TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

- cover VISUEL DE COMMUNICATION - MILLION AVEC FANICKO - by Axel DigitXplusFR 3

A+ A A-

Banniere web 728x90px-01

Culture

Finale de la 5ème édition du festival Ségan : Belfrida Fossou de l’Atlantique -Littoral enlève le trophée

danse

(Pari gagné pour le promoteur Prosper Bohoun)
Après plusieurs semaines de détection à travers les douze départements du Bénin, un talent de la danse a réussi à se révéler. A l’honneur, une des douze finalistes du festival concours des rythmes d’origine béninoise, Ségan, qui a confirmé son savoir-faire. La finale vient boucler la boucle de la 5ème édition de l’événement qui a eu pour cadre, la place des martyrs, ce samedi 29 novembre 2014.

Belfrida Fossou (14,64 pts, Atlantique-Littoral), c’est le nom de la championne du concours national de danse pour la valorisation des rythmes d’origine du Bénin dénommé Ségan, édition 2014. Les rideaux sont tombés sur la 5ème édition, samedi dernier, devant un parterre de professionnels de la danse et des autorités en charge de la culture. La gagnante a été suivie de Carène Vidjennagni (14,58) et de Davy Aligbé (14,56) respectivement 2ème et 3ème parmi les douze finalistes qui ont mesuré leur talent à la phase finale. Au menu, six rythmes à savoir le ‘’Eyô’’, le ‘’Akonhoun’’, le ‘’Kouloumbou’’, le ‘’Akpoka’’, le ‘’Dikontri’’ et le ‘’Sinsinnou’’, du Mono-Couffo, ont été exécutés à tour de rôle par chacun des douze candidats à l’occasion de cette soirée de célébration de la diversité artistique.

Une moto de marque ‘’Dream’’ de couleur cendre, un ordinateur portatif et un trophée ; un ordinateur portatif ; un écran plasma. Ce sont les lots respectivement remportés par la lauréate et ses deux dauphins. Les neuf autres finalistes ont aussi été gratifiés d’importants lots dont des smartphones. A en croire le promoteur du festival, qui a été soutenu par le ministre de la culture, la prochaine édition du festival ‘’Ségan’’, la 6ème édition de son existence, sera consacrée à d’autres défis encore plus grands. Il s’agira de faire élargir l’éventail du projet avec d’autres concours tel que celui organisé cette année entre plusieurs humoristes dont les cinq meilleurs ont été primés.

Loth HOUSSOU 

En savoir plus...

Les Cœurs d’or 2014 : Des artistes engagés

coeur-dor

La  quatrième édition du projet de collecte de vivres et autres pour le compte des personnes démunies se tiendra le dimanche 07 décembre prochain. A l’occasion, comme par le passé, des artistes et musiciens sont associés dans le cadre d’un concert pour la bonne cause.

Une seule clé pour suivre les prestations des différents artistes qui ont accepté offrir leur voix pour donner de l’amour aux personnes défavorisées et en situation difficile. Il s’agira pour le public de venir avec des vivres ou divers produits (vêtements, pâtes alimentaires, sacs de riz, jouets). Des vivres et autres dons qui seront ensuite distribués aux familles, enfants abandonnés et prisonniers. A l’occasion, une chanson « Donnons un peu de vivres » a  été enregistrée.
Quatre rubriques forment le projet « Les Cœurs d’or ». Il y a d’abord une phase d’investigation. Une enquête qui permet de recenser des centres afin de cibler la destination des produits et vivres collectés. La phase de la pré-collecte, le concert que des artistes acceptent de donner sans aucun cachet et l’ultime phase du projet qui consiste à distribuer aux centres détectés par une commission, les vivres récoltés et enregistrés.

Nobles objectifs…

C’est depuis trois ans que le projet « Les Cœurs d’or » est mis en œuvre. Une initiative de l’artiste béninoise Enagnon Ahamada alias Miss Espoir. « Les Cœurs d’or » à en croire le comité d’organisation permet de nourrir près de 300 enfants tous les mois de décembre. Le rendez-vous est donc pris pour le dimanche 07 décembre prochain au Hall des arts de Cotonou pour vivre ce spectacle qui vise le bien-être social. Pour cette édition, des artistes étrangers et de la diaspora ont donné leur accord pour être de la partie.

YPL

En savoir plus...

5ème édition du festival Ségan : Douze finalistes en lice pour le grand trophée de demain

danse

Après la phase départementale organisée du 08 au 30 août,  la 5ème édition du festival de valorisation des danses traditionnelles du Bénin, Ségan, connaîtra son épilogue ce samedi 29 novembre 2014. Ce sera à l’issue de la soirée qui mettra aux prises les douze (12) finalistes de la compétition marquée cette année, par l’installation du ‘’Village Ségan’’  à la Place des Martyrs.

‘’Dikontri’’ de l’Atacora-Donga, ‘’Sinsinnou’’ du Borgou-Alibori, ‘’Akpoka’’ du Mono-Couffo, ‘’Akonhoun’’ des Zou-Collines, ‘’Eyô’’ de l’Atlantique et du Littoral et ‘’Kouloumbou’’ de l’Ouémé-Plateau. Ce sont les six rythmes des douze départements du Bénin sur lesquels les douze finalistes démontreront leur talent à tour de rôle. Ce sera demain samedi 29 novembre devant un jury. Les artistes finalistes iront ainsi à la quête du trophée de la 5ème édition du festival Ségan. Eux, ce sont Vidjennagni Carène Dotou, Houénou Christian, Maissouna Nassirou, N’da N’Kouei Sébastien,  Aligbé Davy, Fossou Belfrieda, Malènou Marc, Gbaguidi Richard, Sabi Dakara Saoudatou, Moya Yérima Aziz, Sèkpo K. Bertille et Djossouvi Codjo Athanase qui mesureront leur savoir-faire à cette fatidique finale.
Mercredi 26 novembre dernier, les véritables couleurs de cette édition ont été annoncées à travers le lancement officiel du ‘’Village Ségan’’. Occasion au cours de laquelle autorités, artistes, danseurs professionnels conviés pour la circonstance, ont été sidérés par la spéciale touche apportée à l’organisation cette année par le promoteur du festival Prosper Bohoun. Il a rappelé les objectifs spécifiques qui justifient l’initiative de cet événement qui veut se faire une place de choix au nombre des grands festivals organisés au Bénin, voire en Afrique. Sous la houlette du président du comité d’organisation, les invités et spectateurs mobilisés, se sont régalés hier sous les admirables prestations des groupes de danse invités dont ‘’Les Super Anges Whendo na boua’’ et  ‘’Les As du Bénin’’.
Un concours d’humour est prévu pour ce jour, vendredi avant la grande finale prévue de samedi, autour d’une soirée de gala.

Loth HOUSSOU

En savoir plus...

Entretien avec Patrick Ruffino : « Je suis fier de mes sœurs » confie l’artiste

patrick-rufino

Le bassiste Patrick Ruffino est actuellement en séjour au Bénin, son pays. Entre lancement de son nouveau, concert à l’Institut français du Bénin et au Blackstage et les nombreuses interviews télé et radios, l’artiste a pu nous consacrer un bout de temps. Une plage horaire mise à profit dans le coquet Vip du cinquième étage du Bénin Royal Hôtel de Cotonou.
A travers notre entretien à bâtons rompus, Patrick s’est prononcé sur Satô et Sê, ses deux derniers bijoux, le sort de son groupe Fâ et de ses projets personnels.

C’est le samedi 08 novembre dernier que le bassiste, devenu chanteur depuis quelques années, a présenté son nouvel album à Cotonou. « Sê » est le nom de ce bijou préféré par le promoteur Gilles Gbaguidi, obligeant du coup Patrick Ruffino à réserver l’album « Satô » qu’il pensait mettre sur le marché. En attendant l’année prochaine où ce livre sonore sera officiellement disponible, Patrick en a donné un avant-goût au cours de son concert du samedi 16 novembre à l’Institut français du Bénin. Pour l’artiste, « Satô » qui va reprendre deux morceaux du projet « Kadjèhoun », « Orêmi Ofê » et le titre éponyme « Kadjêhoun » est en effet un disque de recherche très sélect fait de recherches que le public occidental aura du plaisir à déguster.

« Sê », une réalisation live orchestrée en deux jours

Beaucoup de réalisations sont à mettre à l’actif du bassiste-chanteur Patrick Ruffino qui signe sa troisième œuvre en solo. C’est avec fierté qu’il parle des projets collectifs au sein desquels il a évolué tout au long de sa carrière qui a commencé depuis plus d’une vingtaine d’années. Il évoque pêle-mêle Projet République, sahel et bien d’autres. Patrick s’apprêtait à mettre sur le marché « Satô » du nom d’un tam-tam funéraire du sud-Bénin quand le promoteur Gilles Gbaguidi a eu un coup de cœur pour « Sê » entièrement réalisé en live en moins de trois jours dans le studio de l’artiste en France.

Quid de son groupe « Fâ » ?

Patrick Ruffino au cours de la rencontre, s’est prononcé sur  le groupe « Fâ » qu’il a fondé en 1997  en compagnie de Gabin Assouramou son cousin, de Kamarou Dègbogbahoun  et de Joselito Alapini entre autres artistes. Occasion pour lui de revenir sur les différentes formations au sein desquelles il a mené sa carrière. Patrick aura mis à contribution son leadership dans la constitution de groupes comme 4 sur 4 devenu 3 sur 4, Cyclone Bcc (Bénin-Congo-Cameroun), Vertige, Sahel et Fâ. Etant initiateur de ce dernier groupe, il fallait que Patrick fasse un choix clair. Conseillé par le grand Lokua Kanza et autres sommités de la musique africaine, l’artiste Patrick Ruffino a dû opter pour rester dans l’Hexagone, mettant ainsi en veilleuse le groupe Fâ qui aura en quelques temps glané quelques reconnaissances musicales au Bénin. Assurant être toujours en contact avec Gabin Assouramou un des grands percussionnistes et batteurs béninois, Patrick Ruffino n’écarte pas la possibilité de faire des projets en commun avec les anciens membres de Fâ avec qui il jure avoir partagé de très forts moments. « Il n’y a pas de guéguerre entre nous » a affirmé le « mâle » de la fratrie artistique des Ruffino.

Un possible topo avec Fafa, Raïssa et d’autres…

« Je suis fier de mes sœurs » confie Patrick, le frère des non moins artistes Fafa et Raïssa Ruffino. Ces deux sœurs inscrivent aussi leur nom dans les annales de la musique béninois depuis un temps et le frère n’écarte pas la possibilité d’une réalisation avec ses cadettes. D’ailleurs, il intervient en tant que réalisateur et arrangeurs sur les morceaux de Fafa. Le single « Assoutché honton » a été une communion des talents du frère et de la sœur Ruffino. « Il faut que la sauce prenne » a dit Patrick Ruffino qui a beaucoup d’autres projets en tête. Il a déjà calé un topo avec une artiste camerounaise. En collaboration avec Faso Ouattara du Burkina, Patrick est sur une initiative. Sans oublier qu’il envisage une très prochaine initiative avec le groupe Simpson. En attendant, il continue d’être co-arrangeur sur les albums du bénino-togolais King Mensah.

Kiri Kanta, Franck Alain, Sergent Markus, Elodie Tchibozo, Loïc Martin, Max Lolo, Jean-Richard Codjia et Moïse Maté sont des noms qui sont ressortis au cours de la rencontre avec Patrick Ruffino qui a déjà travaillé avec ses grands noms de la musique béninoise. Celui qui voue une admiration franche pour Sagbohan Danialou, l’orchestre Poly-Rythmo, GG Vickey, Gnonnas Pedro et les autres sommités de la musique béninoise et africaine, a été enchanté par la forte présence de ses compatriotes béninois à son concert du 15 novembre à l’Institut français. Patrick Ruffino se réjouit de la combativité dans nombre de domaines, de la jeunesse béninoise qu’il encourage à aller de l’avant.

Yves-Patrick LOKO

En savoir plus...

Sylvain Treuil, Directeur de l'Institut Français du Bénin : Un management novateur au service de la culture

sylvain-treuil

Elle trône majestueuse et plus belle que jamais. C’est qu’elle refuse de vieillir la grande dame ! A cinquante ans et des poussières, l’institution située en plein cœur de la grouillante capitale économique béninoise, s’impose comme une actrice incontournable de la promotion artistique et culturelle au Bénin. Une institution  et un gage de crédibilité pour les artistes qui y exposent leurs talents et se soumettent à la critique d’un public de plus en plus diversifié et exigeant.
Un espace de création, de diffusion, d’évasion, un carrefour de rencontres, d’échanges et de partage de savoirs, l’Institut Français du Bénin est tout cela et bien plus encore pour ses nombreux visiteurs. Sa jeunesse et sa modernité, il la doit aux différents managers qui se sont succédés à sa tête et qui ont chacun à leur tour et chacun avec son style, su le réinventer, l’adapter aux différentes époques qu’il a traversé avec panache. Une vingtaine de personnes travaillent activement pour tenir la médiathèque, l’auditorium, les différentes salles de spectacles, le grand parc ouvert, les salles de cours, etc. Sylvain Treuil est le chef d’orchestre de cette équipe au service de la coopération bilatérale et du rayonnement de la diplomatie culturelle de la France.
Né à Madagascar de parents coopérants, Monsieur Treuil n’a pas voulu rompre les attaches avec ce continent qu’il affectionne. Cet enseignant, gestionnaire de projets culturels, et passionné de cinéma a décidé de servir son pays à partir de l’Afrique et cela fait au moins vingt ans que ça dure. Il connaît bien l’Afrique centrale, il a fait les pays comme le Cameroun et l’Algérie. Mais, le Bénin, demeure pour lui une destination de choix. Comme il l’affirme : « Le Bénin est un pays très agréable, calme, il n’y a pas de violence, les Béninois sont très accueillants, il y a une très grande richesse culturelle ». Mais que de clichés je lui rétorque alors ! Oui, peut-être mais des clichés qui sont vrais, riposte Monsieur Treuil.
Il est au poste depuis septembre 2012 et travaille, comme il le souligne lui-même, « à remettre en marche l’Institut » et à davantage «  pousser la création béninoise et soutenir les artistes ». Sa priorité à terme est d’accroitre la coopération culturelle afin de mieux soutenir et accompagner les opérateurs culturels locaux.

Nous sommes ici dans un cadre qui respire la propreté et la fraîcheur. Ça a l’air sans doute banal et évident mais la propreté, est-elle une de vos priorités ?

C’est effectivement une priorité. Quand je suis venu à l’Institut en septembre 2012, je n’ai pas trouvé un institut qui faisait preuve de modernité, j’ai trouvé plutôt un Institut désuet qui avait vieilli, dont les différents directeurs n’avaient pas suffisamment pris soin à mon sens….


Ces anciens directeurs ne seront pas contents !

Oui ils ne seront peut-être pas trop contents mais vous savez le climat est assez difficile donc s’il y a un manque d’entretien ça se dégrade assez vite. C’est un travail en permanence. C’est un peu l’image de la France, donc il faut être moderne, avoir des bâtiments agréables à vivre où les gens sont contents de venir. En arrivant la première chose que j’ai faite était d’inspecter les toilettes publiques pour voir l’état dans lequel elles étaient. Et c’était justement dans un état catastrophique. Donc, cela a fait partie de mes premiers travaux. C’est une nécessité, un impératif d’avoir des bâtiments qui répondent aux normes de propreté, de visibilité, qui soient fonctionnels pour tout le monde.


Vraiment pour tout le monde ? On se dit justement et peut-être à tort que l’Ifb est un lieu paS trop élitiste et plus encore, un espace réservé au « Yovos » comme on dit chez nous.

Non, nous espérons ne pas l’être. Le bâtiment est ouvert. Il y a régulièrement des spectacles gratuits et évidemment tout le monde est invité à venir. Laissez-moi vous dire que 95% de notre public est béninois. Les instituts français n’ont pas été créés dans le monde pour satisfaire à la demande des « yovos ». Nous sommes d’abord là pour les Béninois et si ce préjugé perdure il faut lutter contre.

On apprend que la France a fermé quelques établissements culturels dans le monde. Dites-nous pourquoi et comment vous justifiez le maintien en service de ceux de l’Afrique de l’ouest, notamment ?

La  carte du monde, l’évolution de la politique française fait qu’il y a un déplacement vers les pays émergents, comme l’Inde, la Chine, le Brésil, la Russie par exemple, où on a des créations d’Instituts ou d’Alliances françaises. Donc forcément si on crée quelque part, il faut fermer ailleurs. Vous connaissez la crise économique que vivent l’Europe et la France, notamment. On a des restrictions budgétaires donc il faut équilibrer, faire en fonction des intérêts géopolitiques de la France et pour accompagner les pays émergents qui sont dans un développement accru. Pourquoi il y a toujours des Instituts en Afrique de l’ouest, hé bien pourquoi pas ?

Certains pays sont-ils plus intéressants que d’autres ?

Non pas particulièrement.


Est-ce que c’est en fonction de la politique extérieure de la France dans chaque pays, que l’Institut prend de l’importance ?

Si on prend le Bénin, c’est un pays qui fait à peu près dix millions d’habitants et vous avez un Institut qui est très important. Le Nigéria a cent vingt millions d’habitants et l’Institut est beaucoup plus petit. Pareil, si vous prenez l’exemple du Togo ou du Niger. C’est lié à l’histoire. Il n’y a pas vraiment de raison particulière à ce qu’un centre soit plus gros d’un pays à l’autre. On peut avoir un petit pays avec un grand centre et un grand pays avec un petit centre. Pour la petite histoire, le Centre de Cotonou devait être créé à Porto-Novo au départ, il y avait une négociation, une demande pour que cela soit fait à Porto-Novo et l’histoire a voulu que cela soit placé à Cotonou qui était une ville en développement. En 1963, le terrain où se trouve aujourd’hui l’Institut était en friche, il y avait beaucoup de choses qui n’étaient pas encore construites sur toute cette partie jusqu’à l’aéroport. Donc, c’est peut-être la taille du terrain dont avait bénéficié la France entre l’Ambassade et l’Institut qui a impliqué une construction importante. Après, c’est lié aux différents directeurs et conseillers de coopération qui ont parcouru cette période et qui se sont sans doute battu pour avoir un grand théâtre de verdure, une paillotte, tout cela n’existait pas au départ. Ce n’est pas la France qui décide, ce sont les Directeurs qui sont sur place et qui essaient de forcer les choses pour avoir plus de crédits, plus d’équipements.


L’Institut Français a une annexe à Parakou. Vous pourriez décider d’en avoir une autre dans une autre grande ville du pays, cela est-il prévu ?

Non, ce n’est pas prévu. Au contraire ce qui a été décidé c’est de fermer toutes les annexes dans le monde. C’est d’ailleurs le cas dans beaucoup de pays africains. Parakou est certainement une des dernières annexes encore opérationnelle en Afrique. C’est une exception on va dire.

Tout est fait pour rendre la France belle et attrayante en même temps qu’il devient de plus en plus difficile de pouvoir contempler sa beauté de plus près (sourire).

Je ne vous suis pas sur ce plan là parce que ce n’est pas les chiffres que l’on a. le nombre de visas délivrés est en augmentation. Je sais que les chiffres sont en forte progression. La France est dans une période où justement, la politique des visas est plus ouverte que par le passé. Et quand on dit plus ouverte, c’est pour voyager. Ça ne veut pas dire que les gens qui demandent le visa veulent nécessairement s’installer en France. Il y a beaucoup de fausses impressions à ce sujet, mais il faut voir la réalité des chiffres. Pour les Béninois, les chiffres dépassent les 10.000 par an. Le consulat de France pourra certainement mieux répondre à vos questions que moi (sourire).


L’Institut offre au Bénin, une belle vitrine de promotion aux artistes béninois particulièrement. Est-ce qu’ils bénéficient d’un soutien institutionnel de votre part pour une meilleure visibilité en France et des possibilités d’échanges avec leurs homologues ?

Nous nous occupons du Bénin, mais effectivement via l’Institut Français de Paris, il y a des appels à projets et les artistes béninois peuvent participer pour faire des résidences de création, des échanges artistiques. Dans ce cadre, il y a des artistes béninois qui partent régulièrement en France pour échanger, pour créer. L’Ifb mobilise ses crédits sur le Bénin, parce que nous n’avons pas l’envergure financière pour aider des artistes à faire des représentations ou des concerts en France. Mais dès qu’on peut, on joue un rôle de facilitateur de contact plutôt. Il y a de nombreux jeunes que nous essayons de promouvoir ici depuis deux ans. On essaie de faire au moins trois ou quatre jeunes artistes chaque année. On a déjà exposé Benjamin Deguenon, Marius Dansou, Rémy Samuz, et ces artistes-là ont bénéficié en partie, de cette visibilité qu’ils ont eue depuis leur exposition pour des projets en France.

Que pensez-vous de la floraison d’espaces culturels privés au Bénin et travaillez-vous avec eux ou êtes-vous plutôt en concurrence?

Ah non !! Pas du tout. Nous ne sommes pas dans cet esprit-là. Au contraire, on cherche à développer des partenariats avec des opérateurs culturels locaux pour faire des activités hors les murs. C’est notre démarche. On n’y arrive pas toujours mais ici, nous sommes plutôt dans un esprit d’ouverture.


Comment se fait la programmation des activités et la sélection des artistes ?

Elle se fait tout simplement entre le Directeur de l’Institut et le Responsable de la programmation. Elle se fait par trimestre et se base sur des spectacles que nous avons vus personnellement et que nous décidons d’intégrer. Nous étudions aussi des dossiers avec des vidéos qu’on nous envoie. En ce qui concerne le théâtre par exemple, pour toutes les pièces béninoises, africaines ou françaises en résidence au Bénin, j’ai demandé maintenant avant toute programmation de voir un bout de la pièce en audition. C’est un filtre que je m’impose pour essayer d’améliorer la qualité de la programmation du Centre. Pour le reste, ce sont des troupes que je vois lors de mes vacances quand je vais sur des festivals, j’essaie de voir un maximum de pièces ou de concerts. Nous avons aussi des grands noms de la musique africaine que nous essayons d’inviter régulièrement, comme Victor Démé, Danialou, Vieux Farka Touré, Habib Koité, Angélique Kidjo. Justement nous avons Lionel Loueké qui vient bientôt pour la première fois au Bénin avec son groupe américain. Là, nous sommes en novembre mais je peux vous dire que tout est déjà bouclé jusqu’en mars 2015. Et je peux vous annoncer que nous aurons l’humoriste ivoirien Digbeu cravate, six ou sept spectacles de contes, le groupe Teriba qui revient dans un nouveau format, un nouveau concert, un nouveau show totalement différent des anciens, pour ne citer que ça.

Justement, quelques noms reviennent assez souvent et on a l’impression que certains artistes sont comme les « chouchous » de l’Institut français plus que d’autres.

J’essaie de casser ça. C’est vrai que quand on regarde la programmation ces dix dernières années, on voit régulièrement les mêmes noms… Mais vous savez comment ça se passe au Bénin ?

Non, dites-moi

C’est qu’il n’y a pas suffisamment de lieux de diffusion à Cotonou, donc forcément les artistes se tournent vers le Centre. Par facilité, par nécessité, les artistes se tournent vers le Centre pour se produire.  Après, on essaie de faire le choix d’appuyer plutôt les musiciens qui évoluent d’un concert à un autre et offrent quelque chose de différent à chaque fois. On ne joue pas le même concert tous les deux ans avec les mêmes chansons. C’est le but, même si on n’y arrive pas tous les jours.

L’entretien et le fonctionnement de cet outil ne doit pas être une mince affaire. Nous parlions de la crise économique. Cela a-t-il une quelconque répercussion sur le budget qui vous est alloué ?

Le budget est important de l’ordre de 500 mille et 1 million d’euros ; ça dépend des années. On est plutôt dans une santé financière qui est correcte mais c’est vrai que c’est parfois compliqué parce que la dotation de fonctionnement de l’Etat français est disons, en stagnation. Il faut donc pouvoir trouver des ressources complémentaires.


Et où les trouvez-vous ces ressources ?

Le fait d’être passé de Centre culturel français à Institut français a ouvert les missions que le Centre n’avait pas. A l’époque les Directeurs ne s’occupaient que de la diffusion culturelle, maintenant c’est totalement différent puisque les Directeurs doivent s’occuper de la coopération culturelle, de la coopération universitaire, du département de langue française, du service Campus France qui aide les étudiants désireux de poursuivre leurs études en France. Nous avons un ensemble de services qui est bien au-delà de ce que faisait le Centre Culturel. C’est bien pour cela que ça va au-delà du changement de nom, c’est vraiment un changement de mission. Cela nous permet d’avoir des revenus supplémentaires, à travers les cours de français, les certifications, les diplômes de français etc.

La crise n’a-t-elle pas entrainé une baisse au niveau de la programmation ?

Oui, si vous regardez le niveau de la programmation ces dix dernières années. Mais depuis deux ans, j’ai augmenté le budget de diffusion culturelle de 50% à l’Institut. Mon prédécesseur n’avait pas un budget suffisant parce qu’il ne faisait pas d’autofinancement. Plus on dégage de ressources complémentaires, plus on peut développer le budget de la culture, parce que ça coûte mais ça ne rapporte presque rien, en termes financiers.

Si la culture coute aussi chère pour un pays comme la France, alors on imagine aisément les difficultés des pays africains et du Bénin particulièrement !

La culture c’est important et on ne peut pas mettre ça de côté. Pour n’importe quel pays africain avoir des festivals qui soient connus internationalement c’est important. La culture est une richesse, un atout pour le Bénin, il faut la faire valoir !


Un bon manager répond à quelles qualités selon vous ?

Un bon manager est à l’écoute de ces agents, il est source d’initiatives, sait mettre des priorités en fonction des demandes des agents et de la politique qu’il doit mener.


Que retenons-nous ?

J’aimerais pour finir dire qu’il faut que ceux qui ont encore des préjugés sur l’Institut viennent nous voir pour les casser. L’Institut est avant tout un institut pour les Béninois et au service des Béninois.

entretien-ifb

Par Djamila Idrissou Souler (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

En savoir plus...

Sima 2014 : Adjima a valablement représenté le Bénin

adjima

Adjima, le porte flambeau de la musique septentrionale du Bénin a séjourné pendant quelques jours  à Dakar,  dans le cadre  du salon international  de la musique africaine  (Sima).

Les sénégalais et autres tourneurs et professionnels de la musique qui ont fait le déplacement sur Dakar pour la deuxième édition du Salon international de la musique africaine (Sima), ont eu le plaisir de découvrir ce talent béninois qui les a conquis musicalement. Au cours de ce séjour musical à Dakar, le jeune musicien Adjima et son orchestre ont démontré à la face de l’Afrique, qu’on peut compter avec et sur eux pour l’essor de la musique béninoise et africaine. A l’occasion des spectacles donnés, Adjima a su convaincre les oreilles averties venues écouter sa musique. D’ailleurs, juste après avoir posé ses valises sur le sol sénégalais, Adjima a su convaincre par son talent le maestro Boncana Maïga et les professionnels présents au Salon. Comme quoi, une nouvelle ère  est en train de s’ouvrir au jeune artiste Adjima. Ce mardi 25 novembre dans la soirée, l’artiste a rejoint le Bénin où il a été accueilli par les siens à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin.

(Source extérieure)

En savoir plus...

Installation du conseil d’administration du Fitheb : Les regards tournés vers le ministère des finances

fitheb

Le Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) vit, on le sait déjà, une situation d’exception. Actuellement dirigé par un Directeur provisoire, il n’a pas non plus un Conseil d’administration digne du nom. Et, c’est un Comité provisoire de supervision (Cps-Fitheb) qui en fait office. Tout est fin prêt cependant pour que le Conseil d’administration soit installé.

Vers l’installation des membres du Conseil d’administration du Fitheb. Indépendamment de l’organisation de l’édition de la renaissance de la biennale, les membres du Conseil seront installés sous peu. Représentants désignés ou élus comme les promoteurs, et acteurs du quatrième art, ils sont désignés presque dans leur ensemble. L’un des derniers membres à désigner est en effet, le représentant du Ministère en charge des finances. On se rappelle que dans le Conseil dissout et que présidait Justin Ekpélikpézé, c’est Gabin Allognon, ex-Directeur des ressources financières et matérielles qui représentait l’ « argentier national ». Maintenant qu’à la faveur du dernier Conseil des ministres, Gabin Allognon a été remplacé à son poste, c’est un autre cadre du Ministère que Komi Koutché devra proposer pour siéger au sein de l’instance dirigeante du plus grand festival de théâtre d’Afrique. Les regards sont ainsi tournés vers le Ministère des finances qui donnera sous peu le nom de son représentant. Ce dernier constituera aux côtés des personnes élues ou nommées, le CA/Fitheb qui doit se mettre au travail, juste après la prochaine édition du festival.

YPL

En savoir plus...

Cotonou Couleurs Jazz : Une troisième édition qui promeut la musique traditionnelle béninoise

couleurs-jazz

Cotonou Couleurs Jazz, le festival de musique donne encore rendez-vous aux mélomanes dans la première quinzaine du mois de décembre. Du 11 au 14 décembre en effet, des artistes de renom sont attendus à Cotonou pour la célébration de la musique de recherche et de bonne facture. L’équipe de coordination de l’événement a rencontré les médias, ce vendredi 21 novembre pour annoncer la tenue de cette édition qui veut tirer expérience du succès des deux premières éditions pour s’améliorer.

Deux scènes dont l’une dédiée aux stars internationales et nationales et la seconde réservée aux groupes traditionnels pour une valorisation de la musique traditionnelle béninoise…La troisième édition du festival Cotonou Couleurs Jazz s’annonce avec des innovations. Cela ne pouvait en être autrement, puisque le Comité d’organisation a tiré leçon des deux dernières éditions du festival. Face à la presse à la Place du Bicentenaire, l’artiste John Arcadius, Silvana Moï Virchaux et Virginie de Baglion ont donné des informations sur cette troisième édition qui se prépare activement. Cotonou Couleurs Jazz prendra ses quartiers, cette année « à la Place du Bicentenaire qui sera transformée pour l’occasion en une véritable cité de la musique » ont expliqué les membres de l’équipe de coordination de Cotonou Couleurs Jazz qui ambitionne d’ « accompagner les efforts de viabilisation des grands regroupements de population de la ville de Cotonou pour la mise à disposition d’une offre artistique de qualité… »

Musique, formation, découvertes…

Cotonou Couleurs jazz ne va pas déroger à sa tradition et combinera cette année encore, festival de musique et renforcement des capacités à travers un programme de formation dirigé par des professionnels de haute facture. L’événement qui a été reconnu comme « l’événement culturel de l’année 2012 » par les trophées « Bénincultures » développe une dimension sociale à chaque édition et va à la rencontre des riverains et des populations, ce qui explique le choix de la Place du Bicentenaire en plein cœur de la ville de Cotonou, pour accueillir la manifestation où sont attendus des artistes de renom, du Bénin et d’ailleurs. Dans le starting-block, on note le groupe belgo-congolais Zap Mama, l’artiste international Lokua Kanza, la canadienne d‘origine haïtienne, Spaicy’s. Jah Baba, Ladylu & Yes Papa, le melting-pot Suidi’s, le groupe Penuel Cantorum et Band oh Hippies sont également annoncés à Cotonou Couleurs Jazz 2014 qui fera la part belle à la musique traditionnelle béninoise représentée par Norberka la reine du rythme zinli gbété et Anice Pépé.
Le public est convié par les organisateurs à cette fête de la musique qui tranche avec tout ce qui se fait sur le terrain. La seule adresse, c’est la Place du Bicentenaire, du 11 au 14 décembre.

Yves-Patrick LOKO

En savoir plus...

2ème édition de la fête de retrouvaille Gbènon Ayiko : Isidore Gnonlonfoun en communion avec ses frères et sœurs

isidore-gnonlonfoun

Permettre aux fils et filles de la famille Gbènon Ayiko de mieux se connaitre. Tel est l’objectif de cette fête de retrouvailles qui  a réuni à Tchahounkpamè, le samedi 22 novembre 2014, des milliers de personnes natifs de la famille Gbènon Ayiko, venus des quatre coins du pays et d’ailleurs. Différente de la fête de Nonvitcha et de Kondokpo qui regroupent tous les Xwla et Sèto du Bénin, la présente fête est l’occasion pour les fils et filles de la famille Gbènon Ayiko de se retrouver pour renforcer les liens familiaux. Un peu partout à travers le monde, ces retrouvailles  permettent  aux fils et filles de la famille Gbènon Ayiko de s’asseoir autour de la même table pour réfléchir sur comment amorcer le développement de leur localité et prendre en main la destinée de Tchahounkpamè. «Et cela ne peut se faire que par les fils et filles de cette grande famille Gbènon Ayiko que nous constituons» a indiqué Raphaël Houéto, président du Comité d’organisation. Pour Apollinaire Abikou, Chef quartier Tchahounkpamè, cette édition de la fête a pris une nouvelle dimension. Occasion pour le parrain de l’événement, le ministre Isidore Gnonlonfoun d’inviter les fils et filles de la famille Gbènon Ayiko  à aller vers la construction d’une nation forte. Pour le ministre, cela doit commencer dans chaque famille et c’est dans cette optique que la fête de retrouvaille Gbènon Ayiko est la bienvenue. Il faut souligner la présence à cette fête,  de plusieurs personnalités notamment les députés Raphaël Akotègnon, Charlemagne Honfo, Ali Camarou, Benjamin Ahounnou et bien d’autres.

A.B

En savoir plus...

Célébration de la diversité culturelle : Cinq nationalités artistiques pour un show inoubliable, dans le cadre d’un festival

Vincent-Ahehehinnou

Le festival de la diversité culturelle édition 2014 veut gagner un pari. Celui d’aligner cinq différentes nationalités, le 30 Novembre prochain au Centre de promotion de l’artisanat de Cotonou pour un show inédit.

Permettre à la population béninoise de se projeter à la fois dans sa propre culture et celles des autres communautés africaines. L’objectif poursuivi par la Coalition béninoise pour la diversité culturelle est claire. Des groupes de ballets venus du Togo, du Niger, du Sénégal et du Ghana, mais également du Bénin donneront un grand concert live dans la journée du 30 Novembre 2014.  Pour ce festival de la diversité culturelle du Bénin, le public est invité massivement à partir de 16 heures au Centre de promotion de l’artisanat de Cotonou pour découvrir la richesse culturelle et artistique de ces différentes nations : mode vestimentaire, diversité des rythmes et pas de danses, sans oublier les attraits linguistiques. Rien n’est laissé au hasard pour offrir d’intenses moments d’émotions et de gaité à la population béninoise. Comme guest stars, le comité d’organisation a invité le groupe mythique ardent défenseur de la tradition béninoise « les Frères Guèdèhounguè » pour un show live sans précédent. Il s’agit d’ailleurs d’un concert gratuit, mais l’entrée est conditionnée par la présentation d’une carte d’invitation à retirer auprès du comité d’organisation.

Un menu très alléchant…

Ce festival qui a connu déjà plusieurs éditions se tient sous la présidence d’un doyen de la musique béninoise, Vincent Ahéhéhinnou qui dirige la Coalition béninoise pour la diversité culturelle. L’objectif à travers cette initiative est de valoriser les identités culturelles de chaque peuple qui doivent s’accepter mutuellement pour vivre leur unicité dans la diversité culturelle au moyen du dialogue pour l’enracinement de la Paix, gage de toute démocratie. Il s’agit de la prise en compte de la dimension sociale de la culture. La coalition travaille aussi  pour traduire dans les faits et actes, les grandes lignes de la Convention 2005 de l’Unesco pour la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles, dont notre Etat est signataire.

Avec ce programme alléchant, il ne reste qu’à demander au public de faire le déplacement pour vivre ce spectacle de la diversité culturelle. Viva la fiesta !

YPL

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !