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Culture

Rencontre d’information et d’échanges sur les arts et la culture : La Promotion de la musique au cœur du débat

Musique

(Une Synergie d’action entre artistes et animateurs s’impose)
Le label Innov’artions dirigé par les membres du groupe de Rap ‘’Mamba noir’’ a initié une rencontre d’échanges entre artistes qui s’est déroulée samedi 16 juin 2018 à l’espace culturel ‘’le Centre ‘’ de Lobozounkpa. La vision est de mettre sur la table, des sujets qui contribuent fortement à l’enlisement des différents secteurs artistiques et culturels, en discuter, pour en faire ressortir les causes et les conséquences, puis proposer des approches de solution pouvant permettre de sortir des sentiers battus. C’est dans cette démarche que le sujet de la promotion de la musique béninoise a réuni autour de la table, l’animateur radio-télé, Ulysse Eliotte Dodji, Ahmed Arékpa, Yessoufou Amed et Yannick Tchaou. Dans l’état des lieux qui a été fait, les panélistes ont conjointement reconnu que, certes, un effort notable est en train d’être fait dans le secteur musical béninois en ce qui concerne la qualité des productions d’œuvre phonographiques, mais la promotion a toujours un plomb dans l’aile. Et la raison a nom, la mauvaise organisation du secteur et la mauvaise structuration du staff de l’artiste. À en croire les panélistes, cet état de choses impacte gravement la promotion des œuvres musicales. Il a été souligné à l’occasion, que les artistes ne maitrisent pas le bon circuit qu’il faut emprunter pour faire promouvoir durablement leurs œuvres. Et le revers du même problème est qu’il arrive qu’ils rencontrent aussi sur leur chemin, des animateurs sans grande conviction qui placent le gain spontané au-dessus du professionnalisme. Au terme des deux heures d’échanges on retient que si les œuvres musicales ne sont pas bien promues, la responsabilité est partagée et il urge d’œuvrer en synergie d’action pour que les choses aillent mieux désormais dans le système.

TG

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4ème numéro de l’initiative ‘’Cash & Arts’’ du label Blue Diamond : Dawala le patron de Wati B est le prochain Invité

Dawala

Le producteur de l’emblématique groupe de Rap Sexion d'Assaut, de  Maître GIMS, de Black M, de Dadju et de  4Keus sera sur l’initiative ‘’Cash&Arts’’. Le label Blue Diamond dirigé par Sidikou Karimou le reçoit le 1er Juillet 2018 à Cotonou. Tout comme ses prédécesseurs que sont Philo, Félix Pea et autres, Dawala, le Pdg de WATI B  vient à Cotonou pour partager avec les jeunes artistes béninois, sa riche expérience. Dans la même journée,le promoteur de label foulera le sol togolais à 20h et interviendra sur le thème : « Comment flairer les nouvelles stars de demain ? », thème qu’il aura débattu dans la matinée à 09h à Cotonou. À l’occasion, les participants auront l’opportunité de découvrir  qui est Dawala, ainsi que les secrets de son ascension.Rappelons que les ‘’Cash & Arts’’ sont une rencontre qui vise à conduire la jeunesse artistique africaine à la découverte de grandes opportunités.

TG

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En prélude à la troisième grande nuit du conte : L’Eace rend hommage à la mémoire de Théodore Béhanzin

EACE

(Une compétition de conte révèle de jeunes talents)
La devanture du studio de l’Ensemble artistique et culturel des étudiants (Eace) a servi d’estrade pour une compétition de conte organisée en vue de célébrer la mémoire de l’artiste comédien-conteur Théodore Béhanzin alias ‘’Cossi’’.

Il y a quatorze (14) ans,le 19 juin 2018, que l’artiste comédien Théodore Béhanzin a tiré sa révérence lors d’un tragique accident de circulation.Dans le souvenir des acteurs du monde théâtral béninois, l’artiste vit encore. Pour ce faire, l’Ensemble artistique et culturel des étudiants organise une compétition de conte pour célébrer la mémoire de l’illustre disparu. Ladite compétition vient annoncer les couleurs de la troisième grande nuit du conte qui se tiendra sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi le 19 juillet 2018. Le concours a mis aux prises six candidats pour le compte de la catégorie junior et en ce qui concerne les séniors, ils sont quatre à plancher devant un jury constitué du Directeur du Fitheb, Erick-Hector Hounkpè, de Brice Bonou et de la comédienne Carole Lokossou. Les candidats se sont mesurés à travers leur prestance  sur la scène cousue dans un décor de campagne. D’un conte à l’autre, de riches leçons se dégageaient et régalent le public exclusivement constitué d’une marée d’étudiants. De Orè Edgard à Gbaguidi Angélique, en passant par Avossè Merveille, Fagbohoun Abayomi, Adjibodi Clémence et Togbé Yasmine, pour la catégorie junior, aucun des candidats ne s’est laissé faire. Des mimiques et gestuels accompagnantune alternance de voix fluettes et roques suscitent l’adhésion et l’admiration du public qui fond de temps en temps en acclamation.  Dans le rang des séniors parmi lesquels on peut citer Carlène Sèmandégbé, Bernard Tchivadji, Angelo Migan et Guillaume Sègnivè,le challenge a été également rude. Mais au bout du compte, le Jury présidé par le D/Fitheb Erick-Hector Hounkpè a proclamé première dans la catégorie junior,Togbé Yasmine qui est immédiatement suivie de Gbaguidi Angélique et de Fagbohoun Abayomi, respectivement deuxième et troisième au classement. Pour ce qui concerne les séniors, Guillaume Sègnivè vient en tête suivi de Carlène Sèmandégbé en deuxième position et de Bernard Tchivadji pour la troisième place. À en croire le comité d’organisation présidé par la comédienne Cybelline de Souza, les lauréats recevront le trophée ‘’Théodore Béhanzin’’ lors de la nuit du conte prévu pour le mois prochain. Avant le déroulement de la compétition, une projection de film documentaire réalisé par la journaliste Parfaite Houzanmè a ouvert la soirée. Ce film réalisé dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire de décès de l’artiste, retrace les circonstances de sa disparition et offre au public des témoignages vivants de personnes proches au sujet du comédien et de ses œuvres.

Teddy GANDIGBE

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Au Sujet du ‘’Adjogan’’ : Un rythme princier qui capte toujours l’attention par son exécution

Adjogan

Une danse généralement exécutée dans les palais royaux de la cité des Aïnonvi, Porto Novo, se trouve être aujourd’hui l’apanage de plusieurs groupements socioreligieux. Le ‘’Adjogan’’n’est plus seulement l’affaire des princes et princesses.

‘’Adjogan’’ est une danse princière exécutée à des occasions particulières. Elle a trouvé naissance dans la cour royale de Porto-Novo mais s’exporte aujourd’hui vers la cité des ‘’Houégbadjavi’’. A en croire Mitô Akplogan, conseiller à la cour royale de Porto-Novo, « Le ‘’Adjogan’’ est surtout exécuté lors des réjouissances ou des cérémonies funéraires au palais. Il est aussi joué lors des cérémonies de veuvages et celles ancestrales ayissoun et agô ». Il va plus loin et ajoute «  le rythme Adjogan est exclusivement réservé aux femmes puisque c’est la femme qui apporte la lumière, elle est tout simplement le sel qui manque quelque fois pour donner de la couleur à la vie  ». Mais les femmes qui exécutent ce rythme doivent remplir des conditions données. Un sociologue nous parle ici des conditions sociales d’exécution. « Le Adjogan est comme une institution, il regroupe des hommes qui assurent la percussion quelques fois mais la pièce maîtresse, ce sont des femmes mais pas n’importe lesquelles. Les femmes ici doivent être descendantes d’une famille royale ou des princesses, être des femmes pieuses, surtout veuves et qui acceptent d’être formées par l’aînée des princesses de la cour ». Les femmes, dans l’exécution de ce  rythme, arborent un accoutrement bien particulier. Elles portent deux pagnes. Le premier pagne de couleur noire est mis pour rendre hommage aux pratiquantes de ce rythme qui ne sont plus de ce monde, et le second pagne au choix, est noué jusqu’à la poitrine, le tout mis en valeur par des colliers en perle qu’elles mettent au cou. Dans leurs mains, on retrouve le « allohoun », une sorte de canne métallique à contre-percussion, qu’elles manipulent avec souplesse et finesse de manière synchronisée. Cette canne à idiophone  est une baguette en fer argenté d’un mètre environ et recouverte de disques en cuivre ou de petits anneaux. Les princesses, en dansant, manient la baguette et agitent dans un mouvement synchronisé les divers anneaux encerclant la canne  tout en laissant entendre de petits bruits « tchintcninthinkeou » et ceux du gong qui s’harmonisent avec ceux du gong.Pas de rythme sans rites. L’octogénaire Julienne Gnonhossou, descendante de ‘’Dêlokpon’’ et ancienne danseuse du rythme adjogan confie qu’il faut « avant toute sortie, consulter le fâ, et lorsque les prédictions ne sont pas bonnes, on a recours aux sacrifices propitiatoires (vôsisa) afin de conjurer le mauvais sort et implorer les mânes des ancêtres dans le but de bénéficier de leur protection et de leur grâce ». Elle poursuit en ajoutant : « il y a une grande étape à ne pas banaliser ; on prie aussi pour le gou, Dieu du fer avec les boissons sucrées car il ne consomme pas de l’alcool. Les piments de Guinée (atakoun), les colas, et des pièces rouges sont aussi utilisés. Puisque nous utilisons un objet métallique et il urge de magnifier celui qui nous donne cette grâce».

Quand l’église romaine puise dans nos cultures…

Le ‘’Adjogan’’ est devenu un rythme adopté par les églises. Même des chorales portent ce nom et exécutent uniquement cette danse. Mais ici, c’est lors de l’arrivée d’un évêque originaire de la cité des ‘’Aïnonvi‘’ ou de celle des ‘’Houégbadjavi’’, de diverses  manifestations religieuses et des cérémonies d’ordination que ce rythme est exécuté. Ainsi,  l’église s’abreuve à la source traditionnelle. A ce propos, le père Pierre Paul Missehoungbe confie : « tout ce qui est bon dans la culture africaine et pouvant aider à louer et à magnifier sa joie envers Jésus-Christ doit être valorisé ». « Il est de bon ton qu’on se sente dans sa culture, tout en restant toujours chrétien catholique. L’on doit éviter l’acculturation, il faut se sentir fier d’appartenir à une culture ». Ce sont-là, les mots d’exhortation du père Pierre Paul Missehoungbe  qui confirme que l’église puise les rythmes dans la tradition afin d’instaurer le dialogue et favoriser le brassage entre tradition etchristianisme. Le rythme ‘’Adjogan’’ s’est perpétué et se retrouve dans beaucoup de paroisses tout comme le ‘’toba’’, le ‘’zinli’’, le ‘’tchinkoumè’’, et autres qui sont des rythmes de la musique traditionnelle exécutés dans l’église catholique.

M.H. (Coll.)

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Publication d’ouvrage : Herman Cakpo pour le management et le leadership gagnant

litterature

Le manager moderne doit changer d'approche s'il veut avoir les hommes de qualité dont il a besoin. Et c’est pour rendre concret cette vision que l’essayiste Herman Cakpo sort ‘’Le Manager heureux’’. A travers cet ouvrage, l’auteur ouvre des pistes d’action  pour un management gagnant. « Réussir le management au 21e siècle nécessite d'excellentes qualités de formateurs, de transformateurs et d'accompagnateurs de talents. Le manager se retrouve coincé et désespéré lorsqu'il pense que les talents dont il a besoin doivent lui être livrés "prêts à l'emploi". À moins de disposer de ressources substantielles pour chasser et attirer des "têtes bien faites » va-t-il faire savoir avant de souligner spécifiquement que le manager doit être doux et attentionné au point où les gens aiment et veuillent être avec lui. Par ailleurs il doit Susciter la passion au point où, mêmes les "gens peu talentueux" finissent par se convaincre de ce que c'est possible pour eux-aussi. De plus, il faudra qu’il applique la méthode du maître tailleur à savoir : J'explique, je fais et ils voient, Nous faisons ensemble, ils font et je vois,  je vois qu'ils le font bien et ils sont autonomes. Comme les bâtisseurs d'édifice qui n'attendent pas que les anges descendent du ciel pour sortir le bâtiment de terre, le manager moderne doit savoir se laisser consumer par le désir de réalisation des résultats et le devoir de fabriquer de fond en comble les ressources dont il a besoin. Par le truchement de ce bouquin Herman Cakpo exhorte les uns et les autres à sortir des sentiers battus pour innover le management pratique et le leadership gagnant.

Teddy GANDIGBE

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Tournée internationale de la compagnie Africapsud théâtre : ‘’Les Fantômes du Brésil’’ de Florent Couao-Zotti mise en scène

theatre

Le metteur en scène Ebénizer Amah a entraîné la compagnie Théâtrale Africapsud de l’Ong carrefour jeunesse Bénin au théâtre municipal « la ferme de bel Ébat ». à l’occasion, la compagnie  a présenté les 22 et 23 mai 2018 à Guyancourt, «Les Fantômes du Brésil» de Florent Couao-Zotti. Un ouvrage  qui puise son inspiration foisonnante dans les bas-fonds des quartiers populaires où trépigne la vie des marginaux. Revenant sur ses origines afro-brésiliennes, l’écrivain y met en évidence les conflits qui ont longtemps jalonné les relations entre les enfants des anciens esclaves revenus du Brésil et les descendants des esclavagistes, en imaginant une passion amoureuse entre des enfants de ces deux communautés; l’adaptation de cet ouvrage romanesque est faite par Lokossou H. Joël, comédien béninois de renom vivant en France. Provenant de la commune de Comé, ville jumelle de Guyancourt, Madame le Maire de la commune hôte s’est déplacée elle-même pour suivre ce spectacle en même temps qu’une forte colonie de Béninois résidents en région française. Les ressortissants de Comé n’ont pas voulu se faire compter cet événement. Ils se sont déplacés en grande masse que ce soit à Guyancourt que dans les autres villes françaises (Longjumeau, Grigny) ayant accueillies le spectacle. Les fantômes du Brésil dramatisé, c’est neuf comédiens sur scène à savoir Codjo Donatien Sodegla, Hlakougbe Olivier, Djondo-Pacham Déla, Amoussouvi Louisette, Amah Elsie, Affangbegnon Bienvenu, Ahouetohou Justin, Pereira Fassilath, Alotcho Joël, tous en même temps narrateurs qu’acteurs personnages. Le spectacle créé, il ne reste qu’à le diffuser. En perspective, un projet de diffusion du spectacle est en vue et prendra effet à partir de la rentrée prochaine pour le compte des élèves puisque l’ouvre est au programme dans les classes de première de nos lycées et collèges. Mais avant la rentrée, le spectacle sera diffusé dans des théâtres du Bénin comme de la sous-région. La première au Bénin sera bien sûr donnée à Comé. Nous a confié le metteur en scène Amah Codjovi Ebénizer.

C.D.S(Coll.)

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Célébration de la fête de l’Aïd-El Filtre (Ramadan) : Magie Production donne un cachet spécial à travers les tissus Bazin

Franck-Senou

Au lendemain de la fête du Ramadan, Franck Sènou, le patron de ‘’Magie production’’ et son équipe comptent apporter un souffle de détente aux populations béninoise à travers un événement à caractère spécial. La Nuit du bazin. Ce tissu prisé dans les habitudes vestimentaires dans les pays africains au sud du Sahara sera à l’honneur à l’espace de divertissement ‘’Le Concerto’’. Samedi16 juin 2018, cette deuxième édition de la ‘’Nuit du Bazin’’ installera un plateau de détente chaleureuse. « Il n’est pas facile de faire du divertissement à Cotonou, de créer des concepts et de s’imposer dans le showbiz » avoue ‘’Francky Kopkémédji le chef d’état-major’’,avant de faire savoir que l’événement vise principalement à rassembler la jeunesse et à leur faire partager la culture béninoise. L’autre objectif aussi c’est de faire vivre un moment convivial à la communauté musulmane après une période d’abstinence. C’est un événement qui va créer une compétition autour du Bazin afin de le mettre en valeur.L’initiative offre également un plateau live de musique qui sera animé par des artistes qui ont fait le beau temps au Bénin. Entre autres Robinson Sipa, Ricos Campos, Afafa, Miguélito pour ne citer que ses talents qui referont surface pour le grand bonheur des fans et mélomanes. « À travers l’événement nous avons fait l’option d’instaurer la gaieté et la fraternité au sein de la communauté musulmane en particulier et de tout le Bénin en général » mentionne Franck pour mettre un accent sur l’intérêt que porte la création de l’événement. À l’avenir l’initiative rassemblera toutes les communautés musulmanes du Mali, du Sénégal et d’autres pays africains autour de la fête.

Teddy GANDIGBE

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Vick Martine au sujet de son single ‘’Ounko’’ : «Ma peur s’est transformée en satisfaction»

Vick-Martine

Vick Martine est un jeune rappeur béninois. De son vrai nom Victor Kantchékon, il essaie de marquer la scène musicale nationale. Dans cet entretien qu’il a accordé à votre journal, il parle de son tout dernier single Ounko que beaucoup ont découvert lors du Festival Danxomè Assuka Hip Hop la semaine écoulée. Lire l’entretien.  

Vick Martine : Ounko qui veut dire salut (Bonjour ou bonsoir) chez moi à Agonlin est en quelque sorte un retour à cette formule de salutation qui est en passe de disparaître notamment dans le rang de la jeune génération. Sur ce titre, j'ai fait en réalité d'une pierre deux coups. J'ai peint certaines réalités tout en faisant connaître certains mots et expressions de chez moi, Agonlin. Ounko traduit en réalité l'histoire d'un jeune vivant en ville, qui appelle l'un de ses frères pour s'enquérir des nouvelles du village. Il le salue d'abord (ounko) et demande après la grande famille. Ce jeune citadin qui subit le diktat de la misère en ville demande que son père lui envoie  du gali (farine de manioc) des ganvis (beignets d’arachide). On pourrait se demander pourquoi il ne se rend pas au village. Il en a bien envie mais il a peur. Il enverra d’ailleurs une commission à l'une de ses tantes afin qu’elle enterre d’abord son *Akazé*(c'est le verlan de *Azéka*), (magie noire). Tout ceci est chanté avec une teinte comique.

Quelques semaines après sa sortie, quel accueil a-t-il réussi au sein de l'opinion?                 

J'avoue que c'est avec une grosse peur dans le ventre que je l'avais lancé. Car le single précédent intitulé *Edon* était très prisé. Donc j'avais peur de décevoir mon public. Mais ma peur s'est  transformée en satisfaction. Tous les âges ont adopté Ounko. Quand je passe, tout le monde me salue en disant *Ounko* même sur les réseaux sociaux. Certaines autorités de la région Agonlin m'ont encouragé moralement. Mais il faut que le soutien soit aussi matériel. (Sourire). Je ne peux que remercier le Dieu Tout puissant et les dieux d'Agonlin. Je remercie surtout vous hommes des médias qui m’aidez à booster la promotion.

Tu as pris part au Festival Danxomè Assuka Hip Hop. Tu voudras bien nous en parler.

Oui j'étais présent sur le festival DanxomèAssouka Hip Hop (DAHH) qui s'était tenu les 1er et 2 juin 2018. Je profite de votre canal pour remercier ses organisateurs pour  m'avoir invité. C'est la preuve qu'ils croient en moi et en mon talent. Grâce à ma participation, tout le Zou sait désormais qu'à Agonlin, il existe aussi le mouvement Hip Hop dans toutes ses dimensions. Je me réjouis car je sais que mon nom est à  jamais gravé dans les annales de ce festival. C’était une belle aventure. J’ai fait de belles rencontres et j’ai découvert un public formidable

Tu voudras bien conclure cet entretien

Je remercie Matin Libre pour le soutien. J’exprime également mes reconnaissances à tous ceux qui ont cru en moi. J’invite la jeunesse et tous les mélomanes à adopter le produit Ounko.

Propos recueillis par T. G

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Tournée du spectacle "Corps!Accord ! : L’Ens et de Lokossa accueille l’apothéose

corps-accord

Les hostilités ont été lancées mercredi 25 avril 2018 à l'École Normale d'instituteurs (ENI) de Porto-Novo. Après le tour des écoles normales du Bénin,le spectacle "Corps! Accord!" s'est achevé ce samedi 09 juin 2018 à l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (ENSET) de Lokossa. Il s’agit d’une tournée artistique qui a parcouru l'ENS Porto-Novo, l'ENI d'Allada, l'ENI de Djougou, l'ENS de Natitingou, l'ENI d'Abomey, l'ENI de Kandi, et l'ENI de Dogbo. Ce spectacle de la compagnie Walô, dirigé par la Fondation Grand Cru s'inscrit dans le cadre du projet NICHE BEN 239 pour l'introduction de l'éducation sexuelle complète dans le programme scolaire du Bénin. Bientôt l'éducation sexuelle sera une matière  entièrement à part qui sera dispensée aux futurs enseignants dans les ENI, ENS et ENSET, qui à leur tour, édifieront les apprenants du primaire au secondaire pour une parfaite santé sexuelle. La tournée vise donc à profiter de quelques tours de spectacle pour mettre la puce à l’oreille des populations.

TG

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Célébrons tous les Héros de notre Pays : Le Grand de la Musique Gumbé, Mathias Kohounfo n’est plus!

Musique

Ils sont nombreux ceux et celles qui ont sacrifié leurs vies avant nous et pour nous, mais que nous avons hélas tendance à reléguer malencontreusement au bas de l’échelle de nos souvenirs et à l’arrière-plan de nos priorités.  Nos parents, nos héros, ainsi que les rois et reines de nos peuples, toutes les ethnies confondues, à qui nous devons aujourd’hui la vie et la liberté-—relative soit-elle—dont nous jouissons à présent.  Faudrait-il encore les citer?  La liste est assez longue sur le plan national, mais il convient d’exhorter chaque collectivité ou chaque communauté locale à prendre des initiatives qui célèbrent et immortalisent les œuvres des femmes et de ces hommes considérés comme héroïnes et hérosdans chacune des contrées de notre pays.  Ce faisant, nous aurons véritablement participé à écrire l’histoire de nos peuples.

J’ai reçu la triste nouvelle tôt ce matin du 9 juin 2018.  Fofo Mathias Abilé, comme nous avions coutume de l’appeler, est un baobab pionnier batteur du rythme Gumbé, musique traditionnelle dont raffole le peuple de l’aire culturelle Idaatcha.  Comme le géant et légendaire Komaran Oliworo, le Iroko national du Gumbé, son frère, le baobab Abilé vient de s’abattre dans une forêt où il ne reste plus que les jeunes pousses. Que son âme repose dans la paix éternelle de Dieu, Allah, le Tout-Puissant Miséricordieux Créateur!  Sincères condoléances à toutes les familles touchées par ce départ qui nous attriste tous. Comme les célèbres écrits de Camara Laye et de Mouloud Feraoun nous le rappellent, toutes les séparations sont douloureuses.  

Cependant, notre foi en Dieu doit nous rassurer que les familles qu’il a créées sont éternelles.  Certes, Kèrè et tout le peuple Idaatcha sont en deuil, mais faisons en sorte que la mémoire des illustres disparus de ce peuple demeure pérenne. J’allais dire éternelle.  Pour cela, je continue de croire aux projets de livres et autres réalisations pour célébrer ces hommes et femmes ainsi que leurs œuvres sur terre. Dans ce cadre, le premier projet auquel je tiens beaucoup que je recommande fortement d’ailleurs est celui d’un livre sur Oliworo et la musique Gumbé. Ceci est un cri de cœur que je lance à l’endroit du peuple Idaatcha dont je me réclame tout naturellement.  

Pour ceux et celles qui sont intéressés, veuillez tous contacter Pascal Badjagou à ce sujet. Contribuez-y donc par des travaux d’enquête de recueil de chansons Oliworo ayant marqué et enrichi la culture du peuple Idaatcha. Pour finir, je me permets de dire au Commissaire Tunji Kohunfo que la mort physique de son père biologique est avant et après tout un deuil Idaatcha, mais elle est et doit être aussi un deuil national même si les drapeaux  ne sont pas mis en berne au-delà des frontières des 41 Collines.

Fofo Adjo Boco Ignace, Pierre Osho, Ifèdé Simon Ogouma, Professeur Batcho, Gédéon Dassoundo, Narcisse Djegui, Pierre Sedo Adjaoké, Olode et Adjiboye, vous qui êtes déjà partis et vous que nous avons la chance de compter encore parmi nous, soyez bénis pour les bons exemples que vous avez montrés et surtout pour la voie de l’honneur et de la dignité humaine que vous avez tracée. Nous vous aimons et vous aimerons toujours.

Peuple béninois, célébrons toujours nos héros et héroïnes, qu’ils soient locaux ou nationaux! Pensons toujours à tous les services qu’ils ont rendus à nos communautés ou à la nation tout entière et promettons d’en faire davantage pour mieux honorer leur mémoire!

Professeur Désiré Baloubi
Virginia Beach, VA, USA le Samedi 9 Juin 2018.

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