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Culture

Projet ‘’Village du livre’’ : L’ONG FALUP et El Damas Evènementiel innovent

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Le « Village du livre » est initié par la fondation Alpha oméga de lutte contre la pauvreté. Celui-ci est désormais une réalité. Le projet a été présenté au public le samedi 26 avril dernier lors d’une cérémonie de lancement placée sous la bénédiction de l’Esprit saint.

Cette initiative, à en croire les propos du président de la fondation, Michel Dansi, s’inscrit dans le but de donner le goût de la lecture aux plus jeunes pour repousser très loin les barrières de l’ignorance livresque en mettant un accent particulier sur la connaissance religieuse. A cette belle idée, il faut ajouter  la facilité de la recherche pour les adultes et l’accès facile aux moteurs de recherches sur la toile. Une approche saluée par les compétences dans le domaine littéraire, de l’art et de la culture lors de la visite guidée organisée le samedi au lycée Béhanzin dans le cadre d’une grande exposition et ayant précédée le lancement officiel du projet. Un projet porté par El Damas Évènementiel,  le bras opérationnel de la fondation en matière d’appui financier.  Une exposition à l’honneur de Noël Koffi Dansi, père de Michel à qui il a tout donné lors de son vivant par la mise en œuvre d’une bibliothèque familiale, celle qui a servi plus d’une famille sans moyen concernant l’acquisition des livres. D’où l’hommage rendu à ce dernier qui a rejoint le père céleste depuis plus de vingt-cinq ans. Enseignant émérite, il a été maître d’internat à l’école normale des instituteurs de Porto-Novo et très apprécié par ses collaborateurs malgré ses exigences et sa rigueur par rapport à la culture du travail et le travail bien fait. Une des caractéristiques de son fils Michel totalement engagé comme lui sur la voie du social et de l’éthique religieuse.  Le village du livre est une bibliothèque  mobile de nature à offrir l’opportunité aux citoyens béninois des 77 communes du Bénin d’avoir accès à des livres de qualité dans tous les domaines et la possibilité d’avoir accès aux bibliothèques numériques grâce à la connexion de qualité mise à disposition par la fondation et son partenaire. Un atout pour les autorités communales qui doivent saisir cette aubaine pour accompagner positivement les parents surtout ceux en situation
difficile.

Kola Paqui

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Spéciale lingerie : Abisik lingerie lance sa 1ère collection « Dreams by Abisik »

Abisik-lingerie

Antarès A. Adjibi, jeune styliste béninoise de la mode de la lingerie (femme et homme) a lancé, samedi 06 mai 2017, sa 1ère collection de ligne de lingeries après la collection « capsules ». C’était autour de la piscine du Djibson hôtel au quartier JAK (Cotonou), en présence de nombreux invités de toutes catégories et d’éminentes personnalités.

Après quatre années de travail, la lauréate du trophée (découverte en stylisme spécialité lingerie en pagne africain) à la 4ème édition de « Lady Fashion Night » Antarès Adjibi a lancé sa 1ère collection après celle de la collection « capsules ». C’était le samedi 06 mai 2017 en présence d’un grand public qui a effectué massivement le déplacement pour apprécier cette 1ère collection de lingerie confectionnée en soie, coton, en tissu Wax et «guipure» (textile comme de la dentelle) made par Abisik shop. Au cours de son intervention, la patronne de la lingerie abisik s’exprimait en ces termes : «J'ai eu l'idée de la lingerie Afro parce que j’adore l'innovation. Et comme la plupart des clients qui venaient ne se retrouvaient toujours pas dans la lingerie occidentale, j'ai décidé de faire des trucs purement africains non seulement pour valoriser la femme et les hommes mais aussi vulgariser la lingerie comme outils de bien-être personnel et de séduction ». Dorcas, une artiste béninoise du zouk et Gérard « l’ouragan » artiste comédien ivoirien ont tous  deux apporté leur  touche particulière à la soirée par des prestations qui laissaient les invités dans une liesse immense de vivre cette soirée de lancement de la 1ère collection « Dreams by Abisik ». Pour la styliste son projet, est de faire de « l'Afro lingerie » une référence sur le marché africain et international, un avenir radieux, de vulgariser le port de la lingerie et d'en faire une habitude dans les foyers. Une maniére de réduire non seulement les infidélités inutiles et gratuites mais surtout de permettre à chaque couple de bien jouir du choix de son partenaire dans l'harmonie et le respect mutuel pour vivre autrement les choses.


Kamar ADJIBADE

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Intronisation du 20ème roi de Pobè : Adékiwo Otèbolè sur le trône de ses ancêtres

Adekiwo-Otebole

Depuis samedi 06 mai 2017le trône du palais royal de Pobè a accueilli un nouvel occupant. Il s’agit de Sa Majesté  Adékiwo Otèbolè, 20ème roi du royaume. Les cérémonies d’intronisation ont eu lieu Dimanche.

La cérémonie d’intronisation du 20ème roi de la cour royale de Pobè, Adékiwo Otèbolè de son vrai nom Camille Adégbola Eléchi, s’est déroulée dimanche 7 mai 2017. La cérémonie qui a eu pour cadre le stade Jean-Pierre Gascon de Pobè a connu la participation de têtes couronnées venues d’Oyo au Nigeria, des rois et têtes couronnées du Bénin ainsi que des autorités politico-administratives. Le président du comité d’organisation, Dominique Idonoyi, les têtes couronnées et les différentes personnalités, après avoir rendu hommage aux rois qui se sont succédés sur le trône, ont appelé à une prise de conscience collective sur le rôle de la culture de Pobè dans l’édification d’une nation unie et prospère. Invité de marque de la cérémonie, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, a adressé ses félicitations au nouveau roi et à toute la famille royale avant d’appeler les filles et fils de Pobè à s’unir autour de sa majesté. Il a aussi invité les autorités politico-administratives à s’impliquer dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement qui touchent la localité et réitéré sa détermination et son attachement aux valeurs cultuelles et traditionnelles du pays.

A.B

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Festhec 2017 : Jean-Louis Kédagni s’apprête à célébrer l’apothéose du théâtre

festival

L'Ajedec organise du 10 au 14 mai 2017, la 14è édition du Festival scolaire et universitaire de théâtre et de chorégraphie (Festhec). Le Directeur du Festhec Jean Louis Kédagni donne quelques détails.  «Jusque-là nous sommes sur la bonne voie, le bilan est encourageant. Nous avons actuellement sur le marché professionnel une vingtaine d'artistes dynamiques et dévoués dans les domaines des arts vivants qui sont des produits du Festhec. D'autres, à défaut de poursuivre une carrière artistique, sont devenus des promoteurs d'évènements culturels. Ces exemples nous confortent que nous n'avons pas choisi le mauvais chemin en initiant cette passerelle de promotion artistique des scolaires. Nous ne regrettons pas notre existence car nous contribuons efficacement au développement de la culture dans le milieu scolaire», explique le promoteur. Comme par le passé, les participants viennent de deux secteurs de l'enseignement : le secondaire et l'universitaire. Pour le compte de cette édition, il y aura les Collèges d'enseignement généraux de Dantokpa, Houéyiho, Entente, Pilônes, Lokossa 5, Ouèdèmè, Hlodo, le Nokoué, Vedoko, Akassato, C.SAkoma, Akpakpa, les Merveilles, la Dynamique du savoir, la Synthèse de Godomey, et le Lycée Toffa de Porto-Novo pour les établissements secondaires. En ce qui concerne les participations des universités, il y aura l’Eace; l'Ucae; Cecal; département Flac; Fast; l'Uit Lokossa; l'Université du Niamey et du Lomé.Au titre des activités, on peut citer :le théâtre, la chorégraphie, la danse nationale, la musique traditionnelle et la musique moderne en live. «Nous travaillons à assurer la relève sur tous ces plans à travers une compétition entre les jeunes», souligne Jean-Louis Kédagni avant d’ajouter qu’après avoir fait le tour de Calavi, Cotonou, et Lokossa, que le festival est installé sur son propre site maintenant. Un site qui est une preuve de la crédibilité que les partenaires accordent à l'initiative. Le Festhec n'est plus la chose de Jean-Louis Mahouto Kédagni mais, c'est le seul creuset qui rassemble les scolaires du Bénin et de la sous-région autour de l'art.

TG

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L’artiste Kalamoulaï au sujet de sa carrière : « Le ballet national m'a beaucoup donné… »

Kalamoulai

Le chanteur Kalamoulaï parle de son séjour au Ballet National, de sa carrière, de ses relations avec les artistes du Nord, et de son nouvel album ‘’Maturité’’ sorti il y a quelques semaines à Hecm et surtout de ses projets et grandes ambitions.

Matin libre : Qui est Kalamoulaï ?

Kalamoulaï : On m'appelle Kalamoulaï comme nom d'artiste. Je suis originaire de Kouandé dans le département de l'Atacora. On m'appelle à l’état civil, Moussa Idrissou. Et cela fait plus de 15 ans que je suis dans le monde musical et que j'ai accepté faire de la musique une carrière. L'aventure de Kalamoulaï a commencé en 2000 avec le ballet national dont j'ai fait partie pendant 7 années (jusqu’en 2007). C'est au cours de cette première aventure que j'ai été approché peu après par le groupe les frères de sang en 2003. Après des expériences accumulées, j'ai décidé en 2005, de faire carrière solo avec à la clef, la sortie de mon 1er album la même année. Et depuis, l'histoire continue de s'écrire.

Votre passage au Ballet national parlez-nous-en ?

Au ballet national fallait être polyvalent et c'est même dans ce creuset que j'ai réellement eu la base de ma carrière musicale. Si aujourd'hui je m'exprime et si je chante en Fon c'est grâce au ballet national. J'ai énormément voyagé grâce au ballet, j'ai connu plusieurs pays et échangé avec de grands noms. Le ballet national m'a beaucoup donné.

Votre début dans le solo comment vous l’avez vécu ?

Après plusieurs années au sein du ballet national et avec les frères de sang, j'avais jugé important de me lancer pour écrire ma propre histoire. Certains ne me croyaient pas capable de faire carrière solo car il était difficile pour les artistes du nord en cette période de se donner un nom en musique mais je me suis lancé et aujourd'hui la réalité est là.

Après la sortie de vos 1er et 2eme albums, on a constaté en vous le besoin de ralliement  à d'autres artistes en témoigne le titre aboto avec Jack Oxo. Dites-nous comment cela s'explique ?

En fait, en ce moment, il me fallait aller à la conquête du public du sud et pour ce faire, le plus simple c'était de m'associer avec des artistes du sud et c’est cela qui justifie cette chanson. Et bien d'autres artistes ont suivi comme Belmond Z, Anna Teko, et d'autres viendront les jours à venir car ils veulent également avoir le public du nord au sud.

Depuis cette option de faire carrière solo quel bilan faites-vous aujourd’hui ?

Kalamoulaï c'est 4albums à ce jour. C'est le grand voyage sur la Belgique aux côtés d'autres artistes tels que Zeynab, Ricos Campos, et Alèkpéhanhou à l'occasion de la journée culturelle du Bénin en Europe en juillet 2016.C'est le Deuxième prix Conavab 2014; le Grand oscar de la musique moderne d'identité béninoise en 2014 également; le meilleur parolier à l'édition 2015 du top 10 au Bénin avec le duo Kalamoulaï/Anna teko.Kalamoulaï,c’est le trophée BGA catégorie musique moderne d'inspiration traditionnelle; le représentant du Bénin au trophée africain SICA édition 2016. Par cette participation, j'ai honoré mon pays en décrochant le trophée SICA 2016 face aux candidats venus de plusieurs autres pays d'Afrique.

Teddy GANDIGBE

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Saison artistique 2016-2017 à la Fenat : Une formation s’organise à l’intention des entrepreneurs culturels

Pascal-Wanou

Dans le cadre de son programme d'activités pour la saison artistique 2016-2017, la Fédération nationale de théâtre (Fenat) organise le mercredi 10 mai 2017, un atelier de formation des acteurs culturels, sur le thème : "L'entreprise culturelle". L’atelier s'adresse aux responsables d'organisations faîtières (Associations ou Fédérations), membres ou non de la Fenat. La séance se tiendra au siège de la Fenatsis à Mènontin à Cotonou. Le défraiement est à la charge de la fédération. Les responsables soulignent que le nombre de places est de 15 maximum, donc très limité. Les inscriptions sont reçues soit au siège de la Fenat, soit par téléphone aux numéros ci-après : 97 98 34 74/97 78 03 48/96 01 88 04. La date limite des inscriptions est fixée au lundi 08 mai à18h au plus tard. Les candidats retenus seront joints au téléphone le mardi 09 mai 2017.

T. G

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Lancement du programme master en photonique : Le Bénin prend toutes les dispositions pour accueillir le numérique

Michel-Dossou

Le projet ‘’Phoran’’ est une initiative d’appui à la mise en place d’un programme master en photonique et en radiodiffusion numérique. Il a été présenté hier jeudi 04 mai 2017 à la salle de conférence du campus numérique d’Abomey Calavi. Piloté par le professeur Michel Dossou, ce projet est destiné à l’école polytechnique d’Abomey Calavi (Epac). Son objectif principal, selon Marc Wuilpart, professeur à l’université de Mons et coordonnateur Nord du projet, est de combler le vide en offre de formation afin de préparer la jeunesse à mieux faire face aux réalités de l’avènement du numérique. L’initiative va consister par ailleurs à former des spécialistes en master dans le domaine de la photonique et de la radiodiffusion numérique.Pour le professeur Lobelle de l’université catholique de Louvain, le projet vise également à faire la mise à niveau des électroniciens réparateurs et à renforcer les compétences en matière de photonique. Sont habilités à poser leur candidature, les étudiants qui ont au minimum une licence en science et technologie de l’information, en sciences exactes, en informatique, en ingénierie de télécommunication ou carrément un master en télécommunication. «Les candidats n’ayant pas eu leur diplôme dans un établissement public, devront fournir la preuve de l’homologation et de l’accréditation aussi bien de la formation suivie que de l’établissement privé ayant délivré le diplôme», précise le porteur du projet. Puisqu’il s’agit d’aller étudier à l’extérieur précisément à l’université catholique de Louvain qui est une université de prestige en Belgique.

T. G

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En prélude au 11 mai : L’Eace s’active à célébrer l’icône du Reggae

Luc-Aime-Tognanhou

L’orchestre de l’Ensemble artistique et culturel des étudiants ‘’Eace’’ a été surpris en pleine préparation de la célébration du pape du reggae, Robert Nesta Marley alias Bob Marley. C’était hier jeudi 04 Mai 2017 au studio de l’Ensemble sis sur le campus universitaire d’Abomey Calavi. C’est une préparation empreinte de rigueur et de discipline. La reprise systématique des morceaux à chaque fausse note, des sanctions infligées aux instrumentistes faussaires, des remontrances et redressements verbaux, toutes les mesures sont utilisées pour la réussite de chaque morceau. L’équipe d’Aimé Luc Tognanhou, chef orchestre de l’Eace, a revisité à merveille le répertoire de Robert Nesta Marley sur les instruments. C’était presque un spectacle. «Comme vous le voyez, nous sommes en pleine préparation du 11 mai dans notre studio. En plus des morceaux du père fondateur du reggae nous nous entraînons à toucher les répertoires des autres figures emblématiques qui se sont aussi illustrées à travers le même rythme. Je veux nommer Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy, Lucky Dubé, etc. Donc, vous comprenez que ça va se passer le 11 mai comme d’habitude. La fête aura belle et bien lieu à la seule différence que ce sera avec beaucoup plus de sagesse et de conscience, comme nous le faisons depuis bientôt trois ans. C’est-à-dire qu’on assistera plus à la consommation désordonnée des stupéfiants de toutes sortes comme on le voyait par le passé. Ce sera la fête sans tabac et sans drogue. Puisque nous sommes en milieu estudiantin et on ne peut plus permettre qu’on continue de manipuler ces types de produits. Donc, ce sera une véritable occasion de sensibilisation», souligne Luc Aimé Tognanhou avant d’ajouter que pour le moment, cette édition  ne reçoit pas encore de soutien de la part des autorités à divers niveaux de l’université, notamment du Centre des œuvres universitaires dont le coup de pouce est fortement attendu. néanmoins, poursuit-il, «cela n’émousse quand même pas notre ardeur. Quel que soit le cas de figure, la tradition sera respectée nous n’allons pas baisser les bras».

Teddy GANDIGBE

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Lancement officiel de l’ouvrage "L’Afrique et l’africain" : Pour éveiller la conscience de l’Africain

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La cérémonie officielle du lancement de l’ouvrage "l’Afrique et l’africain" a eu lieu dimanche 30 avril 2017 au Centre de promotion et de l’artisanat de Cotonou. Elle a été l’occasion pour l’auteur de présenter son œuvre au public venu pour le soutenir."L’Afrique et l’africain" est un ouvrage qui vise à éveiller la conscience de l’africain. "L’Afrique et l’africain" est un ouvrage ayant pour sous-titre "à quand l’Afrique aux africains ?". C’est un essai sur le panafricanisme qui s’étend sur 120 pages. Il est paru et édité en France par les éditions ‘’Edilivre’’ en mars 2017 en format A5 papier et au format Pdf en version électronique. Le titre de l’ouvrage apparaît sur un fond blanc. Pour le présentateur du livre, Romaric Banon, la couleur blanche symbolise la pureté, l’espace onirique, et reflète sans doute l’Afrique dont rêve l’auteur(…). Quand on ouvre l’ouvrage, le titre et le sous-titre sont écrits en rouge. Le présentateur du livre poursuit en disant que le rouge est pour lui symbole du danger que court l’Afrique si elle ne se reprend pas, l’urgence de l’action. Le contenu du livre est sectionné en une série de réflexions libres ou opinions prenant parfois l’allure d’un discours, d’une plaidoirie, d’une chronique. Romaric Banon continue en disant que les 60 premières pages constituent les réflexions de l’auteur. A partir de la 61ème page, l’auteur a fait l’option de partager les réflexions menées par d’autres panafricanistes. Mathias Ahomadégbé invité d’honneur à cette présentation, a déploré l’absence des dirigeants à cette présentation. Il a souhaité que cet exercice se fasse dans nos universités, face au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Mathias Ahomadégbéva invitertous les Africains a une prise de conscience pour le développement du continent. Pour l’auteur de l’ouvrage Barnabé Kouélo, le problème de l’Afrique ce sont les africains eux-mêmes. A l’entendre, il faut réécrire l’histoire de l’Afrique et pour y arriver, il faut une nouvelle conscience des Africains. Selon son propos, sans un nouveau type d’Africain, l’espoir n’est pas permis.

Thérèse GNITONA(Stag)

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Le ministre de la culture sur le plateau du Bénin révélé : Ange N’koué fait un saut dans le vide

Ange-Nkoue

(Un discours cousu de diversion et de caricatures déconcertantes)
Après le ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni, et autres autorités ministérielles sur le grand plateau d’exposition du Programme d’action du gouvernement (Pag), c’est au tour de Ange N’ Koué, ministre du Tourisme et de la culture, de passer au crible de questions des journalistes sur le thème : Impact des réformes dans les secteurs du tourisme et de la culture. Mardi 02 mai 2017, devant Serge Ayaka, Christian Adandédjan et un confrère de la télévision Carrefour, le numéro 1 de la culture béninoise a présenté les ambitions du gouvernement de Talon dans le secteur de la culture.

Réforme pour réforme ça empeste et ça tue. Le gouvernement du Président Patrice Talon a fixé de nobles visions pour l’épanouissement de la culture béninoise. Et l’étalage qu’en a fait le ministre Ange N’koué sur le plateau d’exposition du Pag en dit long. Seulement qu’une impression se dégage tout net, le jeu du meilleur technicien des réformes culturelles qui prend le pas sur la réalité dont on doit tenir compte pour la bonne marche du système. En fait, l’un des véritables problèmes qui a agité le monde culturel dans un passé récent, c’est la gestion du Fonds des arts et de la culture (alors Fonds d’aide à la culture). En marge de la tempête, une grosse polémique autour des Idm. Dans cette affaire, la consommation du crédit des Idm a été brandie  par nombre de manifestants et plein d’allégations ont été dévoilées à propos. «Quand je suis arrivé à ce poste, la première des choses que j’ai remarquée, ce sont les Idm(Instruction directe du ministre), une cagnotte de quatre cent cinquante millions (450.000.000 F) qui est exclusivement réservée au ministre.J’ai aussitôt mis une croix sur les Idm et j’ai dit je n’en veux pas. Donc, j’ai bousculé mes propres intérêts», s’en lave le ministre pour afficher sa posture de sainteté.  Alors que des indiscrétions ont mentionné dans la foulée que, «la consommation de ce crédit est allé même au-delà du pourcentage prévu». À ce niveau, une séance publique de vérité s’impose. Mais là n’est pas le véritable problème.Le ministre est allé loin et a fait savoir qu’il a aussi supprimé la cagnotte réservée au directeur du Fonds des arts et de la culture qui s’élève à 117 millions. Maldonne. Là, un spectre doit naturellement planer. Puisqu’on ne peut pas imposer sa volonté à tout le monde. Encore que le D/fac n’est pas nommé par le ministre. Il est nommé par le chef de l’Etat. Même si cette direction est sous la tutelle du Ministère du tourisme et de la culture, cela ne donne forcément pas la liberté au ministre de décider de tout à volonté. «Ce n’est pas parce qu’il y a eu un problème dans une maison qu’il faut supprimer la maison», martèle le musicien béninois Souleymane Salawal dans ses observations. Et à Samson Adjaho de diagnostiquer que l’an 1 de Ange N’koué à la tête du Ministère de la culture est une énorme perte. Mais ses sons de cloche semblent être de l’eau versée sur le dos du canard. Puisque jusqu’ici, «Le Fac a changé de dénomination mais tel que se présente l’Aof, il n’a pas changé d’attribution. Il s’agit de restructurer juste le Fac puisque les reproches qui ont été faits à propos de sa gestion nous en avons tous conscience», souligne l’ancien directeur du Fitheb, Pascal Wanou. Mais, ce dont Ange N’koué semble ne pas avoir conscience dans son propos, c’est le besoin d’écoute qui l’interpelle à tout moment.

La fatalité s’annonce…

Sinon, comment comprendre qu’il choisit délibérément d’écouter certains et d’écarter d’autres sous prétexte que ‘’les laissés pour compte sont des gens qui sentent leur intérêt menacé et donc, ils ne voudront pas forcément des changements qui s’opèrent’’. Cette conclusion hâtée risque d’envenimer la vision du chef de l’Etat de faire de la culture le fer de lance du développement du Bénin.Pour ce qui concerne la gestion des patrimoines touristiques tels que le parc de Pendjari, c’est l’expertise étrangère qui sera sollicitée. Ce n’est pas un mal en soi. Mais, que fait le ministre de sa vision qui dit qu’il faut commencer par croire en nous-mêmes et en nos capacités et de cesser de s’auto détruire?Donc, personne n’est formé au Bénin qu’on peut expérimenter pour s’occuper de ses parcs, pour réaménager le site de Ganvié, et il faut saigner le contribuable pour satisfaire des avidités snobes.

L’autre pente glissante

Ce qui  saute à l’œil est la nouvelle méthode de subvention des activités culturelles. «Les artistes doivent désormais prendre le pli d’entrepreneur. Et donc faire financer le guichet du Fonds des arts et de la culturene serait plus trop indiqué mais plutôt les banques». Alors que nous sommes dans un contexte économique où il est très difficile pour le citoyende se payer un billet pour prendre le chemin des salles de spectacles. Le quotidien étant bourré de dur labeur et le train de vie en dessous de la moyenne. Et, il y a aussi que ce n’est pas toutes les formes de spectacle qui demandent de financement qui s’achètent. Même l’agenda culturel sorti au beau milieu de l’année provoque la curiosité. Il y a des contours qui sont ignorés. En tout cas, les réformes, telles que présentées, méritent de vrais débats pour que lumière soit faite afin que la culture béninoise ne soit pas hypothéquée voire aliénée.

Teddy GANDIGBE

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