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Dissémination des résultats de l’étude sur l’économie informelle au Bénin : La participation au dialogue social, priorité des travailleurs informels

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Le Consortium de recherche sur l’économie informelle a procédé lundi, 06 mars 2017 au Chant d’oiseau de Cotonou à la dissémination des résultats d’une enquête réalisée sur “l’influence politique des organisations des travailleurs et travailleuses de l’économie informelle pour un développement inclusif au Bénin“. Une étude qui a permis de révéler que la principale priorité des acteurs du secteur informel reste leur participation au dialogue social.

Selon l’étude RGPH4, l’économie informelle occupe 95% de la main d’œuvre et contribue ainsi au 2/3 de la richesse nationale. Cependant, les textes ne permettent toujours pas aux travailleurs informels de participer au dialogue social. Démarrée en octobre 2014, l’enquête réalisée par le Consortium de recherche sur l’économie informelle a pris en compte deux catégories d’acteurs à savoir les conducteurs de taxi-moto ou “Zemidjan“et les commerçants du marché de Dantokpa. Au total, 757 personnes dont 354 zemidjan et 442 commerçants ont été interrogés. Il ressort donc de l’étude réalisée que le secteur informel au Bénin est caractérisé par une forte précarité de l’emploi, une forte inégalité genre et l’absence au cadre du dialogue national. De même, le chômage occasionnel, l’excès d’heures de travail sont beaucoup plus élevés au niveau des conducteurs de taxi-moto et des commerçants de Dantokpa. Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général de la Cosi-Bénin et président du Comité d’organisation, Noël Chadaré a évoqué le rôle prépondérant de l’informel dans l’essor économique national. Ceci, pour justifier la pertinence de l’étude réalisée et appeler à travailler davantage à la capitalisation des activités informelles. A l’en croire, le travail n’est toujours pas décent dans l’informel et il importe que les conditions de vie et de travail des acteurs du secteur soient nettement améliorées. Quant à la Coordonnatrice du Programme, elle a fait savoir que les études se sont déroulées dans deux pays africains à savoir le Ghana et le Bénin. Selon ses dires, en impliquant les travailleurs de l’économie informelle dans les politiques de développement, plusieurs objectifs seront atteints. Après avoir souligné les responsabilités des organisations syndicales, de la Sogema et des décideurs politiques envers les travailleurs de l’informel, elle a évoqué le défi de l’action collective. Plusieurs autres présentations étaient au menu des échanges qui ont duré toute la journée.

Aziz BADAROU

Dernière modification lemercredi, 08 mars 2017 04:39
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