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Economie

Mal gouvernance et corruption sous Talon : La mission Fmi-Bad découvre un Bénin déréglé

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Depuis quelques jours, une Mission conjointe FMI-BAD séjourne au Bénin pour évaluer la gouvernance du pays à l’ère du «Nouveau Départ», de la «Rupture» et du «Bénin Révélé».

Les observations de la Mission sont décevantes. «Nous avons méconnu le Bénin. Tous les indicateurs sont au rouge», confie une source proche du dossier.

En effet, la Mission conjointe FMI-BAD a découvert «trop d’anomalies» et des «pratiques et comportements» entretenus et développés avec cynisme, comme système principal de la gouvernance d’Etat, pour la survie d’un régime acculé au parjure. La déception de ces deux institutions est grande : enrichissement accéléré, conflits d’intérêts au sommet de l’Etat, clientélisme, affairisme d’Etat, passation des marchés publics en catimini, sans avis d’appel d’offres, dans l’opacité totale (gré à gré illicites), bradage sauvage des sociétés, offices et autres biens de l’Etat, beaucoup de milliards décaissés au trésor public au profit des sociétés du Chef de l’Etat et de celles de son entourage, création de nouvelles sociétés juste pour «gagner»  des marchés d’Etat.

Les conflits d’intérêts ont d’ailleurs retenu l’attention des observateurs. Ils ont constaté que le Chef de l’Etat et son entourage immédiat sont impliqués dans de multiples intérêts.

Le Chef de l’Etat accomplit une fonction d’intérêt général. Mais le Fmi et la Bad constatent que ses intérêts personnels sont en concurrence avec la mission qui lui est confiée par le peuple béninois. «Ce sont le trafic d'influence et la prise illégale d'intérêts qui en découlent et qui sont délictueux. Ce conflit d'intérêts crée une apparence d'indélicatesse susceptible de miner la confiance des citoyens en la capacité des autorités béninoises incriminées au plus haut niveau à assumer leurs responsabilités», fait observer la même source, qui a aussi mis un accent particulier, outre la mal gouvernance érigée en système de gouvernance, sur la corruption et le népotisme qui gangrènent le régime : impunité généralisée dans les affaires de corruption et de mauvaise gouvernance et affaiblissement des institutions.

C’est dire que la corruption systémique et l’inégalité sociale se renforcent mutuellement, conduisant à une désillusion populaire. Le Bénin est perçu comme très corrompu, car, les besoins les plus élémentaires des citoyens ne sont pas satisfaits à cause de la mal gouvernance et de la corruption, alors que les puissants et les corrompus jouissent d’un mode de vie somptueux en toute impunité.

Le tableau étant peu reluisant, le Fmi et la Bad ne sont pas allés par quatre chemins pour exprimer leur désaccord quant aux 1002 milliards d’emprunt obligataire encore lancé par le Gouvernement. Ils trouvent le montant exagéré.

La même Mission fait obligation au Gouvernement de revoir à la baisse son PIP avant de lui délivrer une lettre de confort.

Somme toute, le Président de la République et son Gouvernement ont le dos au mur. Le Fmi et la Bad ne sont pas prêts à les accompagner dans ces conditions. De nouvelles conditions seront posées dans leur rapport final avant tout soutien au Bénin.

M.M

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L’APIEx et la Cnuced pour l’amélioration du climat des affaires : Le Guide des insvestisseurs au Bénin lancé

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L’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) en partenariat avec la Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) a procédé hier mardi 14 février 2017, au lancement d’une plateforme d’informations en ligne au service des investisseurs dénommé « Iguide ». La cérémonie officielle s’est tenue à Azalai Hôtel de la Plage de Cotonou.

Elaboré par l’APIEx, avec l’assistance technique de la Cnuced et l’appui financier du Royaume des Pays Bas, le « Iguide » est un outil qui permettra de renforcer l’attractivité des investisseurs et donc de l’Investissement Direct Etranger qui constitue un facteur important à la croissance et au Développement. Ce guide fournira aux investisseurs -béninois et étrangers- des informations sur le coût d’opérations, les salaires, les loyers, les impôts, les lois, les procédures et les contacts utiles ainsi que des témoignages d’investisseurs au Bénin. Cette plateforme apporte un soutien aux investisseurs désirant développer leurs activités sur le territoire béninois, présente le cadre incitatif à l’investissement au Bénin, et fournit la documentation et les informations nécessaires pour investir dans des secteurs ciblés et en exploiter les créneaux.

Un précieux outil de développement

Pour le Directeur général de l’APIEx, Is Dine Bouraïma, l’opérationnalisation de cette plateforme au Bénin, vient en appoint aux nombreuses mesures du gouvernement pour améliorer d’avantage le cadre légal et réglementaire d’exercice des activités économiques. Elle présente à l’en croire, un double intérêt pour des entreprises qui chercheront de nouveaux lieux d’investissement et le Bénin qui recherchera de nouveaux investisseurs. Il a donc pris l’engagement au nom de sa structure, de travailler à l’optimisation de la plateforme IGUIDE en assurant son interconnexion avec ses Bureaux (Bureaux de l’APIEx) qui seront installés incessamment au niveau de toutes les représentations diplomatiques du Bénin. Le coordonnateur résidant du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, a pour sa part, fait savoir qu’elle contribuera  à attirer les investisseurs nécessaires pour la transformation structurelle de l’économie et l’amélioration des conditions de vie des populations et renforcera de ce fait, la mise en œuvre du Programme « Bénin Révélé ». Il a donc exprimé sa gratitude au partenaire. Selon les propos du Directeur de cabinet du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Nicolas Jean-Marie Dandoga, le gouvernement du Bénin a l’ambition de faire passer le taux d’investissement privé de 11,6% à 34,3% en 2019. Et c’est ce qui justifie la mise en ligne de ladite plateforme. Il a donc exhorté au nom du ministre, les structures intervenant dans l’opérationnalisation de la plateforme à veiller à la fiabilité  des informations pour la crédibilité du Bénin auprès du secteur privé national et étranger.

Thomas AZANMASSO

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Bilan de ses 7années d’activités au Bénin : Le Pasmif, mission accomplie !

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(Un nouveau projet de 8 milliards FCfa lancé)
Le projet d’appui au secteur de la microfinance au Bénin est à la croisée des chemins. 29 juin 2010-30 juillet 2017, encore quelques mois et le Pasmif va déposer bilan. Dans cette perspective, les différentes parties prenantes se sont retrouvées, jeudi 9 février 2017, au Chant d’oiseau de Cotonou. Objectif, évaluer le chemin parcouru et en tirer des leçons.

C’est à la suite des crises d’Icc-services et des Fececam entre 2009 et 2010 que le Pasmif a été mise œuvre pour aider à relever les défis de l’assainissement et de la professionnalisation du secteur de la microfinance. Financé par le gouvernement canadien à plus de 5 milliards FCfa, le projet a fait des réalisations concrètes dont entre autres : l’appui à la reconfiguration de la Fececam, la mise en place d’un Centre financier aux entreprises (Cfe) en mode alliance, l’appui à la professionnalisation et la défense des intérêts des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), la prise en compte de l’équité entre les femmes et les hommes (Efh) dans le secteur. « Six ans et demi plus tard, nous pouvons dire que c’est mission accomplie. Mais Affaires mondiales Canada désire dès maintenant souligner le progrès considérable du nombre d’utilisatrice des services de microfinance pendant la durée du projet qui est passée de 500 000 à près de 800 000 femmes. Aussi, mentionnons la progression importante des indicateurs de performances et le respect des normes prudentielles pour l’ensemble du secteur qui est beaucoup plus sécuritaire pour ses utilisateurs », s’est aussi réjouie Julie Plourde, Agente principale de développement des programmes du Bénin et du Burkina Faso à Affaires mondiales Canada.  Au regard des résultats éloquents enregistrés, Karina Turgeon, la chargée du Programme Pasmif, et Représentante de Développement international Desjardins (DID), a exprimé la reconnaissance de DID aux gouvernements du Bénin et du Canada pour la confiance à lui accordée dans la gestion du projet. Le Directeur du Pasmif, Maurille Maurice Couthon a fait de même à l’endroit des différents partenaires dans son mot de bienvenue. Procédant au lancement de l’atelier, le Directeur du cabinet du ministère des Affaires sociales, David Vidéhouenou a exhorté les participants à tirer leçons de l’expérience capitalisée au cours de ce projet pour améliorer des actions à venir.

Bonne nouvelle… !

Pendant que le Pasmif est pratiquement à son terme, la bonne nouvelle est qu’un nouveau projet a été lancé. L’annonce a été faite par Julie Plourde, Représentante d’Affaires mondiales au Canada. «...C’est avec une grande joie que nous procédons également aujourd’hui au lancement du Projet Appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance au Bénin, tel que l’a annoncé le premier ministre du Canada lors du sommet de la Francophonie de novembre dernier », a-t-elle déclarée. D’un montant de plus 8 milliards, ce nouveau projet vise l’amélioration de la situation économique des populations vulnérables, notamment des femmes et des jeunes. La preuve que le Canada accorde du prix à l’inclusion financière et à l’autonomisation des femmes au Bénin.

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Marché noir de vente de portables : De l’achat au recel !

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(Regard du juriste Hugo Koukpolou)
L’avènement des Technologies de l’information et de la communication (Tic), a favorisé le pullulement de  points de vente de téléphones mobilessur toute l’étendue du territoire national. En dehors des boutiques ou succursales officiellement connues,  il est loisible de voir exposerdans les coins de rues ou au bord de certaines artères, et ce dans des vitrines, ces portables de différentes marques. C’est ce qu’il convient d’appeler le marché noir. A Cotonou, celui de la zone commerciale Ganhi est l’un des plus animés. Des téléphones portables de toutes sortes, visiblement neufs mais généralement sans leur carton d’emballage et autres accessoires. A l’achat, il faut débourser un fonds supplémentaire pour avoir le package. Un‘’business’’qui, somme toute, n’est pas réglementé. Ainsi, passer du statut de l’acheteur à celui de receleur, le pas est vite franchi.

«J’ai acquis mon portable de marque Infinix, il y a un an. Tout allait bien jusqu’au jour où, j’ai reçu l’appel d’un agent de police, notamment un commissaire. Selon son propos, il serait en train de mener une enquête et de fil en aiguille, est remonté à moi à travers le code E-Mei du portable. Mon portable, a-t-il affirmé, aurait été volé et je devrais l’aider à retrouver le voleur…L’acte, aux dires du commissaire, est qualifié de recel et passible d’emprisonnement…». C’est par ce témoignage de dame Fifonsi que nous plantons le décor. Ceci, pour insister sur l’assainissement du marché noir de ventes de portables.Les plaintes de cas d’achats de portables volés étant de plus en plus persistantes. Qui peut commercialiser les portables au Bénin, quelles sont les différentes formalités à remplir? Le secteur est-il réglementé? Qu’en est-il spécifiquement du marché de vente de Ganhi?

«Nous sommes reconnus par L’Etat…»

Ils étaient nombreux ce jour à Ganhi à être approchés. Finalement, c’est un vendeur qui s’est prêté à nos questions.D’entrée, souligne-t-il, «Tout le monde vient acheter de portables ici (Ganhi, Ndlr), les citoyens, les autorités». A l’entendre, leur installation est réglementée. «Nous sommes reconnus par L’Etat. On paye l’impôt, on paye la mairie. On ne peut pas dire que c’est un marché noir parce qu’on a les agréments...Les gens disent que c’est un marché noir parce qu’on n’a pas les grandes sociétés comme Samsung, Néo, et autres», informe-t-il et d’ajouter, «ce sont les nigérians qui amènent les conteneurs de portables de la chine et nous, nous allons nous approvisionner». A Ganhi, aux dires du vendeur, en dehors de la vente de téléphones portables, le client bénéficie aussi d’autres services. «On répare, on fait la programmation…tout ce qui concerne le domaine du portable», a-t-il confié avant de se prononcer sur les éventuels cas de vente de portables volés. «….Les gens viennent et disent qu’ils veulent nous vendre  de portables. Mais comme nous-mêmes on sait que ça peut nous créer des problèmes, on ne prend pas. Mais, on achète ça auprès de ceux à qui on a nous-mêmes vendu le portable et on exige le reçu».

Pourtant…

Monsieur vient d’acheter son portable. A la question de savoir s’il a pris de reçu, il répond par la négation. «Non, je n’ai pas pris de reçu. Ce n’est pas la première fois que j’achète de portable ici. Je n’ai pas l’habitude d’en prendre. D’ailleurs, je connais la personne», a-t-il lâché. A Ganhi, après nos enquêtes, les reçus ne sont pas toujours délivrés. D’ailleurs, pour ce sésame qu’on retrouve commercialiser dans les feux tricolores, au bord des voies, rien n’est aussi sûr. Il y a souvent un manque de professionnalisme dans la délivrance du reçu. L’acheteur, en effet,  peut se voir délivrer un reçu et être pourtant incriminé. A quoi sert un reçu où il est juste écrit‘’A payer un portable Samsung à 70 000’’ ? Les noms du vendeur, de l’établissement,étant inexistants.Dans le cas d’espèce, sans vouloir excuser l’ignorance de dame Fifonsi, puisqu’il s’agit d’un portable volé, le pseudo-vendeur peut bien mettre une fausse identité ou même prendre la poudre d’escampette. Quelle est alors la garantie du citoyen béninois qui va se procurer un portable dans ces lieux de vente par exemple et ne pas avoir à se retrouver dans les pièges du recel?

Du recel, regard de juriste

«Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose ou une personne, ou de faire office d'intermédiaire afin de la transmettre en sachant que cette chose provient d'un crime ou d'un délit ou est liée à celui-ci, s'il s'agit d'une personne», explique Me Hugo Koukpolou. A l’entendre, il y a différents types de recels selon qu’on tienne compte de la particularité de l'infraction, des éléments constitutifs, et des sanctions. «Aux yeux de la loi, nous pouvons distinguer trois types de recels : le recel des choses qui consiste à dissimuler sciemment tout ou une partie des choses enlevées, détournées, ou obtenues après commission d'un crime ou d'un délit; le recel de cadavre qui  consiste à dissimuler ou à cacher sciemment un cadavre qu'on sait issu d'un homicide; le recel de criminel qui consiste à fournir sciemment ou volontairement à une association de malfaiteurs, des munitions ou logements, une retraite ou un lieu de réunion», précise-t-il. La particularité de l’infraction, poursuit Me Hugo Koukpolou, est que le recel bénéficie d'un régime de poursuite particulier. «En effet, le régime particulier du recel s'explique par le fait que tout étant une infraction autonome, le recel est un délit connexe à une autre infraction d'origine. Ainsi, il est possible de condamner le receleur alors que l'infraction originaire échappe à la répression pour des raisons procédurales. Il en va ainsi en cas de la prescription de l'infraction originaire.Il en sera de même si l'auteur de l'infraction originaire bénéficiait d'une immunité familiale,etc», fait-il observer.

Quid des éléments constitutifs et sanctions du recel

«On distinguera trois éléments constitutifs du recel à savoir: la détention de la chose provenant d'un crime ou d'un délit; l'origine délictueux de la chose; et enfin la connaissance de l'origine délictueuse de cette chose», nous apprend Me Hugo Koukpolou. Une fois l'infraction pleinement constituée, il faut, selon son propos, y appliquer les sanctions qui en découlent suivant les différents types de recel. «Quand il s'agit du recel de chose,c'est  un délit prévu et puni par les articles 460, 401 du code pénal d'une peine d'emprisonnement de 1 à 5ans et d'une amende de F Cfa 4.000 à 120.000. Par contre, le recel d'un cadavre est un délit prévu et puni par l'article 359 du code pénal d'une peine de  6mois à 2ans  d'emprisonnement ferme et d'une amende de F Cfa 12.000 à 96.000.Le recel de criminel est un crime  prévu et puni d'une réclusion par l'article 265 du code pénal», renseigne-t-il. Par ailleurs, à l’en croire, il existe certaines circonstances qui aggravent l'infraction. En effet, lorsque le recel est commis d'une manière habituelle ou en bande organisée ou encore en utilisant la facilité que procure l'exercice d'une fonction, on parle de recel aggravé, déclare Me Hugo Koukpolou. Ceci, fait-il savoir, est puni d'une peine de réclusion ou encore de la même peine que l'infraction originaire. «Le recel peut être aggravé du fait de la nature de l'infraction originaire à savoir, lorsqu'il est issu d'un vol qualifié. Dans ce genre de cas, on parlera de recel qualifié ce qui est un crime et qui sera puni également au même titre que l'infraction d'origine», confie-t-il. En résumé, conclut Me Hugo Koukpolou, le recel, étant à la fois une infraction indépendante et une infraction connexe à une infraction originaire, est une infraction qui jouit d'un régime juridique particulier. C'est pour ce fait que, va-t-il affirmer, le recel est une infraction bien encadrée et bien délimitée par le législateur.

Somme toute, le pas entre l’achat d’un portable dans le marché noir et le recel, d’où la prison, est bien mince. Pourtant, les lieux de ventes fourmillent, pour ce cas précis, à Cotonou. Il urge à n’en point douter, d’y mettre de l’ordre. Les autorités communales et préfectorales doivent donc prendre leurs responsabilités. Une chose est qu’elles perçoiventdes taxes et impôts, l’autre et la plus importante, est qu’elles évitent que d’innocentes personnes se retrouvent en prison.

Cyrience KOUGNANDE, Murielle CAKPO (Coll)

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Internalisation du Pag : La Coneb apprécie ‘’fortement’’ l’initiative de la Ccib

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Le 03 février dernier, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin a organisé une grande séance d’internalisation et d’assimilation du Programme d’Actions du Gouvernement par le secteur privé. A cette rencontre étaient présents, le gouvernement, mais aussi les organisations professionnelles affiliées à la CCIB. Nous avons recueillis pour vous l’avis de Monsieur Albin FELIHO, Président de la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB).

Bonjour Monsieur FELIHO, avec quel sentiment sortez-vous de cette rencontre ?

J’apprécie fortement l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin de rassembler le secteur privé autour du gouvernement de notre pays pour échanger de l’intérêt de son Programme d’Actions pour les acteurs de développement économique que nous sommes. A travers cette initiative la CCIB joue pleinement, ici et plus que jamais, son rôle fondamental qui est de participer en amont à l’élaboration de la politique économique nationale, puis en aval, à sa mise en œuvre.

Que retient la CONEB de ces échanges avec le gouvernement ?

Nous avons tous suivi avec intérêt les différentes présentations faites par les membres du gouvernement et qui viennent renforcer notre compréhension ou lecture du Programme d’Actions. Nous retenons à la CONEB deux (2) choses essentielles.

D’abord, que la CCIB a joué son rôle de leadership de relance du dialogue public-privé et qu’il revient désormais aux organisations patronales de jouer leur partition en organisant leurs mandants pour une participation active dans la mise en œuvre du Programme qui nous est proposé.

Ensuite nous retenons que la mobilisation de la manne financière nécessaire pour le financement de ce programme se fera à plus de soixante pour cent (60%) par le secteur privé. Ce qui nous fait dire qu’il serait dramatique que les opérateurs économiques et chefs d’entreprises béninois ne puissent pas jouir pleinement des opportunités qui se présentent à ce niveau. Il revient donc aux organisations patronales d’organiser leurs mandants, comme je le disais, pour leur permettre de tirer réellement profit des opportunités qui se présentent aux femmes et hommes des milieux d’affaires béninois à travers le Programme d’Actions du Gouvernement.

Monsieur FELIHO, lorsque vous parlez d’une organisation au niveau des différentes organisations patronales, dites-nous comment la CONEB compte –t-elle s’y prendre, en ce qui la concerne ?

La contribution de la CONEB est toute réfléchie. Nous sommes préparés à donner à nos mandants, à travers la sensibilisation, des outils pour accompagner l’investissement étranger qui sera mobilisé dans le cadre de la mise en œuvre du PAG. Il s’agira pour nous de motiver nos mandants à la création de groupements d’intérêts économiques (GIE) plurisectoriels pour permettre aux investisseurs privés étrangers de trouver des opérateurs économiques nationaux crédibles qui accompagnent par leur expertise et leur connaissance du marché béninois, un investissement rentable, à la fois pour le gouvernement, les investisseurs eux-mêmes et le secteur privé béninois. Ce qui favoriserait également le développement des entreprises béninoises à travers le transfert de savoir, de compétences ou de technologies. L’intérêt de la création des GIE est qu’il oblige à une garantie mutualisée avec un faible taux de risque pour l’investisseur étranger. Telle sera donc la démarche de la CONEB dans les mois à venir, pour sa contribution à la réussite du Programme d’Actions du Gouvernement.

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Programme d’actions du gouvernement 2016-2021 : Les opérateurs économiques s’approprient le contenu

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La communauté nationale des affaires a été mobilisée, vendredi 03février 2017,à la Ccibautour d’une séance d’internalisation et d’appropriation du Programme d’actions du gouvernement 2016-2021. Une assise initiée par l’institution consulaire et au cours de laquelle les membres du gouvernement ont permis aux opérateurs économiques de cerner les opportunités et contributions du secteur privé. La séance a été présidée par le ministre d’Etat, Pascal Koupaki.

La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) adhère et soutient le Programme d’actions du gouvernement. C’est d’ailleurs ce qui motive l’organisation de la présente séance d’internalisation et d’appropriation. Les partenaires privés comptant pour 61% dans la mise en œuvre du PAG, il était important que les opérateurs économiques en cernent les différents contours. « PAG :opportunités et contributions du secteur privé », c’est le thème autour duquel se sont articulés les échanges entre les chefs d’entreprises et les membres du gouvernement.

Prenant la parole, le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi s’est réjoui de la vision du gouvernement plaçant le secteur privé au cœur de toutes les préoccupations de développement notamment du PAG. De ce fait, l’internalisation et l’appropriation dudit programme par les hommes d’affaires  s’avère impératif, selon ses dires. « L’objectif de la présente séance est de permettre aux acteurs du secteur privé de cerner avec précision les opportunités et de comprendre davantage leurs contributions à la mise en œuvre du PAG », poursuivit-il. Tout en réitérant l’ambition de sa mandature de faire de la Ccib, une institution forte au service des entreprises à travers des réformes profondes, Jean-Baptiste Satchivi a exhorté les opérateurs économiques à accompagner l’Exécutif dans la transformation structurelle de l’économie nationale. A sa suite, l’assistant du Coordonnateur du Bureau  d’analyses et d’investigations a contextualisé l’élaboration du Programme avec une maitrise, au départ, de la situation courante. A l’en croire, tout est parti d’un diagnostic approfondi de tous les secteurs pour aboutir à des orientations stratégiques. Il s’agit de relancer de manière durable le développement économique et social du Bénin, fera-t-il savoir. D’un coût global estimé à 9039 milliards, le PAG regroupe au total 299 projets dont 45 phares et offre plus de 500 000 emplois. Un rêve dont la concrétisation nécessite des investissements du secteur privé et un cadre conséquent de partenariat public-privé, a souligné le ministre Pascal irénée Koupaki. Il a, par ailleurs, salué l’initiative de l’institution consulaire et invité à une mobilisation générale du  secteur privé autour du PAG.

Aziz BADAROU

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Climat des affaires au Bénin : Chantage sur Ghaby Kodeih ?

Ghaby-Kodeih

Qu’il vous souvienne que le Conseil des ministres en date du 25 janvier 2017 a fait cas d’un disfonctionnement autour d’une affaire de permis de construire. On se demandait alors depuis quand l’Etat s’est substitué à la mairie de Cotonou pour prendre de telles décisions. Aujourd’hui, les langues se délient et on en sait un peu plus sur les motivations du gouvernement. En effet, dès leur prise de service, les princes du « Bénin révélé » auraient instruit les services de la mairie de Cotonou de leur répertorier tous les chantiers en cours de la famille Kodeih et d’en produire tous les permis de construire. C’est alors qu’il est apparu que le bâtiment en ligne de mire n'est pas conforme au permis de construire, en étant déjà à R+8 avec mezzanine au lieu du R+4 autorisé. Mais la règle en la matière était de produire une nouvelle demande au niveau des services compétents de la mairie qui devraient étudier la qualité de la fondation avant de donner leur quitus ou carrément demander au promoteur de respecter les clauses du permis de construire. Pourquoi alors l’Etat se substitue à la mairie et brandit la menace de destruction de l’immeuble ?

La vérité est ailleurs. L’immeuble incriminé devrait abriter la prestigieuse chaîne hôtelière MARRIOTT qui devrait bousculer le monde de l’hôtellerie au Bénin. De nos investigations, il ressort qu’un second chantier du même promoteur Ghaby Kodeih devrait abriter la chaîne NOOM du groupe WINDHAM. Apparemment, tout porte à croire que le gouvernement ne veut pas laisser de nouveaux groupes s’installer pour concurrencer les hôtels du Chef de l’Etat. Si cette information se vérifie, on peut se demander si c’est le président de la république qui a vraiment demander cela à ses lieutenants. La question vaut son pesant d’or dans la mesure où d’autres sources informent que la famille Chagoury est aussi dans la liste rouge des nouveaux dirigeants à cause de l’hôtel Golden Tulip.

Alors que le gouvernement promeut l’investissement privé avec le vote de la loi sur le partenariat public-privé, de tels agissements vont à l’encontre du discours du Chef de l’Etat. Finalement on se demande dans quel secteurd’activités les princes du « Bénin révélé » veulent laisser d’autres opérateurs économiques émerger ? Le même gouvernement qui affirme vouloir œuvrer pour l’éclosion du secteur privé crée une insécurité dans l’investissement en traquant les opérateurs économiques qui avaient pignon sur rue.

Worou BORO

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Demande de 5 millions de caution aux petits acheteurs d’anacarde : Scandale au ministère du Commerce ?

commerce

Le secteur d’anacarde est en proie à un scandale sans précédent. Les cadres du ministère du commerce ont beau nié l’implication du ministère mais les faits disent tout autre chose. De quoi s’agit-il en réalité ?

Depuis un moment circule sur les réseaux sociaux un arrêté ministériel qui émanerait du ministre du Commerce et de son homologue de l’Agriculture portant modalités de commercialisation des noix de cajou. On y lit que la commercialisation intérieure des noix de cajou au Bénin est subordonnée à un agrément accordé par le ministre chargé du Commerce après avis du Comité de suivi de la campagne. Pour l’obtention de l’agrément, la caution est fixée à cinq millions de francs (5 000 000)FCFA. Le même arrêté interdit la vente de noix de cajou aux abords des voies, des maisons d’habitation et d’autres lieux publics ou privés. On peut comprendre aisément que ce sont les petits acheteurs d’anacarde qui sont visés. Et déjà sur le terrain, on exige des petits acheteurs le payement d’une somme de cinq millions avant tout achat d’anacarde. Le hic est que ces petits acheteurs doivent verser cette somme en espèces sonnantes et trébuchantes à de vils individus contre reçu. Aucune structure financière publique ou privée n’est associée à ce paiement. Cette intrigue a conduit certains acheteurs de noix de cajou à se rapprocher de la Direction générale du commerce intérieur. C’est alors qu’on leur a fait comprendre qu’il y a effectivement une loi en cours dans ce sens mais qui, du fait qu’elle n’est pas encore vulgarisée, ne saurait entrer en vigueur. Autrement dit, le ministère n’a autorisé personne à percevoir une somme de cinq millions de francs au titre de la campagne en cours. Qui a donc instruit ces personnes à demander chez les acheteurs 5 millions de francs avant tout achat ? D’où tiennent-ils le reçu qu’ils délivrent ? Le phénomène s’observe plus dans les localités de Savalou et de Bantè où l’anacarde est produit en quantité. Tout porte à croire que c’est un réseau organisé pour gruger les petits acheteurs. Comment peut-on faire croire que le ministère du commerce ignore toute cette manœuvre alors que c’est en son nom que de vils individus exigent une caution de 5 millions de francs aux petits acheteurs. Le chef de l’Etat est-il au courant de cette manœuvre ?

Nous donnerons plus de détails dans cette affaire dans nos prochaines parutions.


M.M

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Climat des affaires au Bénin : Le CIPB s’en préoccupe

Roland-Riboux

L’amélioration du climat des affaires était au cœur d’un diner-débat organisé hier, mardi 31 janvier 2017, à Azalaï hôtel de Cotonou par le Conseil des investisseurs privés du Bénin (CIPB) du président Roland Riboux. Devenu une tradition pour le CIPB, les réflexions ont tourné autour de l’amélioration de l’environnement économique au Bénin.

Le Conseil des investisseurs privés du Bénin (CIPB) s’inscrit dans la promotion et le soutien de l’entreprise. Hier encore, son président Roland Riboux l’a démontré en réunissant le monde des affaires autour d’un diner-débat qui a enregistré la participation du ministre de l’Economie et des finances Romuald Wadagni. Les débats qui ont tourné autour du thème : « l’environnement économique actuel du Bénin et les perspectives pour l’amélioration du climat des affaires»   ont permis aux opérateurs économiques de tracer les sillons d’un environnement économique favorable aux investisseurs. Parmi les goulots d’étranglement figure la question de l’instabilité de l’énergie électrique. Conscient du fait que sans énergie, il n’y a point de développement possible, le ministre Romuald Wadagni a rassuré le monde des affaires des mesures prises par le gouvernement du Nouveau départ pour régler définitivement le problème de déficit énergétique. Plusieurs accords ont été signés dans ce sens en vue de diversifier les sources de production de l’énergie.Les membres du Cipb ont également évoqué la pression fiscale qui asphyxie les entreprises. Aussi, Romuald Wadagni a-t-il exposé les réformes faites par son administration pour éviter les rançonnements et autres exagérations infondées au niveau des impôts.  Pour l’argentier béninois, le Bénin a un problème de dette et ce sont les difficultés pour payer ces dettes qui freinent le développement. D’où la nécessité de lancer les emprunts obligataires pour apurer les dettes et relancer l’économie. La crise du naira s’est aussi invitée dans les débats et le ministre a expliqué la politique du gouvernement pour réduire considérablement la dépendance économique du Bénin vis-à-vis du Nigeria. En somme plusieurs réformes sont en cours et d’autres doivent être initiées pour assainir l’environnement économique et permettre aux entreprises de prospérer et de contribuer au développement.

Créé en 2002, le CIPB est un cercle de réflexion de référence regroupant une quarantaine de sociétés émanation de tous les métiers et de tous les secteurs d’activités. Il œuvre pour un dialogue public-privé permanent et constructif pour continuer d’avancer dans la direction du développement du Bénin.»

M.M

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Première Assemblée Consulaire de l’année 2017 : Satchivi annonce une palette de services aux entreprises

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La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), a tenu hier, jeudi 26 janvier  2017, dans ses locaux, sa première session ordinaire de l’Assemblée consulaire au titre de l’année 2017. C’était l’occasion pour les élus consulaires d’évaluer le chemin parcouru et de redéfinir les actions à mener pour la promotion des entreprises au Bénin. Le Président de l’institution consulaire a rassuré de l’engagement de la mandature à offrir toute une gamme de services aux entreprises. C’était en présence du ministre de commerce et de l’industrie, Lazare Séhouéto…

Venus de différentes régions économiques, les élus consulaires procèderont à l’adoption du procès-verbal de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée consulaire du 21 décembre 2016 ; l’adoption du rapport des commissaires aux comptes sur l’état financier de l’exercice clos au 31 décembre 2011 ; l’adoption du Plan de travail annuel (Pta) 2017 et du budget prévisionnel 2017 ; l’adoption de la nouvelle grille de cotisations annuelles. Dans son mot de bienvenu, le Président de la Ccib, Jean- Baptiste Satchivi s’est réjoui de la détermination et de l’abnégation des élus consulaires qui témoignent de leur engagement à accompagner les différentes réformes entreprises pour la renaissance de l’institution économique. Le repositionnement  de l’institution consulaire dans l’ordre protocolaire et sa reconnexion avec les institutions sœurs ; l’élaboration des documents stratégique de développement ; l’organisation des états généraux du secteur privé; la réalisation de l’audit organisationnel et institutionnel ; l’assainissement des finances de l’institution consulaire ; l’organisation de la 6ème édition de la FRI/UEMOA sont autant d’actions à l’actif de la mandature. « Il reste maintenant à cette mandature deux années qui seront essentiellement consacrées aux services à l’entreprise et à la promotion des entreprises », a déclaré Jean-Baptiste Satchivi. Saluant la vision du gouvernement qui place le secteur privé au cœur des préoccupations de développement économique du Bénin, Satchivi annonce pour bientôt une séance d’appropriation du contenu du Programme d’action du gouvernement (PAG) au profit des opérateurs économiques.Tout en espérant du gouvernement, un dialogue public-privé fécond, il a invité les élus consulaires à agir d’avantage en acteurs créateurs d’avenir plus efficaces, plus novateurs, plus innovants inscrits dans une démarche qui porte le changement économique profitable à tous. Le ministre du commerce, Lazare Séhouéto, procédant à l’ouverture des travaux a rassuré l’institution consulaire du soutien du gouvernement dans l’optique d’un rayonnement du secteur privé.

Aziz Adéyèmi (Stag)

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