEF, AFD, USAID, etc), des Gouvernements du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo et de Sao Tomé et Principe, et des clients auxquels il fournit ses prestations aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du Bénin. Nous sommes représentants au Bénin et au Togo du Réseau international RSM qui est le 6ème réseau d’audit dans le monde.

CANAL AUDIT fait beaucoup d’audits, mais ne connaît pas ce qu’on appelle « audit politique ». Nous vous déclarons que le travail que nous avons effectué au Fonds National de Microfinance (FNM) est un travail professionnel respectueux des règles et des normes de notre métier d’auditeur et que nous ne sommes pas des faiseurs de faux.
 
Sur l’affaire FNM qui est pendante devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, CANAL AUDIT et ses dirigeants n’ont aucune déclaration, ni aucun commentaire à faire. Mais pour ce qui concerne les atteintes à l’honorabilité du Cabinet et à celle de son Directeur-Associé, Monsieur Cosme GOUNDETE, qui est aussi le Président de l’Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-BENIN) et qui n’a jamais fait la politique, nous nous ferons le devoir de les laver par les voies judiciaires que les lois de notre pays nous offrent.

Pour le moment et sans interférer dans le cours de la justice sur l’affaire FNM, il sied, de notre part, de faire quelques précisions et de relever quelques contre-vérités contenues dans l’article publié et qui ne permettent pas de lui accorder le caractère d’article sérieux :

1.    Monsieur Alain AGNIKPE, notre Consultant pour le volet Microfinance de la mission d’audit du FNM, et son épouse, Directrice de l’association AssEF, ne sont pas des débiteurs du FNM comme affirmé gratuitement dans l’article sous rubrique. C’est l’AssEF qui doit et non le couple AGNIKPE ;

2.    L’AssEF n’est pas comprise dans notre échantillon d’étude, car comme l’ont prescrit les termes de référence et selon notre offre technique pour la mission, notre approche n’est pas exhaustive, mais sélective et fondée sur une démarche scientifique de sondage. Le mode de constitution de l’échantillon est raisonné en tenant compte des critères ci-après : (i) niveau d’endettement, (ii) âge du partenariat avec le FNM, (iii) concentration des décaissements FNM et (iv) concentration du portefeuille encours. Dans cette considération, 10 SFD sont sélectionnés parmi 43 en portefeuille selon les données fournies par le FNM. Ils concentrent à eux seuls 91% des créances en souffrance pour un taux de sondage de 23%. L’AssEF fait partie des 33 SFD partenaires non compris dans l’échantillon, soit 77% de l’effectif des SFD partenaires correspondant à 9% seulement des créances en souffrance. Le Consultant Alain AGNIKPE n’a participé ni à la rédaction de notre offre pour la mission, ni à l’échantillonnage au démarrage de la mission. Il n’y a donc pas, de notre part, une omission de l’AssEF comme présumée dans votre article ;

3.    Les normes internationales d’audit que les membres de l’OECCA-BENIN sont tenus d’appliquer depuis novembre 2011 sont les normes ISA de l’IAASB publiées par l’IFAC, la Fédération Internationale des Experts-Comptables, et reconnues familièrement dans notre profession sous l’appellation de « normes ISA de l’IFAC ». Chacune d’elles est soigneusement élaborée sur une période de 2 ans et demi à 5 ans avec le concours de l’ensemble des ordres d’experts-comptables membres de l’IFAC (125 pays), des grandes institutions internationales de financement du développement (Banque Mondiale, Union Européenne, FMI, etc), des grandes banques internationales, des Autorités de bourses internationales, des réseaux internationaux d’audit, des plus grandes universités, etc ;

4.    Ces normes requièrent de s’assurer de l’indépendance de nos consultants à l’égard des entités auditées, mais les mêmes normes prévoient également de tenir compte de la nature spécifique de ces entités, du contexte particulier et des spécificités de la mission ;

5.    Dans le cas du FNM, en donnant une garantie pour l’AssEF, M. AGNIKPE, qui a à son actif plus de vingt (20) années de pratique et d’expertise nationales et internationales de la microfinance, savait depuis la mise en place du crédit qu’en cas d’impayé, cette garantie, qui est une caution pour tiers, serait réalisée et que cela n’a rien d’extraordinaire. D’où vient alors cette folle idée de conflit d’intérêt découlant de la mobilisation d’une garantie hypothécaire, opération ordinaire et courante dans toutes les institutions de crédit ? Pourquoi veut-on faire passer l’ordinaire pour extraordinaire et le courant pour exceptionnel, pour faire croire coûte que coûte au conflit d’intérêt ?

6.    Cela reviendrait-il à postuler contre toute évidence que les personnels et les dirigeants des institutions de microfinance, des banques et des établissements financiers, qui empruntent de l’argent auprès de leur institution en fournissant des garanties immobilières, au Bénin comme dans le reste du monde, devraient démissionner de ces entités pour cause de conflit d’intérêt, eux qui sont d’ailleurs les mieux placés pour entraver la réalisation de ces garanties ?

L’intention de nuire à CANAL AUDIT, à ses dirigeants et à son Consultant est donc manifeste dans l’article publié dont les rédacteurs n’ont fait aucune enquête préalable ni auprès de CANAL AUDIT, ni auprès de l’OECCA-BENIN comme le prescrivent pourtant la déontologie et la réglementation de leur profession.

Nous nous posons enfin des questions sur les propos outrageants tenus dans cette parution, le curieux lien et l’amalgame qui y sont faits avec la fonction de Président de l’OECCA-BENIN qu’occupe M. Cosme GOUNDETE, d’autant plus que celui-ci n’est jamais intervenu au FNM en cette qualité et qu’au niveau de l’Ordre, l’année 2018 est une année électorale. Quelles anguilles électorales y a-t-il donc sous cette roche ?

Nous finirons ce droit de réponse par un rappel, celui de l’adage qui est la règle d’or de la profession de journaliste : quand on n’a pas fait l’enquête, il ne faut pas prendre la parole, et surtout pas en public.


LA DIRECTION DE CANAL AUDIT
L’ASSURANCE D’UN PROFESSIONNALISME INALTERABLE

Dernière modification lelundi, 19 mars 2018 04:12
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