TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN COUVERTURE 4G BILLBOARD 970x250-px-01

A+ A A-

Economie

Exonérations accordées à NOCIBE : Les clarificatons de Lazare Sèhouéto

lazare-sehoueto

La question d’actualité relative aux exonérations accordées à l’entreprise Nouvelle Cimenterie du Bénin (NOCIBE) pour son installation a été à l’ordre du jour de la plénière d’hier, jeudi 27 avril 2017. Face aux députés, le ministre de l’Industrie et du commerce, Lazare Sèhouéto a répondu aux préoccupations de l’honorable Antoine Idji Kolawolé, auteur de la question. Certains députés ont voulu comprendre,  ce qui justifie les exonérations exorbitantes accordées à Nocibé.

En effet, l’honorable Antoine Idji Kolawolé s’est étonné  des exonérations et facilitées exceptionnelles et extraordinaires accordées à la Nocibe. Pour sa part, le député  Gildas Agonkan a dénoncé un  favoritisme industriel. Poursuivant, il s’est s’interrogé  sur ce que gagne le Benin même si la mise en service de Nocibe a permis de régler la spéculation du prix  due à la pénurie du ciment. Pour finir, il a souhaité  que le gouvernement fasse  un audit pour évaluer  la convention avec la Nocibe. Même son de cloche au niveau du député Orden Alladatin qui, carrément, a demandé au gouvernement de   reprendre les discussions avec la Nocibe. Des réponses du Ministre Lazare Sèhouéto, on comprend que la mise en service de la Nocibe a permis de régler la question de la pénurie du ciment et surtout de la baisse de son prix. Mais au sein de l’hémicycle  d’autres sons de cloche ont été entendus notamment ceux du député Barthélémy Kassa et ceux de ces collègues tels que Nourénou Atchadé,  Gilbert Bagana pour qui l’installation de la  Nocibé est salutaire. « …Depuis l’avènement de la Nocibé, chaque béninois qui a acheté un paquet de ciment a gagné 1000 FCFA… », a déclaré le  député Gilbert Bagana avant d’inviter à mettre  sur  pied une commission d’enquête pour voir comment vivent les populations environnantes de ces sociétés de ciment sans oublier les  impacts environnementaux.

Face à la presse
    
 A la fin des travaux en plénière, le ministre de l’Industrie et du commerce, Lazare Séhouéto était face à la presse parlementaire dans la salle Sacca Kina. Objectif, apporter quelques explications car la pratique parlementaire ne permet pas aux ministres de répondre directement aux commentaires des députés. Pour lui, pour mieux comprendre le dossier, il faut retourner à la genèse de la convention de Nocibé en 2009. A l’époque, le gouvernement défunt a pris une ordonnance pour soumettre la Nocibé au régime E. « Elle était la seule entreprise dans tout le Bénin en son temps à bénéficier de ce régime » a-t-il ajouté.

Kola Paqui

En savoir plus...

Suspension temporaire d’importation des viandes en provenance du Brésil : Que révèlent les résultats du Laboratoire ?

viande-avariee

(Les clarifications du Directeur du Lcssa)
C’est officiel ! Le Bénin vient de fermer ses portes aux viandes du Brésil. Par arrêté interministériel N°24/MICA/MAEP/MEF/MS/DC/SGM/DGC/SGG17/SA du 24 Avril 2017, le gouvernement béninois a interdit temporairement l’importation des viandes et produits à base de viande en provenance du Brésil. Ceci en raison d’un vaste scandale alimentaire notamment d’exportation de viande avariée qui secoue le pays depuis peu. Le Bénin vient donc rallonger la liste des pays ayant déjà fermé leurs marchés d’exportation au Brésil. Mais le hic dans cette décision gouvernementale est que les résultats des échantillons envoyés au laboratoire ne sont toujours pas connus…

« L’importation au Bénin des viandes et des produits à base de viande en provenance du Brésil est temporairement suspendue, par mesure de précaution et de préservation de la santé publique » stipule l’article 1er du présent arrêté interministériel. L’article 2 interdit par ailleurs, le transport de viande congelée toutes origines confondues par les frontières terrestres. Une décision salutaire du gouvernement qui mérite bien d’être applaudie par tous. Dans sa parution du vendredi, 24 mars 2017, dans un article titré “Scandale d’exportation de viande avariée du Brésil : La sécurité alimentaire des béninois menacée !“, votre journal “Matin Libre“ était le premier quotidien béninois qui avait tiré la sonnette d’alarme. Trois jours après, c’est-à-dire le lundi, 27 mars 2017, le gouvernement avait réagi, à travers un communiqué signé conjointement par les ministres chargés de l’agriculture Delphin Koudandé et du commerce Lazare Sèhouéto, pour déconseiller la consommation de la viande de bœuf et de la volaille. Compte tenu des risques sanitaires élevés. Des instructions avaient été données aux structures compétentes pour renforcer les contrôles en vue de protéger les consommateurs. Mais cette fois-ci, le Bénin a pris une mesure forte qui s’imposait depuis peu en interdisant l’importation des viandes brésiliennes.

Pourquoi dissimuler les résultats des échantillons envoyés au laboratoire ?

Face à la menace, le gouvernement béninois avait donné des instructions aux structures compétentes pour garantir la sécurité alimentaire des béninois. Ainsi, des échantillons avaient été prélevés et envoyés au Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire (Lcssa) pour contrôle. Mais bientôt un mois, aucune information sur les résultats n’a filtré alors que dans un documentaire télévisé, les responsables du Laboratoire annonçaient les premiers résultats dans un délai de deux jours au plus. Chose curieuse, l’arrêté portant interdiction temporaire de l’importance des viandes du Brésil n’en fait même pas cas. Que révèlent les résultats du Lcssa ? Le comble serait que la présente décision soit motivée par lesdits résultats étant donné que des contrôles de laboratoire avaient été commandités. Joint au téléphone, le Directeur du Laboratoire, Chabi Sika Kisito a affirmé que sur la volaille, il existe depuis toujours, un plan de surveillance et que les contrôles ont été juste renforcés. «…c’est pas nous qui gardons les résultats, on l’envoie à la Direction de l’élevage. Ils nous envoient les échantillons et nous on leur renvoie les résultats. On ne communique pas comme ça sur les risques, il y a une façon de les présenter. Ce n’est pas que par rapport à ce scandale, il y a eu des mesures spécifiques. Ils sont allés vérifier dans les dépôts, les anciens stocks, ils sont allés faire des prélèvements et on leur fourni les résultats.  Sur la volaille, il y avait déjà un plan de surveillance. Il n’y a pas de souci en ce qui concerne cela », a-t-il déclaré. Cependant, il faut souligner qu’il s’agit d’une décision qui s’impose même si certains l’assimilent déjà à un acharnement contre un opérateur économique. C’est le bien-être des consommateurs béninois d’abord qu’il importe de préserver. Rappelons qu’outre la Hong Kong, le Mexique, le Japon, la Chine, la Corée du Nord et autres pays ayant suspendu déjà les importations de viande depuis le Brésil, plusieurs autres pays européens menacent également de fermer leurs marchés aux exportateurs brésiliens. La viande Brésilienne est exportée vers 150 pays, pour un total de 10 milliards de dollars en ce qui concerne le bœuf et le poulet.

Aziz BADAROU

En savoir plus...

Exonération de la Tva sur la viande congelée : Wadagni, incompétent ou de mauvaise foi?

Romuald-Wadagni

Tout est parti du clin d’œil de Sébastien Ajavon à l’endroit de l’ex-ministre de l’Economie et des finances lors de sa dernière sortie médiatique. Le magnat de la volaille ayant déclaré son admiration pour ce « jeune brillant » selon les termes employés par Sébastien Ajavon, il fallait que les chantres de la Rupture trouvent quelque chose pour prouver que cette amitié entre les deux hommes s’était établie sur du faux dans le dos du peuple. C’est alors qu’on s’est intéressé à l’historique de l’exonération de la Tva sur la viande congelée sous le régime défunt.Le but est de montrer que c’est l’ex-ministre des Finances qui a ajouté le groupe de mots « ou congelée » à « viande à l’état frais » en vue de permettre à son « ami » Sébastien Ajavon de profiter de cette recommandation de l’Uemoa pour les exercices budgétaire 2015-2016, faisant ainsi perdre des milliards à l’Etat.

Mais de nos investigations, il ressort qu’on n’a fait exprès de cacher la vérité au peuple. Car, ce qu’on n’a pas dit dans cette histoire, c’est en 2014 que la loi sur l’exonération des produits congelés a été introduite à l’Assemblée nationale. Celui à qui la Rupture veut faire porter le chapeau n’était  même pas ministre des Finances en ce temps. En 2015, la mesure a été reconduite et ce sont les députés qui ont demandé qu’elle soit étendue du poisson à la viande. Le ministre, la cible de l’insinuation mensongère, n’était pas en son temps d’accord pour la simple raison que cela détruirait la production locale. C’est alors qu’un député, avec en main des statistiques, est intervenu pour démontrer à la plénière que la production locale ne couvre même pas les 15% de la demande nationale. Ce qui veut dire qu’on pénaliserait les consommateurs si on devrait appliquer la taxe sur les congelés qui sont un produit de premières nécessités surtout dans un contexte de Tarif extérieur commun de la Cedeao qui avait démarré en janvier 2015. Le ministre des Finances d’alors avait  demandé que la valeur en douane soit relevée à 800FCFA pour compenser le gap. Les documents existent et peuvent l’attester.

De plus, la décision d’exonérer tel ou tel produit, jugé de grande consommation, ne se prend pas par arrêté ministériel mais plutôt par une loi votée à l’Assemblée nationale. Cela est connu de tous que ce n’est pas un ministre qui choisit, à sa convenance, les personnes qui devront bénéficier d’exonération mais les députés. De deux choses l’une. Le ministre Wadagni le sait-il ? Si oui, pourquoi cette insinuation tendant à faire croire que c’est son prédécesseur qui s’est arrangé pour que la viande congelée soit exonérée de taxe ? A moins que ça soit de la mauvaise foi. Et s’il ne le sait pas, peut-être qu’il n’est pas à sa place. Car, le vote de loi, qu’elle soit un projet ou une proposition, fait partie des prérogatives des députés et une fois la loi votée, le ministre se charge de la mettre à exécution. Si donc il y a effectivement une main invisible qui a œuvré à ce que les députés optent pour l’exonération de la Tva sur la viande congelée, peut-être faut-il la chercher du côté de ceux qui, en cette période, étaient désignés comme ‘’télécommandes’’.

Worou BORO

En savoir plus...

Pour consolider sa position et étendre son réseau : Oragroup lance un emprunt de 35 milliards F Cfa

Binta-Toure-Ndoye

35 milliards F Cfa. C’est bien le montant total d’une émission de billets de trésorerie annoncée officiellement le mercredi 26 avril 2017  par le groupe bancaire Oragroup à Cotonou. L’opération a été lancée par Binta Touré Ndoye, Directrice général dudit groupe en présence de plusieurs acteurs du marché financier béninois.

L’émission de billets  de trésorerie officialisée ce mercredi se fera par appel public à l’épargne sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). L’opération  va se réaliser du 18 avril au 19 mai 2017. La durée de l’emprunt est de 18 mois. Ledit emprunt assure un taux d’intérêt de 5,75% brut par an. Cette émission de billets de trésorerie est agréée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et accompagnée par deux sociétés de gestion et d’intermédiation Sgi Togo et Cgf Bourse. De sources proches d’Oragroup, l’opération jouit d’une garantie à 100% du Fonds Gari avec l’appui de son principal actionnaire African guarantee fund (Agf). Les souscripteurs intéressés peuvent prendre part à l’opération en contactant toutes les sociétés de gestion et d’intermédiation agréées de l’Uemoa. Cette opération, faut-il le souligner, est la deuxième tranche  d’émission de billets de trésorerie que réalise Oragroup en moins d’un an. La première tranche a permis au groupe de lever 21,2 milliards de francs Cfa soit une sursouscription de 6%. Mieux, l’opération par appel public à l’épargne fait suite à un prêt interbancaire de 20 milliards de francs Cfa obtenu en juillet 2016 auprès de la banque ouest-africaine de développement (Boad). Selon la Directrice générale d’Oragroup, Binta Touré Ndoye le groupe se servira de ces nouveaux fonds pour investir dans l’extension du réseau Orabank et des services à la clientèle, notamment les particuliers et les Petites et moyennes entreprises (Pme). Le Directeur général Orabank Bénin Mady Compaoré a, lui, rassuré les potentiels souscripteurs : «C’est un placement sûr et rentable». Pour lui, cette deuxième phase d’émission de billets de trésorerie est une opération qui permettra au groupe de lever d’importants capitaux, pour poursuivre son programme de développement commercial et de renforcement de sa présence dans plusieurs pays. « Les marchés nous ont fait confiance pour la première tranche de l’émission de billets de trésorerie qui s’est achevée en octobre 2016. Depuis, nos comptes  pour l’exercice  2016 sont venus confirmer  la bonne santé du groupe  avec un produit net  bancaire de 102 228 millions  de francs Cfa  et un résultat net de de 15 150 millions de francs Cfa en croissance de respectivement  8,5 % et 90% par rapport à 2015 », a apprécié la Directrice générale d’Oragroup. Elle poursuivra : « Faire appel aux investisseurs régionaux est un motif de satisfaction car cela prouve la capacité croissante de l’épargne locale à contribuer à approfondir le secteur financier ouest-africain».

Un groupe en pleine expansion

Oragroup connait une ascension fulgurante depuis quelques années. En effet depuis 2009,  il est passé d’une présence dans cinq pays de l’Afrique de l’ouest  et centrale à une dimension  panafricaine avec des filiales dans douze pays. C’est une croissance nourrie par l’acquisition  du réseau  des Banques régionales  de solidarité (Brs) en 2013. Aujourd’hui, le groupe a de bons résultats. En attendant la validation de ces chiffres prochainement, on peut retenir que le bilan d’Oragroup s’établit à plus de 1630 milliards de francs Cfa, les dépôts de la clientèle sont évalués à 1060 milliards  de francs Cfa et les crédits à 1118 milliards de francs Cfa. Le Groupe basé à Lomé compte 1650 collaborateurs, plus d’une centaine d’agences bancaires et a franchi la barre des 400 000 clients. L’ambition d’Oragroup va, selon sa Directrice générale, au-delà des simples profits et résultats d’entreprise. « Elle (l’ambition, Ndlr) est de participer activement et durablement au financement d’une Afrique émergente», a-t-elle martelé.

En savoir plus...

Revirement spectaculaire dans le dossier Pvi : Avec Laourou, la Douane inquiète

marcelin-laourou

Lors d’une conférence de presse, mercredi 19 avril 2017, la Douane a pris fait et cause pour le Retour du Programme de vérification des importations (Pvi-Ng). Curieuse position qui, non seulement va à l’encontre des craintes exprimées par l’Amicale des retraités de la Douane, mais qui est également contraire à la position défendue en son temps par le secrétaire général du Sydob Marcellin Laourou lorsqu’il soutenait le gouvernement Yayi dans le conflit qui l’opposait à l’homme d’affaires Patrice Talon à propos de la suspension du Pvi-Ng.

Le 11 avril 2017, lors d’une sortie médiatique, l’Amicale des retraités des douanes béninoises a émis de sérieuses réserves quant à la probabilité d’un conflit d’intérêt avec la reprise des activités de Bénin Control. Selon la déclaration des douaniers retraités, les risques d’une parfaite collusion contre les intérêts de l’Etat sont très élevés avec les positions stratégiques actuelles de certains autres anciens responsables et collaborateurs de cette société : il s’agit de Bernard Amoussouprécédemment Directeur d’exploitation adjoint de Bénin-Control et actuel Directeur Général de la Sobemap, Hervé Hêhomey ancien responsable important de Bénin-Control et actuel Ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Djogbénou avocat de Bénin-Control et actuel Ministre de la Justice. Au cours de cette sortie, l’Amicale des retraités avait déclaré exactement ceci : « Ainsi, en instruisant le Ministre de l’Economie et des Finances et celui des infrastructures et des transports à l’effet de négocier avec BENIN-CONTROL la modification du contrat de marché du 09 Février 2011 relatif à la mise en place du Programme de vérification des importations de Nouvelle génération sur la base des propositions retenues par les deux parties, le Gouvernement donne carte blanche à la société BENIN-CONTROL pour fixer unilatéralement les conditions de ses prestations. Quand on se rappelle qu’au plus fort de son idylle avec le régime YAYI Boni, les agents de BENIN-CONTROL arrivaient facilement à dessaisir les agents des Douanes de leurs prérogatives sur les parcs de ventes des véhicules d’occasion, que le Directeur d’Exploitation pouvait dicter des instructions au Receveur des Douanes, quand on se souvient qu’à ce moment-là BENIN-CONTROL tentait de manière insidieuse de se  substituer à la Douane, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement aujourd’hui ». Les douaniers retraités émettaient ces critiques le 11 avril 2017, soit 11 jours après la reprise des activités de Bénin-Control après une décision prise en Conseil des ministres le 15 mars 2017.

Dès lors on est en droit de se demander à quel moment les inquiétudes émises quant à la relance du Pvi ont été prises en compte, les divergences applanies pour que la Douane se mette aujourd’hui à défendre  ce même Pvi qu’elle avait combattu sous le régime Yayi. Les questions liées ai respect des prérogatives de la Douane et de Bénin-Control sont-elles maintenant toutes résolues?

Le Pvi, mauvais  sous Yayi, bon sous Talon On se souvient également, au temps fort de la crise née de la suspension du Pvi par le régimeYayi, des multiples déclarations du Sg/Sydob Marcellin Laourou qui se fait toujours entouré, comme c’est encore aujourd’hui le cas, du Dg/Douane et d’autres responsables pour accabler l’homme d’affaires Patrice Talon et donner sur toute la ligne raison au gouvernement Yayi pour avoir eu la ‘’brillante’’ idée de mettre fin aux activités de Bénin-Control au port de Cotonou. Face à la presse, le vendredi 06 novembre 2015, Marcellin Laourou, le Dg/  Douane et le colonel Théophile Soussia, ex-Dg/Douane d’alors déclaraient ceci : « dans la filière des véhicules d’occasion, de 2011 à mars 2012 (Période de la mise en œuvre du Pvi),  l’Etat béninois a perdu plus de 07 milliards de Fcfa, pendant que Bénin Control Sa gagnait environ 06 milliards. Pendant  la même période, une baisse de 18% a été enregistrée sur les trafics portuaires. Après la suspension des prestations de Bénin-Control, la douane béninoise a pu enregistrer une recette de 322 milliards de  Fcfa à la fin de l’année 2012. Mieux, l’année qui a suivi, elle a enregistré un dépassement de 19 milliards en dehors du gap des 500 milliards fixés et obtenus ». Raison pour  laquelle, ils remercient le Chef de l’Etat d’alors (Boni Yayi) pour avoir supprimé ce partenariat qui n’a fait que ruiner les caisses de l’Etat. Au sujet du décaissement « frauduleux » des 2,7 milliards par Patrice Talon, Marcellin Laourou avait affirmé que l’homme d’affaires (Patrice Talon) était une menace pour le développement des activités douanières.

Mais ça, c’était avant. Autre temps, autre mœurs est-on censé de dire. Aujourd’jui le discours a changé de façon radicale.

La douane inquiète

Des soupçons de corruption à l’organisation de concours jugé frauduleux, la Douane fait maintenant parler d’elle par ces revirements spectaculaires au sujet du Pvi. Elle était le corps doigté à tort ou à raison comme le plus enclin à la corruption du fait de sa fonction. Au temps de Yayi, c’est l’organisation de concours « frauduleux » au profit de la Douane qui a alimenté la polémique. Aujourd’hui, la Douane en arrive jusqu’à battre en brèche les arguments qu’elle-même avait développé pour aller contre le Programme de vérification des importations. Demain sur quoi la Douane va-t-elle encore surprendre les Béninois ? Matin Libre reviendra sur quelques propos tenus par Marcellin Laourou contr le Pvi dans ses prochaines parution.

B.H

En savoir plus...

Pour booster les commerces : Le portail market benin.com prochainement disponible

commerce

Une start-up développe depuis quelques mois une plateforme devant permettre de booster les activités des commerces et des artisans. Il s’agit de Marketbenin.com, une propriété de Marketing&quality Sarl.  

Marketbenin.com transformera le rêve de plusieurs Béninois. C’est un portail dédié au marché béninois qui  regorge d’informations complètes. Ce portail une idée du jeune Béninois Léonid Donald Quenum, responsable deMarketing &quality Sarl, ayant réuni autour de lui des passionnésdéterminés à améliorer les futurs clients du site web par des conseils, astuces, informations et guides pratiques. Marketbenin.com compte offrir aux entreprises la possibilité de faire la promotion de leurs produits, services ou marques sur de mini boutiques. Le nouveau portail se propose de valoriser les produits et les prestations en ajoutant des photos, des descriptifs, de créer un lien  direct avec les clients, de sonder leur opinion, de maintenir et développer leurs chiffres d’affaire. Il compte également augmenter la notoriété, d’occuper un espace non exploité par les concurrents, d’informer les clients et prospects avec les coordonnées et produits et rendre davantage visible les entreprises, leurs marques, produits et services. «Sachant que l’informatique change nos vies, notre manière de travailler, nous avons choisi d’évoluer vers des solutions toujours fiables, originales et intuitives», a déclaré Léonid Donald Quenum à Matin Libre. Et de poursuivre : « C’est un produit conçu pour une proximité entre les commerces et  les clients».  

Marketing & quality Sarl entend par ailleurs développer pour ses clients de nouveaux services en ligne à savoir bons plans, jeux, horoscope, météo et shopping. Une rubrique faite d’actualités africaines sera également développée. La nouvelle start-up qui promeut un business moderne, donnera aux commerces et aux artisans de plusieurs domaines d’activités la chance d’être tiré au sort deux fois par an et de disposer chaque fois d’une cagnotte de 100 mille francs Cfa chacun. Elle projette aussi d’organiser à la fin de chaque année pendant 10 jours une foire Marketbenin et tenir des rencontres d’échanges entre entrepreneurs prospères et des jeunes débutants. L’idée, a confié le patron de Marketing &quality Sarl, c’est de permettre aux jeunes ambitieux d’apprendre. L’abonnement au site web sera fixé à 10 000 F pour les commerces et à 2000 F Cfa pour les artisans.

A.S   

En savoir plus...

Monopole du groupe Talon : Voici la route du coton béninois

coton

Dans sa parution du vendredi 16 décembre 2016, Matin Libre avait repris en manchette un article publié dans Jeune Afrique du mercredi 14 décembre 2016 intitulé : « Gestion de l'or blanc/Campagne 2016-2017 : Main basse programmée sur le coton! ». Dans cette publication, il était question de l’appel d’offre taillé sur mesure, qui avait permis d’écarter les concurrents des sociétés de l’ancien magnat du coton. Tout était fait pour que des semences à l’exportation, Sodéco et ICA soient les plus avantagées. Aujourd’hui,le Chef de l’Etat annonce un chiffre de 420 mille tonnes pour la campagne en cours. Dans un contexte où tout le processus est contrôlé par les sociétés du groupe Talon, on peut se demander quelle est la part qui revient à l’Etat béninois dans  cette campagne.

La Sodéco et l’ICA, deux sociétés du groupe Talon sont en amont et aval de la production de l’or blanc. Des semences jusqu’à la vente des résidus issus de la transformation des graines en huile, les sociétés de l’ancien homme d’affaire sont omniprésentes. Le groupe contrôle plus de 98% de la production du coton. Et pour preuve…

C’est la Sodéco qui met à la disposition des paysans les semences pour ce qui est des superficies à emblaver. Lesdites semences leur seront facturées au moment de l’achat du coton graine. Une fois les superficies emblavées, l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC), une structure autrefois contrôlée par Patrice Talon, lance un appel d’offre pour sélectionner les Importateurs et Distributeurs d’Intrants (Idi). Ceux-ci ont pour rôle de mettre à la disposition des paysans des intrants spécifiques sur site au niveau des Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc). Il s’agit des engrais, herbicides, produits phytosanitaires et des appareils de traitement. Les Idi s’occupent également du suivi et de l’encadrement des paysans, activités autrefois dévolues à la Sonapra.  Une fois le coton  récolté, la Sodéco procède à l’achat du coton graine chez les paysans après pesée sur les marchés auto gérés. Point n’est besoin de rappeler que c’est l’acheteur qui fixe le prix du Kg et qui soustrait du prix de revient le montant des semences et des intrants qu’il avait mis à la disposition des paysans. Le coton graine est ensuite convoyé vers les usines d’égrenage. Et là encore ce sont les usines de la Sodéco (10 au total sur les 18 que compte le pays) et de l’Ica (5/18), les deux sociétés du groupe Talon qui se taillent la part du lion puisqu’elles possèdent 15 des 18 usines du pays, sans compter le fait que l’usine Mci de Nikki, propriété de Martin Rodriguez, est actuellement en train d’égrener pour le compte de la Sodéco. Toutes ces usines qui égrainent pour le compte du même groupe, le groupe Talon, reçoivent près de 98% du stock total du coton. Vint alors l’étape de la commercialisation. Là aussi, il est retenu que c’est l’égreneur qui commercialise. Le coton produit par les paysans sera vendu par la Sodéco et l’ICA. Mais avant la commercialisation, Atral, une autre société du Groupe Talon entre en jeu. Cette société de transit et de logistique se charge des formalités d’exportation. Aucun camion ne peut venir au port de Cotonou sans passer par Allada, le siège de Atral. Mais ce n’est pas fini. Une fois les fibres du coton exportées, reste maintenant les graines. Elles sont envoyées vers les huileries. Et là encore la Société des huiles du Bénin (Shb) du Groupe Talon reçoit la plus grosse part. Ensuite, le reste est cédé à Fludor. Des graines sortent de l’huile et les tourteaux. L’huile est vendue pour la consommation à l’intérieur comme à l’extérieur de même que les tourteaux qui servent de nourriture pour le bétail.

Que gagne l’Etat ?

Sur toute la chaîne de production, des semences jusqu’à la vente des résidus, on peut se demander où est-ce que l’Etat intervient et quelle part du marché lui revient. Autrefois, c’est la Sonapra qui s’occupait de la commercialisation des fibres du coton et l’argent entrait alors dans les caisses de l’Etat. Mais cette période est révolue. Depuis la privatisation de l’outil industriel de la Sonapra, la société est vidée de sa substance.Tout a été fait pour que les privés prennent le monopole. Et avec l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon qui contrôle la filière par le biais de ses nombreuses sociétés, tout l’argent du coton va dans les caisses des sociétés comme la Sodéco et l’ICA alors que dans le même temps, ce sont les routes réalisées à grands frais par l’Etat qui se dégradent sous le poids des camions remplis de balles de coton.Dès lors, on peut se demander si sous l’actuelle gouvernance, il y a un intérêt pour le Bénin de continuer à faire du coton, sa principale culture de rente…

Worou BORO

route-du-coton

En savoir plus...

Filière coton : Les statistiques qui mettent à nu Patrice Talon

patrice talon

Samedi dernier, lors de son show médiatique, le Chef de l’Etat aurait-il fait économie de vérité sur les statistiques du coton du temps où il était l’acteur principal ?des superficies emblavées à la quantité de coton produite, les chiffres du temps où Patrice Talon avait le monopole comparés à la période où l’Etat a pris en main la filière disent tout le contraire de ce que le Président de la République a affirmé samedi 08 avril dernier.

Sous l’ancien régime, lorsque l’homme d’affaires Patrice Talon avait le monopole dans la filière coton, les résultats étaient mauvais pour le Bénin. L’évolution des emblavures de coton de 2006 à 2015 montre clairement que Patrice Talon avait tué la filière. Les emblavures sont passées de 191.216 superficies en 2005-2006 (sous le monopole de Talon) à 405.400 en 2014-2015 et 306.000 en 2015-2016.

Le constat est identique au niveau de la production cotonnière de 2006 à 2015. Sous le monopole Talon, la production a chuté, selon les statistiques officielles : 190.857 tonnes en 2005-2006 à 174.052 tonnes en 2011-2012. Il a fallu la période de transition au cours de laquelle l’Etat a repris ses attributions pour redonner le sourire aux producteurs, avec des résultats encourageants : 240.028 tonnes en 2012-2013 à 303.000 tonnes en 2015-2016.

Le monopole Talon dans la filière a eu des impacts négatifs sur la croissance économique. Au moment où l’homme d’affaires gérait lui seul la filière comme il voulait, le taux de croissance du Bénin était catastrophique : 1,7 en 2005; 3,9 en 2006; 4,9 en 2008; 2,3 en 2009; 2,1 en 2010; 3,0 en 2011 et 4,6 en 2012. La fin du monopole Talon a fait booster la croissance : 6,9 en 2013; 6,5 en 2014 et 5,2 en 2015. Ce qui a fait augmenter le taux d’investissement, 29,0 % du PIB en 2015 contre 19,3 % en 2012 sous Talon.
C’est dire que depuis que l’Etat a repris la gestion de la filière coton, sous l’ancien régime, mettant fin au monopole sauvage dans le secteur, la production avait augmenté et les producteurs étaient mieux rémunérés. La superficie des emblavures s’était accrue; la production cotonnière avait plus que doublé; le prix de cession des engrais aux producteurs avait également connu une nette amélioration de même que le prix de cession des insecticides aux producteurs.

Contrairement donc aux allégations de l’homme d’affaires Patrice Talon devenu Chef de l’Etat, samedi dernier, sur la télévision nationale, sous l’ancien régime, la production du coton sous le régime du monopole de Talon, n’a fait que chuter jusqu’en 2012. Les producteurs ne se retrouvaient pas dans la production qu’on leur attribuait. Les intrants sont livrés au prix du monopole. Les subventions sont versées par l’Etat dans les porches de Talon. De Soglo à Yayi en passant par Kérékou, sur la base de décrets et d’arrêtés qui l’arrangeaient et qui faussaient la concurrence, plus de 600 milliards de F Cfa de subvention cotonnière lui avaient été décaissés.

Les 420.000 tonnes de coton annoncées pour la campagne cotonnière en cours sont irréalistes et irréalisables au regard des réalités de terrain. Talon avait tué la filière et continue de la tuer. Et pour masquer les statistiques, il a fait renvoyer 1200 agents d’encadrement en septembre 2016, des agents chargés du pesage. Résultat : plus de ponts bascules et de tracking dans les usines. Le résultat réel de la campagne cotonnière en cours sera néfaste.

Worou BORO

Tableau Coton1

Tableau Coton2

Tableau Coton3

En savoir plus...

Secteur Cajou : Le gouvernement multiplie les décisions illégales

gouvernance

L'examen du point 4 du conseil des ministres du 6 avril 2017 soulève à nouveau de graves irrégularités dans le respect de la Constitution et des conventions internationales ratifiées par le Bénin.

Extrait du relevé du Conseil des ministres de ce jour:

4- Exportations de noix brute de cajou
A l’issue de la séance, le Conseil a adopté le décret portant instauration d’un prélèvement supplémentaire de 50 FCFA par kilogramme de noix brute exportée, indépendamment de la taxe de 10 FCFA prévue par la loi de finances gestion 2017.
Ce prélèvement est liquidé au cordon douanier avant toute exportation.
Par ailleurs, l’exportation de la noix de cajou brute par voies terrestres est interdite.

1ère réflexion : L'illégalité de la fixation d'un prélèvement de 50 F CFA par kilogramme de noix brute exportée par le gouvernement.

Sur la légalité de la taxe : la prérogative de fixer des taxes ou prélèvements douaniers est la compétence exclusive de l'assemblée nationale. (article 96 et 98 alinéa 8 de la Constitution du 11 décembre 1990). En décidant délibérément de percevoir une contribution supplémentaire de 50 F CFFA par kilogramme sur noix brute exportée, le gouvernement viole la Constitution. La jurisprudence de la Cour constitutionnelle est abondante à ce propos.

2ème réflexion : L'illégalité de la décision d'interdiction de l'exportation de la noix de cajou par voie terrestre.

Le Bénin est membre de la CEDEAO et de l'UEMOA et à ce titre a signé  le protocole de traité sur la libre circulation des personnes et des biens (cf. Traité de l’UEMOA, paragraphe c de l’article 4 qui énonce les objectifs de l’Union, mentionne très clairement quele marché commun à construire doit être « … basé sur la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée… ». En décidant unilatéralement d'interdire l'exportation de la noix de cajou par voie terrestre, le gouvernement viole les traités internationaux et par analogie la Constitution du 11 décembre 1990.

Sur le fondement de ces 2 points, la Cour constitutionnelle peut être saisie pour la violation de la Constitution.

Worou Boro

En savoir plus...

Port autonome de Cotonou : Pourquoi le contrat Pvi avait été résilié

patrice-talon

Le Conseil des ministres du 15 mars 2017 a décidé de la reprise des activités du Programme de vérification des importations – Nouvelle génération au Port de Cotonou. La société Bénin Control du Chef de l’Etat renait donc de ses centres, depuis le 1er avril 2017. Au regard de ce que le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Pascal I Koupaki, le contrat du PVI a annoncé, le contrat avait été bel et bien résilié. Et pour cause.

Le Gouvernement d’alors était passé de la mise en demeure (le 25 avril 2012) au Conseil d’Administration de Bénin Control SA à la résiliation du contrat N°20/ MEF/ MPDEPP-CAG/ MDCEMTMIP/ DNCMP du 9 février 2011. «Le marché vous a été attribué à cause des références techniques de SGS qui dispose d’une bonne expérience dans la mise en place du PVI pour le compte des gouvernements. Mieux, la notification d’attribution définitive du marché a été faite au groupement SGS-BENIN CONTROL; malheureusement SGS a disparu et les documents que vous produisez ne comportent que BENIN CONTROL qui est sans expérience en matière de PVI. C’est ainsi que nous notons que le contrat a été signé par vous même au nom de BENIN CONTROL SA et non au nom du Groupement SGS-BENIN CONTROL SA», fait constater le Secrétaire Général du Gouvernement au Président du Conseil d’Administration de Bénin Control SA dans un courrier en date du 25 avril 2012. Que s’est-il alors passé pour que le contrat soit résilié ?

Les vraies raisons de la résiliation du contrat du PVI

Dans une correspondance en date du 22 août 2012, la Directrice nationale de contrôle des marchés publics, Bibiane ADAMAZE SOGLO, a résilié le marché relatif à la mise en place du PVI de Nouvelle Génération. Et pour cause, le Groupement SGS-Bénin Control a été déclaré attributaire définitif de ce marché signé le 09 février 2009. Mais en juin 2011, le Ministre de l’économie et des finances a été saisi par la Société Générale de Surveillance (SGS)-SA, opérateur de référence du Groupement SGS-Bénin Control, qui déclarait n’être plus impliqué dans le PVI et de ce fait ne sera plus en mesure d’assurer la moindre assistance technique, financière ou autres relativement à ce programme comme prévu dans la soumission du Groupement.

Le 20 août 2012, l’autorité de régulation des marchés publics, donnant son avis sur ledit contrat, a affirmé que «le retrait de la Société SGS alors qu’elle est le représentant légal et le mandataire du groupement remet en cause l’existence du contrat dès lors qu’aucun autre membre dudit groupement n’est habileté à traiter avec l’Autorité Contractante qui se retrouve sans interlocuteur légitime pour l’exécution de ce contrat». Ibrahima Soulémane avait alors donné son avis favorable pour la résiliation du marché, après également avis favorable de la Direction nationale de contrôle des marchés publics.

Comme si cela ne suffisait pas, le 07 mai 2012, le vice-président de la SGS, Roger Kamdem Kamgaing, a fourni certaines informations au Gouvernement béninois pour montrer la bonne foi de son entreprise. Il ressort de ses clarifications que c’est Patrice Talon qui avait pris contact, fin 2010, avec la SGS pour la rassurer sur la transparence dans la passation des marchés publics au Bénin. La SGS a donc accepté collaborer avec «le roi du coton». Mais, selon les explications de Roger Kamdem Kamgaing, une fois l’appel d’offres du PVI signé, «Bénin Control a décidé de revoir les termes du contrat qui le lie à la SGS du point de vue opérationnel et financier». A en croire une note diplomatique, «cette difficulté s’est accompagnée du malaise créé par la décision de Bénin Control de surévaluer le coût des prestations au Gouvernement». SGS avait souligné que «le taux appliqué par Bénin Control pour ses prestations était trop élevé par rapport aux standards internationaux et mérite d’être sérieusement révisé à la baise pour donner du souffle à l’économie béninoise».

Face à cette situation, SGS a décidé de se retirer du projet. Elle avait immédiatement averti le Ministre de l’économie et des finances. Sa part du capital avait été cédée à Bénin Control.

Les conséquences du PVI

Contrairement aux objectifs qui ont conduit à la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération (PVI-ng), notamment la compétitivité  du Port Autonome de Cotonou, le Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération, a été identifié au titre des obstacles qui n’ont pas accéléré cette compétitivité. Selon le conseil des ministres du 2 mai 2012, il n’a pas favorisé l’amélioration attendue du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng)  sur des ressources de l’Etat notamment des ressources douanières. «De même, les effets de la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng)  ont contribué à une escalade des prix dans les marchés, dégradant du coup le pouvoir d’achat de nos concitoyens», fait constater ledit conseil des ministres.

C’est sur cette base que le Conseil des Ministres, à l’issue de sa séance du 25 avril 2012, avait pris ses responsabilités pour sauver le port et l’économie nationale. Car le risque de menaces de boycott du port de Cotonou par certains pays de l’hinterland (Burkina- Faso, Niger, Mali, etc.) qui s’opposaient au scanning des marchandises en transit et destinées à leurs pays était grand.

En résumé, le contrat du PVI avait été légalement résilié pour des raisons bien précises et convaincantes. Et Talon et Koupaki le savent très bien. C’est d’’ailleurs pourquoi le peuple béninois appelle au retrait «immédiat» du PVI pour éviter les souffrances de 2012.

M.M

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !