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Economie

Transfert de l’activité de gros du marché Dantokpa : Une mesure mal pensée

marche-dantokpa

Au conseil des ministres du mercredi 18 octobre dernier, le gouvernement a donné son accord pour l’étude de faisabilité de la construction d’un marché de gros dans la commune d’Abomey-Calavi. D’ici quelques mois donc, tout ce qui concerne la vente en gros actuellement concentré dans le grand marché Dantopka et ses environs sera transféré dans la commune d’Abomey-Calavi sur un site aménagé. Ce projet, selon le compte rendu du conseil des ministres, s’inscrit dans une logique de transformation qualitative de l’image urbaine du Grand Nokoué, l’embellissement et la décongestion des centres villes y situés. S’il est vrai que le diagnostic, le décongestionnement de la ville de Cotonou, est pertinent, la solution proposée n’est pas des plus pragmatique ni économiquement rentable. C’est vrai qu’il n’y a pas que des vendeurs en gros au marché Dantopka. Il y a aussi les petits détaillants mais la vente en gros constitue la particularité de Dantokpa. Elle est même la raison principale de la congestion du marché. Le nombre élevé de détaillants qui vendent leurs articles à un prix relativement bas se justifie du fait qu’à côté, il y a les grossistes. Les détaillants ne sont alors plus tenus d’ajouter le coût du transport contrairement aux autres marchés secondaires. Autrement dit, si on supprime la vente en gros, Dantokpa risque de se retrouver dans la même catégorie que les marchés secondaires où le prix des articles est relativement plus élevé. Certes, elle ne va plus attirer autant du monde. Mais c’est utopique de penser qu’il peut avoir vente en gros dans un marché sans la présence des petits détaillants. On risque alors de voir les détaillants se ruer vers le nouveau site réservé aux grossistes  Abomey-Calavi. Dans ce cas, le gouvernement ne ferait que déplacer le problème.

D’un autre côté, le lieu choisi, la commune d’Abomey-Calavi, pour abriter les grossistes ne parait pas très judicieux pour la survie de l’activité économique. On sait tous que les Nigérians constituent les plus gros clients du marché Dantokpa. Ceci, compte tenu de la proximité du marché avec le grand voisin de l’est. Toute réforme qui ne prend pas en compte cette réalité est vouée à l’échec.  Si tant est que c’est le décongestionnement de Cotonou qui préoccupe le gouvernement, la commune de Sèmè-Kpodji est bien située car faisant le pont entre Cotonou et Porto-Novo en même temps qu’elle est plus proche du Nigéria. Ce qui forcément est plus rentable pour ces nigérians, clients de luxe des grossistes du marché Dantokpa. Transférer la vente en gros à Abomey-Calavi, c’est imposer aux nigérians la traversée de trois villes à la fois, Sèmè-Kpodi, Cotonou puis Abomey-Calavi avec tous les risques d’embouteillage à l’aller comme au retour. Dantokpa risque alors de perdre ses clients nigérians au profit d’autres marchés de la sous-région. La conséquence, c’est le ralentissement de l’activité économique avec ses corollaires de mévente, de plaintes. Ce qui ne ferait qu’en rajouter aux difficultés des commerçantes et commerçants du plus grand marché de la sous-région. Après les plaintes des victimes du déguerpissement, c’est au tour des commerçants de Dantokpa de connaître lot de mésaventure sous la Rupture.

M.M

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Recouvrement de créances au fisc : Alertes, escroquerie aux impôts

Direction-Generale-des-Impots

Il y a une certaine légèreté dans le recouvrement des impôts chez les débiteurs. Sur le terrain, les agents envoyés en mission développent des comportements peu vertueux qui, à la longue, vont occasionner beaucoup de manques à gagner à l’Etat. La pratique consiste à brandir l’arme de fermeture des boutiques et magasins pour amener ceux qui doivent au fisc à mordre à l’appât. Ils débarquent chez les propriétaires de boutiques ou de magasins, avec un montant auparavant inconnu de ceux-ci, pour exiger le remboursement sur le champ au risque de mettre leur boutique sous scellés. Pour éviter qu’on ne ferme sa boutique, le débiteur engage alors les négociations. Et ç’est là qu’ils déroulent leur stratégie pour escroquer aussi bien le créancier que l’Etat. D’un montant de 100 mille francs par exemple au départ, de supplication en supplication, ils peuvent accepter finalement de prendre 20 mille. Le débiteur, qui a peur de voir sa boutique fermée, donne ce qu’il a. Les agents empochent les sous et lui délivrent un faux reçu en lui signifiant de s’approcher de la direction générale pour prendre la quittance, sachant bien que dans la plupart des cas, les gens ne vont plus chercher leur quittance, puisqu’ils estiment qu’ayant déjà soldé ce qu’ils doivent, ils ne courent plus le risque de voir leur boutique fermée. Sur le terrain, l’impôt est alors perçu à la tête du client.

Une vendeuse, qui a requis l’anonymat, a  découvert le pot aux roses et s’est plainte à la rédaction de Matin Libre.  Les agents ont débarqué dans sa boutique. Ils lui ont montré un papier avec un en-tête de la Dgid. Mais curieusement, le papier n’est pas rempli et c’est au verso qu’ils ont mis au bic le montant qu’elle devrait payer, soit 100 mille FCfa. Après les négociations, ils lui ont dit qu’elle peut payer 56 mille sur le champ. Mais si elle décide d’aller payer  à la direction, elle devra payer les 100 mille FCfa en totalité. C’est alors que la vendeuse, nonobstant la menace de fermeture qui pèse sur sa boutique, a préféré se rendre elle-même aux impôts pour solder sa dette. Une fois aux impôts, elle a expliqué la situation. C’est alors qu’on lui fait savoir qu’en réalité elle ne doit que 35 mille FCfa. N’eut été sa vigilance, ce débiteur du fisc aurait payé 56 mille francs aux agents envoyés sur le terrain. Ceux-ci auraient reversé 35 mille aux impôts et se seraient partagés le surplus ou dans le pire des cas, tout empoché. On imagine que beaucoup d’autres personnes qui doivent aux impôts ont été victimes de cette escroquerie en payant plus qu’elles ne doivent.

Il se peut que la Direction des impôts ne soit pas informée de tels agissements de la part de certains de ses agents. Mais ceci est sans doute la résultante d’un disfonctionnement certain que la direction se doit de corriger au plus pressé en mettant par exemple à la disposition des créanciers une ligne verte pour leur permettre de dénoncer ces genres d’abus. La direction peut également exiger que tout payement se fasse uniquement dans ses locaux et jamais main à main sur le terrain. Ceci pourrait limiter la fraude et empêcher que des agents du fisc abusent des débiteurs et s’engraissent sur le dos de l’Etat.

M.M

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Signature d’une convention de partenariat à la Ccib : Le Bénin renforce ses relations d’affaires avec la Lettonie

CCIB-Lettonie

Une délégation Lettone séjourne au Bénin depuis, mardi 10 octobre 2017. Et dans l’optique de renforcer la coopération économique entre le Bénin et la Lettonie, la délégation et le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi ont procédé à la signature d’une Convention de partenariat. C’était dans la soirée d’hier dans les locaux de l’institution consulaire.

Toujours à la quête de nouvelles opportunités pour la communauté nationale des affaires, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) consolide et revitalise ses relations économiques avec d’autres nations. A travers la signature de la convention de partenariat avec la Lettonie, l’Institution consulaire du Bénin vient de solidifier ses liens commerciaux avec un pays à économie émergente de l’Union Européenne. La Lettonie est connue pour être un important producteur de matériel ferroviaire, de radios, de réfrigérateurs, de médicaments, de produits dérivés du bois, et de produits issus de la sidérurgie. L'économie lettone est poussée par le secteur tertiaire qui contribue à 74% du PIB et emploie 69% de la population active. Prenant la parole, le Président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi a souhaité la bienvenue à ses hôtes en terre béninoise avant de les rassurer de l’hospitalité légendaire reconnue au Bénin. Le patron de l’institution consulaire a également vanté les mérites du Bénin et la vitalité de sa démocratie marquée notamment par l’organisation régulière des élections transparentes et crédibles. A l’en croire, le Bénin se doit de coopérer économiquement et commercialement avec la Lettonie car étant un pays émergent. Soulignons qu’après une période d'indépendance tumultueuse jusqu'en 1995, l'économie de la Lettonie est de 1995 à 2008, l'une des plus prospères de l'Union européenne qu'elle a, rejoint le 1er mai 2004. La croissance du PIB entre 2010 et 2014 fluctue quant à elle entre +2 % et +7 %. La monnaie est l'euro depuis le 1er janvier 2014. La Lettonie devient ainsi le 18è membre de l’Union Européenne (UE). En mai 2012, la note financière de la Lettonie est redressée de BBB+ à A- : elle sort du cadre spéculatif et revient au cadre d’investissement. Il a, par ailleurs, rassuré que la délégation Lettone est venue pour faire des investigations commerciales au Bénin. Quant au Représentant de la délégation de la Lettonie, Girts Celajs, il a estimé qu’il s’agit d’un évènement historique avant de dire toute sa joie en contribuant à la bonne santé des relations d’affaires avec une nation attractive qu’est le Bénin. Tout en espérant voir les deux pays entretenir de sérieuses et fructueuses relations commerciales et économiques, il a fait part de son souhait de coopérer avec certains pays de la sous-région dont le Nigéria et le Burkina Faso. Selon ses dires, un véritable avenir commercial se construit entre la Lettonie et le Bénin. Notons que la délégation rencontrera plusieurs personnalités politico-économiques du Bénin durant son séjour.


Aziz BADAROU

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Guerre contre les GSM : Wadagni pourra-t-il assumer la banqueroute ?

Romuald-Wadagni

Le Gouvernement du Bénin, à travers le Ministère des Finances, a décidé de s’attaquer aux plus grandes entreprises à travers des mesures coercitives dont il est permis de douter des effets dans la durée, tant leur intensité ouvre la porte à toutes les interprétations, des plus légitimes aux plus loufoques.

Dans la gestion du dossier des opérateurs Télécoms au Bénin, c’est au Ministre des Finances, que le Chef de l’Etat a fait confiance. S’il est vrai que le Ministre peut se vanter d’une expérience de commissaire aux comptes d’Orange RDC, en tant que « Partner » chez Deloitte, on peut vraisemblablement s’interroger sur l’étendue de ses compétences en matière de négociations gouvernement-opérateurs, de fiscalité des télécoms ou encore de tarification des redevances ou autres fréquences. La lecture des résultats supposés ou réels de sa conduite du dossier laisse clairement à désirer. Aujourd’hui, l’opérateur leader MTN, a ses comptes saisis depuis plusieurs mois et c’est maintenant au tour de Glo, d’être convié à plier bagages pour défaut de paiement de redevances et incapacité de renouvellement de sa licence. Il faudrait rajouter le retrait définitif de l’agrément de Bell Benin ainsi que le processus de cession de Libercom. Quel est le mandat donné par le Chef de l’Etat au Ministre Wadagni et comment s’en sert-il ? A la vue des résultats énoncés, on ne peut que constater la mauvaise conduite du dossier et la prise en otage du Président par cette démarche cavalière, car les acteurs des Télécoms en tant qu’opérateurs économiques sont à prendre en compte comme cela se doit, de très grandes entreprises.

La première question est de savoir si le blocage des comptes est une mesure appropriée. A la vue des actifs de MTN et Glo, de leurs présences au Bénin, de la portée de leurs marques, l’on ne peut croire qu’ils pourraient disparaître du jour au lendemain sans régler leurs ardoises comme s’ils n’étaient que des individus. La réalité du blocage, c’est son caractère antisocial car agissant finalement contre les béninois, plus de 20 000 emplois directs et indirects, les fournisseurs et tous les partenaires, durement affectés par ce ralentissement du fonctionnement pour MTN ou la fermeture annoncée dans le cas de Glo Benin. Mieux ces deux entreprises en tant que contributeurs fiscaux, pénalisés dans leurs activités, vont voir baisser leurs chèques aux impôts de façon significative. La deuxième question concerne l’envie de liquider des acteurs économiques dont le poids n’est pas contesté. Car en réalité de la démarche des acteurs publics pilotés par le Ministre Wadagni, c’est à une intransigeance qui tranche avec toute approche de négociation que l’on assisterait. L’avarice perd tout, en voulant tout gagner, nous rappelait la fable de la Fontaine et c’est vers cela que pourrait conduire les attitudes de jeune premier de l’argentier national. Il est permis d’ailleurs de douter de cette méthode face à l’attitude pondérée manifestée par le même ministre dans le dossier BAIC, où la préservation des emplois a guidé chaque décision, alors qu’on s’apprête à fermer Glo et que chaque jour supplémentaire de saisie rapproche MTN de la même situation.

Que reste-t-il au pays ? L’Etat en guerre avec Cajaf Comon, MTN, Glo, Bell Benin, l’on peut aussi s’inquiéter pour Moov. Et mieux l’on se demande, à part ces entreprises, les autres entreprises capables de tenir dans cette crise économique et dont les impacts produisent des résultats à court terme, face aux réformes du gouvernement destinées à produire leurs effets sur le long terme. Il est difficile d’en trouver avec le secteur des véhicules d’occasion agonisant et gisant sur le lit du malade dans le contexte d’un naira qui continue de flirter avec les fonds. Aussi capricieuse que soit la poule aux œufs d’or, c’est elle la poule et il faut espérer que l’impétuosité propre à la jeunesse, ne puisse prendre le pas sur le bon sens et le choix raisonnable pour l’entreprise Bénin, qui tend à marche forcée vers la banqueroute.

Worou Boro

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Jean-Baptiste Satchivi au sujet de la mission de la Ccib à Lagos et Ogoun state : ‘‘Le Nigéria est un vivier d’opportunités pour le Bénin’’

CCIB

Une délégation de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (Ccib) et des opérateurs économiques béninois ont effectué une importante visite de travail au Nigéria du 24 au 27 septembre 2017. A la faveur d’un déjeuner, vendredi 06 octobre 2017, dans les locaux de l’institution consulaire, le président Jean-Baptiste Satchivi a fait le point des acquis de la mission avant de démontrer que le Nigéria est un vivier d’opportunités pour le Bénin.

Une trentaine d'opérateurs économiques et chefs d'entreprises opérants dans divers secteurs notamment l'agro-industrie, l’industrie aviaire, l’industrie minière, l’énergie, la production de bois, le BTP, le tourisme, l’éducation et la santé étaient aux côtés de la délégation de la Ccib, conduite par le président Jean-Baptiste Satchivi. Ladite mission a d’ailleurs abouti à la signature du protocole d’accord de partenariat entre la CCIB et la Naccima (Nigerian Association of Chambers of Commerce, Industry, Mines and Agriculture),l’établissement des conditions propices à la mise en place de partenariats d’affaires mutuellement bénéfiques et sécurisés entre les secteurs privés des deux pays ; l’identification des niches d’opportunités à saisir par les opérateurs économiques béninois sur le marché nigérian et vice et versa ; la levée des entraves à la libre circulation des biens des capitaux des services et des personnes entre les deux pays. A en croire le président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi, il s’agit d’une mission très bénéfique pour les hommes d’affaires nigérians et béninois. Au cours de cette visite, la délégation béninoise a rencontré les Présidents des Chambres de Commerce ainsi que le Gouverneur d’Ogun State  et d’Abéokuta. Il a été initié une rencontre Be to Be entre les opérateurs économiques béninois et nigérians d’Abéoccima, d’Ogunccima et de Lagos. Les échanges se sont articulés autour de la nécessité de facilitation des transactions commerciales ; les difficultés d’obtention de l’autorisation de NAFDAC et de SON pour l’introduction des produits béninois sur le marché nigérian, les difficultés de transfert d’argent vers le Nigéria pour les industriels béninois, les questions de sécurité au niveau des frontières entre le Bénin et le Nigéria. Pour le président Satchivi, il importe de changer de paradigme dans les relations entre les deux pays car, estime-t-il, le Nigéria reste un véritable vivier d’opportunités pour le Bénin avec plus de 200 millions de consommateurs. Il a par ailleurs rassuré des dispositions en cours pour une nouvelle dynamique de relations d’affaires avec le Nigéria. Quant à l’Ambassadeur du Nigéria près le Bénin, Emmanuel Kayode, il a félicité le président Satchivi et son bureau pour cette mission importante sur le Nigéria. Le Bénin et le Nigéria sont des pays frères et il n’y a pas de raison de ne pas travailler ensemble pour le rayonnement économique des deux pays, conclut-il.

Aziz BADAROU

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Les entreprises d’Ajavon ont répondu dans le dossier redressement fiscal : Le gouvernement désormais confus !

sebastien-ajavon

L’affaire de 167 milliards FCfa de redressement fiscal aux entreprises de l’homme d’affaires a fait grand bruit dans la République notamment dans l’opinion publique ces dernières semaines. Pendant que beaucoup attendaient sa réaction par presse interposée, le président du Patronat a préféré garder son silence. Cependant, ses collaborateurs avertis, dans le plein droit de la contestation ou du contradictoire, ont répondu aux services des impôts sur la base des charges portées contre lesdites sociétés. Une réponse sous-tendue par des preuves que le gouvernement n’a pas daigné publier alors même qu’il l’avait fait pour les extraits notifiant le redressement en question. Mais ce qui paraît curieux dans ce dossier est que certains agents des Impôts avouent que même si on admet que dans les pièces justificatives il y a eu entre temps des omissions, ce montant est tout de même surréaliste voire renversant. Ces sources n’écartent donc pas d’éventuelles erreurs de calcul de la part des inspecteurs commis à cette tâche, et ce sous la pression de la hiérarchie. L’ont-ils fait pour plaire aux chefs ou nuire au Patron des patrons béninois ?  En tout cas, si déjà il se susurre que le montant final est bien minime au 167 milliards ventilé, on peut se faire une idée de la situation d’embarras ou de désolation dans laquelle se trouverait le gouvernement. Mieux, quelles pourraient être désormais les relations entre le ministre des Finances et le Directeur général des Impôts. Dans certains milieux, il se dit d’ailleurs que c’est pour ne pas s’avouer vaincu de sitôt que le l’Exécutif s’est dernièrement lancé dans une campagne communicationnelle insistant sur ce que Sébastien Ajavon doit payer. Et au cas où il ne voudra pas s’exécuter, l’opinion publique ayant été préparée psychologiquement sur le dossier, le gouvernement pourra dérouler facilement son plan de fermeture des sociétés de l’homme d’affaires surtout que même pour un recours en contentieux il lui faut débourser près de 40 milliards, une caution bien connue qui pourrait lui être très difficile de mobiliser. Ce sont des paramètres sur lesquels on joue mais au pire des cas, il n’est pas exclu que des têtes tombent dans la chaîne des fiscs ; ce qui serait une bonne transition pour le rapprochement entre les deux alliés d’hier. Un tel acte pourrait faire monter la cote de popularité du chef de l’Etat, beaucoup l’attendant sur ce point. Certaines langues annoncent aussi que le gouvernement pourrait faire aussi des concessions  pour un ralliement de Sébastien Ajavon qui pourra désormais faire ses affaires en toute quiétude. Une médiation serait même en cours pour. Les prochains jours nous édifieront.

Worou BORO  

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Financement des entreprises béninoises : La Ccib et Arconseil lancent la plateforme “Ebano“

CCIB

L’institution consulaire du Bénin (Ccib) vient de rendre opérationnel, grâce à son partenariat avec Ebano Finances, un nouvel outil d’appui au financement des entreprises béninoises et africaines. Il s’agit de la plateforme “Ebano“, officiellement lancée hier, jeudi 05 octobre 2017 dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) en présence des partenaires et des chefs d’entreprises.

“Ebano“ est une plateforme web qui permet de mettre en relation des fonds d’investissement avec des entreprises africaines de manière simple, rapide et entièrement sécurisée grâce à un système de cryptage de données et hébergement du site en France. Conçue par la société française « Ebano Finance SAS », la présente plateforme apparait comme une solution durable et appropriée au financement des entreprises béninoises. La cérémonie de lancement de la plateforme “Ebano“ a été sponsorisée par le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) et la compagnie aérienne Brusssels Airlines, tous partenaires de la société Ebano Finances. A en croire le président fondateur de la société française, François Jay, la plateforme internet permet aux entreprises de se présenter gratuitement et de devenir visibles à des investisseurs professionnels sélectionnés et payants. Déjà lancée dans sept pays africains, son déploiement confirme le besoin croissant des entreprises africaines dans des financements de long terme en capital, selon ses dires. « Besoin estimé à près de 140 millions d’euros qui pourrait être comblé par une meilleure mise en relation avec les quelques 200 équipes d’investissement réparties dans le monde et dédiées à l’Afrique. En effet, avec un taux de rentabilité interne moyen de 13%, l’Afrique constitue le continent le plus attractif pour tout investisseur en quête de rendement élevé » a-t-il clarifié. Une révolution du monde de la finance que propose alors “Ebano“. Prenant la parole, le président d’Arconseil, Rizwan Haider a confié que le cabinet est le relais d’Ebano finance au Bénin et sera le partenaire adéquat pour toute entreprise en développement souhaitant être soutenue dans l’aventure Ebano et sa structuration pour l’entrée au capital d’un fonds d’investissement. Quant au Président de la Ccib, Jean-Baptiste Sachivi, il a fait savoir que la réussite d’une entreprise ne dépend pas uniquement de son capital humain ni de ses équipements matériels mais aussi de sa capacité à mobiliser des financements appropriés pour répondre de manière adéquate aux besoins d’exploitation et d’investissement. Selon ses dires, le manque de ressources financières en temps opportun affecte négativement la capacité des entreprises à maintenir le cap face à des concurrents mieux lotis et à saisir de nouvelles opportunités. La plateforme “Ebano“ est donc une solution que doivent s’approprier les entreprises. Pour rejoindre la famille des investisseurs, il suffit alors de se rendre sur le site https://www.ebanofinance.net/

Aziz BADAROU

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Mission de la Cci Bénin au Nigéria : Des retombées pour la coopération entre les secteurs privés

jean-baptiste-satchivi

Une délégation de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (Ccib) et des opérateurs économiques béninois ont effectué une importante visite de travail au Nigéria du 24 au 27 septembre 2017. Une mission qui a permis le renforcement de partenariat entre l’institution consulaire du Bénin et la Naccima(Nigerian Association of Chambers of Commerce, Industry, Mines and Agriculture). D’importantes retombées également pour la communauté des affaires.

Une trentaine d'opérateurs économiques et chefs d'entreprises opérants dans divers secteurs notamment l'agro-industrie, l’industrie aviaire, l’industrie minière, l’énergie, la production de bois, le BTP, le tourisme, l’éducation et la santé étaient aux côtés de la délégation de la Ccib, conduite par le président Jean-Baptiste Satchivi. Ladite mission a d’ailleurs abouti à la signature du protocole d’accord de partenariat entre la CCIB et la NACCIMA, l’établissement des conditions propices à la mise en place de partenariats d’affaires mutuellement bénéfiques et sécurisés entre les secteurs privés des deux pays ; l’identification des niches d’opportunités à saisir par les opérateurs économiques béninois sur le marché nigérian et vice et versa ; la levée des entraves à la libre circulation des biens des capitaux des services et des personnes entre les deux pays. Une mission très bénéfique pour les hommes d’affaires nigérians et béninois. Au cours de cette visite, la délégation béninoise a rencontré les Présidents des Chambres de Commerce ainsi que le Gouverneur d’Ogun State  et d’Abéokuta. Il a été initié une rencontre Be to Be entre les opérateurs économiques béninois et nigérians d’Abéoccima, d’Ogunccima et de Lagos.Les échanges se sont articulés autour de la nécessité de facilitation des transactions commerciales ; les difficultés d’obtention de l’autorisation de NAFDAC et de SON pour l’introduction des produits béninois sur le marché nigérian, les difficultés de transfert d’argent vers le Nigéria pour les industriels béninois, les questions de sécurité au niveau des frontières entre le Bénin et le Nigéria. La communauté nationale des affaires peut donc se réjouir du renforcement de la coopération entre les secteurs privés des deux pays, la clarification des conditions propices à la mise en place de partenariats d’affaires mutuellement bénéfiques et sécurisés entre les secteurs privés des deux pays, la mise en place d’une structure tripartite (CCIB – NACCIMA – SON) pour veiller au respect strict des conditions liées aux normes du marché nigérian.

Aziz BADAROU

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Commerce dans le cadre de l’AGOA au Bénin : La première exportation de vêtements vers les Usa célébrée

cooperative

L’Usaid a célébré, ce mercredi 27 septembre 2017, la toute première exportation de vêtements du Bénin vers les Etats-Unis dans le cadre de la loi AGOA. C’était dans les locaux de l’usine béninoise de vêtements «Africa New Connection » à Akpakpa.  

6.000 chemises cléricales, 9.000 cols romains et 20.000 autres articles vestimentaires sont prêts à être acheminés vers les Etats-Unis d’ici la fin de l’année 2017. Une fructueuse collaboration entre le République du Bénin et les États-Unis Unis d’Amérique très saluée de tous. Ces articles vestimentaires ‘’Made in Bénin’’ ont été confectionnés par Africa New Confection (ANC) sous la loi AGOA. Une loi qui accorde un traitement hors taxe à presque tous les produits exportés par les pays bénéficiaires. Ce qui leur donne un accès libre au marché américain. Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin n’a pas manqué de manifester toute sa joie pour cette première exportation. « Je félicite le Bénin pour sa toute première expédition de vêtements sous l’AGOA, et l’ANC pour sa première exportation vers les Etats-Unis », a-t-elle déclaré. Isidore Kouton, promoteur d’Africa New Confection, dont la société est le premier bénéficiaire de la loi AGOA reste convaincu que c’est le début d’une croissance considérable. Pour lui, cette collaboration a permis de recruter 25 personnes de plus pour accroître sa main-d’œuvre estimée à 70 aujourd’hui. Il compte atteindre le seuil de 100 personnes d’ici à la fin de l’année 2017. D’autres usines béninoises pourraient bientôt exporter leurs produits vers les Etats-Unis d’Amérique.

A.B

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Reprise d’une grande banque par l’Etat : Où est la lettre prouvant la faillite de la BAIC?

BAIC

Au conseil des ministres du mercredi 27 septembre dernier, le gouvernement a autorisé la reprise par l’Etat du capital social de la Banque africaine pour l’industrie et le commerce (Baic). La raison évoquée, la Baic serait confrontée à des difficultés opérationnelles pouvant conduire à la cessation de ses activités. L’Etat intervient alors pour éviter un éventuel retrait d’agrément de ladite banque par la Commission de l’Uemoa. Seulement, le mobile de faillite évoqué par le gouvernement pour reprendre cette banque dans le giron de l’Etat est loin de convaincre certaines personnes bien averties du milieu des affaires. Ceci d’autant plus qu’aucune preuve de faillite n’est brandie pour ni par le gouvernement, ni par les institutions monétaires telles que la Bceao. Pour beaucoup, les raisons de cette décision de reprise du capital social de la Baic sont ailleurs. Elles peuvent être trouvées dans l’envie des nouveaux dirigeants de faire main basse sur la Baic, la contrôler pour leurs propres intérêts. C’est surprenant qu’avant cette décision, il n’y a eu aucune alerte sur le fait que cette banque inaugurée par Boni Yayi en novembre 2015 traverse des  difficultés au point de courir le risque de perdre son agrément. Si tel est vraiment le cas, les institutions bancaires allaient donner l’alerte par des courriers. Le gouvernement gagnerait à publier de tels courriers, s’ils existent réellement afin de motiver sa décision afin que toute équivoque soit levée quant à l’opportunité d’une telle décision.
 
Conseil des ministres du 27 Septembre 2017

Autorisation d'acquisition du capital social de la Banque Africaine pour l'Industrie et le Commerce (BAIC).
Le Ministre de l'Economie et des Finances a présenté au Conseil des Ministres,
une communication relative à l'acquisition du capital social de la Banque Africaine pour l'Industrie et le Commerce (BAIC).
La BAIC est actuellement confrontée à des difficultés opérationnelles pouvant conduire à la cessation de ses activités si aucune mesure de redressement n'est prise. La non résolution globale et à temps des problèmes structurels maJeurs pourraIt conduire au retrait de l'agrément de la Banque par la Commission Bancaire de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Au cours de l'Assemblée générale mixte de ses actionnaires, tenue à Paris le 02 juin 2017, et au regard de l'urgence de la situation, il a été décidé, entre autres, de recourir prioritairement à l'Etat béninois comme partenaire pour assurer le redressement de la Banque.

Nonobstant cette situation critique, et vu son bilan au 31 décembre 2016, la BAIC présente un potentiel de rentabilité et de développement susceptible d'être opportunément exploité pour lui redonner vie et rassurer ses partenaires et ses clients.

Au demeurant, notre pays a tout intérêt à éviter les effets néfastes d'un éventuel retrait d'agrément sur les finances publiques nationales et la stabilité économique.

Il est également à noter que le rachat de la BAIC, par l'Etat, et sa dotation d'un système de gestion plus rigoureux, pourront procurer, à terme, des ressources importantes à notre pays.

Le Conseil des Ministres a donc approuvé la commumcation et instruit le Ministre de l'Economie et des Finances, de conclure, au nom et pour le compte de l'Etat béninois, un accord en vue de la reprise, par l'Etat, de la BAIC au prix des fonds propres, et de rendre compte au Conseil de toutes les diligences effectuées à cet effet.

L' objectif de l'Etat n'est pas de s'approprier définitivement de cette banque. Il pourra se désengager d'ici quelques années, avec une plus-value bénéfique pour l'économie nationale.

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