TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN NEW GO 970x250 Px-01-1

A+ A A-

Culture

Grognes et mécontentement des artistes : Porto-Novo prend ses dispositions

Serge-Zossou

(Ange N’koué doit prendre ses responsabilités)
« La culture sous la Rupture vue par les acteurs culturels de Porto- Novo ». C’est le sujet de  réflexion  qui a réuni à la faveur d’une conférence   de presse,  ce jeudi 08 juin  2017, les  acteurs culturels de la capitale. Il a été question pour eux de passer  à la loupe, le  volet culturel du projet de société du candidat Patrice Talon, aujourd’hui Président de la République, le Programme d’Action de son Gouvernement (PAG) et l’actualité au Ministère du Tourisme et de la Culture (MTC). C’est le cabinet Python Forum qui a servi de cadre à la rencontre.

Autour  de la table face aux invités composés de journalistes, d’artistes et de promoteurs culturels, Serges Zossou,  Responsable du cabinet  Python Forum,  Jude Zounmènou, Délégué général du Festival  Téni- Tédji et Esckil Agbo, journaliste culturel et Directeur de Publication de la plateforme www.dekartcom.net . Les conférenciers ont axé leurs exposés sur trois points fondamentaux : le projet de société du candidat Patrice Talon,  le  Programme d’Action du Gouvernement   (Pag)  et l’actualité au sein du secteur des arts et de la culture. Au niveau du premier point, les exposants, notamment Serge Zossou a indiqué que le projet de société  du candidat avait  fait un parfait diagnostic des maux  du secteur.  L’absence d’une politique nationale réelle de développement culturel, l’inexistence de structures de formation, l’insuffisance et la mauvaise gestion des financements destinés à la formation, la création,  la production et la promotion culturelle. De ce diagnostic, poursuit le conférencier,  le candidat aujourd’hui Chef de l’Etat, avait énuméré des   piliers clés pour redynamiser l’environnement des arts et cultures. Il s’agit  de l’initiation, de la détection, de la formation, de la promotion et le statut suivi de l’accompagnement de l’artiste. Sur le dernier pilier, il faut préciser que le projet de société a  promis  la mise en place d’un système d’identification professionnelle  basé sur un état civil biométrique afin de rendre effectif le statut de l’artiste béninois.  Du projet de société au Pag, constatent  les conférenciers, il y a de faux pas. Le  Président Patrice,  fait savoir EsckilAgbo, a simplement tourné dos à aux belles idées dans le projet de société pour donner une place magistrale  au tourisme. Pour Serge Zossou, les acteurs culturels  ne sont pas contre la volonté du Chef de l’Etat d’assainir et de valoriser le tourisme béninois. Mais ils sont, vient compléter Jude Zounmènou, contre le fait qu’on pense  faire du tourisme en ignorant les arts et cultures.  Il est remarqué après étude des deux documents  que les arts et cultures sont devenus des sous- secteurs du tourisme alors que ce sont ces derniers qui l’alimentent. Le  Pag, déduisent donc les conférenciers, n’est pas en harmonie avec le projet de société, la promesse faite aux artistes.

L’agenda culturel 2017 et les reliquats des artistes évoqués

Abordant le troisième point de leur présentation,  Serge Zossou, Jude Zounmènou et Esckil Agbo ont essentiellement  parlé  de l’agenda culturel.  De leur analyse, on retient  quand  on s’en tient au contenu de l’agenda, que  sur les soixante- dix-sept communes que compte le pays, soixante-six sont épargnés de tout événement culturel en 2017.  Cet agenda prévoit « treize activités culturelles au Bénin, sept en Afrique et quinze dans le monde (Europe).  Le document est monté avec peu d’élégance, une redondance dans l’énumération  des activités choisies, des défaillances linguistiques. On retrouve à la première page Ministère du Tourisme et de la Culture (Mtc) et à la 3ème page, Ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (Mcaat). Il s’agit d’un coup monté et d’un plagiat de document », s’insurge Serge Zossou  tout en laissant place à Jude Zounmènou qui complète que l’élaboration dudit agenda n’a pas pris en compte les travaux des commissions, entre- temps,  installées  pour répertorier les événements par disciplines. « Nous avons été surpris  et abasourdis, nous qui  avions fait les travaux en commissions de découvrir le contenu de cet agenda », se désole-t-il. Le dernier paragraphe du troisième point est relatif au payement  des soldes des subventions 2016.  Selon les conférenciers, appuyés par certains acteurs présents dans la salle dont Mathieu Koko  et  Jean- Marie Vidjannagni, c’est une dette que l’Etat doit solder. Et ce, sans autres conditions. Au terme de  leur exposé suivi de débats avec le public, le trio initiateur de la rencontre a fait quelques recommandations  à l’endroit du Président   de la République.  Ils prient le gouvernement  de réactualiser l’éducation artistique dans les lycées et collèges  en décrétant  deux heures par semaine  au niveau des établissements scolaires  pour que les élèves se fassent former aux arts et cultures ;  de ressusciter le projet portant statut de l’artiste et  d’engager la redynamisation du secteur des arts et de la culture sur tous les escaliers.La conférence de presse de ce jeudi, conclut Esckil Agbo, ouvre la voie à une série  d’actions pour revendiquer un secteur culturel épanoui.

MM

En savoir plus...

Nouvelle sonorité de Negr’ Djamile : La sensualité chantée au pluriel

Negr-Djamile

C’est avec sa mise en ligne en date du 23 mai passé que le slameur béninois Negr’ Djamile fait découvrir une autre facette de son art. En effet, l’artiste dévoile après son titre « Nan Yi Noukon », un nouveau single intitulé « Na nouKi » et qu’il a d’ailleurs pixélisé à l’occasion. Cette nouvelle œuvre audiovisuelle, issue de sa collaboration avec son confrère béninois Crédo, est l’occasion idéale pour les deux slameurs de chanter l’amour aux élues de leurs cœurs. Grand amoureux de la plume et de la musique, Negr’ Djamile, avec ce nouveau clip vidéo, pose quelques instants sa toge de panafricaniste, et de fervent défenseur de la culture africaine pour déclamer sa flamme à l’endroit de sa dulcinée. Par ailleurs, cet opus exquis tombe à pic pour qui veut bien se donner la peine d’être romantique et n’en trouve pas les moyens ; enfin, les mots. Il faut bien lui reconnaitre le mérite d’avoir su trouver le juste milieu entre cet instrumental assez rythmé et les vers sensuels dont lui seul détient la recette. Aussi, ce refrain chanté par Crédo en langue Fon est cette petite touche du 229 qui fait la particularité de ce morceau hybride de R’n’B et de Slam.Comme on pouvait bien s’y attendre de la part de Negr’ Djamile, à la suite de « Nan yi noukon », il vient encore de nous livrer dans toute son originalité une nouvelle sonorité à cheval entre deux mondes. Une facette de l’artiste qu’il nous invite d’ailleurs à découvrir sur cette collaboration qui ne manquera certainement pas de toucher la sensualité de plus d’un.

MM

En savoir plus...

Cinéma-Bénin : L’autre secteur d’activité culturelle mourant

Ignace-Yetchenou

(L’urgence de réorganisation s’impose)
« Le cinéma béninois se porte très mal quand bien même il y aurait des notes d’espoir » déclare le scénariste, comédien et réalisateur, Ignace Yètchènou, actuel Directeur général adjoint du Centre national du cinéma (Cnc). Et le constat est réel. Dans le paysage cinématographique béninois un désert de productions saute à l’œil, ou plutôt ce sont des productions de piètre qualité qui embrassent le premier venu des kiosques de distribution des œuvres discographiques. Enfin un spectacle désolant qui ne laisse entrevoir aucune chance de rayonnement au 7ème art béninois.« On a un circuit de distribution amateur » accentue le responsable dans un entretien qu’il a accordé au quotidien de service publique, La Nation en mars dernier.Ainsi, a-t-il voulu pointer du doigt les réalités qui enlisent l’essor le cinéma au Bénin. À l’en croire, en dehors de ces difficultés, le milieu a besoin d’assainissement, car tout est mélangé. « Au Bénin, tout le monde est réalisateur, ce titre conférant toutes les prérogatives dans la chaîne de production de l’œuvre. Donc, tout le monde est réalisateur alors que ce n’est pas qui veut qui fait la réalisation. C’est au minimum trois ans d’études universitaires après le baccalauréat, voire cinq ans. Cependant vu l’évolution des choses au Bénin, il suffit de tourner dans un coin avec tous les défauts possibles et l’on se décrète réalisateur. Le domaine cinématographique est complexe. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie cinématographique parce qu’il a plusieurs cloisons, l’ossature est là. Plusieurs corps de métiers s’y trouvent. Par exemple, il y a les producteurs qui s’occupent de la recherche des financements des œuvres ; il y a les réalisateurs qui sont les responsables artistiques de la production ; il y a les scénaristes, les acteurs, les costumiers et autres. Pourtant, au Bénin on ignore toutes ses composantes. Si on était dans un système hospitalier, cet état de chose s’explique par l’échange de rôle, c’est-à-dire qu’on observe des garçons de salle devant procéder au nettoyage des lieux devenir de grands praticiens au point d’intervenir sur des malades. C’est ainsi que se décrit le cinéma béninois en ce moment. Or, tout le monde a son rôle à jouer. C’est pourquoi nous pensons que, dans un Bénin ambitieux tel que le Bénin d’aujourd’hui où de grands coups sont donnés dans la fourmilière par rapport à moult pratiques, il faut saisir cette opportunité pour assainir le domaine cinématographique. D’ailleurs, c’est notre ambition à la tête de la structure que nous dirigeons », dénonce le directeur général adjoint du Cnc.

Déjà un grand pas…

« Dans tous les pays sérieux du monde, le cinéma est géré par un centre national. Pendant longtemps au Bénin, le cinéma a été géré par une direction technique à savoir : la direction de la cinématographie. Une direction technique est une direction technique, car elle est vraiment sous ordre. Alors qu’un centre est une structure autonome qui a un conseil d’administration. Si on lui trouve un bon chef avec de nobles ambitions dans le domaine, le centre réalisera des exploits. Ainsi, je pense qu’un centre est plus adapté dans la prise en charge de l’administration cinématographique d’un pays. Ceci d’autant plus que pour parler de partenariat, les pays ayant un centre nourrissent plus d’engouement. Les artistes ont la spécificité d’être orgueilleux. Ils s’entendent plus facilement entre eux qu’avec des structures étatiques. Donc, le Centre national du cinéma et de l’image animée qui a été créé par l’actuel gouvernement montre l’attachement des dirigeants à l’éclosion du cinéma béninois. C’est vrai que nous sommes à l’étape de la création mais après l’installation de toutes les structures dans le domaine, les ambitions s’imposent à nous. A ce propos, nous devons faire preuve d’audace pour que les réformes nécessaires s’opèrent. Mais il y a de l’espoir. J’en veux pour preuve le prix obtenu au Fespaco par notre compatriote Sylvestre Amoussou ».

Teddy GANDIGBE

En savoir plus...

Cinématographie : Le film documentaire ‘’Sembène’’ sur les écrans

sembene-across-africa

Le Centre Culturel Artisttik Africa se joint à la plus grande projection communautaire de l’histoire!Le  film documentaire intitulé Sembène! sera sur les écrans dans les locaux de l’espace culturel dirigé par Ousmane Alédji le 10 Juin 2017.

Le cinéma Normandie, en partenariat avec plus de 50 institutions culturelles à travers l’Afrique, apporte l’histoire d’Ousmane Sembène aux cinéphiles. Le film réalisé sur celui qui est considéré jusqu’ici comme “le père du cinéma africain” sera projeté à Artisttik Africa. Il a passé des décennies à créer une nouvelle vision du cinéma, pour une Afrique nouvellement indépendante. Ce projet intitulé “Sembène à travers l’Afrique”, offre, pendant trois jours, des projections publiques gratuites du film documentaire ‘’Sembène!’’ Dans des écoles, des musées, des centres culturels, des Ong et même à domicile. Crée par Samba Gadjigo (le biographe de Sembène) et Jason Silverman), ce film documentaire (sélection officielle Cannes et Sundance, 2015) a été vu de par le monde et a été désigné parmi les sept meilleurs documentaires de 2015 et parmi les dix meilleurs dans la sélection.

TG

En savoir plus...

Sortie d’album : L’artiste Ahokou Paul met sur le marché "Azinkpoé sèkpa nu mié"

Ahokou-Paul

L’artiste chanteur Ahokou Paul s’affiche  officiellement dans l’arène musicale béninoise. Grâce au promoteur culturel, Emile Amadji, le créateur vient de signer  son premier opus  intitulé "Azinkpoé sèkpa nu mié". C’était,  ce dimanche 04 juin 2017, au Hall des arts de Cotonou.

Il chante, il y a bien des années. Et surtout pour Dieu. Dieu à qui il fait du Zinli avec son groupe "Gbèzonnu". Il s’appelle Ahokou Paul. Mais sortir un opus qui porte sa signature, il n’y est pas parvenu. Et puisqu’il chante pour Dieu, il a fini par rencontrer un homme de Dieu. Cet homme de Dieu a pour nom, Emile Amadji, le promoteur de l’entreprise "Plomberie Vouloir Pouvoir  (Pvp)», un promoteur culturel par-dessus tout.  Et puis,  de leur rencontre, jaillit enfin un album. Un album baptisé "Azinkpoé sèkpa nu mié". Un titre évocateur, qui résume tout de son parcours de croyant qui a fini par s’asseoir sur le trône que Dieu lui a réservé par la force du destin. Ce trône, symbole d’artiste convaincu, aux talents incontestables qu’il est. Des talents qu’il a démontrés au modeste public ayant bravé la pluie de ce dimanche 4 juin 2017 pour assister au lancement de son tout premier album. Un lancement rendu possible grâce à la générosité de son bienfaiteur, Emile Amadji, accompagné par des bonnes volontés de la trempe de Hanlissa Productions, l’Imprimerie Tropicale et le Complexe scolaire Shékina. A ce lancement, des artistes de renommée ont également fait le déplacement en guise de soutien à son initiative. On peut citer, à titre illustratif, des chantres de Dieu comme Jeanne Viègbè, Ange Ahouangonou, et des talents comme Sèwlan et Allèvi. Des talents qui, outre l’artiste Ahokou Paul, ont réussi à offrir aux spectateurs, un spectacle mémorable. Un spectacle au cours duquel l’artiste a exhibé au public, dans une orchestration  mûrie, le meilleur de son Zinli 100% dédié à Dieu, avec à la clé, des danseurs au professionnalisme avéré.  Au total, sept (7) titres ont meublé cet album. On peut citer entre autres, "Zinligbédototon", "Azinkpoé sèkpa nu mié", "Jesu sin jiji", "Vido do mègon" et consorts. Autant de titres qui peuvent désormais résonner dans vos maisons une fois l’achat du CD acquis. Des Cd qui sont actuellement  disponibles dans tous les points de vente.

Source : Memoires d’artiste

En savoir plus...

96ème édition de la fête de retrouvailles‘’Nonvitcha’’ : Les communautés xwla et xwéda célèbrent en apothéose

Nonvitcha

(Le comité présidé par Mathias Sèho tient le pari)
Large pagne noué à la taille ou jeté à l'épaule. Serviettes blanches au cou ou négligemment jetée à l'épaule. Rythme Agbadja, du Dakoin, spécialité culinaire locale, le tout précédé du Sodabi, indispensable apéro, liqueur toute aussi de spécialité locale. Le Nonvitcha 2017 est dans ses belles couleurs! grand-Popo a vibré ce week-end pour avoir accueilli les manifestations officielles des festivités entrant dans le cadre de la commémoration de cette fête communautaire fraternelle entre Xwla, Xwéda, Wuatchi et autres.  Officiels, élus locaux et ressortissants de la sphère Nonvitcha, comme à l'accoutumée, ont été au rendez-vous. Les Béninois, non ressortissants de la sphère Nonvitcha, en touristes d'un jour, n'étaient pas du reste.Pagne large noué à la taille ou jeté à l'épaule, les tenues de ville sont les parents pauvres; rythme Agbadja et valeurs culturelles de la région mis en relief dans une euphorie qui était à son comble.

Pour une fête vive…

Le comité d’organisation de la 96e édition a fait de son mieux pour tenir le pari. Sèho Mathias et les autres membres ont eu la lourde charge de conduire les hostilités, lancées depuis le 31 mai,ont pris fin avant hier 04 juin pour ce qui concerne les manifestations officielles. Le comité d’organisation s’est activé pour réserver une bonne fête aux populations  Xwla, Xwéla, et les ressortissants des autres régions du Bénin qui ont effectué le déplacement de Grand Popo. Les festivités ont été  lancées, comme prévu,  par le concours « Epelle-moi », suivi de foires et expositions artisanales pour mettre en valeur le made in « Bénin » et le made in « Grand Popo ». Ensuite, plein d’autres activités à vocation attractive et ludique se sont enchaînées. Entre autres, La finale du tournoi « Nonvitcha », des animations musicales, une animation religieuse et artistique, des louanges de Pentecôte par des Eglises evangéliques, une prière musulmane, des activités sociales, une journée consacrée aux rythmes et musiques de Grand Popo et d’ailleurs.La particularité de cette année est l’absence de tissu uniforme pour le compte de cette randonnée spéciale. « Cela se fait tous les 5ans » explique le premier vice-présidentde l’association Nonvitcha, Hounkponou Germain.Néanmoins, T-shirts serviettes et casquettes sont réalisées à l’effigie de l’association et sont portés par les participants à la fête.Tout cecipour rendre agréable cette 96ème édition désormais conjuguée au passé.

TG

En savoir plus...

Gestion des affaires culturelles au Bénin : Talon est-il obligé de garder Ange N’Koué à la tête du ministère ?

Ange-Nkoue

Vraiment les acteurs souffrent de l’oisiveté ! Plus rien ne bouge et tout donne l’impression de l’installation généralisée d’une asphyxie complète dans tous les secteurs culturels du pays.À la manœuvre du bouleversement et du silence plateau, un seul homme, Ange N’koué. Les doigts accusateurs les plus viscéraux sont pointés vers lui. Mais l’intéressé n’a ni froid ni chaud. Le numéro 1 du portefeuille culturel  s’érige en réformateur attitré puis fonce tête baissée contre vents et marées. Conséquence,toutes les activités artistiques et culturelles qui animaient le secteur entre temps tournent au ralenti et il n’y a rien à mettre sous la dent puispersonne pour en parler.

En fait, c’est vrai qu’on a enregistré plein de maldonnes par le passé. Et tout ce qui se faisait frise la grande comédie qui tourne à perte la culture béninoise. Et partant de ce principe,  tout le monde éprouve l’envie de voir la réalité tournée autrement. Et il est important de rectifier nombre de maladresses. Cela, suppose le choix des hommes stratèges qui prétendent connaitre plus ou moins le milieu et capables de bouger les cordes pour des résultats probants. Mais à quoi assistent les acteurs du système culturel béninois ? À de la magie surmontée de jeux de clown. Des décisions surprenantes sortent de nulle part et restent sans effet et sans impact réels.La plaquette supposée être l’agenda culturel est sortie au beau milieu de l’année.Et comme si cela ne suffisait pas, sa mise en exécution a encore du plomb dans l’aile.Pour le moment seul le Fitheb permet de sentir que dans le pays le volet artistique et culturel est encore considéré. Et là aussi, si le Directeur pouvais crier à haute voix sa strangulation on allait encore comprendre davantage que ce n’est qu’un numéro qui se joue dans la chaleur. La promotion du secteur touristique tant vantée jette du sable dans les yeux de ceux qui croient. Pour une agence installée à cet effet, et dans laquelle des millions sont en train d’être engloutis déjà, les résultats sont théoriques. Les acteurs sont abasourdis par ce qui se passe. Ce serait peut-être prématuré de proclamer l’incapacité de l’autorité ministérielle à redonner à la culture béninoise ses lettres de noblesse.Mais l’impression qui s’affiche, vu sa manière de gérer le monde culturel, est qu’il a certainement ses compétences à faire valoir dans d’autres domaines. Et si le président de la république peut tenir compte de ce paramètre ce sera bien pour le rayonnement, non seulement, de la culture béninoise mais aussi du gouvernement dont il est le chef. Puisque ses nobles visions semblent mordre de la poussière.  

MM

En savoir plus...

Dans le cadre de la poursuite de l’initiative tous au Fitheb : 14 spectacles déjà programmés pour le mois de juin

festival

Démarré depuis le mois d’avril, le projet « Tous au Fitheb » suit son cours dans les salles du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) sis à Cotonou. Initié par la direction de l’institution, le projet « Tous au Fitheb » en est à sa troisième programmation. L’objectif visé à travers ce projet est de promouvoir les créations locales et donner plus de visibilité au Fitheb. Suite aux spectacles à la «Semaine du théâtre» et à la programmation du mois de mai qui prend fin ce 31, de nouveaux spectacles gratuits sont programmés pour le mois de juin. Au total 14 spectacles sont prévus pour se tenir du 1er jusqu’au 29juin 2017. Des spectacles de danse, conte, humour, des sketchs et bien d’autres genres artistiques, vont se succéder sur scène tous les mardis mercredis et jeudis.

Animation des salles du Fitheb

Erick-Hector Hounkpè le directeur du Fitheb, tient à animer les salles de l’institution les années où la biennale n’a pas lieu, à travers le projet « Tous au Fitheb». En cette fin de mois de Mai et des différentes programmations prévues, il se réjouit d’ailleurs de l’engouement que le projet a suscité tant du côté des spectateurs que du côté des artistes.

« Tous les spectacles prévus pour Mai ont été diffusés, et la programmation du mois de juin est déjà faite », confie-t-il.

A en croire les propos d’Erick-Hector Hounkpè, d’autres artistes s’annoncent déjà pour les programmations à venir. A noter que les spectacles se déroulent tous les jours retenus pour le projet à partir de 17h précises

M.M

En savoir plus...

Spectacle de théâtre sur ‘’Tous au Fitheb’’ : Le phénomène de la ‘’djihad’’ passé à la loupe

tous-au-fitheb

(Le metteur en scène met à nue les raisons de la radicalisation)
La salle du Fitheb a accueilli, mercredi 31 mai dernier,dans le cadre du spectacle du projet "Tous au Fitheb", la représentation intitulée ‘’Firdaous". Il s’agit d’une mise en scène de Dine Arékpa qui met à nue les vrais raisons qui amènent les jeunes à se radicaliser et à partir pour le djihad. En mettant en scène des acteurs avec les costumes musulmans, le metteur en scène veut faire passer son message aux jeunes. Firdaous, qui voulait partir pour le djihad se fait conscientiser par sa copine Islamia qui a dû avoir recours à son papa pour arriver à ses fins. Sévérin, le papa en question, n'avait aucune idée de ce qui allait se passer. Il ne s'attendait pas à ce qu'on lui dise que cette jeune fille qui se préparait à partir pour peut-être se donner la mort quelque part au nom de la religion, était sa fille. La fille dont il ignorait l'existence. Firdaous est la fille de la jeune Amina qu'il avait enceinté et abandonné à cause de son travail. En orchestrant cette rencontre, Islamia veut amener Firdaous à renoncer à son projet. Dine Arékpa met l'accent sur le jeu des acteurs en minimisant le décor. Un banc placé au milieu de la scène, trois acteurs sur scène, le public a eu pour son goût. Un public sorti nombreux en cette période de Ramadan pour vivre des moments de théâtre. Pour Dine Arékpa, le spectacle est toujours en cuisine et que d'ici là une tournée sera programmée afin de faire une large diffusion de ce spectacle.

Codjo Donatien SODEGLA(coll.)

En savoir plus...

Tous au Fitheb : La compagnie ‘’27 mars théâtre’’ offre un spectacle pour enfant

theatre

Dans une mise en scène de Majoie Gbèdo quatre comédiens ont évolué sur la grande scène du Fitheb mardi 30 mai dernier à savoir : Bernard Tchivadji, Rodrigue Dohounkpè, Fréjus Houessou (en off)  et le metteur en scène lui-même. Le titre du spectacle est ‘’Commissaire’’. La trame retrace la petite histoire d’un officier supérieur de police qui, dans ses aventures charnelles aura été père d’un enfant dont il ignore l’existence. Puisque sa mère étant alors une travailleuse professionnelle de sexe sur qui ce dernier avait jeté son dévolu. Plus tard, l’âme innocente issue de cette relation sans lendemain a été façonnée par son environnement de vie, la rue, et est devenu de toute évidence un cas social, c’est-à-dire un  délinquant de grand chemin. Un jour, après un de ses forfaits habituels, petit vol de quartier, l’adolescent s’est retrouvé dans le commissariat que dirige son géniteur. À l’interrogatoire dirigé par le père lui-même, il s’est fait que le larcin porte le nom du patron des lieux et d’indication en indication, tout prouvait que ce dernier est le fils du commissaire.   

Comment faire ? L’officier assermenté incarcérera-t-il son enfant, le soumettra-t-il à la rigueur de la loi ?   C’est là le clou de la représentation. Les enfants conviés au spectacle n’ont pas pu s’empêcher de pouffer de rire lors du déroulement de la scène. L’humour était à son comble et les jeux d’acteur chargé de comique et de pique satirique.

Au-delà de l’objectif de faire rire, la représentation est porteuse de leçon de morale pour la cible invitée. Lorsqu’on souhaite être un adulte, responsable il faut commencer par se donner les plies nécessaires dès le bas âge.


Teddy GANDIGBE

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !