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Culture

En marge de son spectacle à Cotonou : Tchalé lutte pour la reconnaissance des talents béninois

Tchale

Le samedi 07 mars dernier, le bluesman béninois Tchalé a donné un concert à l’ex Centre culturel français de Cotonou. Occasion pour l’artiste de sensibiliser à la juste reconnaissance des talents béninois.

Evoluant désormais en France, Oswald Mélé alias Tchalé ne rate pas l’occasion de venir égayer le public béninois. Et, il l’a encore fait le samedi 07 mars dernier. Accompagné par la crème des instrumentistes béninois du moment à savoir Bona Didolanvi à la  batterie, Manu Falla à la guitare, les frères ventistes Ahouandjinou Tchalé a encore donné le meilleur de lui-même. Son talent à en croire les témoins du spectacle n’a pas connu une ride. Au contraire. C’est un artiste requinqué, plus aguerri avec une maîtrise de son instrument de prédilection, la guitare, qui a offert un show tout feu, tout flamme au public.  

En mode militant

Il était à l’Institut français de Cotonou pour un concert. Il a fait son job, mais en plus. Sur la scène, il a invité en effet le champion de boxe, Nazaire Kpadonou, qui va bientôt à la conquête d’un autre titre. Ignoré dans son propre pays par des autorités du sport qui n’accorde pas d’importance à son travail, le talent de Nazaire Kpadonou n’est par reconnu. Une situation qui importune Tchalé le musicien qui en appelle à un regard plus clément envers le sportif.

Yves-Patrick LOKO

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Avec « Reviens au bercail ma caille » : Jean Odoutan revient à ses premières amours

jean-odoutan

Le clip tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Son titre, « Reviens au bercail ma caille ». Une ode à l’amour de l’initiateur du festival de cinéma de Ouidah, Quintessence.

Le réalisateur du long métrage franco-béninois « Barbecue Pejo », offre une autre dimension de sa personnalité. C’est à travers le clip « Reviens au bercail ma caille » que les utilisateurs des réseaux sociaux ont récemment découvert. Jean Odoutan exhorte à travers cette chanson, une conquête féminine à lui revenir. La réalisation de ce clip tourné à Ouidah, intervient quelques jours seulement après l’édition 2015 du festival international du film de Ouidah, Quintessence que le cinéaste a créé dans sa ville depuis plus d’une dizaine d’années. En remontant dans le passé de Jean Odoutan, on se rend compte qu’il n’est pas venu à la chanson par hasard. C’est d’ailleurs par la musique qu’a démarré la carrière de Jean Odoutan, qui s’est servi de la musique pour arpenter les couloirs du cinéma. Il a en effet joué dans certains films en France, avant d’embrasser la carrière de réalisateur. Ses premiers pas à l'écran, il les a menés à travers « La grande bouffe », «  Marche à l'ombre » et « La Bohème » entre autres films.

De nationalité béninoise, Jean Odoutan  vit en région parisienne depuis 1980. Il revient souvent au bercail pour l’organisation annuel du festival Quintessence qu’il a initié depuis 2004. Sa carrière cinématographique est marqué par des films tels que « Barbecue-Pejo », « Djib », « Mama Aloko » et « La valse des gros derrières ». Il a créé en 1997 la société de production et de distribution de films, « 45 rdlc » pour porter ses réalisations. Ce qui ne l’empêche pas de revenir à ses vieilles activités et qui justifie le tournage de ce clip « Reviens au bercail ma caille ». A en croire un de ses proches collaborateurs, cette chanson n’est qu’une infirme partie de toute la collection que Jean Odoutan garde encore au frais.

YPL

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Après sa projection au Fespaco 2015 : « Sœur Oyo » sur les écrans béninois

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La réalisatrice Monique Phoba Mbéka revient au Bénin, dans le cadre de la promotion de son film « Sœur Oyo ». Un film qui a crevé les écrans de l’acte 24 du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), il y a juste une semaine.  

Le film a deux nationalités. Il est de la Belgique et aussi de la République démocratique du Congo. Tout comme la réalisatrice Monique Phoba qui de retour du Fespaco, est venue tout droit au Bénin. Sur insistance de ses amis, a confié la réalisatrice. Monique Phoba aussitôt arrivée au Bénin, a filé droit sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi le mercredi 11 mars. Le lendemain, jeudi 12 mars, Monique Phoba est également allée au contact des étudiants en cinéma de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma). Même objectif qu’à Abomey-Calavi. Le film « Sœur Oyo » a été projeté dans le cadre de sa première au Bénin. Un Bénin que connaît bien Monique Phoba qui y avait même un festival international de cinéma, Lagunimages.

Sur les traces  de maman…

Du genre historique, « Sœur Oyo » est une fiction qui plonge les cinéphiles dans le Congo colonial des années 50. Le personnage principal est une écolière nommée Godelive qui vit dans un pensionnat catholique.  Dans cette  première école en français pour congolaises de l’époque, Godelive s'occidentalise, suivant le souhait de ses parents.  Souvenir d'une histoire que la mère de l’auteure lui racontait. Elle qui  a été de ses 8 à ses 16 ans, pensionnaire dans une école située au cœur de la forêt du Bas-Congo. Monique Phoba est donc partie à l'âge de 50 ans, à la recherche de cette école où avait étudié sa mère. Résultat de cette  pérégrination à travers  le  temps, la matérialisation du film  « Sœur Oyo ».  Après le campus d’Abomey-Calavi et l’Isma, le centre Artisttik Africa et l’Institut français du Bénin accueilleront également la projection de « Sœur Oyo ».

Yves-Patrick LOKO

Monique la Béninoise



Née en 1962 à Bruxelles, la fille de diplomate n’allait au Congo que pendant les vacances scolaires. C’est à l’âge de seize ans quand son père renonce à ses fonctions, que  Monique s’installe en Belgique où elle étudie à l'Université libre de Bruxelles. La licence en sciences commerciales et internationales à l'Institut d'Etudes Supérieures de Saint-Luc à Bruxelles en poche,  Monique fit un stage d'initiation à la vidéo documentaire aux Ateliers Varan à Paris. Plusieurs documentaires vont compter dans le palmarès de cette documentariste chevronnnée. « Rentrer ? », « Deux petits tours et puis s'en vont », « Un rêve d'indépendance » et « Sorcière, la vie » entre  autres réalisations, ont été signées par Monique  Phoba qui a vécu au Bénin et créé le festival « Lagunimages ». Treize années de sa vie au Bénin ont été passées au Bénin qu’elle a quitté en 2007.

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Fimub : Une noble ambition, mais…

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Bientôt la première édition du Festival international de musique du Bénin (Fimub). L’organe de gestion de cet événementiel a été installé jeudi 05 mars dernier par le Ministre de la culture. Si l’initiative est à louer, quelques inquiétudes méritent cependant d’être soulevées.
 
Comme le Fitheb, le Festival international de musique du Bénin (Fimub) ambitionne d’être un label béninois. Comme le Fespam en Afrique central et d’autres festivals qui célèbrent la musique, le Fimub veut jouer sa partition. En procédant à l’installation du Comité d’organisation, Jean-Michel Abimbola en charge de la culture, a exhorté les membres à faire du Bénin le « plus grand marché africain de musique et partant la destination touristique la plus visitée » grâce au Fimub. Un festival qui doit drainer vers le Bénin, des artistes, des arrangeurs, des producteurs, des promoteurs et des musicologues qui vont échanger des expériences, pendant les cinq jours que durera la première édition de ce festival.

Eviter le syndrome Fitheb

Difficultés de bouclage de financement, problèmes institutionnels, guerre de clochers…Les maux qui minent le grand Fitheb ne doivent pas être ceux du Fimub qui doit créer une synergie entre les professionnels de la musique dans la perspective d'un partenariat en vue de la valorisation et la promotion des produits issus de la chaîne. Laisser le Fimub naviguer à vue comme le Fitheb contraint à attendre la manne étatique, à être un vivier où les professionnels se chamaillent pour un rien, va inexorablement sonner le glas de cette initiative.

Richmir Totah, Directeur exécutif du festival, Marius Missinhoun alias Fadji du groupe H2O, Arcadius Avaligbé alias John Arcadius et autres, sont les principaux membres qui coordonnent les activités de ce festival.

M.M

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Grande Finale du Concours d’Art Oratoire

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La finale de la quatrième édition du concours inter-écoles d’art oratoire s’est tenue le Mercredi 25 Février 2015 au Centre Culturel Américain (CCA) de Cotonou.
Ce concours concerne trois catégories : le niveau primaire (7-10 ans), le niveau secondaire du premier cycle (11-13 ans) et le niveau secondaire du deuxième cycle (14-16 ans).
Le Directeur du Centre Culturel Américain, Francisco Paco Perez, a accueilli les élèves compétiteurs, leur souhaitant bonne chance pour cette finale.
Les orateurs en herbe ont débattu entre autres de sujets tels que l’égalité des hommes et des femmes dans l’emploi, le fléau de la corruption, la protection de l’environnement et la liberté de la presse.
Aux niveaux primaire et secondaire du premier cycle, c’est English International School qui a remporté le concours.  L’école King Amachree International s’est ensuite imposée dans la catégorie secondaire du deuxième cycle.
Chaque équipe avait pour règle de compter au moins un elève Béninois, ceci dans l’idée de promouvoir l’Anglais et de renforcer les liens entre les Etats-Unis et le Bénin.
Le jury était composé de membres du personnel de l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin, à savoir, Chan Whatley, Laurent Lubulu, Olivia Peebles et Laina Combest-Friedman.
Le CCA a donné rendez-vous en fin 2015, aux écoles désireuses de participer à la cinquième édition du concours d’art oratoire.

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De retour à Cotonou : Tchalé offre du bon blues à l’Institut français

Tchale

Il multiplie les répétitions et se prépare activement pour son spectacle du samedi 07 mars prochain. Tchalé va comme à l’accoutumée faire découvrir et apprécier son talent.

En pleine répétition ce mercredi 04 mars 2015, l’artiste béninois vivant depuis quelques années en France, a donné le ton de ce que sera son concert du samedi 07 mars prochain. Tchalé de son vrai nom Oswald Mélé, « cuisine » ce spectacle au Yes Papa de Cotonou, avec en background, la crème des instrumentistes béninois. Avec Bona Didolanvi à la  batterie, le jeune talent Manu Falla à la guitare, les frères Ahouandjinou dans le dispositif et aux instruments à vent notamment, tout se met en place pour que Tchalé évolue dans ce prochain concert. Ses morceaux connus, des exclusivités et des reprises de stars de la musique béninoise et africaine, composent le  répertoire sur lequel Tchalé travaille actuellement.  

Taille modeste qui contraste avec sa virtuosité, Tchalé devient comme possédé et entre en transe. Ses gestes l’ont encore trahi au cours de sa répétition d’hier où il était comme dans un concert. On l’a connu à Cotonou avec entre autres son compère  le groupe Jaya et surtout avec sa chanson solo « Kètè kètè".  Adepte de l’afro-blues, il évolue dans ce registre. Sa présentation renseigne qu’il est un « authentique autodidacte » qui doit son étonnant parcours musical à deux rencontres décisives : la première avec une guitare puis la seconde avec le son de BB King. Ce guitariste-chanteur puise ses inspirations dans les chants religieux, mais aussi dans les musiques traditionnelles d’Afrique de l’Ouest. Son concert est à voir, pour constater ce que le temps a fait de son talent, qui va grandissant.

Yves-Patrick LOKO

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« Courses pour la vie » : Une série télévisuelle en compétition au Fespaco

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(Francis Zossou annonce une révolution dans le  cinéma béninois)

Lancé officiellement le mardi 24 février 2015, le téléfilm « Courses pour la vie » est déjà dans le starting-block de la  catégorie « série télévisée ». C’est à  l’occasion de la 24ème édition du  Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) qui se tient actuellement. Francis Zossou, ancien journaliste de la télévision nationale béninoise, a signé le scénario de cette série télé qui ambitionne de gagner un prix au Fespaco 2015.

La série béninoise réalisée sous la férule de Francis Zossou et du jeune Silvère Ti-burce Bocovo, est une fiction de 27 épisodes, qui porte sur « la problématique du Vih-Sida en milieu professionnel dans le secteur des transports, de l’hôtellerie et le secteur privé en général à en croire le scénariste présent dans la capitale burkinabé au même titre que quelques acteurs ayant été distribués dans cette série. La jeune Chérifath Ky-Samah et le vieux routard James Rémy Salanon. « Courses pour la vie » qui est en réalité produit pour servir de support de communication, est financé par le ministère béninois de la santé. Mais Francis Zossou avertit : « Courses pour la vie » n’est pas un film institutionnel. Ce film que le scénariste souhaite faire diffuser par toutes les chaînes de télévision du Bénin,  aborde de sérieuses questions.  « Courses pour la vie » traite des dégâts de la maladie du Vih-Sida sur les familles, dénonce la stigmatisation des personnes vivant ou affectées par la maladie entre autres. « Les béninois  doivent s’approprier  cette série », fait savoir Francis Zossou pour qui « Courses pour la vie » est à regarder avec passion, tant les émotions habituelles que recherchent les téléspectateurs s’y retrouvent. Une place est aussi faite à l’humour avec un soin dans le choix des comédiens. On y rencontre des classiques comme Kombert Quenum, des classiques et comiques comme james Salanon. Le dosage entre anciens et nouveaux est fait grâce à la présence de figures nouvelles telles que Chérifath Ky-Samah ou encore Spéro Hounyo.

« Une nation de cinéma est en train de naître… »  

La série télévisuelle « Courses pour la vie » qui est retenue en compétition au Fespaco 2015, est « un film ressemblant aux béninois » et raconte l’histoire de plusieurs personnages ayant en commun le Vih. Ce film a la particularité de mettre ensemble deux générations. Tutoyant la soixantaine, Francis Zossou l’a co-réalisé avec le jeune Silvère Bocovo né quatre mois après la  conférence nationale du Bénin. C’est  cette collaboration intergénérationnelle qui enchante l’ancien animateur de l’émission « Entre-nous » qui  fait savoir que « Courses pour la vie » est un film de l’Institut supérieur des métiers  de l’audiovisuel (Isma). Techniciens, scénaristes et autres sont issus de cette école, ce qui fait dire à Francis Zossou  que le Bénin cinématographique va faire trembler le monde.  « Le cinéma béninois vise l’Etalon du Yennenga »  lance fièrement  le réalisateur et scénariste pour qui, il est essentiel  que le Bénin se fasse connaître.

« Une économie du cinéma est indispensable »

Comment faire du cinéma une source d’entrée de devises au Bénin. C’est une pré-occupation de Francis Zossou qui note avec désolation que le gros problème du cinéma béninois, est l’absence de figure de proue dans le rang des cinéastes. Une situation qui peut se corriger grâce à la nouvelle vague de professionnels qui frappent à  la porte. « Quand vous avez des gens comme Samson Adjaho ou Noukpo, vous savez que quelque chose arrive » pense Francis Zossou qui attend le vote du Code de la cinématographie. Le co-réalisateur de « Courses pour la vie » ne comprend pas pourquoi les autorités béninoises se désintéressent de la chose cinémato-graphique. « Le gouvernement donne l’impression de ne pas être au courant du Fespaco » fait-il remarquer, vues les conditions dans lesquelles la délégation béninoise s’est rendue  à Ouagadougou. Pour le moment, acteurs et techniciens du film « Courses pour la vie »  croisent le doigt. Le verdict de la compétition est dans quelques heures et on verra si  « Courses pour la vie » a  pu séduire le  jury de la ca-tégorie « série télévisuelle » de ce 24ème Fespaco.

Yves-Patrick LOKO,
Envoyé spécial à Ouagadougou

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Lydie Chokki au sujet de sa carrière artistique et de son nouvel album : « Qu’un jour je porte l’étendard du Bénin très haut, c’est ma vision»

Lydie-Chokki

Pleine de conviction, de talent et d’ambition, Lydie Chokki, trentenaire, mère d’un enfant et originaire de l’Ouémé,  est une artiste comédienne-chanteuse qui vient de s’illustrer dans le paysage discographique béninois avec ‘’Femme Amazone’’. De sa vie, sa carrière et son œuvre, elle en parle.  

Matin Libre : Vous êtes artiste comédienne chanteuse et à votre actif vous avez sorti des films, Parlez nous en

Lydie Chokki : j’ai longtemps travaillé avec le duo Oncle Bazar et Yadjo, donc je peux dire que ce sont eux qui m’ont fait connaitre. A part cela, j’ai grandi, et quand je dis que j’ai grandi ce n’est pas par rapport à l’âge, mais par rapport à mon domaine d’action, les gens m’ont fait confiance et m’ont confié des boulots plus importants.

Ainsi vous avez fait votre pas dans le monde artistique et culturel béninois et aujourd’hui on vous connait en tant qu’artiste comédienne. Alors dans votre palmarès qu’avez-vous déjà pu faire concrètement?

J’ai joué dans le téléfilm béninois ‘’Goûter’’. Après il y a eu une chanson sur la salubrité qui était ‘’Petit pipi’’, ensuite j’ai travaillé sur ‘’Agbavia’’ et pleins d’autres films. Si je vais les citer nous n’allons pas en finir.

Alors en tant qu’artiste chanteuse, quels sont les albums que vous avez déjà mis sur le marché ?

C’est mon tout premier album qui est intitulé ‘’Femme Amazone’’, qui est d’ailleurs le titre phare de l’album. ‘’Femme Amazone’’ c’est en fait pour rendre un peu gloire à la femme africaine, à toutes ces femmes qui se lèvent et qui se battent avec acharnement pour pouvoir assurer un bel avenir à leurs enfants, pour amener la paix dans le foyer et ne pas laisser le mari seul s’occuper de tout. Il y en a qui n’ont même pas de mari qui se battent toutes seules et qui s’occupent de plusieurs enfants.

Donc on peut déjà comprendre qu’à travers cet opus c’est le cœur de mère qui s’est exprimé ou bien c’est juste par émotion que cela est arrivé ?

Je peux dire qu’il y a déjà le cœur de la mère de famille parce qu’en moi-même je suis une très forte amazone. Puisqu’il y a longtemps que j’essaie de me battre et jusque-là je n’ai pas fini, parce que c’est une nouvelle bataille qui commence encore. Donc je suis une femme qui, quand elle veut une chose, y arrive par tous les moyens, mais les moyens positifs. Donc l’amazone c’est cette femme-là qui essaie de faire les choses comme il faut pour arriver à ses fins.

Sur cet album, en dehors de la femme qui a été célébrée, quels sont les autres thèmes que Chokki a abordés ?

J’ai parlé de l’amour grand ‘’A’’, je veux dire l’amour divin. Par deçà, il y a l’amour de l’homme à la femme. J’ai dit aussi dans certaines chansons que quoiqu’en soit ce que les hommes font, ils sont nos papas, ils sont nos maris et ils sont en même temps nos enfants. Les hommes ce sont nos bébés. Donc même s’ils s’égarent à certains moments, il faut qu’on essaie de les rappeler à nous et avec la force de notre prière ils seront ce qu’on a envie qu’ils soient.  Ça ne sert à rien d’être là à faire des chansons pour critiquer les hommes. C’est vrai que chacun a ses tares. Mais on peut relever un tare de manière justes et réfléchies. Et je pense que forcément ça change quelque chose. Donc dans l’amour de l’homme à la femme, je dis aussi à l’homme d’aimer sa femme quoiqu’en soit ce qu’elle est. Une fois qu’on a choisi il ne faut pas qu’on se défasse de ça. J’ai chanté l’enfant dans le titre ‘’Vidagbé’’ par exemple. ‘’Vidagbé’’ c’est pour dire que les enfants n’ont pas demandé à venir au monde. Et donc quand on fait tout pour les amener sur cette terre où il est entre les griffes de la jungle, il faut essayer de leur assurer un bel avenir et d’éviter qu’ils pleurent. Puis moi, il n’y a rien qui me fasse plus mal qu’un enfant qui pleure et qui tourne en rond parce qu’il n’a pas un soutien, des gens qui puissent faire de lui un arbre qui puisse porter des fruits. Un enfant pour moi c’est un arbre. Donc plus on l’arrose, plus on lui donne de l’amour mieux il nous donne de jolis fruits dont on peut profiter plus tard.

Aujourd’hui quand Chokki parle de se battre pour parvenir à toutes ses ambitions, est-ce qu’il faut présager par là qu’elle est issue d’un milieu d’éducation un peu difficile ?

Forcément. Moi j’ai commencé à me battre très tôt. Il y a ma mère qui a été mon pilier. C’est elle qui me donnait tout. C’est elle qui, pendant de longues années s’est occupée de nous. On a jamais manqué de rien, on ne nous a jamais renvoyé de l’école. Donc c’est en quelque sorte un peu mon reflet dans le miroir. Donc pour moi, toutes les femmes doivent arriver à faire ces genres de choses. Parce que l’homme se bat assez déjà. Donc si on ajoute un peu notre force à sa force, ça doit donner quelque chose. Donc je suis sortie d’une famille, je ne dirai pas très difficile, mais on a eu nos moments de difficultés. Il est arrivé des moments donnés où moi j’ai étudié à la lueur des lampadaires. Donc je sais ce que c’est que la souffrance. Mais aujourd’hui Dieu me bénit, il me justifie. Je ne suis pas encore milliardaire, mais je sais que tout ce que je touche ou toucherai se transformera en or.

C’est la conviction de Chokki ?

J’ai cette conviction-là.

Quelles sont tes perspectives ?

C’est de ne pas du tout arrêter avec le cinéma. Aujourd’hui ça fait partie intégrante de ma vie. Bien que je fasse  la musique avant le cinéma. Continuer sur ma lancée pour mon album qui comporte douze titres, dix chansons et deux instrumentales pour ceux qui aiment bien reprendre nos chansons. Et que de cet album qu’il y ait une chanson qui touche forcément les cœurs. C’est pour cela que je ne chante que de choses bien. Je fais quand même l’effort de dire des choses qui nous touchent au plus profond.  Que je grandisse dans la positivité, j’apprenne encore plus que je l’ai fait déjà. Et qu’un jour je porte l’étendard du Bénin très haut.  C’est ma vision en fait. Que le Bénin soit reconnu. S’il n’est pas reconnu dans d’autres domaines et que c’est par la musique, un peu comme le fait ma grande sœur ou ma maman Angélique Kidjo, pourquoi pas faire plus. Que le Bénin soit réellement connu et que les choses changent encore.

Chokki roule bien la langue de Molière. Quel est son niveau d’étude ?

Je fais l’effort de tourner. Parce qu’il y a des gens qui parlent mieux que moi que j’envie. J’ai un niveau de la classe de terminale. J’ai fait la série littéraire. Et aussi j’apprends, je lis beaucoup. Aussi, suis-je souvent avec des gens qui s’expriment mieux que moi. Parce qu’avec eux, j’apprends beaucoup plus.

Quand tu as décidé d’appartenir au monde artistique, quel a été le regard de l’entourage ?

Sincèrement mes parents n’ont pas été surpris outre mesure. Parce que déjà depuis mon bas âge, ils savaient que j’aimais la musique. Il arrivait parfois, alors que j’avais quatre ou cinq ans, d’aller chanter quand les parents me cherchaient à la maison. Ils sortaient et me voyaient dans un attroupement où je chantais. En ce moment certains s’amusaient à m’appeler ‘’Adoumba’’. Parce que je reprenais à merveille les morceaux d’Aïcha Koné et je faisais même les yeux d’amour. Donc dans mon quartier à Missèbo, jusqu’aujourd’hui, quand les gens me voient ils m’appellent encore ‘’Adoumba’’. Ma mère n’a donc pas été surprise de cela. J’étais toujours dans tout ce qui est artistique. J’ai beaucoup fait la danse aussi. J’ai aussi fait le hip hop. Je fais du live et du karaoké, j’ai chanté longtemps la chanson des autres. J’en ai pris de la graine.

S’il était donné à Chokki de lancer un coup de cœur, coup de gueule ou un message à l’endroit des autorités en charge de la culture béninoise, que va-t-elle dire ?

Je ne vais pas lancer un coup de gueule, parce que je ne suis pas une gueularde, je n’aime pas la guerre. Mais je dirai humblement à tous ceux qui essaient de tenir le pays que Chokki a remarqué qu’on n’a pas grand-chose dans notre pays. Il n’y a que la ressource humaine, il n’y a que notre paix qu’on essaie de garder jalousement et que les autres envient. Il n’y a que l’amour qu’on a les uns pour les autres. Donc on doit faire l’effort pour que le sang ne coule pas dans notre pays. Un homme qui a faim n’est pas libre. Et un homme qui n’est pas libre devient très nerveux avec le temps. Mais j’ai confiance, car le Bénin n’aime pas la guerre. C’est vrai qu’on parle beaucoup, mais nous sommes des pacifistes.

Par Teddy GANDIGBE  (Stag)

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24ème édition du Fespaco : Le Bénin représenté avec six réalisations

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Samedi 28 février prochain, tous les regards des professionnels et amateurs du 7ème art seront braqués vers la capitale burkinabé. C’est dans le cadre du lancement de la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco). Le Bénin sera présent à ce rendez-vous avec six films.

Ni la menace du virus Ebola qui a affecté nombre d’événementiels il y a peu sur le continent, ni les récents troubles au pays de Joseph ki-Zerbo, n’ont fait reculer les organisateurs du Fespaco 2015. La biennale s’ouvre ce samedi 28 février à Ouagadougou au Burkina Faso. Ismaël Lô y donnera une prestation. Le plus grand festival de cinéma de l’Afrique est une occasion de rencontres entre professionnels de l’image de plusieurs pays. Un creuset où se côtoient, producteurs, réalisateurs, acteurs et journalistes du continent et d’ailleurs. Sur les 86 productions retenues cette année,  dont 20 longs métrages, 22 courts, 20 documentaires, 09 séries télévisées et 15 films des écoles africaines de cinéma, il y a la présence du Bénin. Six  productions cinématographiques seront présentées à cette fête du 7ème art qui rendra hommage aux cinéastes africains de regrettée mémoire dont Charles Mensah et Dieudonné Kabongo entre autres. La réflexion trouvera sa place au Fespaco 2015 autour du thème « Cinéma africain et politiques publiques en Afrique ». Une occasion pour diagnostiquer les problèmes et proposer des stratégies afin de donner aux productions cinématographiques, leur véritable place. Ce 24ème Fespaco se tient sous le signe de l’innovation et accepte pour la première fois de son existence, les films en version numérique et des réalisations de la diaspora africaine. Le festival prend fin le samedi 07 mars. Date à laquelle le gagnant de l’Etalon du Yennega, grand prix du festival, sera désigné.

YPL

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Lutte contre l’infection à Vih Sida en milieu de travail : La Seib S.a lance le téléfilm «Courses pour la vie»

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Le ministre de la Santé a procédé au lancement officiel du téléfilm « Courses pour la vie » hier, mardi 24 février 2015 à l’hôtel du Lac à Cotonou. La réalisation dudit téléfilm par la Société d’électricité  industrie et bâtiment (Seib S.A) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de communication pour un changement de comportement en vue de lutter contre le Vih Sida en milieu de travail.

Une fiction de 27 épisodes, le téléfilm thématique  « Courses pour la vie » raconte l’histoire de plusieurs personnages ayant en commun le Vih, maladie dont le corollaire en société est la stigmatisation, le désarroi et la solitude. Réalisé par la société Seib S.A et financé par le Conseil national de coordination et d’orientation des projets financés par le Fonds mondial (Cnco), le téléfilm évoque des thématiques du monde du travail et contribue à la sensibilisation des citoyens sur les attitudes à adopter face aux personnes infectées ou affectées par le Vih. Il vise à sensibiliser le monde des travailleurs, notamment du secteur des BTP; hôtelier et  routier qui sont des personnes plus exposées au VIH Sida dans le milieu du travail. Francis Zossou en est le réalisateur. Pour le Pdg de la société Seib, François Cyriaque Gnacadja, c’est pour la première fois qu’une entreprise privée a été retenue par le Cnco dans la mise en œuvre du programme de lutte contre les maladies prioritaires dont le Vih sida. A en croire le ministre de la Santé, Dorothée Kindé-Gazard, en confiant l’un des volets de la subvention round 9 Vih à la Seib S.A, le Cnco entend, par une stratégie innovante rare dans la sous-région, inclure le secteur privé dans la lutte contre le Vih pour une gestion pragmatique, tournée vers l’obtention de résultats rapides et probants au profit du monde du travail. Pour la ministre, il s’agit d’un investissement bénéfique car ce téléfilm contribue à la sauvegarde du capital humain qui constitue d’ailleurs la principale richesse capable d’augmenter la productivité et le rendement. Rappelant la place prépondérante du changement de comportement en matière de santé, elle a confié que les déterminants comportementaux sont plus importants dans le domaine de lutte contre le Vih sida. Selon la ministre Dorothée Kindé-Gazard, le téléfilm constitue l’un des supports spécifiques pour la mise en œuvre du plan de communication pour un changement de comportement en milieu de travail tout en contribuant à la diversification des sources d’exposition des cibles. Elle a, pour finir, invité les acteurs de la pyramide sanitaire et toute la population à visionner le téléfilm afin d’en tirer le maximum des enseignements qui y sont contenus.

Aziz BADAROU

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