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Culture

100 jours de Paul Hounkpè au ministère de la culture : Peut mieux faire

paul-hounkpe

Plus d’une centaine de jours que Paul Hounkpè  tient le portefeuille ministériel de la culture. Et à son actif,  nombre d’actions tendant à impacter le secteur des arts et de la culture au Bénin. Sous son auspice, même si la décision ne vient pas directement de lui,  le tri milliard culturel a connu une importante augmentation et est passé à cinq milliards. Toute chose qui témoigne de la fructueuse collaboration que l’autorité ministérielle entretient avec le Chef de l’Etat. La participation du Bénin à l’édition 2015 du festival international de folklores ‘’Celestino Graça’’ et l’organisation  du Salon national de l’artisanat ‘’Snab’’   ont été une réussite grâce au concours du ministre Paul Hounkpè qui a mis à contribution une volonté  politique  crédible. Aussi, va-t-il effectuer le déplacement du théâtre national de Sénégal  afin que le Bénin s’en serve comme exemple pour la construction de ce qui est en cours. L’autorité a, par ailleurs, réussi à mettre en relief la richesse du Bénin au plan touristique à la 21ème édition de l’assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme.

Des chantiers à finir

Le cas Fitheb,  construction de la route des pêches,  Fimub et bien d’autres chantiers de la culture béninoise sont  de gros morceaux vers lesquels le ministre n’a pas encore poussé sa curiosité. Sur ces terrains l’autorité est vivement attendue pour le temps qui lui reste. Mais vu que la tenue de l’édition 2016 du festival international de théâtre du Bénin est imminente, le ministre aurait  convaincu par son bilan, s’il réussit ce pari que son prédécesseur a laissé dans un état comateux avec les crises qui le secouent et qui n’ont pas encore d’issue jusqu’à présent.  

Teddy GANDIGBE 

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BintaTorodo au sujet de son prochain album : « Il y a pleins de thèmes qui sont développés sur cet album»

Binta-Torodo

Elle est une artiste chanteuse ,à succès à cheval sur le Niger et le Bénin. Moulée entre plusieurs rythmes ,BintaTorodo fait son petit bonhomme de chemin et s’apprête à faire ses pas dans l’espace musical. Elle en parle.  

Vous êtes en train de faire votre entrée dans le paysage artistique et culturel international, puisque vous êtes à cheval sur le Niger et le Bénin. L’aventure remonte à quand ?

C’est depuis 2006 que je suis rentrée dans la musique. Mais en tant que choriste j’ai accompagné pas mal d’artistes au Niger et partout ailleurs. Sinon j’ai en réalité débuté ma carrière solo en 2009.

Vous avez choisi faire la musique. Mais à vous écouter,  on a l’impression d’écouter un mélange de rythme. Quel est alors le style auquel l’on pourra vous identifier ?

Je peux dire que d’un côté je suis polyvalente. Je touche à tout. Je fais de l’Afro-beat, le Jazz, le Funk, du reggae du R&B etc.

Alors quel est déjà le titre de  l’album que vous vous apprêtez à sortir et quels sont les thèmes que vous chantez dans l’ensemble ?

Il y a pleins de thèmes qui sont développés sur cet album qui vient. Entre autres il y a la trahison, vu que vous les hommes vous n’êtes pas assez sérieux.

Vous êtes au début de la carrière et déjà vous avez choisi faire une collaboration avec une nigériane ce qui est rare. Pourquoi cette option?

Bolalé et moi nous nous sommes connu il y a bien longtemps. C’est une artiste nigériane comme vous venez de le dire. C’est la sœur à Yèmi Aladé. On s’est croisé pas mal de fois au Niger sur des festivals. Et vu la qualité de sa prestation il m’a plu de faire un featuring avec elle.

Vous avez un staff qui vous accompagne ou bien vous volez de vos propres ailes ?

Je suis encore à la recherche, pour le moment je n’ai pas encore une équipe solide derrière moi. C’est arrivé ici au Bénin que j’ai eu des gens qui m’ont prêté mains forte. Et déjà je remercie RichmirTotah et sa compagnie qui m’ont accompagnée et propulsée. Il a cru en moi.  

Par Teddy GANDIGBE  

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1ère Edition des rencontres internationales du théâtre au Bénin : La compagnie théâtrale « Kond’art » et « 30 Afrique » au rendez-vous !

theatre

La ville d’Athiémé va accueillir la première édition des « rencontres internationales du théâtre» au Bénin, du 7 au 12 octobre 2015, avec la participation du théâtre « Kond’art » du Bénin et le groupe « 30 Afrique » du Sénégal.

«Les rencontres internationales du théâtre», est un évènement dont l’objectif est de contribuer à une la large diffusion du théâtre Africain, et de faciliter cette rencontre, ainsi que le travail en commun des jeunes talents. Ce projet s’articule autour de quatre axes. Il s’agira de faire intervenir les programmateurs et directeurs de festival autour d’une table ronde sur la question de mobilité des créations d’arts vivants, d’organiser un atelier de formation en « conception et organisation d’événements culturels » à l’intention de 8 jeunes administrateurs culturels du département du Mono, de montrer aux différents programmateurs présents, les spectacles de cinq pays différents afin de leur permettre d’en choisir un ou plusieurs ce qui participera au développement de carrière des créateurs et favorisera l’organisation d’un géant concert dénommé ‘’Jeunesse espérance’’. Cette messe théâtrale va favoriser une dynamique de rencontres et d’échanges permanents entre les professionnels du théâtre. C’est en cela que cette 1ère édition va permettre de créer un grand marché des arts du spectacle, en contribuant à l’essor  de l’économie nationale, à la paix et au développement durable en Afrique et au Bénin en particulier. Le coordonnateur du projet, Donatien Gaglozoun révèle que le théâtre béninois est réellement confronté à d’énormes problèmes de diffusion, et explique   que c’est effectivement cela qui motive son initiative. C’est dans cet objectif que ce creuset de rencontre va permettre la valorisation du théâtre et des acteurs intervenant dans le secteur de l’art dramatique, afin qu’il constitue un vrai vivier de richesse pour chaque créateur.  A l’en croire,  ce creuset facilitera une libre circulation des artistes et de leurs œuvres. Les pays attendus à cette rencontre sont entre autres, le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire. Les partenaires officiels de cette rencontre sont Partenari’Arts, Culture Benin, et la mairie d’Athiémé.

Kamar ADJIBADE

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20ème anniversaire des clubs Rfi et de l’émission ‘’Couleur tropicale’’: Le Bénin accueille les manifestations

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(Claudy Siar enregistre un numéro spécial de ‘’Couleur tropicale’’)
C’est un événement en double que Cotonou a accueilli hier, Jeudi 01 octobre 2015. Les  20 ans d’existence des clubs Rfi dans le monde et  aussi de l’émission ‘’Couleur tropicale’’ du talentueux animateur Claudy Siar. L’animateur et quelques membres de l’équipe du service des relations avec les auditeurs de la radio France internationale   était avant-hier à l’hôtel Azalaï pour présenter, à travers une conférence de presse, aux fans du club Rfi, le bien-fondé de leur descente. Et hier 1er octobre, un monde fou a été mobilisé autour de la fête à l’institut français. En effet, Le club Rfi, en 20 ans d’intenses activités, a déjà enregistré plus 100 000 membres   et présent dans 47 pays depuis sa création pour la première fois en décembre 1995 au 6ème sommet de la francophonie au Bénin. Présent dans 47 pays dans le monde, le club  est un regroupement de jeunes gens fans de la radio France internationale qui s’activent dans les mouvements culturels, sociaux, environnementaux, sanitaires et sportifs. « Le club Rfi à sa naissance s’était fixé des objectifs à savoir  promouvoir le club Rfi, susciter l’engouement du public aux activités du club Rfi Bénin et de la radio France internationale,  mettre le club Rfi au service de l’accès à la culture et de l’épanouissement des couches défavorisées. Les activités du club Rfi s’articulent  globalement autour de deux points que sont le social et la culture » a fait savoir le tout premier coordonnateur de Club Rfi dans le monde, Germain Garba.  Pour Claire Marous-Guivarch, la responsable des études et du service des relations avec les auditeurs, «le Bénin est le pays de cœur des clubs Rfi » pour avoir eu le privilège d’engendrer le premier club au monde. Cette célébration des 20 ans des clubs Rfi coïncide avec celle de l’émission ‘’Couleur Tropicale’’ animée par Claudy Siar. Dans ce cadre, un numéro spécial s’est enregistré dans les murs de l’institut français précisément au théâtre de verdure. Un véritable spectacle en plein air qui s’est offert au chaleureux public et artiste. L’émission a reçu sur scène des talents de la musique béninoise dont Sagbohan Danialou, Olouwa Kêmy, Willy Mignon, Fanicko de Jésus. C’était une occasion de découverte des clubs Rfi qui étaient sur place ainsi que des activités que le réseau mène. Cette célébration va déboucher sur la création d’une nouvelle plateforme d’information, de communication et de promotion dénommée ‘’Ma Rfi’’.

Teddy GANDIGBE

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Augmentation de la cagnotte du fonds d’aide à la culture : Yayi fait l’utile pour l’épanouissement de la culture béninoise

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(Blaise Tchétchao voit ses souhaits se concrétiser)
La promesse est faite depuis le mercredi 23 septembre 2015, à l’occasion de la rencontre du Chef de l’Etat avec les acteurs culturels au palais présidentiel. Le fonds d’aide à la culture passe de trois (03) milliards à cinq (05) milliards. Une bonne nouvelle sans doute pour le monde culturel béninois en général et singulièrement pour les artistes. Donc en un an, le Président de la République a fait passer le budget consacré aux initiatives culturelles de 1,5 milliards à trois (03) milliards, puis maintenant à cinq (05) milliards. Même si cette somme n’est, pour le moment, qu’à l’étape de promesse, l’acte est à saluer. De mémoire d’homme, depuis l’avènement de l’ère démocratique, Boni Yayi est l’un des rares Présidents de la République du Bénin qui a véritablement fait du développement du secteur artistique et culturel, sa priorité. Et la preuve est évidente, même si le geste cache un penchant populiste. « Le fonds d’aide à la culture qui était dans les années 1992, le fonds d’aide à la culture et au loisir, a connu des budgets successifs, s’est accru. Aujourd’hui c’est une structure autonome jouissant d’une autonomie financière et de la personnalité morale. Il faut rappeler qu’entre 1992 et l’an 2008, c’était une direction technique, et la plus forte subvention dont elle a bénéficié tournait autour de deux cent trente (230) millions», a fait savoir le directeur Blaise Tchétchao, pour situer le point de départ des améliorations. Ainsi, si ce fonds est en passe aujourd’hui d’atteindre les cinq (05) milliards, le mérite est à attribuer à la vision d’un homme : Boni Yayi. Et depuis que le fonds a franchi le seuil du milliard, le constat est qu’il y a une étonnante stimulation de talent dans le rang des artistes toutes catégories confondues. « Depuis ce temps, il y a eu l’éclosion des talents. Il y a eu beaucoup d’événements culturels », confirme l’autorité en charge de la gestion du fonds. La politique culturelle au Bénin est désormais dotée de moyens significatifs. Toutefois, la gestion de ce fonds laisse beaucoup de ses potentiels bénéficiaires sur leurs faims. L’artiste peintre Phillip Abayi est l’un de ceux-là : « Grâce à Boni Yayi, ce fonds a connu des avancées sur le plan de sa dotation. C’est à saluer. Mais la gestion du fonds par rapport à l’aide qui devrait aller aux acteurs culturels, je dis, à mon sens, qu’il y a une disproportion qui, avec le temps, doit pouvoir être revue. Il y a un assainissement à faire», a laissé entendre Phillip Abayi. Et à Blaise Tchétchao de répondre « Quand je suis venu au fonds d’aide à la culture, j’ai dit que je place mon mandat sous le signe de la transparence. Et vous allez voir qu’à chaque fois qu’on lance les appels à projet, les résultats d’étude de dossier sont publiés et affichés et c’est même sur internet à l’adresse www.dfac.bj . Donc qu’il y ait saupoudrage, clientélisme, corruption ou tout ce dont les gens taxent la gestion du fonds, cela reste à l’étape de rumeur à moins qu’on ait des preuves tangibles ».

Teddy GANDIGBE

D’autres acteurs pensent que…


Florent Eustache Hessou : administrateur au fonds d’aide à la culture

« Je ne peux qu’être content que cette cagnotte du fonds d’aide connaisse une croissance. Et la personne à féliciter, c’est Blaise Tchétchao. Parce que quand il était nommé, beaucoup ont dit que ça n’allait pas durer. Mais avec beaucoup de chance, c’est allé à trois (03) milliards et aujourd’hui à cinq (05). Je pense que le chef de l’Etat, en faisant cette augmentation, a fait une très belle option. Parce que tous les discours qu’on tient, montre l’importance de la culture dans le développement. Mais il n’y a jamais eu un président du Bénin qui ait donné autant d’importance aux arts et à la culture que lui. C’est vrai que la chose a un arrière-goût assez politique, mais on en a besoin pour booster un peu les choses en matière des arts et de la culture. C’est une très bonne décision qui va nous permettre à nous autres acteurs culturels, d’avoir assez de ressources pour gérer nos ambitions et faire de la culture un facteur réel de développement. Certains parlent de promesse. Ce n’est plus à l’étape de promesse. Quand le Chef de l’Etat dit, c’est fini ! Ça va juste passer de l’oralité à l’écriture. Une parole de Président de la République n’est pas une parole de cours qu’on fait à une jeune fille. C’est comme si c’est déjà fait. A partir de 2016 le fonds sera, non pas de trois milliards, mais de cinq milliards. Et il faut dire que les trois milliards ont été véritablement octroyés et utilisés au cours de l’année 2015.

Vincent Ahéhéhinnou, artiste chanteur

« Que le Fonds d’aide soit augmenté, je dirai que c’est un grand pas pour le Chef de l’Etat et les acteurs de notre corporation. Vous savez, il a été le seul à faire cela depuis qu’il est arrivé. On sait d’où on est parti, et on sait là où nous sommes aujourd’hui. Je salue la chose, je remercie le Chef de l’Etat et je souhaite que ces cinq milliards aillent véritablement aux artistes. Je crois que ça va permettre au secteur artistique et culturel béninois d’aller au-delà des frontières. Parce que quand vous avez les moyens, vous pouvez aller loin. C’est le moment de mieux travailler pour mériter cette confiance que le chef de l’Etat a placée en nous. Déjà, je dirai que les trois milliards, de mon point de vue, ont été bien gérés. C’est vrai qu’il n’y a pas d’œuvre humaine qui puisse satisfaire entièrement ».

TG

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Création de l’Oppac : Un nouveau vent s’apprête à souffler sur la culture béninoise

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L’observatoire politique, panafricain pour les arts et la culture ‘’Oppac’’ sera très bientôt porté sur les fonts baptismaux. Mais en attendant son avènement et ses opérations sur le terrain, l’instigateur de ce creuset de réflexion, Florent Eustache Hessou, a exposé lors d’un point de presse, les objectifs que le rassemblement compte accomplir dans les toutes prochaines années. Tenue hier, lundi 28 septembre 2015, à l’Ecole supérieure des métiers d’art et de la culture ‘’Esmac-Hwendo’’, la séance a permis aux hommes des médias de s’imprégner des impacts positifs que l’association entend désormais apporter au fonctionnement du secteur culturel au Bénin. En réalité, l’idée de la création du creuset est partie d’un constat. « Le milieu des arts et de la culture est un milieu délaissé. Tout simplement parce qu’il n’y a pas une volonté politique affichée. Volonté politique de la part des acteurs culturels et aussi de la part des dirigeants. Par exemple quand on voit comment les ministres de la culture sont nommés, on est en droit de dire qu’il y a des réglages qu’on peut opérer » souligne Florent E. Hessou avant d’indiquer le rôle dont l’Oppac sera investi. « Cet observatoire sera un instrument qui ira au-devant des grands débats politiques pour le développement de la culture ». Et déjà, l’une des premières actions que le bureau exécutif du mouvement « apolitique » sera appelé à engager dans les prochains jours est l’organisation d’une grande soirée à l’intention des aspirants à la magistrature suprême. Ils vont y être appelés à dévoiler leur programme d’action pour le monde de la culture, vu que chacun d’eux semble prioritairement porté à ne s’occuper que des questions sociales et économiques. Ainsi, l’on peut, avec l’avènement de l’Oppac, caresser l’espoir que la culture et tout ce qui s’y rapporte occuperont une place de choix dans les instances de hautes décisions.

T. G.

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Le chanteur Ebawadé au sujet de son absence sur la scène béninoise « …très bientôt je serai de retour…»

ebawade

Codjovi Clément à l’état civil, l’artiste chanteur ‘’Ebawadé’’, depuis un certain temps, brille par son absence sur la scène musicale béninoise. Il revient dans cet entretien sur les raisons fondamentales qui expliquent cette situation et en profite pour porter son jugement sur l’évolution de la musique béninoise avant de dénoncer les goulots d’étranglements qui enlisent son envol.

Aujourd’hui les mélomanes ne ressentent plus Ebawadé sur la scène musicale béninoise, qu’est-ce qui explique cela?

Je vois que nous sommes tous nés pour aller à la quête du savoir. Donc je suis de l’autre côté en Europe où je suis toujours à la quête du savoir et j’en donne aussi.

La quête du savoir dans quel domaine précisément ?

Toujours dans le domaine de la musique. Il faut que je sois plus clair. Je donne des cours de musique au concert Fada de Saint Claire en France et j’en reçois également.

Et l’aventure comment cela se passe ?

Il y a que je suis rentré aussi dans une situation familiale là-bas et c’est ça qui a fait que mon absence est remarquée sur la scène béninoise. Sinon je suis toujours dans la vie artistique et bientôt il y aura du nouveau sur le marché.

En primeur d’information peut-on déjà connaître le titre ?

Bon je préfère garder ça en anonymat pour le moment. Je travaille avec plusieurs titres, mais je n’ai pas encore choisi ce que je souhaite mettre sur l’album.

Et déjà qu’est-ce que les mélomanes peuvent garder d’Ebawadé ?

Naturellement, c’est toujours mon style, c’est toujours ce qu’ils connaissent d’Ebawadé et ils seront satisfait bientôt.

La surprise ne serait pas qu’il revienne dans un autre style de musique ?

Jamais. Je reste fidèle à mon style qui m’a fait découvrir pour ne pas décevoir mon public.

À l’endroit de ces mélomanes et des autorités en charge de la culture béninoise que diriez-vous?

Je dirai que très bientôt je serai de retour sur la scène. La preuve, je suis sur le territoire actuellement à la recherche de belle sonorité. Par exemple pour mon titre ‘’Ahouangbénou’’, j’ai fait tout en Europe en France et d’abord ça m’a coûté cher et je n’ai pas pu trouver toutes les sonorités que je veux. Donc je suis venu pour acquérir beaucoup de sonorité pour pouvoir concevoir mon nouvel album.

Et ce serait déjà combien d’albums ?

Le troisième album.

Et par rapport à l’évolution de la musique béninoise ?

A ce sujet il n’y a pas de commentaire. La musique béninoise évolue selon moi. Seulement, ce qui manque, c’est qu’on n’a pas de promoteur. On n’a pas de producteur, on n’a pas d’opérateurs culturel vrai qui font monter comme le font les autres pays comme la Côte d’Ivoire par exemple. Si ces pays ont percé, c’est parce qu’il y a un système au point. Dans ces pays comme dans d’autres pays ( le cas de l’hexagone), ce sont les promoteurs qui font vibrer leur artiste. Au Bénin ça n’existe pas. C’est ce qui nous manque. Sinon de la matière, il y en a. et la musique béninoise se porte bien.

C’est quelque chose de très important que vous venez de dénoncer, l’inexistence des promoteurs culturels au Bénin. Et pourtant ils pullulent ?

Bon chacun essaie de donner son image de ce qu’il fait. Mais c’est l’acte qui compte et qui est important. Puisque moi j’ai cherché partout et je n’en ai pas trouvé. Même ceux qui sont sur le terrain ce n’est pas encore ça.

Teddy GANDIGBE

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La jeunesse musicienne et culturelle face à l’avenir, Sagbohan Danialou : « Il serait difficile de choisir un rythme et l’imposer au Bénin »

SAGBOHAN-DANIALOU

24 Novembre 2012. Une conférence organisée par Wilpac Léandre Amèvi à Salle de Conférence du Centre Culturel Chinois de Cotonou. Un Merci éternel à Thanguy Agoi de Canal 3 Bénin, et Ulysse Elliot Djodji de l'Ortb qui ont bien voulu donner de leur grand talent à la réussite de cet objectif pleinement atteint : faire entendre Sagbohan Danialou à une couche plus jeune.

SAGBOHAN Danialou, ça fait plus de 40 ans que vous avez commencé à chanter. Vous étiez certainement très jeune à l’époque..... Quelles étaient les conditions mémorables qui ont marqué le début de cette longue aventure ?

Merci Thanguy, Merci Mesdames et Messieurs, humm, parfois c’est facile à dire, et parfois c’est difficile à expliquer…. D’abord j’ai passé une enfance un peu… paysanne. J’ai grandi au village, j’ai connu tout ce qu’on fait de bon, culturellement, au village. Et concernant ma jeunesse,… il faut dire que j’ai grandi dans la chose musicale… Avant de commencer l’école, je jouais déjà avec les parents, et curieusement j’ai plus aimé la musique, que l’école. Parfois je priais pour qu’il n’y ait pas école, pour que j’aille jouer quelque part. Néanmoins je faisais partie des meilleurs de ma classe, ce qui étonnait tous mes amis. C’est pour cela que je dis aux jeunes aujourd’hui que la musique n’est pas pour ceux qui ne savent pas réfléchir, la musique, est uniquement pour ceux qui ont leur tête pour bien réfléchir. C’est pour les intelligents… Mes parents n’ont pas eu beaucoup d’argent pour me pousser dans les études non plus, mais j’ai vite choisi… j’ai fait un peu la céramique, j’aimais toujours créer, donc j’aimais la céramique, et je jouais beaucoup la musique avec les amis.

Et le premier jour où Sagbohan offrait son premier spectacle, quels étaient les sentiments, quels sont les souvenirs ?

C’est inoubliable, c’était au hall des arts à l’époque. J’étais fonctionnaire de la BCB (Banque Commerciale du Bénin), et un jour j’ai été voir le Directeur, c’était Monsieur AMOUSSOU Bruno. Le salaire ne me suffisant pas, je lui ai demandé de me permettre de faire un concert avec poly rythmo pour pouvoir gagner un peu d’argent… Le Directeur n’était pas d’accord, il n’acceptait pas que j’aille jouer avec un autre groupe au dehors, parce que j’étais membre de l’orchestre de la BCB….. Mais, pour moi, la musique n’a pas de frontière… Bon, il avait ses raisons, mais je me suis entêté, j’ai donné ma démission, et j’ai fait ce concert, feu Adjaho Guillaume était le Directeur du Hall des arts, il n’y croyait pas non plus mais après le concert, j’ai encore les photos, il a réuni tous les amis pour saluer et encourager la chose. C’était pour moi une expérience mémorable.

Quelle était alors la réaction de directeur de la BCB?

(Sourire…) Après ce concert il est arrivé me voir à la maison pour me féliciter, et par la suite il m’a fait un prêt pour que je continue mes projets, mais ça c’est une autre histoire…

Et voilà que ça avait commencé péniblement, mais aussi avec beaucoup de promesses d’avenir, quelles étaient les réalités entre temps qui, aujourd’hui ont changé à votre avis ?

Ah oui, le temps a beaucoup changé. Vous savez, à l’époque, la musique était plus considérée qu’aujourd’hui, ça c’est mon constat sur la chose. A l’époque, les producteurs cherchaient les artistes à produire. Ils cherchaient eux-mêmes quels artistes talentueux produire. Mais contrairement à aujourd’hui, nous n’avions pas de facilité, on n’avait même pas de magnétophone pour s’enregistrer et s’écouter. Alors qu’aujourd’hui il y a tout, la technologie facilite les choses, mais toujours est-il que c’est le vrai talent qui paye. Ça, ça ne change pas.

#Pensez-vous qu’un jeune qui rêve d’être le Sagbohan de demain doit forcément aller à l’école ? Puisque Sagbohan aimait beaucoup plus la musique que l’école !

Forcément, il doit aller à l’école ! Je n’aimais pas beaucoup l’école mais je n’avais pas quitté l’école ! J’allais toujours à l’école, et même si je priais pour que le maître soit malade afin que j’aille jouer quelque part, je n’avais pas abandonné l’école ! Non. Il faut aller à l’école, il faut pouvoir discuter avec un Français, un Anglais et pouvoir lui écrire ! Aujourd’hui, il y a la Globalisation qui embrasse tous les domaines de la vie. Il faut pouvoir faire face aisément à la société ! Pouvoir être prêt à rencontrer n’importe quelle couche de la société, et pour ça il faut avoir été à l’école ! Et surtout il faut être intelligent. Faut pas aller à l’école pour être le dernier de la classe, mais il faut être travailleur.

Nous savons que vous avez été ambassadeur de l’Unicef pour la sensibilisation des jeunes relativement aux maladies sexuellement transmissibles, vous aviez même eu à improviser une chanson spontanément, avant de la reprendre proprement en studio. Aujourd’hui, au regard des jeunes que nous sommes, vous savez que le civisme et la morale manquent cruellement. Dites-nous, qu’est-ce qui selon vous manque au jeune, qu’il soit enfant, adolescent ou adulte, pour façonner sa personnalité, et devenir le grand de demain ?

(Silence). Question très pertinente, je pense que le jeune d’aujourd’hui,… doit apprendre à réfléchir depuis son enfance, avant même d’être adolescent.

#Vous demandez pratiquement un miracle hein !

Vous savez aujourd’hui il y a trop d’improvisations fantaisistes. Rien n’est programmé. Aujourd’hui, les enfants vont à l’école sans la moindre idée de ce qu’ils vont être demain. Conséquence, Il y a trop de diplômés sans emploi, le problème se situe à ce niveau. Moi j’ai choisi cette musique depuis que j’ai quitté le CM2. Je me rappelle qu’un jour, nous nous sommes retrouvés à 3 un jour devant le lycée Coulibaly, les 2 autres étaient au CM1 et moi déjà au centre céramique, et nous nous sommes posés la question ce jour-là de savoir qu’est-ce que chacun de nous va devenir demain. Et moi je leur ai répondu que je veux devenir un musicien, un artiste utile pour mon pays. C’était depuis les années 66… Mais je me suis battu, j’ai tout fait dans ce sens ! J’ai travaillé dans des unités de production, j’ai laissé la musique pour aller me débrouiller dans plusieurs autres activités pour avoir les moyens, mais je suis revenu à mon rêve ! Je pense qu’il faut savoir réfléchir à son avenir dès le bas-âge. Vous savez, la vie est tellement difficile aujourd’hui, qu’il est aussi très difficile d’orienter un enfant. Un père aujourd’hui, pour orienter vraiment son enfant par rapport à sa carrière, … Je ne sais pas. Les jeunes doivent apprendre à réfléchir.

Quel est le regard de Sagbohan sur ce que produisent les jeunes artistes ?

Je constate que ce que les médias nous imposent aujourd’hui amène nos jeunes à perdre leur racine, nous perdons la racine, nous voulons faire comme les autres, nous voulons les copier, parce que ce que nous voyons chaque fois à la télé nous influence. Mais il faut rester éveillé. Je crois qu’on doit utiliser la technologie, et non laisser la technologie nous utiliser.

Mais les artistes de votre génération aussi copiaient sûrement ! N’est-ce pas en copiant une référence donnée qu’on arrive à se faire aussi une personnalité ?

Vous savez, vous n’êtes pas appelé à copier l’autre, et de le présenter à ceux qui veulent vous écouter. Vous pouvez écouter l’autre, mais il faut savoir écouter, et voir comment tirer des leçons par là, et savoir clairement ce que vous pouvez présenter à ceux qui veulent vous écouter. Il ne faut pas copier et présenter intégralement ce que vous copier à ceux qui veulent vous entendre ; ce n’est pas vous-même que vous présentez en ce moment, c’est plutôt l’autre que vous représentez… Moi, la chance que j’ai eue, est que j’ai évolué correctement d’abord avec les parents au village, avant de venir en ville, donc j’ai gardé le côté traditionnel de la chose.

Qu’est-ce que Sagbohan pense de ces jeunes-là qui reprennent les anciens succès ?

Vous savez, rien ne se crée ! Rien ne se crée, tout se transforme. Mais si on peut bien transformer, c’est bon. Il faut surtout qu’ils ne perdent pas leur originalité, leur personnalité.

Aujourd’hui, à votre avis, quelle doit être la place de la musique dans nos vies, qu’on veuille en faire un métier ou pas ?

(long silence) D’abord, tout à l’heure, j’ai écouté le discours de Willi (wilpac). Il y a une phrase qui… ne m’a pas surpris et ne m’a pas laissé indifférent non plus, nous sommes au Bénin… Quelqu’un qui fait un hommage à une personne de son vivant, celui-là, je ne pense pas qu’il attend de l’argent… Celui qui lui a dit « Sagbohan n’a pas l’argent, tu n’auras rien », je pense que celui-là, il a tort. Il a vraiment tort. Willi n’a pas fait ce truc-là pour gagner des sous. Il s’est approché de Sagbohan, il a connu Sagbohan, et a voulu lui faire un hommage. Je salue encore cette action, et je vous demande une fois encore de l’applaudir. (Applaudissements)... Willi,
tu as été bien inspiré, tu as été très inspiré. Je t’en remercie encore une fois… Maintenant je reviens à la question. Celui qui a dit que Willi ne gagnera rien à écrire sur Sagbohan, comment voulez-vous que celui-là aime et encourage vraiment la musique ? Ça veut dire qu’il y a encore quelque chose à faire, il y a un problème ! Jusqu’aujourd’hui beaucoup de personnes ne croient pas encore à la culture, c’est dommage… Mais j’ai écouté une femme politique française à la télé il y a quelques jours déjà ; elle a fait une exposition d’œuvres artistiques, et on lui a posé la question de savoir si elle ne fait pas de la politique à travers la culture, et elle a répondu qu’il n’y a pas meilleure politique que la culture. C’est-à-dire qu’on peut se servir de la culture pour tout faire. Ce n’est pas l’argent, l’argent et toujours l’argent. Non. La musique est au centre de tout dans la vie ! La musique en toute circonstance sans exception. Dans la réjouissance comme dans le deuil, le président de la république comme le mendiant le plus misérable écoute la musique ! Il faut respecter la culture, l’art, la musique.

Sagbohan Danialou, il y a de nouveaux genres musicaux et para musicaux qui ont envahi la scène musicale Béninoise, ça vous inspire quoi ? Le hip hop, le slam…

transformer eux aussi… Je leur demande seulement de bien faire ce qu’ils font. Ils n’ont qu’à bien faire ce  déjà.

Quel conseil particulier à ceux qui se mettent sur ce chemin aujourd’hui ?

… En tout cas, il faut toujours bien réfléchir. Il faut réfléchir, beaucoup réfléchir. Surtout, il faut un minimum de don naturel, un minimum d’aziza. Et il ne faut jamais oublier que cette carrière demande beaucoup de réflexion, beaucoup de calculs. C’est vraiment beaucoup de réflexion. Et à partir du moment où vous arriver à vous faire un nom, il faut tout faire pour maintenir votre nom… Ne dégringolez jamais. Il faut tout faire pour rester où vous êtes, et chercher à aller encore plus loin.

#Dans l’histoire, le Bénin a été quand même une référence dans la sous-région avec de Grands artistes comme vous, comme feu Gnonnas Pédro, comme les Poly Rythmo, mais aujourd’hui la musique béninoise est quasi absente de la scène sous-régionale ! On est inondé pratiquement par les influences ivoiriennes, congolaises, togolaises, nigérianes Dites-nous, qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

On dirait que la jeunesse aujourd’hui a tellement de facilités qu’elle n’a plus le sens de l’effort, le sens du travail profond. Elle ne se donne pas le temps, les jeunes ne se donnent plus le temps de bien apprendre le métier avant de se lancer. On ne devient pas musicien, on naît musicien certes, mais aujourd’hui la musique s’apprend ! A partir du moment où vous en avez le don, vous devez pouvoir très bien exploiter votre don, et pour ça, il y a un apprentissage sérieux et obligatoire ! Mais les jeunes pour la plupart ne veulent pas faire ce sacrifice, ils ne se donnent plus ce temps, ils ont tellement de facilités que ça leur profite mal, alors que ça devait bien profiter. Il faut qu’il y ait un travail de recherche, un vrai travail de recherche, il faut savoir réfléchir, il faut réfléchir. Il ne faut pas sortir quelque chose pour un ou deux mois de succès et disparaître ! Non.

#Quelle religion pratique Sagbohan Danialou ? (Question de Claude LIGUIDI)

Sagbohan d’abord, c’est… Bon, je suis musulman, je suis né musulman. Mon père s’appelle Youssouf, ma mère s’appelle Zeynab. Je suis musulman, mais, attention, je suis Sagbohan d’abord, avant d’être Danialou ; donc tout ce qui est de nos religions endogènes, je n’en reste pas loin, je suis dedans.

#Le journaliste Thanguy Agoï l’a dit tout à l’heure, nous sommes envahis au Bénin par des musiques étrangères, et nous-mêmes n’en avons pas une seule qui nous représente. Mais moi je crois qu’il est temps ! Nous l’avons dit, dans une des dernières chroniques du magazine azaro, qu’il est temps que véritablement le Bénin puisse se faire représenter ailleurs, ne serait-ce qu’au Togo tout près, par un rythme ! Et qu’on sache que ceci est typiquement béninois et reconnu comme tel. Qu’est-ce qu’on peut aujourd’hui à ce sujet ? Veuillez bien nous dire, qu’est-ce qu’on peut faire, pour en avoir au moins un ? (Berchet-Steeve CHABI)

Cette question m’a été plusieurs fois posée. Ce qui prouve qu’elle est vraiment délicate. Vous savez, le Bénin est un pays spécial. Nous avons trop de rythmes au Bénin ; trop de rythmes. Dans mon village, j’ai au moins quatre rythmes. Dans un autre village à côté, même chose. Dans chacun des villages au Bénin, il y a plusieurs rythmes. Et face à cela, pensez-vous qu’on peut choisir un rythme et l’imposer à tous ? Ça va être très difficile. Supposons qu’on choisi le zinli ; moi je ne peux pas bien faire le zinli, parce que je n’ai pas connu le zinli ! Il y a trop de rythmes ici au Bénin et c’est une richesse qui est en même temps un problème pour nous ! On ne peut pas avoir un seul rythme ! Ce n’est pas possible. Mais je crois qu’on peut imposer sa musique en la faisant très bien, et en y mettant les moyens pour la promo. On peut imposer un rythme par la qualité du travail abattu, mais on ne peut pas l’imposer par simple décision.

#Qu’est ce que Sagbohan fait aujourd’hui pour coacher, et canaliser ces jeunes ? ( Ulysse Elliot Djodji )

Les musiciens qui ont joué avec moi savent qu’ils ne sont pas venus jouer uniquement. Ils viennent toujours apprendre quelque chose de plus. Mais, c’est dommage, Thanguy l’a rappelé tout à l’heure, j’ai été ambassadeur du fonds des Nations Unies pour la population, et après ma chanson de sensibilisation (Attention Professeur) les autorités m’ont dit Sagbohan qu’est-ce qu’on peut te faire pour te remercier ? Je leur ai dit, si vous me donnez l’argent, je vais bouffer ça avec ma famille et ça va finir. Permettez-moi plutôt de créer un centre d’anthropologie musicale ou un centre de renforcement de capacité en musique. Ils ont accepté. Ils ont posé leurs conditions. Et il fallait que j’envoie le projet chez le Maire de Porto-Novo pour qu’on lotisse vite là où j’ai acheté la parcelle, parce qu’il fallait que je construise, avant d’avoir le matériel ! Le Maire a vu le projet et a trouvé ça formidable. Je n’en dirai pas plus mais il a gardé le projet, et après il en a fait le CEMAC. Ce projet était à moi, c’est moi qui l’ai écrit avec la collaboration d’un expert. Mais, je ne vais pas abandonner, je vais le faire. Je le ferai par la grâce de Dieu...

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Atelier de formation en élaboration et gestion des projets culturels : Une dizaine d’acteurs outillés

formation

Dix acteurs culturels choisis dans des secteurs d’activité variés se sont fait former du mercredi 23 au jeudi 24 septembre dernier. Ils ont reçu, à la médiathèque des diasporas, les rudiments nécessaires à l’élaboration et l’exécution d’un projet culturel. L’initiative est de l’administrateur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), Luc Kounouho.

La vision de former les artistes dans le domaine de l’élaboration et d’exécution des projets culturels est chose concrète depuis mercredi dernier. Une dizaine d’artistes ont été réunis dans le cadre de ce projet mis en place par Luc Kounouho, pour capitaliser des ressources pouvant leur permettre d’initier de projets fiables et bancables. « Un projet, s’il veut en être un de vrai, doit cibler un aspect bien précis d’un problème général. Il doit être spécifique, mesurable, attrayant, réaliste et temporel d’où la méthode ‘’Smart’’ » enseigne le formateur de la circonstance, l’administrateur du Festival international de théâtre du Bénin, Osséni Soubérou. Aussi va-t-il rappeler aux stagiaires qu’un bon projet doit offrir la garantie d’un impact durable. Pour l’initiateur du projet, Luc Kounouho, il est urgent de penser une telle initiative, pour la simple raison que, non seulement le besoin se fait sentir sur le terrain, mais également il est de constat que les projets portés aux fonds d’aide à la culture souffrent de quelques irrégularités qu’il importe de redresser. « C’est un projet financé par le fonds d’aide à la culture dans le cadre des initiatives individuelles pour le compte de la saison artistique 2015. Les participants sont sélectionnés dans plusieurs disciplines de l’art et de la culture. Ce ne sont pas seulement dans le secteur du théâtre » a fait savoir Gominan Abdel le représentant du D/Fac à la cérémonie d’ouverture des travaux.

T. G.

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François Mensah, 01 an de décès : Le ‘’Renel’’ en action de charité

 

RENEL

Le réseau national des étudiants leaders du Bénin (Renel) a organisé à l’intention du Journaliste sportif François Mensah une campagne d’acte de charité à l’endroit des enfants démunis. La journée d’avant-hier, samedi 26 septembre 2015, a servi d’opportunité au rassemblement pour célébrer la mémoire de ce talent arraché à l’affection des téléspectateurs d’ici et d’ailleurs. En effet, il y a un an que cet homme des médias a cédé le tablier de la vie. Et dans l’objectif de pérenniser son image et de faire de lui un exemple à suivre, Alain Owolabi et son équipe ont jugé utile d’organiser des manifestations. La paroisse St Jean de Cotonou a été donc le cadre choisi, pour célébrer, dans un premier temps, une messe à l’intention de l’illustre disparu. Le but était d’implorer, pour l’âme du défunt, la clémence et la grâce divine. Une messe qui a débouché sur une prestation sans pareil de quelques chorales ainsi que la remise de vingt-cinq kits scolaires à des enfants démunis de la paroisse St Jean. « Nous avons pensé au grand frère François Mensah parce que, comme nous le savons tous, c’était un jeune très passionné par ce qu’il faisait » a martelé le fondateur du réseau Alain Owolabi. Parrainé par l’honorable Aké Natondé, l’événement a vu une panoplie d’étudiants artistes et d’artistes confirmés défilés sur la scène pour chanter François Mensah et égayer les enfants bénéficiaires. Entre autres artistes du réseau on peut citer : Darrken, Foladjimi, Godins, Franck Armel. « On peut déjà s’estimer heureux après cette messe. Parce qu’on se dit, là où François se trouve, il doit être heureux et fier de nous. Et d’ailleurs l’une des qualités d’un leader est de penser aux autres » fera savoir Owolabi avant d’exhorter tout le monde à leur emboiter le pas pour immortaliser davantage l’éminent journaliste. Le ‘’Renel’’ promet ne pas s’arrêter en si bon chemin.

T. G.

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