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Culture

Le Kleenex qui tue : Quand Hermas Gbaguidi se fait apôtre de la salubrité des mœurs

gbaguidi

Le dramaturge béninois Hermas Gbaguidi a officiellement présenté son nouveau bijou. C’était vendredi 05 septembre à la salle Théodore Béhanzin du Fitheb.


« Le kleenex qui tue » est la nouvelle signature de Hermas Gbaguidi qui se rappelle au souvenir de ses lecteurs, dix années après sa dernière publication. Quatre pièces de théâtre sont réunies à travers ce projet esthétique que le dramaturge a rondement conduit. « Le kleenex qui tue »  est un œuvre sortie des machines des Editions Plurielles et est l’aboutissement de quatre années de travail. Une publication qui sort les éditions dirigées par Koffi Attédé des sentiers battus en ce sens que le recueil est signé par un auteur qui n’est pas de la nouvelle génération à laquelle s’intéressent les Editions Plurielles. Intervenant au cours de la cérémonie de lancement, Appolinaire Agbazahou, auteur et inspecteur de l’enseignement secondaire à la retraite, dira dans son analyse critique des pièces de l’auteur que l’œuvre de Hermas Gbaguidi tranche avec la dramaturgie traditionnelle et celle béninoise en particulier. Le caractère bref des pièces est un atout pour leur adaptation en vue de la mise en scène. L’autre mérite de « Le kleenex qui tue » est que l’œuvre dépeint aisément la réalité.

Y-P.L

Entretien avec l’auteur du recueil « Le kleenex qui tue »
« Je suis revenu vers les lecteurs pour donner de la matière à ceux qui réclamaient mes textes »
Il est auteur, metteur en scène et scénographe béninois. Hermas Gbaguidi dignitaire dans sa communauté depuis un certain temps est dans l’art et la culture depuis 25 printemps bien comptés. Plusieurs œuvres et créations sont à mettre à son actif. Comme  « La chute de Capernaüm », « L’odeur du passé » et  « La vallée de l’ignorance » entre autres. Metteur en scène bon teint  qui a déjà visité une quarantaine de pays dans le monde, Hermas revient sous les feux de la rampe et offre au lectorat, sa nouvelle publication : « Le kleenex qui tue ». Il a parlé à Matin Libre.
Matin Libre : Et puis vous avez décidé de rompre le silence...du moins quant à l'écriture

Hermas GBAGUDI : Bon rompre le silence, c'est trop dire. Car il n’y en avait jamais eu de silence pour qui connait Hermas. Je n'ai plus publié c'est vrai. Mais l'aventure de l'écriture continuait de même que les spectacles. Je peux dire que je suis revenu vers les lecteurs et aussi pour donner de la matière à tous ceux qui réclamaient mes textes.

Quelle histoire nous raconte le "kleenex qui tue ?

Le kleenex qui tue est un recueil de quatre pièces. C'est vrai que la troisième pièce a donné son nom au recueil. Donc résumer une pièce sur quatre, c'est un risque que je ne peux pas prendre, ce qu'il y a à retenir c'est que toutes les pièces nous invitent à la salubrité des mœurs.

Pourquoi ce titre aux connotations publicitaires? Vous auriez pu choisir un autre titre non ?

Je ne crois pas. J'ai choisi ce titre car la troisième pièce tourne autour du papier mouchoir. Tout le conflit est brodé à partir d'une découverte dans un papier mouchoir.

Quel est l'autre tour que vous avez encore dans votre sac?

Sourire... Choisir un autre titre pour l'ouvrage ou pour la pièce cela est à voir. Mais ceci répond bien à nos vœux.

Parlez-nous de vos projets. De vos rêves pour la culture au Bénin

Je suis un artiste avant tout et cela ne manque pas car nous sommes sujets de l'inspiration et esclaves de nos muses. Tout est question de temps et de l'engagement. Des  projets ? J'en ai beaucoup mais ce qui me tient à cœur, c'est la finition de mon centre CESAM pour accueillir encore plus de stagiaires, sans oublier mes activités communautaires. Des rêves on en a comme tout leader dans le domaine, c'est la lumière sur nos activités et le rayonnement de la culture béninoise ici comme ailleurs. Mais pour cela, nous avons besoin de vous journalistes à nos côtés le plus souvent

Un mot par rapport au prochain Fitheb

Permets-moi d'observer que nous vivons l'intérim.

Propos recueillis par Y-P.L

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Conseil d’administration du Fitheb : Lapro Théâtre ne présentera pas de candidats

fitheb

La section béninoise de la Ligue africaine des professionnels de théâtre (Lapro Théâtre) ne sera pas représentée au prochain conseil d’administration du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). C’est ce qui ressort du communiqué de presse émanant de la coordination de cette association qui ne comprend rien du flou qui entoure les critères et l’esprit même du communiqué publié par le ministère de la culture et qui fixe les conditions et le calendrier pour le renouvellement du conseil d’administration.
(Lire le communiqué de presse)


COMMUNIQUE DE PRESSE


Depuis quelques jours sur l’ORTB, un communiqué du  ministère en charge de la culture annonce le calendrier des élections devant permettre la désignation des membres du prochain conseil d’administration du Fitheb (Festival international de théâtre du Bénin).
Selon ce calendrier, « les professionnels du théâtre » désigneront leurs représentants le 12 septembre 2014. Il s’agit de personnes qui seront élues par des représentants des associations.
(un) 1 metteur en scène et (deux) 2 comédiens dont (une) 1 comédienne. ( voir l’article 8 du décret N°2013- 547 du 30 décembre 2013 relatif au Fitheb )

Le comité de coordination  de Lapro théâtre se réjouit de cette initiative. Il constate la volonté du ministère de voir l’institution Fitheb se doter de structures définitives pour avancer dans la logique des réformes en cours depuis peu.
Lapro Théâtre réaffirme son soutien aux réformes (en espérant qu’elles vont s’améliorer ) pour un meilleur développement du Fitheb. Mais nous faisons les observations suivantes :

1.    Notre association se demande si les acteurs que nous sommes, sont suffisamment informés sur les conditions de participation auxdites élections. Les associations représentent- elles à suffisance les professionnels du théâtre ?
2.    Au regard, du manque de communication claire et la confusion qui règne autour de la  délivrance des agréments (prévu par le ministère), face aux imprécisions qui caractérisent la démarche devant conduire à la désignation des représentants des artistes au CA fitheb, Lapro Théâtre ne présentera pas de candidat dans le cadre de cette «élection».
         
En effet, quand il faut désigner des représentants des professionnels du théâtre, il faut avant tout s’entendre sur ce qu’on entend par «professionnels du théâtre».  De la même manière, il faudrait clairement définir ce qu’est une « association professionnelle ». C’est un minimum. Ensuite, énumérer des critères, définir le profil des représentants. Le secteur des arts et celui du théâtre en particulier mérite d’être organisé en tenant compte de ses spécificités.

A travers le présent communiqué, Lapro théâtre vient dire son point de vue et ces inquiétudes sans être alarmiste. Notre association souhaite que les futurs représentants soient conscients de leur responsabilité. Qu’ils retiennent que les conflits partisans et les prises de positions claniques fondés sur la défense d’intérêts personnels ne seraient qu’en défaveur du Fitheb. En défaveur de la profession.
Vive le théâtre,
Vive Lapro Théâtre
Cotonou, le 07 septembre 2014
Pour le comité de coordination,

Sophie METINHOUE DANSOU

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Invité sur l’émission « Zone Franche » Gabin Allognon dénonce le non-respect des textes du Fitheb

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Le coordonnateur du Festival international d’endogénéité du Continent (Festico) a été reçu sur l’émission socio-politique « Zone Franche » de Canal 3 Bénin. Au menu, plusieurs sujets d’actualité dont le Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb)
« On doit préserver les acquis qu’on vient trouver en un endroit ». C’est la substance des déclarations de Gabin Allognon actuel directeur des ressources financières et du matériel du ministère des finances. Coordonnateur du Festico, un événement qui se tient depuis 2007, l’invité de l’émission « Zone Franche » a dit sa déception face au problème de subvention que connaît depuis peu cet événement culturel national. Au cours de cette randonnée de l’actualité, le coordonnateur du Festico a également dénoncé la situation d’exception intervenue au Fitheb et qui a engendré une direction provisoire dirigée par le metteur en scène béninois Ousmane Alédji. Gabin Allognon , fort de cela, invite l’argentier national à ne pas mettre à disposition du plus grand festival de théâtre d’Afrique, les moyens pour l’organisation de sa douzième édition prévue du 06 au 14 décembre puisque selon lui, les textes exigent que les responsables soient connus 6 mois avant le Festival.

Y-P.L

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Cité historique de Ouidah : Le temple de pythons rampe comme un serpent

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Le temple de pythons de Ouidah va mal. Ce joyau touristique, selon des sources proches de l’hôtel de ville de la Cité de Kpassè a mis la clé sous le paillasson depuis quelques jours.


Sale temps pour l’un des plus célèbres sites touristiques du Bénin. Le temple de pythons de  la ville historique de Ouidah est fermé depuis le mercredi 27 août dernier. Au motif, la colère du Maire Sévérin Adjovi face à l’interminable querelle qui divise depuis des lustres les familles dépositaires du temple en ce qui concerne sa gestion. La décision de la fermeture du joyau à été prise par le Conseil communal avec à  sa tête le Maire qui voudrait voir claire au sujet des tenants et des aboutissants d’une telle querelle. Pour le moment et en attendant un nouvel ordre, ce  site qui reste l’un des plus grands centres d’attraction humaine de Ouidah est obligé de mettre momentanément un terme à ses activités.

Un temple sujet à polémiques

Quelle appréciation faire de la mesure prise par le maire de la ville de Ouidah ? Sinon ce n’est de dire qu’elle est la bienvenue en ce sens que trop de problèmes minent ce temple qui a retenu l’attention de l’Unesco. Comment se gère d’ailleurs les pythons, objets d’attraction de ce sacré lieu situé en face de la basilique de la ville. Dans une de ses compositions, l’artiste  béninois de la chanson, John Arcadius, a avancé qu’il n’y aurait plus de pythons dans le temple. A porter foi à la chanson de l’artiste, les pythons seraient vendus en Occident. Info ou intox ? Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un malaise au niveau du temple des pythons de Ouidah et il faut aller vers une table-ronde pour gérer au plus vite la situation. Le dieu-serpent Dangbé, faut-il le rappeler, est vénéré dans la zone de Ouidah depuis des siècles. C’est pourquoi, d'authentiques pythons sont toujours protégés et honorés dans le temple des Pythons. Le temple, qui accueille des dizaines de pythons sacrés, est maintenu par des prêtres de la divinité. L’accès au temple est conditionné à l’achat d’un billet d'entrée. Une petite donation supplémentaire donne au visiteur le droit de se faire photographier avec un python autour du cou. Il faut que ce joyau touristique soit sauvé.

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Dominique Zinkpè : « Si notre gouvernement peut comprendre que l’art peut générer des fonds, on est sauvé »

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Dominique Zinkpè est un artiste plasticien béninois dont le talent et le professionnalisme  font parler de lui un peu partout dans le monde.  Dekartcom est allé à  sa rencontre, le dimanche  17 août 2014,  en son domicile, sis à Cotonou.  Dans une ambiance conviviale, il s’est entretenu avec ses visiteurs (les journalistes) sur le début de sa carrière, l’état de l’art plastique au Bénin et sa vision  pour  la fleuraison de cet art dans son pays. Lire ici l’intégralité de son entretien

Présentez- vous à nos lecteurs

Dominique Zinkpè : Je suis Dominique Zinkpè. Je suis artiste plasticien qui vit et réside à Cotonou à Fidjrossè où j’ai mon atelier pour travailler autour de la sculpture, la peinture. Pour ce faire, je me fais accompagner en assistance avec des artistes et des ouvriers. Je peints, je sculpte et je fais de dessins.

A quand remonte votre initiation à la sculpture ?

Cela a été banal comme le début de tout jeune béninois. J’ai eu mes aptitudes déjà à l’école. J’avais quelques aptitudes pour dessiner à l’école. Mais après, j’ai pris conscience en me faisant aider par mon feu père qui m’a toujours encouragé. Il avait une phrase au bout des lèvres. Il disait Dominique : « tu as des doigts magiques. Tu dois continuer à dessiner ». J’ai continué à dessiner. J’avais voulu m’orienter vers l’art mais il n’y a pas d’écoles de beaux- arts et les moyens de mes parents ne me permettaient pas d’aller étudier en Occident. Néanmoins, j’ai eu accès au centre culturel français où il y avait beaucoup de livres sur l’art contemporain, l’art en général. Donc, j’ai appris à travers les livres. Et c’est ce que je revendique aujourd’hui encore parce que je suis autodidacte. J’ai eu aussi beaucoup de chances parce que c’est au moment où les Koffi Gahou, les Sizogan exposaient. Je voyais leurs œuvres et ça m’instruit. Alors dans ce petit milieu, j’ai été dopé en voyant mes contemporains et je les aicopiés en quelque sorte. C’est bien après, qu’à travers quelques expositions, la première qui m’a honoré, j’étais parti exposer pour une rencontre à Abidjan. Il s’appelait Grapholic où exposaient Koffi Gahou, Méchac Gaba, Dominique Kouas et moi-même. C’était ma première sortie internationale où j’ai été honoré à travers mon exposition avec le prix du jeune talent africain. Cela a marqué un peu mon début. C’était en 1993, j’avais 23 ans. C’était pour moi l’heure de la prise de conscience. Le prix était contesté parce que les gens ne comprenaient pas comment un autodidacte a gagné un prix devant des professionnels confirmés. Alors quand je suis rentré, j’ai commencé par travailler et c’était une très belle rencontre parce qu’on m’avait montré un artiste africain que je respecte beaucoup. Il réussit à travailler avec une seule matière. Je l’ai pris comme mon maître. A l’époque, je faisais un travail qui ne plaisait pas à mon environnement immédiat. Mes peintures étaient un peu rudes. Mais honnêtement, j’ai continué. Au même moment où mes contemporains vendaient leurs œuvres, je ne vendais rien du tout parce que mon travail est dans une catégorie d’œuvres inacceptables. Heureusement, aujourd’hui, il est accepté.

A part le travail, bien fait, à quoi peut- on rallier votre succès ?

J’ai eu la chance parce que ma famille m’a accompagné. A l ‘époque on pensait que ce sont les gens qui sont des ratés à l’école qui deviennent des artistes. Dans ma famille, ce n’est pas le cas. L’artiste, c’est quelqu’un qui a le même niveau que les scientifiques et qui peut apporter quelque chose à la société. La réflexion a commencé à ce niveau quand j’étais jeune. Je me demandais ce que je peux apporter à ma société. Entre temps, comme j’ai obtenu un prix, j’étais demandé pour honorer des galeries en Occident et même très tôt des musées aussi. Mes œuvres sont très peu vues et célébrées ici à Cotonou.

Pourquoi ?

Il y a avait une organisation qui s’est faite d’une manière que de simples Béninois n’avait pas accès à notre exposition. Je donne un exemple simple, que ce soit à l’institut français, au centre culturel chinois ou américain, dans nos invitations, on n’invite que les élites de la société. Les avocats, les docteurs, les médecins, toute personne qu’on imagine potentielle et qui pouvait nous acquérir. Cela a fait qu’on a été isolé avec l’art. C’est le même cas au Mali, au Sénégal où les artistes, une fois qu’ils sont célébrés un peu en Occident, ils font une sélection dans la société pour des gens qu’on a supposé de nous comprendre, le bonus de nous acquérir. C’est ce qui a fait que l’art a traîné en Afrique de l’Ouest notamment et que je connais le mieux.

Qu’est- ce que Dominique Zinkpè fait aujourd’hui pour corriger cela ?

Moi, j’ai commencé par faire des activités pour respecter un peu notre côté culturel qui est si fort. J’ai grandi à Abomey et je me suis rendu compte que le royaume d’Abomey avait compris les artistes très tôt. C’est l’un des rares royaumes en Afrique de l’Ouest qui permettait aux artistes de créer. On leur donne des terres et même des femmes. On célébrait l’art depuis le temps de nos rois. Les Tokoudagba, les Hountondji, les Yèmadjè, ils ont développé leurs travaux parce que leur royaume leur a donné l’opportunité. Maintenant, nous sommes dans le monde moderne. Le ministère ne réussit pas à défendre les artistes. Pour voir les œuvres majeures de nos grand- parents, ce n’est pas ici au Bénin. Nos musées sont vides. Les œuvres majeures de Danxomè sont dans les musées en Europe où maintenant de vous à moi pour voir, célébrer les œuvres de nos ancêtres, on doit payer au minimum 30 euros. Ça, c’est l’histoire qui s’est arrangée avec les missionnaires, avec l’histoire de la religion catholique où il y a un rapatriement d’œuvres majeures des artistes (rois) qui honorent aujourd’hui les musées en Occident. Revenons à nous les contemporains. Cela risque de se passer encore parce que la plupart des gens qui nous acquièrent aujourd’hui, ce n’est pas des Béninois. Pourquoi, des gens font des voyages pour venir m’acquérir ici aussi bien en sculpture qu’en peinture. Nos valeurs d’aujourd’hui ne sont pas reconnues. Pour cela moi, j’ai commencé par faire des œuvres pour séduire ma population. On est arrivé à une époque où on était frustré et on dit que nos gens ne connaissent pas nos valeurs. Je dis que c’est faux. Le Béninois est capable d’analyser une pièce d’art et de la respecter. C’est nous, artistes qui n’avons pas réussi à nous mettre à la hauteur de leur goût. C’est vrai qu’on fait des choses qui plaisent aux Européens. Alors, j’ai démarré un projet qui date de 2000 où j’ai commencé par faire un travail avec les taxis- brousses. Ce n’est pas une pièce qu’on va acheter. Mais je me suis promis de d’attirer l’attention de simples Béninois devant une de mes œuvres d’art pendant au moins cinq minutes, juste pour regarder. J’avais aussi exhorté les autres artistes contemporains de faire la même chose. Si on réussit à vendre de manière égoïste nos œuvres afin de nourrir nos familles, il faut aussi réussir à accrocher nos populations béninoises.

Et vous ne reprochez rien aux populations dans cet état de chose ?

Je ne veux pas accuser la population parce que je sais que mon peuple a le goût et le respect pour l’art. Il y a eu déphasage. C’est pour cela que je nous rejette le tort. J’en suis convaincu parce que j’ai vécu des expériences. On parle de peintures corporelles. Cela vient des animistes. Quand les vodounsi se promènent avec des peintures sur le corps mais l’art a toujours a existé… D’une manière ou d’une autre, l’art a toujours existé en Afrique. Maintenant, c’est à nous de dire que l’art est là. Ils vont nous célébrer. En tout cas, j’ai eu beaucoup de bonheur à travers l’art chez moi. Les taxis Zinkpè ont été célébrés, mes œuvres en sculpture Ibédji sont célébrées par les miens. Nous avons un manquement et cela c’est de réussir à intéresser nos proches. Je demande aux autres artistes de se rapprocher de la société. Moi, j’ai peint « Jonké » plusieurs fois. « Jonké » existe et c’est un quartier fabuleux.

Et aux autorités, vous reprochez quoi ?

Elles sont pauvres d’esprit. Elles n’ont pas encore compris la valeur de ce qu’elles ont à vendre. Nous, les Béninois, on n’a rien. On n’a pas de ressources minières. Nous vendons notre intellect… C’est d’ailleurs pour ça que nous avons perdu notre belle renommée de quartier latin. On ne l’a plus. D’autres pays nous ont dépassés. Ce que je vais dire aux autorités, c’est de revoir leur politique d’actions. Ce que nous avons à vendre, c’est notre culture. Si notre gouvernement peut comprendre que l’art peut générer des fonds, on est sauvé. C’est vrai qu’elles ont fait quelques efforts via le fonds d’aide à la culture mais il reste beaucoup de choses à faire.

Que faut- il faire aujourd’hui pour donner le goût de l’art plastique aux populations notamment la jeune génération ?

Il faut qu’on revienne à l’ancien temps. On dessinait à l’école. Mais aujourd’hui, c’est annulé. Il faut réintroduire l’éducation basique d’apprendre à dessiner. Cela fera de futurs artistes. Il faudrait que dans les écoles, on apprend de l’art. Qu’on encourage les enfants à aller voir des expositions, de voir le théâtre. Si on le fait ainsi, dans dix ans, nous aurons des élites de la société qui seront sensibles à l’art. En dehors de cela, il faut dire que nous avons des musées historiques qui sont des lieux nobles pour accueillir des œuvres d’art. L’idée, c’est de nous recycler. Nous avons besoin d’un musée d’arts contemporains béninois. La fondation Zinsou a essayé de faire ce qu’elle peut. Mais cela ne suffit pas. Nous devons commencer par animer nos musées.

(www.dekartcom.net)

Dominique Zinkpè est un artiste plasticien béninois dont le talent et le professionnalisme  font parler de lui un peu partout dans le monde.  Dekartcom est allé à  sa rencontre, le dimanche  17 août 2014,  en son domicile, sis à Cotonou.  Dans une ambiance conviviale, il s’est entretenu avec ses visiteurs (les journalistes) sur le début de sa carrière, l’état de l’art plastique au Bénin et sa vision  pour  la fleuraison de cet art dans son pays. Lire ici l’intégralité de son entretien

 

Présentez- vous à nos lecteurs

 

Dominique Zinkpè : Je suis Dominique Zinkpè. Je suis artiste plasticien qui vit et réside à Cotonou à Fidjrossè où j’ai mon atelier pour travailler autour de la sculpture, la peinture. Pour ce faire, je me fais accompagner en assistance avec des artistes et des ouvriers. Je peints, je sculpte et je fais de dessins.

 

A quand remonte votre initiation à la sculpture ?

 

Cela a été banal comme le début de tout jeune béninois. J’ai eu mes aptitudes déjà à l’école. J’avais quelques aptitudes pour dessiner à l’école. Mais après, j’ai pris conscience en me faisant aider par mon feu père qui m’a toujours encouragé. Il avait une phrase au bout des lèvres. Il disait Dominique : « tu as des doigts magiques. Tu dois continuer à dessiner ». J’ai continué à dessiner. J’avais voulu m’orienter vers l’art mais il n’y a pas d’écoles de beaux- arts et les moyens de mes parents ne me permettaient pas d’aller étudier en Occident. Néanmoins, j’ai eu accès au centre culturel français où il y avait beaucoup de livres sur l’art contemporain, l’art en général. Donc, j’ai appris à travers les livres. Et c’est ce que je revendique aujourd’hui encore parce que je suis autodidacte. J’ai eu aussi beaucoup de chances parce que c’est au moment où les Koffi Gahou, les Sizogan exposaient. Je voyais leurs œuvres et ça m’instruit. Alors dans ce petit milieu, j’ai été dopé en voyant mes contemporains et je les aicopiés en quelque sorte. C’est bien après, qu’à travers quelques expositions, la première qui m’a honoré, j’étais parti exposer pour une rencontre à Abidjan. Il s’appelait Grapholic où exposaient Koffi Gahou, Méchac Gaba, Dominique Kouas et moi-même. C’était ma première sortie internationale où j’ai été honoré à travers mon exposition avec le prix du jeune talent africain. Cela a marqué un peu mon début. C’était en 1993, j’avais 23 ans. C’était pour moi l’heure de la prise de conscience. Le prix était contesté parce que les gens ne comprenaient pas comment un autodidacte a gagné un prix devant des professionnels confirmés. Alors quand je suis rentré, j’ai commencé par travailler et c’était une très belle rencontre parce qu’on m’avait montré un artiste africain que je respecte beaucoup. Il réussit à travailler avec une seule matière. Je l’ai pris comme mon maître. A l’époque, je faisais un travail qui ne plaisait pas à mon environnement immédiat. Mes peintures étaient un peu rudes. Mais honnêtement, j’ai continué. Au même moment où mes contemporains vendaient leurs œuvres, je ne vendais rien du tout parce que mon travail est dans une catégorie d’œuvres inacceptables. Heureusement, aujourd’hui, il est accepté.

 

A part le travail, bien fait, à quoi peut- on rallier votre succès ?

 

J’ai eu la chance parce que ma famille m’a accompagné. A l ‘époque on pensait que ce sont les gens qui sont des ratés à l’école qui deviennent des artistes. Dans ma famille, ce n’est pas le cas. L’artiste, c’est quelqu’un qui a le même niveau que les scientifiques et qui peut apporter quelque chose à la société. La réflexion a commencé à ce niveau quand j’étais jeune. Je me demandais ce que je peux apporter à ma société. Entre temps, comme j’ai obtenu un prix, j’étais demandé pour honorer des galeries en Occident et même très tôt des musées aussi. Mes œuvres sont très peu vues et célébrées ici à Cotonou.

 

Pourquoi ?

 

Il y a avait une organisation qui s’est faite d’une manière que de simples Béninois n’avait pas accès à notre exposition. Je donne un exemple simple, que ce soit à l’institut français, au centre culturel chinois ou américain, dans nos invitations, on n’invite que les élites de la société. Les avocats, les docteurs, les médecins, toute personne qu’on imagine potentielle et qui pouvait nous acquérir. Cela a fait qu’on a été isolé avec l’art. C’est le même cas au Mali, au Sénégal où les artistes, une fois qu’ils sont célébrés un peu en Occident, ils font une sélection dans la société pour des gens qu’on a supposé de nous comprendre, le bonus de nous acquérir. C’est ce qui a fait que l’art a traîné en Afrique de l’Ouest notamment et que je connais le mieux.

 

Qu’est- ce que Dominique Zinkpè fait aujourd’hui pour corriger cela ?

 

Moi, j’ai commencé par faire des activités pour respecter un peu notre côté culturel qui est si fort. J’ai grandi à Abomey et je me suis rendu compte que le royaume d’Abomey avait compris les artistes très tôt. C’est l’un des rares royaumes en Afrique de l’Ouest qui permettait aux artistes de créer. On leur donne des terres et même des femmes. On célébrait l’art depuis le temps de nos rois. Les Tokoudagba, les Hountondji, les Yèmadjè, ils ont développé leurs travaux parce que leur royaume leur a donné l’opportunité. Maintenant, nous sommes dans le monde moderne. Le ministère ne réussit pas à défendre les artistes. Pour voir les œuvres majeures de nos grand- parents, ce n’est pas ici au Bénin. Nos musées sont vides. Les œuvres majeures de Danxomè sont dans les musées en Europe où maintenant de vous à moi pour voir, célébrer les œuvres de nos ancêtres, on doit payer au minimum 30 euros. Ça, c’est l’histoire qui s’est arrangée avec les missionnaires, avec l’histoire de la religion catholique où il y a un rapatriement d’œuvres majeures des artistes (rois) qui honorent aujourd’hui les musées en Occident. Revenons à nous les contemporains. Cela risque de se passer encore parce que la plupart des gens qui nous acquièrent aujourd’hui, ce n’est pas des Béninois. Pourquoi, des gens font des voyages pour venir m’acquérir ici aussi bien en sculpture qu’en peinture. Nos valeurs d’aujourd’hui ne sont pas reconnues. Pour cela moi, j’ai commencé par faire des œuvres pour séduire ma population. On est arrivé à une époque où on était frustré et on dit que nos gens ne connaissent pas nos valeurs. Je dis que c’est faux. Le Béninois est capable d’analyser une pièce d’art et de la respecter. C’est nous, artistes qui n’avons pas réussi à nous mettre à la hauteur de leur goût. C’est vrai qu’on fait des choses qui plaisent aux Européens. Alors, j’ai démarré un projet qui date de 2000 où j’ai commencé par faire un travail avec les taxis- brousses. Ce n’est pas une pièce qu’on va acheter. Mais je me suis promis de d’attirer l’attention de simples Béninois devant une de mes œuvres d’art pendant au moins cinq minutes, juste pour regarder. J’avais aussi exhorté les autres artistes contemporains de faire la même chose. Si on réussit à vendre de manière égoïste nos œuvres afin de nourrir nos familles, il faut aussi réussir à accrocher nos populations béninoises.

 

Et vous ne reprochez rien aux populations dans cet état de chose ?

 

Je ne veux pas accuser la population parce que je sais que mon peuple a le goût et le respect pour l’art. Il y a eu déphasage. C’est pour cela que je nous rejette le tort. J’en suis convaincu parce que j’ai vécu des expériences. On parle de peintures corporelles. Cela vient des animistes. Quand les vodounsi se promènent avec des peintures sur le corps mais l’art a toujours a existé… D’une manière ou d’une autre, l’art a toujours existé en Afrique. Maintenant, c’est à nous de dire que l’art est là. Ils vont nous célébrer. En tout cas, j’ai eu beaucoup de bonheur à travers l’art chez moi. Les taxis Zinkpè ont été célébrés, mes œuvres en sculpture Ibédji sont célébrées par les miens. Nous avons un manquement et cela c’est de réussir à intéresser nos proches. Je demande aux autres artistes de se rapprocher de la société. Moi, j’ai peint « Jonké » plusieurs fois. « Jonké » existe et c’est un quartier fabuleux.

 

Et aux autorités, vous reprochez quoi ?

 

Elles sont pauvres d’esprit. Elles n’ont pas encore compris la valeur de ce qu’elles ont à vendre. Nous, les Béninois, on n’a rien. On n’a pas de ressources minières. Nous vendons notre intellect… C’est d’ailleurs pour ça que nous avons perdu notre belle renommée de quartier latin. On ne l’a plus. D’autres pays nous ont dépassés. Ce que je vais dire aux autorités, c’est de revoir leur politique d’actions. Ce que nous avons à vendre, c’est notre culture. Si notre gouvernement peut comprendre que l’art peut générer des fonds, on est sauvé. C’est vrai qu’elles ont fait quelques efforts via le fonds d’aide à la culture mais il reste beaucoup de choses à faire.

 

Que faut- il faire aujourd’hui pour donner le goût de l’art plastique aux populations notamment la jeune génération ?

 

Il faut qu’on revienne à l’ancien temps. On dessinait à l’école. Mais aujourd’hui, c’est annulé. Il faut réintroduire l’éducation basique d’apprendre à dessiner. Cela fera de futurs artistes. Il faudrait que dans les écoles, on apprend de l’art. Qu’on encourage les enfants à aller voir des expositions, de voir le théâtre. Si on le fait ainsi, dans dix ans, nous aurons des élites de la société qui seront sensibles à l’art. En dehors de cela, il faut dire que nous avons des musées historiques qui sont des lieux nobles pour accueillir des œuvres d’art. L’idée, c’est de nous recycler. Nous avons besoin d’un musée d’arts contemporains béninois. La fondation Zinsou a essayé de faire ce qu’elle peut. Mais cela ne suffit pas. Nous devons commencer par animer nos musées.

 

(www.dekartcom.net)

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Fitheb 2014 : L’épiphanie du quatrième art démarre le 06 décembre

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Le directeur par intérim du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) a rencontré les médias, ce mardi 02 septembre 2014. Entouré de Fortuné Sossa chargé de communication, d’Osséni Soubérou l’administrateur chargé de la coordination et du suivi des activités et du directeur de la promotion artistique et culturel (Dpac), Ousmane Alédji a levé un coin de voile sur les préparatifs de la biennale. On retient que le festival aura lieu du 06 au 14 décembre prochain.
La douzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) se tiendra du 06 au 14 décembre 2014. Cette fête du quatrième art qui sera accueillie essentiellement par les villes de Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Initialement prévue du 29 novembre au 07 décembre, la grand’messe du théâtre africain est repoussée de quelques jours. Selon les explications du directeur provisoire, ce décalage est motivé par l’organisation à Dakar du 15ème sommet de la francophonie les 29 et 30 novembre.  « L’absence du Chef de l’Etat et du Ministre de la culture à l’ouverture du Fitheb, priverait le Fitheb de ses deux plus hautes autorités de tutelle. Il perdrait de son prestige et de son éclat » a fait savoir Ousmane Alédji qui justifie ainsi le choix des nouvelles dates. Aussi, les représentants de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) conditionnent-ils « leur présence à Cotonou à la révision des dates précédemment annoncées ». Le changement de date n’enlève cependant rien à l’ambition de Fitheb 2014. Edition transitoire, le Fitheb 2014 se veut être une « édition de réorientation et de positionnement du Fitheb parmi les plus grands carrefours artistiques et culturels du monde ». 27 nations d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique sont attendues au plus grand festival de théâtre d’Afrique. La rencontre des responsables du Fitheb avec les médias est une occasion de faire remarquer que la présélection  des spectacles aussi bien béninois qu’étrangers, est prête. Une liste qui donnera corps au programme définitif de la biennale compte tenu des moyens à rassembler et de la confirmation ou non des troupes et compagnies annoncées.  Un colloque et des rencontres professionnelles sont également au menu de Fitheb 2014.La direction du Fitheb donne rendez-vous aux médias le 30 septembre pour faire le point définitif et du budget et de la programmation. En ce qui concerne le budget de l’événement, Patrick Idohou représentant le ministre de la culture a fait part des diligences faites au niveau du gouvernement pour que la cagnotte réservée à cet effet soit liberé et dans les meilleurs délais.

Un tissu pour la visibilité…

A cette conférence de presse de la direction du Fitheb 2014, Osséni Soubérou, administrateur chargé de la coordination et du suivi des activités du festival a présenté moyens à déployer pour la visibilité du festival. Un problème auquel le Fitheb est confronté depuis sa création. Des affiches encore en finition, des flyers, des tee-shirts, casquettes, gadgets divers sont les différentes gammes de visuels retenus dans le cadre de la douzième édition du Fitheb. La grande première pour le Fitheb en 24 années d’existence est le tissu aux couleurs et à l’effigie de l’événement. Un  peu pour faire comme le Fespaco auquel participe le président burkinabé, drapé dans le pagne de ce festival de cinéma. Les organisateurs ambitionnent de faire du Fitheb prochain, un vrai rendez-vous de la diversité africaine. Des places publiques dont l’Etoile Rouge, la place Lénine, la Place des Martyrs, le Champ de foire, la maison du peuple d’Agla et le stade de l’Amitié sont  les différents endroits identifiés pour abriter les spectacles. Des spectacles qui seront pour la plupart présentés dans la rue pour susciter l’adhésion des populations, dans les deux autres villes en dehors de Cotonou. Le centre de promotion de l’artisanat sera le village du festival et accueillera chaque soir des prestations de musiciens.  Avant de mettre un terme à la rencontre, Ousmane Alédji a réaffirmé sa volonté de remplir à bien, la mission à lui confiée par le gouvernement. Se refusant d’avancer un chiffre non validé en ce qui concerne le budget, le directeur par intérim du Fitheb a fait rassure que « l’argent obtenu sera dépensé sans gap ni dette ».

Yves-Patrick LOKO

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Soirée de gala Les Saveurs : La star Zeynab a assuré la partie

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La soirée de gala dénommée «Les  Saveurs » est un rendez-vous gastronomique et de divertissement entre chefs d’entreprise, hommes d’affaires et le grand public.  La toute première édition de l’événement a eu pour cadre, le Bénin Marina Hôtel. Ce vendredi 29 août, les dispositions ont été prises pour la satisfaction des curieux ayant fait le déplacement pour voir de quoi retourne ce nouveau concept créé par Laurex Company Limited de Gabriel Ajavon et l’agence de communication Comquête que dirige Hugues Chodaton. L’artiste Zeynab et son orchestre ont donné une prestation tout le long de cette soirée où les participants, tout en se faisant bercé par la bonne musique, ont savouré différents mets. L’événement qui est prévu pour se tenir trimestriellement, est une occasion de renforcement de liens. Aïcha Koné était la star internationale attendue pour cette première soirée mais Zeynab a bien assuré la partie. En effet, l’artiste Aïcha Koné n’a pu effectuer le déplacement de Cotonou à cause de l’épidémie d’ Ebola qui a frappé la Guinéé Conakry

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Africa Fête itinérant : La musique africaine à l’honneur à Cotonou

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Le Bénin est à l’honneur du 10 au 20 septembre 2014. Le festival Africa Fête itinérant va s’installer au cœur de Cotonou et offrira un tableau varié d’activités.  


Africa Fête itinérant qu’accueille le Bénin dès le mercredi 10 septembre prochain s’inscrit dans la même logique que celui organisé à Dakar au Sénégal l’année dernière. Le festival coordonné au Bénin par Eric Gbèha vice-président du bureau export de la musique africaine (Bema) ambitionne de renforcer les synergies entre les opérateurs culturels. Aussi le festival itinérant envisage-t-il  de favoriser la diversité musicale africaine. Démarré à Dakar, le festival  sera également organisé les années à venir au Cameroun et en  France. C’est  une décision de l’Association Tringa Musiques et Développement, de faire de ce festival un rendez-vous culturel itinérant durant trois années. L’édition cotonoise qui démarre le 10 septembre est riche en programme. Il est notamment prévu  des concerts live et une résidence artistique. Un rendez-vous du savoir qui regroupera autour de la béninoise Sessimè, des artistes comme Fou Malade et  Noumoucounda  du Sénégal, Dominique Essam du Cameroun et Joos de la France. Sessimè était d’ailleurs présente à Dakar en novembre 2013 dans le cadre de l’édition sénégalaise du festival. Les fruits de la résidence de musique seront portés à la connaissance du public, le 19 septembre à l’Institut Français de Cotonou. Occasion de voir sur la scène le groupe Gangbé Brass Band. Des rencontres professionnelles sont également inscrites dans l’agenda de ce festival dont l’apothéose est un géant concert prévu pour le 20 septembre. Sur la pelouse verte du stade de l’amitié, Wilf Enighma, Vi-Phint, Sènan Noble, le groupe Tériba et bien d’autres artistes seront face au public dans un concert live. Le burkinabé Smarty, gagnant du Prix Découvertes Rfi 2013 est la grosse attraction de ce géant spectacle.

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Le ministre de la Culture sur les chantiers touristiques de Kétou : Jean-Michel Abimbola rassuré de l’état d’avancement des travaux

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Le ministre de la Culture, de l’alphabétisation et du tourisme a effectué une descente sur les chantiers touristiques de Kétou. C’était vendredi 29 août 2014. Jean-Michel Abimbola et la délégation qui l’a accompagné sont allés s’imprégner de l’état d’avancement des travaux.
Du projet Songhai de Kétou au palais royal en passant par le musée Akaba Idéna sans oublier la maison internationale de Guèlèdè et l’Université d’Agriculture de Kétou, le ministre ce fut un véritable périple. Selon le ministre Jean-Michel Abimbola, cette descente est l’une des recommandations faites par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, lors du dernier conseil des ministres, notamment avec le nouveau gouvernement.

Projet Songhai de Kétou
La première étape de la visite a conduit la délégation ministérielle sur le site du projet Songhai de Kétou.  Ici, le coordonnateur du projet, Guy Loueke a rassuré le ministre du bon déroulement des activités. Après avoir rappelé que le projet est dans une logique de création de valeur ajoutée, le coordonnateur  a évoqué les trois volets contenus dans ledit projet, notamment la promotion de l’auto-emploi des jeunes grâce à l’appui à l’installation, la formation des jeunes et l’aménagement de la plate-forme agricole. Poursuivant, il a déclaré que les premiers formés de la structure sont déjà des créateurs d’entreprise. Au total, cent vingt-trois jeunes ont été libérés en janvier dernier et dirigent désormais leur propre entreprise. Le perfectionnement des artisans, la formation des étudiants dans les filières agricoles et la formation des entrepreneurs sont partie intégrante des activités du Projet Songhai de Kétou. Ce projet de transformation économique des zones rurales au Bénin s’étend sur plusieurs autres activités comme la production animale (poulets de chair, lapins, pondeuses, porcs, biogazs, autres volailles et l’agroforesterie), la production végétale notamment la culture de maïs, du manioc, des papayes, la transformation des noix de palme et le séchage de fruits. La culture de Moringa s’y fait également sans oublier que le centre dispose d’une provenderie et de quatre forages. Le coordonnateur a profité de cette visite du ministre pour évoquer les problèmes d’ordre institutionnel pour un renforcement des capacités du personnel. Ce qui n’a pas empêché le maire de remercier le chef de l’Etat pour avoir doté Kétou de ce projet qui permet à bon nombre de jeunes d’être autonomes économiquement. Quant au ministre Abimbola, il s’est dit très ravi de ce qui se fait terrain. Il a ensuite rassuré le personnel de son soutien et de celui de tout le gouvernement.

Maison internationale de Guèlèdè…
Les travaux de construction de la maison internationale de Guèlèdè s’exécutent normalement. C’est du moins le constat qui découle de la visite du second site. Notons que de grands projets sont prévus sur ce même site notamment la construction de la maison des arts et de la culture de Kétou dont les travaux démarrent dans quelques jours. Aussi, la construction des kiosques artisanaux et la construction de la maison internationale de Guèlèdè dont la première phase des travaux est presque à son terme. Il s’agit de la sécurisation du domaine par la construction de la clôture. Il faut préciser que les travaux de construction des bâtiments de la maison internationale de Guèlèdè   sont prévus pour démarrer normalement  en 2015. Mais le ministre Abimbola a promis de tout faire pour que les travaux démarrent plutôt avant la fin de l’année en cours.

Le Palais royal de Kétou entièrement rénové
Après ce chantier, cap a été ensuite mis sur le palais royal de Kétou où les travaux de la réfection du palais semblent évoluer à une vitesse de croisière. Bénéficiant du projet de réhabilitation des palais royaux et espaces de pouvoirs du Mcaat, le palais royal de Kétou, autrefois en ruine, fait désormais peau neuve avec le pavage de toute la cour, la réhabilitation de l’entrée principale, la réalisation des toitures de la clôture, la construction de plusieurs salles et autres. Notons par contre que les travaux de construction du complexe architectural du palais démarrent dans les prochains jours. Ce complexe comporte neuf pièces à savoir la salle de repos des guerriers, le cimetière des rois, la salle de sacrifice suprême, la prison et autres. Sa majesté, Alao Aladé Ifè Gbosé a, au regard de l’immensité du projet,  saisi l’occasion pour remercier le président de la République pour avoir pensé à Kéto. Aussi, a-t-il salué la démarche du ministre Abimbola.

Musée historique Akaba Idéna…
La délégation s’est aussi rendue au grand marché Assèna pour s’imprégner de l’évolution des travaux de la première phase du projet d’assainissement et de pavage de Kétou. Là, le ministre a fait part de sa totale déception quant à la qualité du travail qui se fait. Il a promis d’exiger à l’entrepreneur, la réparation des fautes commises avant le déblocage des fonds restants. Le musée historique Akaba Idéna a ensuite accueilli la délégation. Patrimoine de l’Unesco depuis peu, la réfection de ce musée est financée par le fonds national de développement et de la promotion touristique. Les travaux étant déjà réalisés à plus de 80%, le musée retrace une histoire qui force l’admiration. Selon le guide Adélakoun Osséni, la divinité « Ologoun Odogbo » se trouve à l’intérieur du musée. Le fait que la divinité aime entendre les voix des femmes a conduit à la construction du marché « Odja Nla » en face du musée. Musée sacré, des propos maléfiques y sont interdits  puisque la divinité « Asolé » s’y oppose. A l’entrée du musée, se trouve « Ilèku Abo » ou porte femelle qui se ferme d’elle-même en cas de danger et ce n’est qu’après des sacrifices, qu’elle s’ouvre à nouveau d’elle-même.

Université d’Agriculture de Kétou…
C’est la dernière étape de la visite. Ici, rien n’a encore démarré. C’est seulement samedi dernier que les travaux ont été officiellement lancés à Sakété par le Chef de l’Etat et le ministre de l’Enseignement supérieur, François Abiola. Pour Olofindji Blaise, le premier adjoint au maire de Kétou, l’université est réparti sur deux sites différents à savoir le Rectorat qui s’étend sur 20 hectares à Awayi et l’Université elle-même qui s’étend sur 1000 hectares à Idigny. Le représentant des populations, Gilbert Lalèyè a confié que la pose de la première pierre en Février 2013 a été accueillie avec joie mais il a déploré la lenteur qui caractérise les travaux. Il a donc sollicité l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour que les travaux connaissent une accélération. Au terme de la visite, le ministre Abimbola s’est dit globalement rassuré de l’évolution des différents travaux sur le terrain.  Il s’est ensuite réjoui que sa Commune Kétou soit dotée de la première Université d’Agriculture en Afrique. Jean Michel Abimboala a rappelé aux populations qu’une Université est une infrastructure d’intégration sociale et ne devrait pas être l’objet d’une division au sein des fils et filles du Plateau qui semblent ne plus parler le même langage. Pour lui, le lancement des travaux à Sakété est un signe de réconciliation des régions du Plateau. Il a donc lancé un appel à l’union des ressortissants du plateau autour de ces acquis.  

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Brs 2014 : Les six derniers candidats planchent

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Le deuxième prime de la saison 2 du concours Bénin Révélation Stars a eu lieu samedi 30 août à l’espace Mayton sis derrière le campus d’Abomey- Calavi. Il a mis aux prises, les six derniers candidats en lice pour la compétition.  
Un deuxième prime qui a moins comblé les attentes que le tout premier. C’est le constat fait par les membres du jury de cette deuxième édition du concours Bénin Révélations Stars. Les six derniers candidats de cette saison 2 auront donc moins convaincu que leurs collègues qui sont passés pour le compte du premier prime. « Rien n’est encore joué cependant » a fait savoir Eric Gbèha fin connaisseur de la musique qui exhorte les jeunes candidats à bien travailler pour les fois à venir. Romaric Soton qui revient pour la deuxième fois dans le concours, Jean-Baptiste d’Almeida, Pierre Assogba, Hermann Gammaïzo, Laurence Djèton et Nadine Gougnika  sont ces jeunes artistes qui ont d’abord interprété chacun un morceau de son choix. Ensuite, ils ont exécuté les chansons imposées par les organisateurs. Les hommes ont repris « sounou lèbi » de l’artiste Ignace Don Métok. Quant aux deux jeunes filles en compétition, elles ont interprété le morceau « moulété » de la talentueuse Sessimè. L’artiste était d’ailleurs présente à ce deuxième prime, comme l’an dernier. L’initiative de Tony Yambodé et ses partenaires, placée cette année sous le thème «l’eau et l’enfance malheureux», est une manière de rendre hommage de leur vivant aux deux artistes. La prestation de Sessimè a mis un terme à la soirée qui n’a pas connu de délibération. Dibi Dobo et Lady G seront célébrés au troisième prime prévu pour le samedi 6 septembre. A cette étape, le jury renverra à la maison six candidats qui diront adieu à la compétition.

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