TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN NEW GO 970x250 Px-01-1

A+ A A-

Economie

Rétablissement du Pvi avec avantages : Voici le décret pris secrètement

benin-control

C’est un flou artistique qui entoure l’exécution du Programme de vérification des importations (Pvi). La reprise de ce programme, critiqué et rejeté par les acteurs économiques, contient des zones d’ombre. En effet, alors que Bénin Control Sa, société chargée de la mise en œuvre du Pvi, reprenait ses activités, aucun acte  administratifne l’autorisait formellement. Les responsables de cette entreprise  contrôlée par la galaxie Talon, ont travaillé durant 45 jours dans l’illégalité. Le Pvi suspendu en 2012, a redémarré le 1er avril 2017. Or, ce n’est que le 17 mai 2017 que le gouvernement a pris un décret. Une décision réglementaire qui n’a pas été rendue publique. Le relevé du Conseil des ministres du 17 mai 2017 n’en a pas du tout fait cas. Ni le peuple, ni les autres Institutions n’ont donc été informés du contenu de ce décret qui, à l’analyse, accorde un monopole très inquiétant à Bénin Control Sa. La société Bénin Control Sa, qui a longtemps opéré dans l’opacité, bénéficie de gros avantages. Une réalité qui influencera gravement l’économie nationale si les choses restent en l’état. Plusieurs observateurs alertent d’ailleurs en soupçonnant des crimes économiques. A les entendre, le Pvi, qui est un instrument à produire des milliards, devrait profiter à un seul homme, le promoteur de Bénin Control Sa. Le Bénin ne devrait n’en attendre rien du tout. (Lire  l’intégralité du décret longtemps caché au peuple).

DECRET N° 2017- 264 DU 17 MAI 2017
REPUBLIQUE DU BENIN
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
 
Modifiant et complétant le Décret N' 2011•106 du 22 Mars 2011 portant institution d'un Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération en Republique du Bénin

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L'ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT,

Vu La loi N ~ 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin;
Vu La proclamation, le 30 mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, des résultats définitifs de l'élection présidentielle du 20 mars 2016 ;
Vu Le décret n° 2016-264 du 06 avril 2016 portant composition du Gouvernement;
Vu Le décret 2016-292 du 17 mai 2016 fixant la structure type des Ministères;
Vu Le décret N~ 90-141 du 29 juin 1990 portant définition de la profession d'importateur en République du Bénin;
Vu Le décret N° 90-273 du 28 septembre 1990 fixant les conditions d'obtention, de validité et d'utilisation de la Carte Professionnelle de Commerçant i
Vu Le décret Ne 2011~106 du 22 Mars 2011 portant institution d'un Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération en République du Bénin;
Vu Le décret N°2017•174 du 21 mars 2017 portant retrait du décret N°2012-288 du 23 août 2012 abrogeant le décret N° 2011-106 du 22 mars 2011, portant institution d'un Programme de vénncauon des Importation de Nouvelle Génération en République du Bénin;

Vu     le Contrat de Marché N°20/MEF/MPDEPp•CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PYI) de Nouvelle Génération

Vu     L'avenant N°01/03/2017 du 06 avril 2017, au contrat de marché Ne'20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération

Vu Le Relevé des Décisions Administratives N° 005Bis /PRISG/RELlOrd du 08 juin 2016 adopté par le Conseil des Ministres en sa séance du 18 Mai 2016) relatives à la Communication 079/16 Bis;

Sur proposition conjointe du Ministre de l'Economie et des Finances et du Ministre des infrastructures et des Transports;
Le Conseil des Ministres entendu en sa séance du 17 mai 2017,

DECRETE:

CHAPITRE 1 • DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 : (sans changement)

Article 2 : (sans changement)

Article 3 modifié: Les opérations d'inspection documentaire à destination sont obligatoires pour toutes importations avant ou au moment de leur introduction sur le territoire national, quelle que soit leur provenance et quel que sort leur mode de transport.

Ces opérations sont de la responsabilité du Gouvernement de la République du Bénin qui, par contrat en a confié la charge à la société Bénin Control SA.

La société Bénin Control pourra, sous sa responsabilité, sous-traiter les prestations objet du contrat, après autorisation du Ministre en charge des finances.

Article 4 modifié: Un comité interministériel chargé du suivi et du contrôle de l'exécution du contrat sera créé par Arrêté conjoint du Ministre de l'Economie et des Finances et du Ministre des
 
Article 5 : (sans changement) Artkle 6 : (sans changement)

CHAPITRE II(modifié) ~ DE LA MISE EN ŒUVRE DU SYSTEME DJINSPECTION A DESTINATION DES MARCHANDISES

Article 7 modifié: Toute personne désireuse d'trnporter une marchandise en . République du Bénin est tenue d'adresser à la Société Bénin Control ou au prestataire désigné par la Société Bénin Control:

- une demande d'inspection à destination;
- deux (02) photocopies de la facture de l'exportateur;
- tous autres documents nécessaires à la bonne exécution de la vérification
tels que bordereau de colisage, certificat d'origine, procès-verbaux d'essai, nom et adresse des sous-traitants éventuels, liste des composants, spécifications techniques, dossiers de fabrication, etc,

Article 8 (modifié) : La liste des marchandises exclues du champ d'application de l'inspection à destination) en raison de leur nature ou de leur provenance, est précisée par un Arrêté conjoint du Ministre chargé des finances et du Ministre chargé des transports.
Toutefois, les importations par voie maritime, aérienne ou par voie terrestre d'une valeur égale ou supérieure à cinq cent mille francs (500000) CFA sont soumises à l j inspection.

Article 9 (modifié} : En cas d'alerte, la vérification peut donner lieu à inspection physique des marchandises) qui se fera au lieu fixé par le prestataire.

Article 10 (modifié A l'issue de la vérification documentaire ou (le cas échéant) de l'inspection physique, la Société Bénin Control émettra:

a)    une Attestation de Vérification documentaire (AVD), lorsque le contrôle ne révèle aucune anomalie;

b)    un Avis de, Refus d'Attestation (ARA), lorsque le contrôle [relèvera une ou des anornalies.
Toutefois si l'importateur procède aux ajustements nécessaires après émission d'un ARA, la Société Bénin Control pourra émettre une AVD de remplacement.

Article 11 (modifiél: Toutes les marchandises ne rentrant pas dans la liste d'exemption et à l'encontre desquelles un Avis de Refus d'Attestation (ARA) est émis ou qui ne sont pas accompagnées d'une Attestation de Vérification Documentaire (AVD) ne peuvent faire l'objet d'une déclaration en douane en République du Bénin,

Article 12 : (sans changement)

CHAPITRE III -     DE L'INSPECTION PAR SCANNER DES CARGAISONS DE MARCHANDISES DEBARQUEES EN REPUBLIQUE DU BENIN

Article 13 (modjfié) : Dans une proportion rigoureusement inférieure ou égale à 10 du volume total des importations, le contenu de toute cargaison de marchandises ciblée par l'analyse de risque et débarquée sur le territoire de ta République du Bénin par les frontières terrestres ou maritimes, fera l'o 'et d'une visualisation à l'aide d'un scanner à rayon x, par la société Bénin ontrolen étroite collaboration avec l'administration des douanes.

Article 14 : (sans changement) Article 15 : (sans changement)

CHAPITRE IV - DE L'INSPECTION POUR LA CERTIFICATION DES POIDS DE MARCHANDISES IMPORTEES EN VRAC AU PORT DE COTONOU

Article 16 (modifié) : Sans préjudice de l'inspection documentaire à destination) toute marchandise importée en vrac, solide, liquide ou gazeux, par le port de Cotonou, fera l'objet d'une inspection en vue de la certification de son poids

Article 17 : (sans changement)

Article 18 : (sans changement)

CHAPITRE V - DE L'INSPECTION POUR LA CERTIFICATION DES POIDS ET DES VALEURS EN DOUANE DES MARCHANDISES IMPORTEES PAR LES FRONTlERES TERRESTRES

Article 19 (modifié): Les marchandises importées au Bénin par les frontières terrestres feront l'objet d'une inspection à l'entrée du territoire national en vue de la certification de leur poids, sans préjudice de t'inspection documentaire à destination.

Article 20 (modifié 1:Les marchandises importées au Bénin par les frontières terrestres et qui n'ont pas fait l'objet d'une inspection documentaire à destination préalable, feront l'objet d'une inspection à t'entrée du territoire national, en vue de la certification de leur valeur en douane.

Article 21 : (sans changement)

Article 22 : (sans changement)

CHAPITRE VI- DU SUIVI ELECTRONIQUE DU TRANSIT

Article 23 (modifié): Il est mis en place un système de suivi électronique du transit basé sur l'utilisation des balises GPS/GSM•GPRS ou toute autre technologie réputée. ayant pour objectif de permettre au prestataire, conjointement avec la douane, de suivre:
•    A distance et en temps réelles véhicules transportant des marchandises sous le régime du transit, durant le trajet entre la Recette des Douanes de départ et celle de destination.

La position des véhicules en transit sur le parc tampon unique (PTU), sur les parcs de vente, sur les parcs de regroupement et à la recette des douanes de destination.

Article 24 :(sans changement)

Article 25 : (sans changement)

CHAPITRE VII ~ (modifié) DE LA GESTION AUTOMATISEE DES MAGASINS ET AIRES DE DEDOUANEMENT, DES MAGASINS ET AIRES D'EXPORTATlON DES TERM1NAUX A CONTENEURS, DES ENTREPOTS ET DEPOTS SOUS DOUANES ET DE LA FOURNITURE DE SCANNERS A L'AEROPORT •

Article 26: (modifé) Il est mis en place un logiciel de gestion automatisée des magasins et aires de dédouanement, des magasins et aires d'exportation, des terminaux à conteneurs, des entrepôts et dépôts sous douanes, en interface avec le système douanier automatisé (SYDONIA), de façon à assurer ta localisation des marchandises, leur transfert entre magasins et leur enlèvement.
Ce système sera exploité conjointement par le prestataire et l'admimstratlon des douanes.

Le prestataire assurera la formation des agents à l'utilisation de ce logiciel.

Article 27 : (sans changement)

Article28: (sans changement)

CHAPITRE VIII (nouveau)~ DE LA GESTION AUTOMATISEE DES AFFAIRES CONTENTIEUSES ET DES VENTE AUX ENCHERES

Article 29 :(nouveau) Il est mis en place un logiciel de gestion des affaires contentieuses, de suivi de la vente aux enchères publiques et de la répartition du produit issu de la vente des marchandises constituées en dépôt, saisies ou abandonnées.

Article 30 : (nouveau) Durée du contrat pour la prestation

Le contrat est conclu pour une durée de neuf (09) ans à compter de la date de démarrage de la prestation qui sera fixée par arrêté interministériel.

Cette durée est reconductible, suivant les recommandations du Comité Technique Interministériel chargé du suivi et du contrôle de l'exécution du contrat qui sera créé par Arrêté conjoint du Ministre de t'Econorme et des Fmances et au Mlfllsue des Infrastructures et des Transports. Dans le cas où l'une des parties déciderait de renoncer à la reconduction, un préavis de vingt-quatre mois devra être respecté.

CHAPITRE IX(e ancien) - DES DISPOSITIONS COMMUNES Article 31 : (29 ancien supprimé)

Article 32.'(30 ancien modifié) De la prise en compte des résultats de l'inspection à destination

a)    Inspection documentaire à destination des marchandises: la qualité, la quantité, le poids, l'espèce tarifaire et la valeur en douane certifiés par la société Bénin Control doivent être pris en compte pour le dédouanement des marchandises.
 
b)    Inspection par scanner: les rapports d'inspection par scanner conjointement émis par la société Bénin Control et l'Administration des Douanes doivent être pris en compte pour le dédouanement des marchandises.
 
c)    Inspection pour la certification du poids des marchandises importées en vrac au Port de Cotonou: les certificats de poids émis par la société Bénin Control doivent être pris en compte pour le dédouanement des marchandises.

d)    Inspection pour la certification des poids des marchandises importées par les frontières terrestres: les certificats de poids émis par la société Bénin Control doivent être pris en compte pour le dédouanement des marchandises.

e)    Inspection pour la certification des valeurs en douane des marchandises importées par les frontières terrestres: les certificats de valeur en douane émis par la société Bénin Control doivent être pris en compte pour le dédouanement des marchandises.

f)    Suivi électronique des marchandises en transit: te rapport du SU1Vl électronique émis par ta société Bénin Control doit être pris en considération pour l'apurement des comptes des acquît-à-caution de transit.
7 sur 9 

Article 33 :(31 ancien modif~~j~~]a composition du Comité de Condliation
En cas de désaccord entre la Société Bénin ~on!!o~~:!lle service des douanes ou entre Bénin Control et l'importateur sur les résultats des inspections, une conciliation est faite par un Comité composé comme suit:
~ Président: Représentant du Ministre en charge des Finances . Membres:
•    Deux (02) représentants de l'Administration des Douanes;
•    Deux (02) représentants du Prestataire;
•    Un (01) représentant de la Chambre de Commerce d J' ;iiJJ~Li;C Gu Bénin;
•    Un (01) Secrétaire permanent représentant leMinistre des Infrastructures des transports.

Le Comité se réunit en présence de l'opérateur économique concerné/Importateur ou de son représentant. Il est régi par un règlement intérieur.

Article 34:(nouveau) Du transfert de compétences et responsabilités à la Douane
Un plan de transfert de compétences et responsabilités proposé par Benin Control et validé par l'administration des douanes sera soumis à l'approbation du Ministre de l'Economie et des Finances en vue de sa mise en œuvre diligente. A travers cette activité, des agents de l) administration des douanes mis à la disposition du prestataire seront assignés aux tâches de détermination de la valeur en douane et du classement tarifaire suivant les règles de l'OMC.

Article 35(32 ancien) Des arrêtés conjoints du Ministre de l'Economie et des Finances et du Ministre des Infrastructures et des Transports, préciseront les modalités pratiques d'application du présent décret. Ils tiendront également lieu de manuel de procédures.

Article 36(33 ancien) Le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre des Infrastructures et des Transports sont chargés de l'application du présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui sera publié au Journal Officiel.

8 sur 9 

Par le Président de la République,
Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement
Le Ministre d'Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République,

En savoir plus...

40 ans de la Fececam-Bénin : La microfinance au cœur du développement à la base

fececam

(Commémoration couplée avec la 11e conférence annuelle de la microfinance)
40ans d’existence de la Fececam-Bénin, l’événement a été célébré hier, mercredi 14 juin 2017, au Palais des congrès de Cotonou. Une manifestation couplée avec  la 11e conférence annuelle de la microfinance et qui a connu une forte participation du personnel et des partenaires en présence de la ministre de la fonction publique.

La Faîtière des Caisses d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuel du Bénin (FECECAM- BENIN), institution de micro finance, est une coopérative d’épargne et de crédit qui a pour  mission de contribuer à l’amélioration des conditions de vies des laborieuses populations du Bénin, en collectant l’épargne de ses adhérents pour sa redistribution sous forme de crédit. Elle réalise, par ailleurs, des prêts agricoles aux paysans et finance plusieurs activités rurales et urbaines.La Fececam boucle 40ans au service du développement de son aimable clientèle à qui elle fourni des services déconcentrés de crédit. En 40 ans d’activité, la Fececama permis de mettre réellement la microfinance au cœur du développement socio-économique du Bénin. Elle constitue le réseau leader en totalisant plus de 60% du secteur de la microfinance au Bénin et a su impacter le financement rural agricole et le financement des petites et moyennes entreprises sans occulter la micro assurance des pauvres.  Depuis quelques années, elle injecte chaque année plus 50 milliards dans les activités génératrices de revenu. La commémoration des 40ans d’anniversaire de la Fececam coïncide avec la 11e conférence annuelle de la microfinance, qui est destinée à faire le bilan de l’exercice des activités et de réfléchir sur les problématiques du secteur.

La Fececam, une entreprise en plein essor

Au lancement des manifestations, le directeur général de la Fececam Bénin, Victorin Houédanou, a rendu hommage aux initiateurs de la Fececam et à tous les animateurs de la structure, ainsi qu’aux clients et autres partenaires : «  la Fececam fera toujours le bonheur de ses clients », a-t-il promis. « C’est un Jour mémorable », a déclaré le président du Conseil d’administration de la Fececam, Patrick Sottin, car selon ses propos,  avec ses 136 points de service dans toutes les localités du nord au sud, la Fececam est la plus prestigieuse marque des Sfd au Bénin. Il a donc exhorté les uns et les autres à travailler au maintien de cette position de locomotive  des Sfd. Dressant un tableau élogieux de la place privilégiée qu’occupe la Fececam dans le concert des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest, le président de la confédération des institutions financières de l’Afrique de l’ouest, Alou Sidibé, a pour sa part salué le brave personnel ainsi que les autorités qui ont fait de la Fececam, un véritable joyau. Pour le président de l’Association des professionnels desSfd, Emmanuel Gaou,  la forte contribution de la microfinance au développement économique des pays n’est plus à démontrer,car en brisant les murs de la pauvreté, elle permet aux populations de gagner des revenus et améliorer leur qualité de vie.Ainsi, tout en adressant ses vives félicitations au personnelet aux autorités de la Fececam Bénin, il exhorte les participants à la conférence, à une assiduité pour la réussite des travaux. Il n’a pas manqué de solliciter l’appui du gouvernement pour l’assainissement du secteur. Le directeur de l’Agence nationale de surveillance des Sfd, Louis Biaoa salué le dynamisme du secteur de la microfinance notamment le consortium Alafia et la Fececam, qui prend une part active dans ce secteur. Cependant à l’encroire, malgré les performances réalisées, des défis restent à relever. « Le gouvernement reste préoccupé par le secteur de la microfinance comme outil de lutte contre la pauvreté », a fait savoir la ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales, Adidjatou Marthys.Cependant reconnaît-elle, le secteur reste confronté à des défis de plusieurs ordres. Elle invite donc les conférenciers à une participation active afin d’aboutir par leur réflexion, à des solutions durables pour la consolidation du secteur. Plusieurs communications meubleront les manifestions.

Thomas AZANMASSO

En savoir plus...

Supposée gestion hasardeuse du microcrédit sous Yayi : De quoi parle Denise Atioukpè

Denise-Atioukpe

Au détour d’une rencontre dont elle était la marraine, le week-end écoulé à Dassa-Zoumè, la directrice générale du Fonds national de la microfinance (Fnm), s’est permise des insinuations abracadabrantes au sujet du programme microcrédit sous l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni.  En effet, Denise Atioukpè, a déclaré que "les fonds annoncés comme impayés par le régime précédent, ne sont pas tous allés aux bénéficiaires" et que " les enquêtes sur le terrain lors des tournées de prise de contact avec les bénéficiaires des micros crédits, révèlent effectivement que les milliards de francs Cfa annoncés au titre des impayés ne sont pas allés aux populations cibles". " Les femmes de Savè par exemple, ont un taux de remboursement de 99% mais sont encore créditées d'un fort taux d'impayés", a-t-elle dénoncé. A écouter la Dg/Fnm, on peut se demander si elle sait de quoi elle parle. A-t-elle tous les éléments d’analyse à sa possession ?

En tenant de tels propos urbi et orbi, on peut supposer que la Dg/fm est dans le secret des dieux. Sinon comment comprendre que le gouvernement de Patrice Talon se fait toujours désirer sur l’état des lieux qu’il s’est pourtant engagé à faire dans le secteur. D’aucuns diront qu’il y a eu une mission d'audit par Canal Audit mais en réalité c’était de  l'amalgame. Jamais, les constats et opinions n’ont été partagés avec les audités avant que le rapport ne soit déposé. Et vlan ! On a amplifié la thèse de détournement de denier sans  en apporter jusque-là des preuves. Dans la logique des nouvelles autorités du pays, si une institution n'affiche pas de bonnes performances, le Fnm ne devrait pas lui allouer de nouvelles ressources. Or, partir sur cette base, c'est sans savoir que le Fnm ne décide pas comme ça de la suspension ou non d'un Système financier décentralisé (Sfd). Ce sont des décisions qui ont des retombées énormes sur les populations. La preuve le département de l'Ouémé en souffre depuis plus de 4 voire 5ans car Asmab qui était le Sfd partenaire stratégique du Fnm dans ce département était contre-performant. Mais à la surprise de tous, à l'annonce de l'introduction du projet de révision de la Constitution à l'Assemblée nationale, le Fnm a reçu l'autorisation de reprendre les interventions dans les mêmes conditions que par le passé, sans qu'aucune réforme ne soit faite. Alors, pourquoi d’avril 2016 à mars 2017, le régime de la Rupture a-t-elle décidé de bloquer lesdites interventions ? Qu'est-ce qui justifie cette précipitation ?

Tenez ! Quand le 25 janvier dernier, le gouvernement, en conseil des ministres dénoncé des « impayés » de 16,3 milliards FCfa au Fnm, soit 38 % de taux de créances en souffrance à la date du 30 septembre 2016, c’est le pas maîtriser comment le secteur fonctionne. Face à la situation, le Pouvoir a même pris des mesures en vue de procéder au recouvrement forcé de ces créances.

Certes, la digitalisation est une bonne décision. Mais les conditions pour sa mise en œuvre laissent à réfléchir, car ce sont des milliards qui seront engloutis. Le recouvrement forcé ne donnera que dal ! Cela risque même de rattraper le gouvernement, car parmi les grosses institutions débitrices du Fnm se trouve celle d’un ministre pas des moindres au gouvernement. Qu’a-t-il fait en son temps en sa qualité de Président du conseil d’administration pour que l’institution en question ne détienne pas 1 milliard 500 millions de créances du Fnm ?

Bon à savoir…

1. Le Microcrédit aux plus pauvres ( Mcpp) est un crédit social de masse, en un mot, un crédit populaire qui n'est soutenu par aucune garantie. La seule exigence est la caution solidaire donc il ne peut être octroyé qu’à des groupes solidaires de 3 à 10 personnes.

2. Le Fonds national de  microfinance (Fnm) a, dans son document de politique, adopté l'approche du "Faire-faire" ce qui veut dire passer par les professionnels du secteur pour atteindre les populations à la base. Ainsi, le Fnm utilise les Sfd pour octroyer ces microcrédits aux populations les plus pauvres. D'où les lignes de crédit mises à disposition de ces Sfd partenaires sont considérées comme des ressources affectées. La preuve est qu'avant la nouvelle génération du Programme, l'Etat donnait des frais de gestion de 8% de la ligne de crédit aux Sfd, pour leur permettre de supporter les charges induites par cette intervention;

3. Toute une procédure précède les décaissements de ces fonds aux SFD; mieux le Fnm a au moins 3 niveaux de suivi sans compter les contrôles inopinés des institutions compétentes;

4. Au début du Programme (2007-2009) il y'a eu beaucoup de déviances vu que c'est un nouveau Programme et la cible étant très vulnérable, les outils de gestion étaient difficiles à concevoir et à mettre en œuvre;

Et il faut préciser que dès 2009, avec les changements intervenus au niveau du top management, la gestion du Programme a connu beaucoup d'amélioration avec des outils plus pointus. Ce qui a rassuré les bailleurs et le 1er à avoir accompagné le Fnm, selon les informations, c’ était la Boad avec un prêt de 1.250 millions FCfa sur 4 ans, suivi successivement de la Badea et de la Bid. Tous ces projets achevés ont été reconduits pour des montants plus consistants. Et comme preuve que, la Bid qui est parti d'un financement initial de 10.450 millions de dollars en 2010, est passé à 50 millions de dollars actuellement, selon nos sources. Cela témoigne sans doute de la satisfaction de ce partenaire sur les 1ères phases financées.  

Quand la Dg/Fnm parle de tournées de prise de contact auprès des bénéficiaires, quelles enquêtes sérieuses peuvent se faire sur le terrain au cours d’un périple où l'équipe sillonne plusieurs localités en une journée? Quels sont les documents qui fondent ses allégations sur le terrain? S'il s'avère que les bénéficiaires devant l'autorité affirment avoir remboursé tous leur crédits, alors que des missions soient donc dépêchées près des Sfd pour savoir où sont passés les ressources. La réglementation en vigueur pour le secteur de la microfinance, n’autorise-t-elle pas 5% à la limite d'impayés ? Ce sont les bonnes performances. Mais pour ce type de crédit avec ses caractéristiques, ces performances ne peuvent être réalisées, à en croire des experts du secteur.

Aussi, pour éviter de telle déclaration à la Atioukpè, ces experts préconisent d’éviter de faire l'amalgame entre l'ancien Programme Mcpp et la Nouvelle génération. Les 16,3 milliards décriés sont pour toutes les interventions confondues du Fnm, selon les informations obtenues. Il y aurait plusieurs autres produits que le Mcpp, mais c'est ce dernier portefeuille qui est le souillé. Et, à cet égard, depuis 2014, après une étude commanditée en 2012, le Fnm a commencé par provisionner ces créances pour assainir son portefeuille. Un peu donc de retenue.

Mike MAHOUNA

En savoir plus...

Recrutement d’un mandataire au Port de Cotonou : La plateforme portuaire paralysée pour 48h

port-de-cotonou

(Les syndicats boycottent la rencontre avec le ministre Hervé Hêhomey)
Les activités portuaires seront paralysées par un mouvement de grève à compter de ce mercredi, 14 juin 2017. Les syndicats des travailleurs de la plate-forme portuaire ont décidé d’observer un arrêt collectif de travail de 48h sans service minimum avec tacite reconduction pour exiger le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel public à candidature pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou. Les pourparlers annoncés pour se tenir avec le ministre Hervé Hêhomey n’ont pu se tenir car les responsables syndicaux ont préféré tenir une nouvelle Assemblée générale. “Rien ne pouvait empêcher la grève », a déclaré Urbain Kanlinsou, secrétaire général du Syntrapac. Les Syndicats des travailleurs du Port Autonome de Cotonou (PAC), de la Cobenam, de la Sobemap du Cncb, de l’Asecna et du TTP sont fortement mobilisés pour contrer la volonté du gouvernement de tout privatiser. Ceci pour sauvegarder les acquis socio-professionnels des travailleurs.

 (Lire la motion de grève)

MOTION DE GREVE

A

Le Ministre des Infrastructures et des Transports   COTONOU

Vu la Convention C87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) de 1948 relative à la liberté syndicale et à la protection du droit syndical, ratifiée par notre pays et qui fait partie intégrante du droit positif béninois ;
Vu les conventions 100 et 111 de l’OIT relatives à l’institution du principe de non discrimination en matière de rémunération, d’emploi et de profession, ratifiées par le Bénin ;
Vu la Chartes Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples adoptée par la dix-huitième Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de juin 1981 à Nairobi en son article 5 ;
Vu la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, notamment en ses articles 19, 35, 36 et 37;
Vu les Conventions Collectives des Sociétés et Offices d’Etats en Républiques du Bénin ;
Vu la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ;
Vu la Loi N° 64-39 créant l’Etablissement public Port Autonome de Cotonou (PAC) modifié par l’Ordonnance N°76-55 du 12 octobre 1976 et la Loi 88 sur les entreprises publiques au Bénin.
Considérant l’Avis d’Appel Public à Candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRPM pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou ;
Considérant la décision du Gouvernement de la RUPTURE d’introduire une entreprise privée dans la gestion du Port de Cotonou ;
Considérant qu’il s’agit alors d’une privatisation déguisée qui ne peut pas l’être parce qu’une loi devrait normalement être prise pour modifier l’arsenal juridique existant et créé un cadre institutionnel pour la transparence de la procédure de sélection ;
Considérant les opérations de dépotage et d’empotage assurées par la société privée ATRAL au détriment de la SOBEMAP société d’Etat;
Considérant les agréments de manutention récemment signés par le Ministre des Infrastructures et des Transports pour les sociétés privées ATRAL et PIC NET WORK dans le dessein de s’arroger du reste du trafic manipulé par la SOBEMAP ;
Considérant la participation de la société ATRAL a un comité interministériel sur les véhicules d’occasion entant que Vice-président alors qu’elle n’a jamais été acteur de la filière véhicule d’occasion ;
Considérant le retrait de la gestion du BESC du CNCB pour le compte du Port Autonome de Cotonou afin de pouvoir le récupérer facilement par une structure privée alors que ce produit représente plus de 80% du chiffre d’affaires de l’entreprise ;
Considérant les pressions exercées sur les pauvres travailleurs et les préjudices causées à d’autres commerçants dans le cadre des traitements spéciaux que nécessitent les navires consignés par les sociétés privés de ATRAL ;
Considérant l’Arrêté N° 18/MIT/DC/SGM/CTJ/SA/014SGG17 du 28 avril 2017 portant création du Comité ad ’hoc chargé des travaux préparatoires au changement du mode de gestion des activités aéronautiques nationales du Bénin ;
Considérant l’Arrêté N° 26/MIT/DC/SGM/CTJ/SA/014SGG17 du 26 mai 2017 portant retrait de l’Arrêté portant création du Comité ad ’hoc chargé des travaux préparatoires au changement du mode de gestion des activités aéronautiques nationales du Bénin ;
Considérant que toutes les démarches effectuées  par le collectif des syndicats de la plateforme portuaire, notamment le SYNTRAPAC pour connaître le fond des dossiers de réforme au Port de Cotonou sont restés vaines ;
Considérant que les rencontres successives effectuées avec la Direction Générale du Port Autonome de Cotonou pour prendre connaissance du contenu des réformes portuaires annoncées sont restées infructueuses ;
Considérant que les résultats des travaux de la retraite syndicale du Syndicat National des Travailleurs du Port Autonome de Cotonou (SYNTRAPAC) n’ont pas été prise en compte pour une réforme judicieuse ;
Considérant la légèreté avec laquelle  le Ministre des Infrastructure et des Transports gère le dossier relatif à l’Avis d’Appel Public à Candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRPM pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou ;
Considérant les décisions des Conseils Syndicaux des cinq syndicats du collectif des syndicats de la plate-forme ;
Considérant les décisions respectives des Assemblées Générales des travailleurs des cinq (05) syndicats de la plate-forme portuaire ;
Considérant la décision de l’Assemblée Générale des travailleurs de la plate forme portuaire et des travailleurs du ministère de tutelle en date du 08 juin 2017 ;

Nous, collectif des syndicats de la plateforme portuaire

DECIDONS :

D’observer un arrêt collectif de travail de 48 heures sans service minimum avec tacite reconduction pour compter du mercredi 14 juin 2017 à 00 heure au jeudi 15 juin à minuit pour exiger :

– le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel Public à Candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRPM pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou ;
– l’annulation pure et simple de toutes les procédures tendant à la privatisation du Port Autonome de Cotonou ;
– la reprise immédiate des opérations d’empotage et de dépotage par la SOBEMAP sur son parc à l’instar de Bénin Terminal ;
– l’annulation sans délai  des arrêtés signés non ventilés par le Ministre des Infrastructures et des Transports portant octroi d’agréments de manutentions aux sociétés ATRAL et PIK NET WORK au Port de Cotonou ;
– le retour du BESC au Conseil National des Chargeurs du Bénin (CNCB) aux fins d’assurer l’équilibre d’exploitation de l’entreprise ;
– la suspension immédiate des reformes dans le secteur portuaire qui mettent en péril l’économie nationale  et les emplois des travailleurs.
– l’association désormais du collectif des Syndicats de la plate forme portuaire à toute prise de décision se rapportant à la vie de leur unité de production commune le port de Cotonou ;
– le rétablissement du Comité ad ‘hoc chargé des travaux préparatoires au changement du mode de gestion des activités aéronautiques nationales du Bénin

En tout état de cause, les travailleurs de la plate forme portuaire tiennent responsable le Gouvernement, le Ministre de tutelle, l’Autorité Portuaire des déconvenues qu’engendreraient leur opposition à ne pas satisfaire les revendications ci-dessus citées.

En cas de statu quo, le Collectif des syndicats de la plate forme portuaire se réserve le droit d’utiliser tous autres moyens de lutte pouvant lui permettre d’obtenir gain de cause.
 
Fait à Cotonou, le 09 juin 2017

Ont signé

Le Secrétaire Général SYNTRAPAC  (PAC)                                          
Urbain P. KANLINSOU
Le Secrétaire Général SYNATRAMAP (SOBEMAP) Maxime SESSOU
Le Secrétaire Général  SYNTRA-TTP (MIT) Athanase HOUNSOU
Le Secrétaire Général   SATRAM-COBENAM Issiakou MOUPHTAOU                                                       
Le Secrétaire Général SYNTRA – CNCB Simon HOUNYEVA

En savoir plus...

Recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou : La plateforme portuaire paralysée dès demain

port-de-cotonou

Les activités portuaires seront paralysées par un mouvement de grève à compter de ce mercredi, 14 juin 2017. Les syndicats des travailleurs de la plate-forme portuaire ont décidé d’observer un arrêt collectif de travail de 48 h sans service minimum avec tacite reconduction pour exiger le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel Public à Candidature pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou. Les Syndicats des travailleurs du Port Autonome de Cotonou (PAC), de la Cobenam, de la Sobemap du Cncb, de l’Asecna et du TTP sont fortement mobilisés pour contrer la volonté du gouvernement de tout privatiser. Ceci pour sauvegarder les acquis socio-professionnels des travailleurs. Les partenaires sociaux de la plateforme portuaire n’entendent pas laisser le Port de Cotonou ni les sociétés d’Etat sous tutelle du Ministère des infrastructures et des transports être gérées comme la baraque, subir le même le sort que la Sonapra, selon les responsables syndicaux. Ils exigent entre autres, l’annulation pure et simple de toutes les procédures tendant à la privatisation du Port de Cotonou ;la reprise immédiate des opérations d’empotage et de dépotage par la SOBEMAP sur son parc à l’instar de Bénin Terminal ;l’annulation sans délai des arrêtés signés non ventilés par le Ministre des Infrastructures et des Transports portant octroi d’agréments de manutentions aux sociétés ATRAL et PIK NET WORK au Port de Cotonou le retour du BESC au Conseil National des Chargeurs du Bénin (CNCB) aux fins d’assurer l’équilibre d’exploitation de l’entreprise.

Aziz BADAROU

En savoir plus...

Stupéfiante décision de justice contre Puma Energy : L’inquiétude gagne les investisseurs étrangers au Bénin

puma-energy

La confiance des investisseurs étrangers de nouveau mise à rude épreuve au Bénin. Le feuilleton judiciaire dans lequel un homme d’affaires béninois réclame la faramineuse somme de 20 milliards de FCFA à Puma Energy a connu le mercredi 10 mai dernier, un rebondissement improbable. La justice béninoise vient en effet de condamner la société pétrolière à verser 10 milliards de franc CFA à titre de dommages et intérêts dans une affaire où son seul tort est d’avoir investi 12,6milliards dans le rachat d’un dépôt pétrolier dont le promoteur était au bord de la faillite. Depuis le prononcé de la décision, les investisseurs installés dans notre pays et ceux qui frappent actuellement à la porte sont en proie à la stupeur et à l’inquiétude….

En acceptant de se pencher sur l’offre de vente du dépôt carburant de la société BPS en avril 2014, les responsables de PUMA Energy Distribution Bénin étaient à mille lieux d’imaginer qu’ils feraient face à un véritable acharnement de la part d’un actionnaire de cette même entreprise, préoccupés qu’ils étaient par l’état de délabrement de l’infrastructure ainsi que par les emplois permanents et indirects menacés du fait de la situation de quasi cessation de paiement de BPS.

Conformément à son statut d’entreprise pétrolière de rang mondial et dans le respect des normes et procéduresapplicables en la matière, Puma Energy Distributiona conduit la procédure d’acquisition du dépôt en satisfaisant à toutes les étapes requises au regard du droit OHADA, de l’accord de principe manifesté par un mémorandum d’entente (MOU) en date du 23 mai 2017, à la signature du contrat de cession des actifs le 24 Septembre 2014, à l’enregistrement de l’acte de cessionaprès sa traduction le 29 Octobre 2014 suivie du paiement le 4 Novembre 2014du montant convenu définitivement dans le contratde cession des actifs.

Curieusement, l’actionnaire minoritaire de la société BPS a, depuis la conclusion de la vente, mis en place une véritable stratégie de harcèlement à l’encontre de Puma Energy. Ce dernier réclame ni plus ni moins l’annulation de la vente et le versement à son profit de 20 milliards de francs CFA. Depuis lors, il a poursuivi son dessein par le biais de différentes procédures judiciaires devant les juridictions du Bénin qui l’ont toujours débouté de ses prétentions, jusqu’à ce mercredi 10 mai où dans un événement judiciaire jusqu’ici incompris, la chambre commerciale de la Cour d’appel de Cotonou a condamné la filiale béninoise du groupe pétrolier à lui verser 10 milliards de nos francsen dommages et intérêts.

Approchée, la société pétrolière n’a pas souhaité commenté l’information mais selon des sources proches des milieux judiciaires, la décision porte en elle-même les germes de son annulation devant des juridictions supérieures, notamment internationales. Les mêmes sources précisent que l’intéressé a été déjà débouté a plusieurs reprises pour n’avoir pu soutenir ses prétentions, Puma Energy Distribution Bénin n’étant qu’un investisseur parfaitement étranger au présent litige qui est un conflit entre coactionnaires et non, un différend commercial entre l’actionnaire minoritaire et Puma Energy Distribution Bénin.

Quoi qu’il en soit, c’est l’incompréhension dans les milieux d’affaires suite à cette  décision.

Alors même que le gouvernement mise sur l’attractivité du Bénin pour les investisseurs internationaux en vue de réaliser son programme d’action le Bénin Révélé il est impérieux que toute la lumière soit faite sur ses tenants et aboutissants.

Le Terminal pétrolier de Puma Energy Distribution contribue chaque année pour plus de12,6 milliards de francs CFA aux recettes de l’Etat et génèrent plus de 100 emplois directs et plus de 1000 emploi indirects. Il est le principal fournisseur des compagnies aériennes desservant notre pays par le biais de son dépôt Jet A1 de dernière génération.

En outre, Puma Energy (Deuxième société pétrolière en Afrique derrière Total) est quasiment la seule entreprise pétrolière de rang mondial qui a choisi de maintenir une présence sur un marché totalement sinistré par l’essence de contrebande. Une présence qui  contribue fortement à maintenir une possibilité d’approvisionnement en carburant pour bien des secteurs stratégiques de notre Etat, tel que l’administration publique,  l’armée, les hôpitaux, etc.

Nos investigations se poursuivent, nous reviendrons plus en détail sur cette information dans une parution à venir.

La rédaction

En savoir plus...

Harcèlement fiscal : Wadagni ferme une librairie mais exonère le Pvi

Romuald-Wadagni

La Rupture est-elle passée maître dans l’art de la politique de deux poids, deux mesures ? Tout porte à le croire eu égard à certaines décisions du ministre de l’Economie et des finances Romuald Wadagni. En effet, les portes d’une grande librairie de la place avec des capitaux 100% béninois ont été fermées depuis des mois. De nos investigations, il ressort que la librairie a été fermée pour non payement d’impôts. Un lieu de savoir de Béninois sur terre béninoise est en difficulté et la seule formule que trouve le gouvernement de la Rupture, c’est  de fermer purement et simplement les portes de l’entreprise. Ne pouvait-on pas trouver la manière d’accompagner progressivement cette librairie à payer ses dettes et se mettre à jour ? Apparemment, les cadres du service des impôts n’ont pas une autre solution. Depuis l’avènement de la Rupture, il n’y a pas de jour où on annonce une fermeture d’entreprise ou un redressement fiscal adressé à telle ou telle société.

On en était là quand, subitement, le ministre de l’Economie et des finances adresse un courrier N° 1586/MEF/DC/SGM/DGI au directeur général de Bénin Control, portant exonérations fiscales  et douanières relatives au contrat du marché de la mise en place du Programme de vérification des importations (Pvi) Nouvelle génération. C’est la stupeur totale.   Les Béninois n’en revenaient pas que pendant qu’on ferme des entreprises appartenant à des Béninois pour non payement d’impôts, entreprises  qui de surcroit rendent un service social (cas de la librairie fermée), le Pvi-Ng voit ses taxes exonérés. La loi est-elle donc sélective selon qu’on soit une entreprise du pouvoir ou de citoyens lambda ? Sommes-nous dans le même pays ? Voilà quelques questions que suscite le harcèlement fiscal dont sont victimes   aujourd’hui certains compatriotes.

Worou BORO

En savoir plus...

Evaluation du (Pvi-Ng) : Importateurs et transitaires mècontents

reforme

Les importateurs, les enleveurs, les représentants de Bénin Control ont tenu une réunion secrète dans la soirée du mardi 30 mai 2017 avec le Directeur général des douanes. L'objectif de cette rencontre qui a très tôt tourné au vinaigre est d'évaluer plus d'un mois après, la mise en œuvre du Programme de vérification des importations au Port autonome de Cotonou. De sources concordantes, pour les importateurs, le programme tel que mis en œuvre par Bénin Control n'augure point d'un lendemain rassurant pour l'importation au Bénin. Ils dénoncent entre autres le coût très élevé des taxes liés à l'enlèvement et autres. Les enleveurs, quant à eux, accusent Bénin Control d'avoir rendu plus coûteux, les services rendus. Toute chose qui ne reste pas sans répercussions sur le panier de la ménagère car depuis quelques jours, on assiste à une flambée des prix des produits notamment de première nécessité. Les importateurs craignent une mévente et surtout la chute de leurs chiffres d’affaires. Les nerfs deviennent tendus dans la salle quand le représentant de Bénin Control affirme que le Pvi n'a pas changé grand-chose aux coûts des importations. Pour lui, les importateurs n'ont aucune raison de s'en prendre au Pvi. Des transitaires ont qualifié les arguments de ce dernier de propos mensongers et auraient menacé de se retirer de la salle. Mais le Directeur des douanes a joué la carte de l'apaisement en rassurant les importateurs et enleveurs que des concessions seront bientôt faites pour faciliter les importations au Bénin. Il a, par ailleurs,rassuré que des mesures seront prises afin que le Pvi soit bénéfique à tous et surtout à l’économie nationale qui, il faut le noter, reste essentiellement fiscale.

A.B

En savoir plus...

Suspension de la validation des Aib à la Dgi : Cafouillage aux impôts

tresor-public

Depuis le 11 mai 2017, une note de service N°304/Mef/Dc/Dgi portant suspension de la validation, de la compensation et de la consommation des  crédits d’impôts (Aib intérieur, Aib au cordon douanier et crédits d’impôts suite au paiement des acomptes provisionnels) est en vigueur. Dans le libellé, on lit que dans le but d’améliorer la qualité des services rendus aux contribuables et en attendant de nouvelles procédures de validation des crédits d’impôts, les procédures de validation, de compensation et de consommation actuellement en vigueur sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Cette décision crée de nombreux préjudices aux contribuables. De quoi s’agit-il ?

Il y a deux sortes d’Acompte impôt sur bénéfice (Aib). L’Aib intérieur et l’Aib prélevé au cordon douanier. L’Aib intérieur est prélevé sur prestation de 5% hors taxe si le prestataire n’a pas le numéro d’Identifiant unique (Ifu) et de 1% si le prestataire dispose d’un numéro Ifu. L’Aib au cordon douanier est 1% de la valeur en douane que l’importateur paie avant  la sortie de la marchandise. Sur demande du contribuable qui, après payement à la douane, dispose du reçu de banque, du Bfu,  la déclaration douanière,  écrit aux impôts pour demander la compensation, le service des impôts  valident en retour ce montant qui est un acompte. C’est ce montant qu’il prend pour payer ses impôts en Is (Impôts sur société).

Voilà qu’une note de service de la Direction générale des impôts suspend aussi bien la validation, la compensation et la consommation des Aib. Dans le même temps, le 18 mai 2017, soit une semaine après cette note de service, le directeur général des impôts sort un communiqué N°318/MEF/DC/SGM/DGI/RNI portant recouvrement des arriérés d’impôts du 1er juin au 17 juillet 2017 sur toute l’étendue du territoire national. Il est précisé dans ledit communiqué que les contribuables, qui n’auront pas à s’exécuter, s’exposent à des poursuites en recouvrement forcé allant jusqu’à la saisie de leurs biens meubles et immeubles et à la fermeture de leurs établissements.

La preuve que la réforme n’est pas bien pensée

La question qui vient tout de suite à l’esprit, c’est que veut-on faire au juste des contribuables ? A quelle sauce la Rupture veut-elle manger les opérateurs économiques ? L’importateur va à la douane payer des acomptes qu’il ne peut pas consommer. Dans le même temps, on le persécute pour qu’il paie ses impôts. Celui qui, par exemple, paie 50 millions d’Aib à la douane qu’il ne peut pas valider puisque c’est suspendu jusqu’à nouvel ordre et qui doit 100 millions d’impôts sur bénéfice, comment va-t-il s’en sortir ? Quand on parle d’arriérés, cela peut-être celui du mois passé. Quel nom peut-on donner à cette procédure qui permet à l’Etat de garder dans ses caisses un acompte dont le bénéficiaire ne peut pas en jouir? Cela s’apparente à  de l’escroquerie d’Etat ? Si la Dgi demande la suspension de la validation, autant écrire à la douane pour demander de ne plus retenir l’Aib sur les importations et envoyer aussi une note aux prestataires pour demander de ne plus prélever l’Aib jusqu’à nouvel ordre. Cela permettra de ne plus retenir l’Aib et le contribuable peut payer ses impôts directement.
Une fois encore les chantres du Nouveau départ font preuve d’amateurisme en prenant des décisions qui ne sont pas bien pensées, dont l’impact sur le contribuable et sur les entreprises n’est pas analysé. On a l’impression que c’est pour régler un problème X. Aujourd’hui, dans le Bénin révélé, les impôts jouent le rôle de gendarme derrière les contribuables alors qu’ils sont des partenaires d’affaires.

On suspend d’accord mais quelle action menée envers les contribuables qui paient et qui continuent toujours de payer ? Il faut qu’on explique quel schéma veut-on mettre en place et à quoi cela va aboutir  ? Dans la mesure où vous suspendez, quelle solution trouve-t-on au même moment aux contribuables ? Est-ce qu’ils doivent continuer à payer l’Aib au cordon douanier tout en sachant qu’ils ne pourront pas récupérer ? Est-ce qu’ils doivent toujours continuer à faire des demandes de validation qui seront en instance ? Quelles sont les dispositions que le contribuable doit prendre dans ce cas ou bien la note de service est destinée seulement au service administratif ? Voilà tant de questionnements qui ne trouvent pas de réponse. La Dgi doit apporter plus de clarifications.

Worou Boro

En savoir plus...

Désignation d’un mandataire pour la gestion du port de Cotonou : Ben Aligbonon salue l’initiative

ben-aligbonon

La publication de l’avis d’appel public à candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRMP du 26/05/2017, en vue du recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou a suscité une grande polémique dans la nation. Des mauvaises langues évoquent l’idée d’une privatisation du Port autonome de Cotonou par le gouvernement du Président Patrice Talon. Mais il n’en est nullement question, a répliqué Ben Aligbonon du Creuset des cadres du Port autonome de Cotonou (PAC) dans un communiqué : « Il ne s'agit pas d'une privatisation, mais plutôt d'un gestionnaire pour un port plus compétitif », a fait savoir Ben Aligonon. A l’en croire, le port de Cotonou, mal géré dans son état actuel a besoin de réformes appropriées pour s'imposer dans la sous-région et au-delà. Selon ses propos, l’instabilité à la tête de la direction du port, les milliards injectés à travers divers programmes sans effet, les nombreux scandales financiers enregistrés, les cas de fraudes, le mauvais traitement des agents… sont autant de raisons devant motiver l’acte du gouvernement qui entend inscrire ce fleuron de l’économie nationale au rang des ports les plus modernes de la sous-région. Ben Aligbonon dénonce donc la campagne d’intoxication orchestrée contre ce processus « salutaire qui entre en droite ligne du programme d’action du gouvernement ». Selon le Creuset des cadres du PAC, le mandataire n’est pas un nouveau propriétaire du port mais une personne disposant d'un mandat pour pouvoir agir en lieu et place de l’autorité portuaire. Au demeurant, le Port autonome de Cotonou reste toujours dans le giron de l’Etat. Le creuset appelle donc les uns et les autres à soutenir l’initiative du gouvernement pour le développement du port de Cotonou, gage de croissance économique soutenue et de mieux-être pour la population.

M.M.

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !