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Culture

6ème édition de la célébration des mécènes du showbiz béninois : Vedettes, animateurs et journalistes culturels en fête ce vendredi

Stanislas-Kindjinou

Pour la sixième fois de son histoire, la grande soirée de célébration des mécènes du showbiz béninois sera au rendez-vous. Ultime occasion  de retrouvailles des acteurs du monde artistique et culturel, cet événement initié  par l’animateur Stanislas Kindjinou  alias « Stan Towé », est prévu pour demain vendredi 02 septembre 2016, à  Ayibatin, derrière les rails, à partir de 16h. A l’en croire, ce sera un grand show public, avec une horde d’artistes de renommée, d’animateurs, de journalistes culturels et même de producteurs d’artistes. Ceci, pour renouer et raviver les liens, les relations et les collaborations diverses existant entre ces acteurs  du secteur culturel    béninois. Parmi les  vedettes invitées à la rencontre, le roi Alèkpéhanhou, Anice Pépé, Vivi l’Internationale, Sèmèvo, Vano Baby, Pipi Wobaho, Wily Mignon, Lyz Yèhoué, Dah Houawé, et  bien d’autres. Elles sont nombreuses, ces vedettes des belles mélodies et de l’animation, annoncées pour agrémenter cette soirée qui s’annonce époustouflant.

MM

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Gaston Eguédji au sujet de l’abattement du budget au Fonds d’aide : « Au-delà de 25%, nous disons non…»

Gaston-Eguedji

Gaston Eguédji est un acteur culturel et précisément un Administrateur  au Fonds d’aide à la culture actuellement Fonds des arts et de la culture. Dans cette posture administrative, il s’occupe du volet ballet, théâtre au sein de l’institution. Il intervient dans cet entretien sur l’épineuse question de l’abattement du budget du Fonds.  

Matin Libre : Nous avions appris qu’au niveau des acteurs culturels du Bénin, l’abattage est allé au-delà du 25 % contrairement aux autres secteurs d’activité du pays, vous aviez initié des mouvements pour protester, dites-nous en réalité ce qui se passe ?

Gaston Eguédji : Ce qui se passe est très grave et il faut qu’on cesse de prendre les acteurs culturels pour des démunis qui n’ont pas leur mot à dire. Parce que ce qui s’est passé après l’abattement à l’Assemblée nationale de 25% du Budget du Fonds d’aide, normalement le ministère des finances, à la suite d’une telle opération,  envoie une notification. Souvent, c’est une notification globale. Le ministère des finances n’entre jamais dans des détails. Mais nous, on a constaté que le Fonds d’aide seul a eu un abattement de 52,63%

Au lieu de 25% ?

Oui, au lieu de 25%. Quand nous sommes allés dans les démarches  pour savoir  pourquoi, on nous a dit que c’est le ministère des finances qui l’a fait, le DC nous a clairement dit que les chiffres que nous avançons, qu’il ne les a jamais eus. Que c’est de nous qu’il est  en train d’apprendre ces chiffres.

Autrement dit, ce n’est pas fait au ministère des finances ?

Ce n’est pas fait au ministère des  finances. Donc la conclusion est que, ce sont les cadres du ministère de la culture qui ont été à la base de cette opération.

Pourquoi l’auraient-ils fait ?

Vous savez, le budget du Fonds d’aide  tape dans l’œil de tout le monde. Il est dit que les artistes sont les plus gâtés et les autres directions veulent en profiter. Et si vous voyez le découpage, la lettre de cadrage, c’est qu’on a constaté que ces fonds ont été utilisés pour d’autres directions.

Ils utilisent ces fonds destinés aux acteurs culturels pour d’autres directions, laquelle par exemple ?

Je ne saurais le dire mais la réalité est là dès que vous allez faire vos enquêtes, vous allez vous rendre compte que ce que c’est cela la réalité. C’est pourquoi on s’est dit qu’on doit se battre parce que pour avoir ces fonds, ça a été une lutte farouche. Donc on peut respecter la restriction  des 25%. Mais au-delà de 25%, nous disons non.  Parce qu’il faut quand même respecter les artistes,  même si aujourd’hui on déplore que le fonds est mal géré, mais ce n’est pas parce qu’il y a mauvaise gestion qu’il faut l’abattre dans le cadre des réformes. Surtout si nous considérons ce que le président Talon a dit. Il veut donner les moyens au fonds d’aide à la culture. Est-ce que c’est en  abattant qu’on va donner ces moyens ? Je ne crois pas et c’est pour cela qu’on s’est dit qu’on doit se battre jusqu’au bout pour que ce qui nous est destiné soit rétabli.

Est-ce que dans vos démarches, vous aviez tenté de rencontrer le Ministre de la culture pour savoir ce qui ne va pas ?

Oui mais moi je n’y étais pas.  Mais pour ce que les amis m’ont dit, le ministre de la culture n’était pas au courant parait-il. C’est notre mouvement qui a permis au ministre de la culture de savoir qu’on a eu un abattement de 52,63%.

Donc le ministre n’est même pas au courant ?

Non il ne sait même pas le pourcentage d’abattement qui a été fait. Donc on se demande, ce qui se passe au ministère de la culture. Et c’est le travail que nous faisons depuis quelques jours pour quand même assainir le milieu. On dit qu’il faut assainir le milieu des artistes mais si les cadres qui gèrent ce ministère aussi font du désordre, nous devons dire non. Que ça cesse maintenant pour qu’on respecte ceux qui font le travail même si on pense qu’être artiste, c’est un travail de fainéant. Encore qu’à l’extérieur quand tu dis que tu es artiste, on te respecte.

Avec tout ce qui se passe, on ne peut pas concevoir que les administrateurs actuels sont en train de perdre du terrain au profit de ces administrateurs du ministère?

Non heureusement que, les administrateurs ont été rétablis. C’est une chance, il faut remercier le ministre qui, à un moment donné, a eu cette clairvoyance. Oui, sinon vous voyez comment les fonds vont être dilapidés ? Vous voyez heureusement que le ministre a eu cette lucidité de ramener les artistes. Autrement, cela allait retarder les choses. Je vous assure qu’on aurait assisté à d’autres choses plus graves que ce qu’on vit actuellement.

Que réservez-vous aux cadres du ministère des finances et aux cadres du ministère de la culture si éventuellement votre cri d’alarme tombe dans des oreilles de sourd ?

Je n’ai rien à réserver à qui que ce soit.  Mais je sais qu’à l’heure de la Rupture et du Nouveau départ, il ne doit plus avoir de cachoterie. On devrait  dire tout ce qui est.

Propos recueillis : Teddy GANDIGBE

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Profil d’une artiste comédienne : Judith Houndjo, l’autre foi audacieuse du théâtre béninois

Judith-Houndjo

Il y a trois ans seulement que la jeune comédienne Judith Houndjo a fait l’option de scruter le monde des arts dramatiques au Bénin. « Le théâtre et le cinéma sont une passion pour moi », va-t-elle marteler pour indiquer clairement ce qui explique sa fougue sur la scène aujourd’hui. Et puisqu’elle est femme, Judith Houndjo, s’inscrit dans la ligne des femmes qui défendent la gent féminine. Et pour réussir, elle n’hésite pas à incarner des rôles qui dégradent la femme dans la société. Ainsi, faudra-t-on la voir dans  la peau de prostituée sur le spectacle ‘’Bmw’’ dont le metteur en scène est Humbert Boko. Pour dénoncer le fait, elle y est allée avec folie. Presque nue, avec une expression corporelle qui aiguise l’appétit vorace  chez le mâle. « Mais ce n’est pas un mal en soi. C’est la seule manière de mieux incarner dans cet espace restreint de la scène ces femmes de mœurs légères qui risquent beaucoup leur vie », souligne la comédienne qui est à même, selon ses propos, de sacrifier presque sa relation sentimentale au profit de la dénonciation de ces phénomènes qui relèguent la femme au second rang en tout. « Mon homme doit être capable d’accepter ce que je fais comme métier.  Le fait d’aller incarner un rôle sur scène ne signifie pas que je suis pratiquante. Ce n’est qu’un rôle et ça s’arrête là. Maintenant s’il ne peut pas supporter, il peut aller se faire voir ailleurs. C’est même pour ça que je préfère un homme du milieu », va-t-elle marteler pour indiquer sa détermination à faire du métier de comédienne son ultime arme pour défendre les femmes comme elle. « C’est dans mes débuts que quand je descends de la  scène et que les gens me regardent d’une manière bizarre, ça me gêne et je m’en offusque. Mais maintenant j’y suis habitué et cela ne me dit plus rien. C’est ma passion. Et si je devrais écouter les autres, je vais l’abandonner, alors que je ne suis pas prête. J’aime faire connaitre ce que je vaux. J’aime dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Si le théâtre n’était pas de ma passion, je ne vais évoluer à ce point. Quand vous êtes un acteur comédien, il faut que vous vous sentiez à l’aise dans le rôle qu’on vous confie. Ce personnage ne prendra pas votre être puisqu’il faut savoir faire la démarcation», indique la comédienne.  

Teddy GANDIGBE 

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Patrimoine immatériel béninois : Le Goumbé, une richesse du Bénin qui reste à explorer

goumbe

Ce sont les autochtones de la commune se Dassa Zounmè qui sont les dépositaires du rythme Goumbé. Autrefois exécuté pour les cérémonies funéraires, selon Gilbert Akueson, natif de la localité, le rythme Goumbé est aujourd’hui tombé dans le domaine public. Ainsi, se laisse-t-il joué  et dansé partout où le besoin se fait senti, en tout cas dans la partie méridionale du Bénin. Il s’agit d’un rythme riche en sonorité grâce à la variété de percussions et de contretemps qui  interviennent dans son exécution. A en croire les précisions du responsable de l’association culturelle ‘’Tonassé’’, Gilbert Akueson, ce rythme porte une vibration particulière à cause de ses tambours carrés qui demandent un peu d’énergie dans leur exécution. Le tambour principal, qui est d’ailleurs le plus grand, se joue avec le pied et la main à la fois. « La première raison est d’abord sa forme. On ne saurait le mettre debout pour l’exécuter.  L’autre chose est que, vous allez constater dans le rythme Goumbé qu’il y a une tonalité singulière de ce tambour major qui revient à une fréquence illimitée. En recherchant cette sonorité particulière qui a d’ailleurs donné son nom au rythme, les premiers qui ont exécuté le Goumbé ont trouvé qu’il fallait  ajouter le membre inférieur dans son exécution pour obtenir ce que l’on voulait », explique Gilbert Akueson pour donner quelques-unes des raisons qui font que les tambours du Goumbé se jouent toujours couchés au sol. Ce rythme sert aujourd’hui dans les spectacles publiques d’attraction, les cérémonies à caractère festif et d’autres occasions qui réunient les fils et filles du Bénin.

Pour le danser…

Il faut également déployer une énergie proportionnelle. Le Goumbé se danse du haut vers le bas comme presque toutes les danses du sud Bénin. Dans une rotation semi circulaire des épaules de l’avant vers l’arrière et avec une inclinaison sur les jambes, le Goumbé sollicite de celui ou celle qui l’exécute un effort supplémentaire. Et selon que le danseur veuille impressionner ses spectateurs par des touches particulières, d’autres mouvements plus énergiques de hanche s’invitent dans la prestation. C’est alors qu’on voit le danseur du Goumbé dans un mouvement simultanément saccadé du thorax et de la hanche, sur une fréquence endiablée des tambours, gons, castagnette, des battements de main,  des sifflements de flute et bien d’autre accompagnement. « A ma connaissance, ce n’est pas un rythme qui au départ était destiné à une divinité », souligne Gilbert Akuéson.

Teddy GANDIGBE      

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Prime final du concours « Urbane code » saison 4 : De jeunes mannequins et stylistes sous les projecteurs

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Les meilleurs jeunes talents en mannequinat, stylisme et photographie de la saison 4 duconcours « Urban code » ont été désignés et primés, dimanche 28 août 2016, à Bénin Royal Hôtel à Cotonou. Organisé conjointement par C’koi magazine et Touraya-Ong, Urban code est un évènement urbain de la mode qui allie avec succès, promotion de valeur et communication sociale. Du beau spectacle était simplement au rendez-vous ! Le public s’en régalé à satiété jusqu’au petit matin du dimanche ! Les candidats mannequins, stylistes et photographes retenus pour la phase finale ont, au cours de leur premier passage en free-lance, épaté le public notamment avec des déhanchements, danses et une certaine décadence dans les démarches. Tout ceci sous une pluie d’ovations. Les candidats mannequins étant habillés par des candidats stylistes, de belles œuvres ont été valorisées au cours de cette soirée. Le public sera plus séduit lors du passage en couple des candidats mannequins. Pour Jaurès Amen, initiateur du concours, Urban code est le premier évènement de mode qui regroupe les jeunes débutants dans les domaines du mannequinat, du stylisme et de la photographie. Doris Agboton, Directrice de Touraya-Ong a, quant à elle, évoqué les différentes étapes du concours précisément l’appel à candidature, le casting, les pseudo-primes, le countdown et la nuit du prime final. Composé entre autres de Sophie Négrier, Elvis Sanya, Hinda Naji, le jury avait de la peine à départager les candidats. Le suspens aura duré mais à l’arrivée, c’est Christian Tohoun qui a été désigné meilleur mannequin de la saison 4 de Urban code. La deuxième place est revenue à Narcisse Kissègbédji. Chez les femmes, catégorie mannequinat, Morelle Medjico s’est adjugée de la couronne suivie de Doris Houeto. Nathalie Sossou a été désignée meilleure styliste et Agossou Acotchayé, deuxième dans la catégorie. Dans le domaine de la photographie, Henri Joël et Boris Kodo ont été désignés respectivement premier et deuxième. Les regards sont désormais tournés vers la saison 5 du concours « Urban code » qui promet d’autres surprises intéressantes au public.


Aziz BADAROU

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Représentation du spectacle ‘’Bmw’’lors du Fitheb migratoire : Quand la misère provoque l’explosion des vices

BMW

(Une invite à la retenue adressée à la couche juvénile)
Le Festival international de théâtre du Bénin a accueilli à Dassa le samedi 27 août dernier le spectacle intitulé ‘’Bmw’’ dont le metteur en scène est Humbert Boko. Il s’agit d’une trame qui retrace les revers de la misère et la conscience du bas peuple.
‘’Bmw’’ est une création de Humbert Boko, jeune metteur en scène et responsable de la compagnie ‘’Irikpè art et culture’’. L’intrigue a distribué sur la scène trois comédiens à savoir Judith Houndjo dans le rôle principal de Bmw, Lucas Alavo dans le rôle du fou-conscient et Humbert Boko lui-même dans le rôle de l’agent de sécurité publique. Elle retrace une histoire d’un foyer qui s’est émietté à cause de la misère et dont la répercussion a donné Bmw. Le personnage principal estla prostituée incarnée par la comédienne Judith Houndjoet qui se trouve être la fille du faux agent de sécurité publique qui a nourri l’intention d’abuser d’elle à sa première vue lors d’une  soirée sur les chaussées.

Sur cette création, Humbert Boko a voulu mettre en exergue un pan des phénomènes qui entrainent aujourd’hui nombre de vices sociaux au rang desquels on peut évoquer la prostitution, l’inceste, le vol et la délinquance qui ont fait le noyau de la trame du spectacle ‘’Bmw’’. En fait, ce n’est qu’une évidence que la représentation a mis en jeu. Un foyer dont le père, faute de moyen, a déclaré son incapacité d’assumer ses responsabilités. La mère ne vivant que des pitances de sa débrouillardise, et la fille étant devenueune adolescente gratifiée par la nature d’un sublime charme. Dans un tel décor, on ne peut avoir d’invité que les vices sous toutes ses dimensions. « Vous osez sortir toute belle comme ça sans vos papiers dans cette nuit profonde » propos d’un faux agent vicieux qui n’a de prétexte que l’absence des pièces d’identité de sa victime pour accomplir son forfait. Alors que dans la nuit où il s’est tapé le faux titre d’ « agent Dipatari matricule 1412», il ne se rendait pas compte qu’il s’adressait à sa fille qu’il a abandonnée il y a 14 années en arrière et dont la mère est passée de vie à trépas après avoir payé des yeux de sa tête pour élever sa fille. « Je vous jure c’est la misère qui m’a entrainé dans tout ceci », regrette le père inconscient après avoir appris le décès de sa belle épouse. Malheureusement, le défaut de moyen aidant,la fille malgré les efforts de sa mère n’a été réduit qu’à sa plus simple expression de ‘’Bmw’’ (Belle de minuit wax). Un véhicule de nuit qui dépanne sexuellement policiers et passants de tout genre. Ce spectacle convie la jeunesse à une sérieuse prise de conscience surtout lorsqu’elle décide d’aller au sexe.

Teddy GANDIGBE

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7ème édition du Festival Hanlissa : Aubin Akpohounkè réédite la prouesse

Aubin-Akpohounke

(Ezin Gangnon et Gbèmanwonmèdé passent le témoin)
Une marée humaine a effectué le déplacement du pavillon de spectacle du Hall des arts de Cotonou, pour vivre l’apothéose du festival Hanlissa. Malgré la pluie torrentielle qui s’est abattu sur Cotonou dimanche 28 Août dernier, le promoteur de l’événement, Aubin Akpohounkè a, une nouvelle,fois signé en lettre de feu l’annales des manifestations de haut standing au Bénin.

Une vingtaine d’icônes célébrées, avec à la clé des passations de témoin entre père et fils. Devant un monde considérable, le gratin d’artistes invités s’est succédé sur la scène. Ces vieilles souches de la musique béninoise qui étaient les merveilles d’antan ont fait chacun une démonstration de force malgré l’âge qui leur pèse dessus. Dakossi Dénis, Assa Cica, AïkpémiKpoguè, Ebawadé, Gbégnon, Dani, El Régo, Gankpon, Gandjaï, Aboh Marceline, Jeanne Viègbè, Akogbèkan, Ambroise Akoha, Gbèmanwonmèdé, Ezin Gangnon et bien d’autres anciennes gloires ont redonné de la voix au mieux qu’ils pouvaient pour régaler le public et faire revivre leur charme d’alors. C’était un spectacle tout-feu-tout-flamme qui a moulé spectateurs et animateurs dans une ambiance à nulle autre pareille sous les projecteurs du Hall des arts. C’était par ailleurs, une opportunité pour porter en vedette l’animateur de l’émission qui a donné son nom au festival, Aubin Akpohounkè.

En marge des festivités…

Des passations de témoins. Ezin Gangnon, digne fils de la belle cité de Savalou a pris la foule de la 7ème édition du  festival Hanlissa à témoin pour transmettre à son fils le sceau  du rythme Toba dont il demeure le maître incontestable jusqu’à avant-hier dimanche 28 août. Au détour d’une simple cérémonie de paroles fortes, faite au vu et au su de tout le monde,le fils reçoit du père le flambeau symbolisé à l’occasion par la queue de cheval et  le chapeau du géniteur. Puis, quelques deux minutes plus tard, le successeur du rossignole du Toba entonne d’une voix identique un morceau qui emballe la masse dans un tonnerre d’applaudissement.

Au tour de Gbèmanwonmèdé, la surprise était d’une autre ampleur. Agnihoun David qu’on peut désormais surnommer  Gbèmanwonmèdé Junior, n’a rien de différent que le patriarche du Tankpihoun. Aussi bien dans la voix que physiquement l’identité est nette et sans une trace de plus. Lui également a reçu le témoin de son père à travers la même solennité. Une  marque d’espoir à l’horizon de l’alternance du pouvoir dans le monde de la musique traditionnelle au Bénin.

Teddy GANDIGBE

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Apothéose de la 1ère édition de Mtn Star : Corsini, Sean Lewis et Melody, les trois meilleures voix sacrées

mtn-star-corsini

Une soirée époustouflante, vendredi 26 août 2016, dans une salle rouge du Palais des congrès pleine à craquer. Le challenge de détection des meilleurs talents vocaux, Mtn Star livrait son ultime manche. C’est donc à juste titre que le public, constitué de jeunes venus de Cotonou et environs, a effectué massivement le déplacement. Personne ne voulait se faire conter cette finale tant les différents primes pour en arriver là étaient intéressants.  Au-delà de ce que Mtn a décrété l’entrée libre et gratuite, il y avait de la consistance ; bref de quoi nourrir les yeux et se faire plaisir.

Un peu après 22 h, les hostilités démarrent ! Les six qualifiés pour la finale à savoir : Carina Sen de Ouidah, Sean Lewis de Grand-Popo, Corsini de Porto-Novo, Sergio Snow de Cotonou, Melody  la Nigériane et Daniella la Malgache font leur entrée sur scène pour une prestation collective. Ensuite, chacun d’eux planche devant le public et le jury constitué de Oscar Kidjo, Blaaz et Kemtaan. Un pur régal puisque l’un après l’autre, les candidats ont fait rêver toute la salle. Ils ont démontré tout leur talent dans la maîtrise des chansons classiques reproduites en live sur scène. Mieux, certains ont su associer leur talent de danseur et occuper convenablement la scène. Même le connaisseur en matière musicale, Oscar Kidjo n’avait plus d’autres mots. Pour lui, l’espoir est permis avec ce que ces jeunes ont démontré le long de la compétition.

Un verdict sans contestation

Au terme des différents passages, le jury se retire pour harmoniser les points. Autour de 1h50 mn, le représentant de l’Huissier de justice apporte les résultats qu’il a certifiés. Le suspense était à son paroxysme. Mais au finish, ce sont les prévisions du public qui ont été validées. Corsini est élu meilleure voix de Mtn Star 2016. Il sera suivi de Sean Lewis et Melody respectivement deuxième et troisième. Les trois gagnants ainsi que les neufs autres qui étaient en lice depuis le début des primes sont repartis avec des lots impressionnants. Ce fut donc la fin d’un mois d’une merveilleuse   aventure que Mtn a offerte aux populations. Il faut souligner que la finale a été agrémentée par les prestations d’artistes bien connus tels que Wilf Enighma, Vano baby, Anderson et Chidinma. Même la Diva béninoise Angelique Kidjo est passé encourager les jeunes talents et le charmant public.

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Fitheb migratoire à Dassa : Eric-Hector Hounkpè adhère la communauté Idaatcha à sa cause

erick hector hounkpe

Le Fitheb migratoire a pris d’assaut la communauté Ichaabè et Idaacha  dans  la maison du peuple d’Egbakokou à  Dassa-Zoumè.  Plein de spectacles d’attractions à savoir danses et chants, ont eu droit de cité dans la nuit du vendredi 26 août 2016 devant un public au bord de l’euphorie. Du rythme local Goumbé, Kpohoundoro, Tchingoumin et Tôba en passant par la danse des chasseurs, Ogou, au spectacle de théâtre amateur présenté par la troupe Okio, tout a été mis en œuvre pour faire la lumière sur la communauté de Dassa-Zoumè et environs. L’ambiance était des plus festives. Ainsi, le festival international de théâtre du Bénin dont le volet dénommé ‘’Houéxi’’ est en train d’aller à la conquête progressive de tous les hameaux du Bénin, a rallumé son flambeau dans la commune de Dassa-Zoumè devant la grande masse. Eric Hector Hounkpè et son équipe ont eu du grand monde autour des manifestations. La soirée du samedi a été consacrée exclusivement à la représentation du spectacle BMW dont le metteur en scène est Humbert Boko.  C’est un spectacle qui retrace les vices auxquels la misère chronique entraine l’homme. La population de cette localité du département des Collines s’est réjouie  du déplacement du Fitheb vers elle et a souhaité revivre d’autres éditions aussi pleines d’émotion que celle-ci.

Teddy GANDIGBE

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Erick Hector Hounkpè au sujet du Fitheb Migratoire : «Il faut aller chercher le public là où il est… »

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Erick Hector Hounkpè s’est prononcé samedi 27 août 2016 au sujet du Fitheb migratoire.  Le directeur de la biennale théâtrale du Bénin en a profité pour mentionner sa vision. Suivez-le.

Matin Libre : Pourquoi le Fitheb migratoire ?

Erick Hector Hounkpè : le Fitheb est initié  pour plusieurs raisons. D’abord, c’est une démarche qui vise à ramener le festival  aux populations.  Ce qui me parait incongru, c’est qu’on veut faire un grand festival sans base. On veut faire venir des Blancs pour rester à Cotonou et environs pour la fête. Je crois que c’est une erreur.  Le Fitheb migratoire  est de faire migrer l’événement vers les populations, les amener à se réapproprier le festival, à en faire leur propriété.

Au deuxième niveau, profitant de cela, c’est d’observer, d’ouvrir les yeux sur les valeurs locales que le Fitheb migratoire  permet de mettre en vitrine et  de voir comment  leur tendre la main et enrichir la création au niveau national.

Le 3ème objectif qui est le fondamental, c’est d’assurer  la rentabilité économique du festival  sur trois, quatre, cinq ans parce qu’en allant vers les populations, leur  faisant adopter le festival, on pourra après les solliciter à payer. Il faut aller chercher le public là où il est.  Quand je  vais avec un spectacle vers eux, je les incite à rentrer après dans les salles  et je développe une politique de  marketing  qui essaie de vendre  des tickets groupés pour que  tout événement du Fitheb au plan local ou national puisse être  vécu par les populations. Nous allons faire en sorte pour vendre davantage le festival aux Béninois. Ce sont globalement les trois raisons. Et je dis,  un festival sans base n’existe pas.

En quoi le Fitheb migratoire peut favoriser la rentabilité économique de la biennale ?

Tout simplement parce que  les populations auront  cru à cela. Elles vont découvrir. Elles y sont venues gratuitement et après, on leur dira  que cela ne devrait pas être gratuit. Il faut que nous voyions comment payer, il faut que nous voyions comment inciter les mairies à acheter des spectacles pour leurs mandants, tout cela, c’est de la rentabilité économique.

Voudriez- vous dire qu’’à l’édition prochaine, les populations vont payer ?

Pas forcément. Pas tout de suite mais il faut préparer le lit. Rassurez- vous, les populations payeront tant que leurs fils qui ont du talent sont dedans. C’est pourquoi, nous allons les chercher ; nous allons voir les meilleurs créateurs de ces coins – là et les intégrer  dans le train national du théâtre. Tant que  vous avez vos enfants dans quelque chose, vous avez votre identité, vous vous retrouvez  et il vous est facile de dire, je contribue. Quand  je dis de payer, ce n’est pas  de donner de l’argent à outrance,  mais c’est de contribuer.

On a tout avantage à remettre le festival aux populations. Vous ne pouvez dans aucun pays faire un festival  si cela n’a pas une base festive populaire. Cela n’est pas rentable.

Mais  les salles de spectacles n’existent pas ? Où est- ce que vous pensez qu’il faut inviter ces populations ?

Pour moi, ces salles existent. J’ai joué en Europe,  dans deux  chambres- à coucher un salon  qui sont  des centres particulièrement agréés par l’Etat. C’est nous qui nous complexons. Les semblants de salles qui existent, noyautons – les. Nous sommes venus  à Dassa et les artistes ont joué au niveau du centre des jeunes d’Egbakokou. C’est déjà un pas. C’est à nous de venir et d’attirer l’attention des  autorités pour que des réfections se fassent.

L’autre  aspect qui est d’ailleurs un autre pan de notre programme, si Dieu nous le permet, on va y arriver, c’est   cette démarche de décentraliser qui  va nous aider à susciter l’émulation  chez les élus locaux pour que nous ayons des espaces Fitheb dans presque toutes les communes.

On nous donne un domaine. Nous déblayons et nous mettons nos  couleurs. Et nous demanderons aux populations d’aller faire  leur manifestation publique sur l’espace Fitheb. Ces compatriotes de nos contrées vont garder le  réflexe Fitheb. Et quand des partenaires vont nous aider, nous allons mettre en place les infrastructures. La question d’espace pour moi est subsidiaire.  Aujourd’hui, ce qui importe, c’est d’aller chercher le public, de s’assurer qu’il est acquis, qu’il adhère à cette vision qui est de donner le spectacle dans toutes les parties de notre pays. Cela ne doit se confiner dans les mégapoles, Cotonou, Porto- Novo…

Quand on a commencé le migratoire à Natitingou, après les petites enquêtes, comme de louanges ou si vous voulez de doléances, les populations nous ont dit qu’elles ont besoin de cela toutes les vacances. Moi je veux faire un festival pour le peuple d’Afrique et non pour les Blancs. Il faut que  nous accélérions le processus de maturation de ce festival.

Faites nous un petit bilan du Fitheb migratoire

Le bilan est positif. On a fait Natitingou, Bohicon, Kandi et maintenant, on est à Dassa. Le bilan est positif parce que nous   sommes partis pour regarder les valeurs de l’intérieur et nous en avons beaucoup eues.

Nous essayons de remarquer un acteur culturel local et il devient coordonnateur du Fitheb migratoire dans sa localité. Lui, il connait  les acteurs culturels locaux et dans ce lot, il propose et nous, on valide.  Nous sommes en train de faire un collecte d’informations… nous sommes en train de détecter des talents. Moi,  j’ai découvert la danse des petits peulhs à Kandi et je me suis dit  que cela ne doit pas être pour Kandi uniquement.

Premier point, la prospection marche. Deuxième point,  nous sommes de plus en plus ouverts sur des besoins parce que de plus en plus, exprimés par les populations. Ensuite et surtout,  le migratoire renforce la visibilité et la communication du Fitheb. De plus en plus, les populations connaissent le festival.  Il faut dire aussi que d’une commune à une autre, nous observons nos ratés pour projeter une mesure de grandeur. Jusque- là, je suis satisfait.

Et les impacts, monsieur le Directeur, comment peut –on les déchiffrer  sur les populations et la biennale que vous gérez ?

Sur les populations, c’est déjà visible. Vous voyez comment ils sortent. Dès qu’on annonce, ils sortent et très nombreux. Donc il y a un besoin de loisir que nous comblons. Cet impact est clair. Nous collectons aussi les besoins des populations, c’est aussi un impact parce  que quand on va mesurer les données, cela va nous obliger à convoyer des mécanismes de formation vers ces zones.

L’institution a de la visibilité. Nous avons un site qui est régulièrement animé. Nous sommes sur tous les réseaux sociaux. Nous avons la réhabilitation du Fitheb au cœur des populations. C’est une nécessité. Vous savez que des guéguerres ont écorné l’image de l’institution. Il faut nettoyer cela. Il faut que nos compatriotes aient à nouveau confiance en leur Fitheb. Et les élus locaux, je dois le souligner sont en train d’intégrer  et un premier adjoint au maire m’a dit : « j’espère que cela ne va pas s’arrêter. L’année prochaine, on va davantage peaufiner et nous-mêmes, on sera là… ». Nous avons aussi   la rentabilité économique. Ce sont des impacts énormes dont je suis fier.

Réalisation : Teddy GANDIGBE

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