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Culture

Profil : Mauro Yvan, l’étoile qui pointe dans le firmament du Gospel béninois

yvan

L’artiste Yvan, depuis plus d’une dizaine d’années, a conquis le cœur des mélomanes d’ici et d’ailleurs à travers son gospel. Lauréat des Kora Awards, la vedette fait son chemin. Découvrons-le.

Il est bénino-italien et d’une allure fier et séduisant. A l’état civil Yvan Mauro le chanteur ‘’Ivan’’ est d’un père Italien et d’une mère Béninoise, précisément de Dassa. L’artiste  béninois fait partie de l’un des rares chantres de son état à s’inscrire dans le registre des lauréats du prestigieux trophée de musique, Kora Awards. Du haut de sa trentaine, Yvan, depuis le début de sa carrière, a fait l’option de louer Dieu. Mais sa piété ne l’empêche pas de réserver une ouverture d’esprit sur les réalités autour de lui. «Je chante le Christ. Je ne me réclame pas d’une religion. C’est ce qui divise le monde. Je suis chrétien, je suis un chantre et un chantre c’est celui qui a reçu un appel et qui chante quelque chose qui est déjà établi, je veux nommer la parole de Dieu»  mentionne l’artiste pour faire remarquer sa liberté d’esprit. A son actif, deux albums dont le dernier récemment publié, ‘’Jésus revient’’. Un opus d’environ douze morceaux qui sensibilise, partage la bonne parole, fait danser à travers la belle mélodie et renseigne sur le Christ et ses œuvres. « J’ai baptisé cet album ‘’Jésus revient’’ selon ce que les écritures nous amènent à propager, la venue de Jésus Christ. Le monde n’est pas prêt à le recevoir. Mais il revient cette fois-ci pas pour sauver, mais plutôt pour juger.  La nuance est qu’il ne vient pas condamner mais pour aider les gens à le recevoir », explique le chantre. L’artiste s’est révélé au public béninois dans les années 2005-2006 par le titre ‘’Ce qu’il a fait pour moi’’. Un morceau qui lui a dressé le tapis rouge et lui a permis d’accueillir la faveur des mélomanes béninois. Qu’il ait surfé entre le rythme Hip hop et gospel à ses débuts, le message et la vision sont restés les mêmes. « Le message n’a jamais changé, il est resté le même, chanter Dieu », va-t-il affirmer avant d’ajouter qu’à l’époque c’était le style Hip hop qui dominait et qu’il fallait que le message qu’il avait, passe.Aujourd’hui, Ivan trône dans le Hit béninois avec une variété de styles musicaux et sa production ne laisse personne indifférent. D’un timbre vocal perçant et d’une rigueur surprenante dans le regard, la tenue et la coiffure, la vedette reste perfectionniste. Il apprécie la qualité de la musique béninoise. « La marque de notre musique n’a pas changé et je suis convaincu que ça promet». Et son ambition à lui, c’est d’envahir le Bénin avec le gospel et il y croit fermement. A côté de cette ambition se fixe une autre qui s’avère capitale pour tout homme. « J’envisage me marier à une femme » malgré tous les arguments physiques de l’artiste. Lorsqu’il est invité à table, l’igname pilée est son plat de prédilection et il aime l’arroser de Tchakpalo (boisson locale faite à base de maïs).

Teddy GANDIGBE

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11ème édition du ‘’prom’arts jeunes international’’ : Quand la grande rencontre des arts plastiques magnifie le Vodoun

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Autrefois organisé à Cotonou, précisément à la place des martyrs, la rencontre internationale des arts plastiques dénommée ‘’Prom’arts Jeunes international’’ a investi le champ de la ville historique de Ouidah. Son organisateur, Gislain Fandohan alias ‘’Mozard’’, jeune et talentueux peintre sculpteur, a fait l’option de rallier la cité des Kpassè avec son initiative pour une raison de contexte, la célébration des cultes endogènes communément appelés la fête de Vodoun. A l’en croire, le vernissage et l’exposition sont axés sur la thématique du Vodoun. Et pour son effet,il n’y a pas autres contexte et espace appropriés que le lieu mondialement reconnu comme le berceau du culte endogène, Vodoun. Au total, 21 artistes venus de divers horizons ont pris part à la rencontre qui se veut être une rencontre d’échange professionnel et de partage d’expérience. L’événement a enregistré des performances artistiques réalisées sur place lors du 10 Janvier dernier. Prom’arts vise à favoriser l’émergence des jeunes talents en matière de la création en art plastique en vue de leur donner plus de visibilité et les rendre compétitifs sur le marché international des arts.

Teddy GANDIGBE

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Bonjour Bénin 3e édition : Des humoristes internationaux déjà en terre béninoise

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(Un grand show promis)
Les humoristes invités pour la grande messe de l’humour de l’année ont déjà foulé le sol béninois. Ils ont pris part à la conférence inaugurale donnée dans la matinée d’hier, jeudi 12 Janvier 2016, au siège de l’association Ifè Culture sise à Vèdoko en présence d’un parterre d’invités de Bonjour Bénin 2017. Le rendez-vous est donc pris pour demain samedi 14 janvier dans la Salle rouge du palais des Congrès pour ce que l’humoriste camerounais Nana Ardo appelle ‘’Le Congrès Panafricain du Rire’’. Ils sont une cohorte d’artistes comédiens conviés à cette grande célébration du rire. En plus de Nana Ardo, il y aura Moussa Ouedraogo du Burkina Faso, Kossi Djomatin alias Gogoligo du Togo, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire et Oumar Manet de la Guinée Conakry. Initié par Bardol Migan, cette 3ème édition de Bonjour Bénin est coordonnée par Ramanou Alédji, le président du comité d’organisation. Il fait le bilan à mi-parcours des activités ayant marqué cette 3ème édition, partant de la formation pendant trois jours d’une quinzaine d’humoristes à l’Hôtel BM de Porto-Novo à la restitution d’un spectacle d’humour sur « le réchauffement climatique » représenté en présence de près de 300 élèves du CEG Bio Guera au Jardin Naturel des Plantes de Porto-Novo. Ramanou Alédji a également précisé que ces humoristes venus d’ailleurs partageront la scène avec les humoristes locaux dont la tête d’affiche, le duo Pipi Wobaho et Eléphant Mouillé, offrira aux populations de la comédie musicale. Les humoristes tels que Judicaël Avaligbé alias Chromosome, le Chef Cyr, Capitaine Virus, Caporal Djangoun, Vipas, Giovanni Houansou alias le mince et bien d’autres provoqueront le rire avec des vannes biens sophistiquées. Le Centre Culturel Artisttik Africa du promoteur Ousmane Alédji accompagne Bonjour Bénin 2017 dans ses aventures en offrant ses locaux pour accueillir le défilé de mode de la styliste marocaine Zahira Zemranie Caftan. Le défilé a eu lieu hier, Jeudi 12 Janvier à 19H. Elle présentera sa nouvelle collection d’une vingtaine de modèles inspirée de la culture marocaine. Aux dires de Ramanou Alédji, président du comité d’organisation, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire, Oumar Manet de la Guinée et Nana Ardo du Cameroun donneront un spectacle d’humour dans le septentrion où ils feront également des visites touristiques. Ces artistes tant du Bénin que d’ailleurs, donnent rendez-vous aux populations béninois pour le grand show le samedi 14 Janvier 2017 dans la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou.

Teddy GANDIGBE

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Au sujet de la pièce ‘’Le Chroniqueur du PR’’ : Daté Atavito Barnabé-Akayi jette une bougie dans le noir

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(La nouvelle classe politique  au pouvoir est au bout de la plume)
Il est sans doute l’un des plus prolifiques auteurs de la jeune génération des écrivains béninois. Daté Atavito Barnabé-Akayi, celui qu’il convient aujourd’hui d’appeler l’écrivain à multiple casquettes, puisque, poète, dramaturge, nouvelliste et autre, vient d’enrichir la bibliothèque béninoise d’une nouvelle pièce de théâtre. L’œuvre est intitulée ‘’Le chroniqueur du PR’’. Un ouvrage qui époussette les actions de l’actuel pouvoir en place et met au clair, dans une satire à peine voilée, une conscience collective à rude épreuve.

A travers la voix de deux personnages : le Chroniqueur et le Confrère, le dramaturge a osé. Exprès, le choix des noms des personnages a été orienté vers un secteur d’activité précis, le monde de la presse. Comme pour indiquer qu’il s’agit de l’actualité pour de vrai. Et comme des poupées Russes, les vérités sont imbriquées les unes dans les autres pour former à la fin un coffret de sous-entendus qui caractérise l’interaction entre l’actuel pouvoir et le peuple béninois. L’auteur est parti d’une discussion axée autour d’un sujet bateau,  presque anodin, le terrorisme. Mais par le truchement de l’œuvre, le dramaturge a réussi à démontrer qu’à travers les actions que mène déjà le pouvoir en place, le peuple béninois n’est plus loin du phénomène, du moins, de la catastrophe. Dans une allégorie indicative de l’éléphant et de la fourmi, l’écrivain a mis par exemple un accent sur l’affaire de 18 kilos de Cocaïne découvert au port. Puis, de coq à l’âne, plein d’autres sujets qui malaxent l’actualité présente sont abordés par les personnages sur un fond de conscience ivre, que l’auteur a bien voulu leur attribuer. Comme quoi, rien ne va rompre en politique au Bénin. En claire, Talon et Ajavon sont déjà en scène dans une œuvre de fiction d’environ 80 pages et il reste à découvrir l’ouvrage à travers une lecture ou un spectacle pour tirer des conclusions personnelles.

Teddy GANDIGBE

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Entretien avec la présidente du Cna-Bénin : «Un état civil à jour est une nécessité absolue pour un Etat…»

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Une équipe du Cinéma numérique ambulant (Cna-Bénin) était récemment dans les communes de Savalou et de Tchaourou pour des campagnes de sensibilisation des populations de ces localités. Au cours d'un entretien qu'elle  nous a accordé, la présidente du Cna-Bénin, Rosalie N’Dah revient sur les objectifs de cette descente. Lisez-plutôt !!!

Matin Libre : vous êtes la présidente du Cinéma numérique ambulant. Et récemment, vous étiez dans les communes de Savalou et de Tchaourou. Parlez-nous un peu de ces deux sorties…

Rosalie N'Dah : Le Cna Bénin a été sollicité pour organiser des projections causeries-débats afin de faire passer sensiblement des messages auprès des populations. Nos deux équipes de projection ont respectivement travaillé du 14 novembre au 16 décembre 2016 dans 32 villages de Savalou et du 03 au 16 décembre dans 12 villages de Tchaourou. Les deux tournées de sensibilisation ont visé deux grands objectifs. D’abord,celui de promouvoir les actes d’état civil, en particulier l’acte de naissance en informant les populations des conséquences de l’absence de ce document important et légal dans la vie d’un individu pour accroître le taux d’enregistrement dans les communes. Et enfin, celui d’informer les populations des villages bénéficiaires de l’implantation des centres secondaires d’état civil (centres de proximité) et de leur accès facile pour éviter aux parents les longs déplacements. En optant de rapprocher ce service plus près des populations, c’est un défi de l’amélioration de l’état civil béninois que la Direction Générale de l’Etat Civil et les communes relèvent. Un état civil à jour est une nécessité absolue pour un Etat qui aspire au développement et l’établissement des actes d’état civil est un droit humain essentiel. Mais la réhabilitation de l’état civil n’est possible que si les populations sont éduquées à l’importance des déclarations d’actes d’état civil et prennent l’habitude de déclarer systématiquement les naissances. L’un des facteurs du défaut d’acte d’état civil est l’insuffisance d’une communication appropriée qui doit aussi être soutenue. Le Cna Bénin fait un grand travail de terrain et touche les populations les plus isolées des centres villes pour faire passer l’information.

Un mot pour conclure…

Je demande aux autorités de notre pays de nous aider. Nous rencontrons assez de difficultés. Nous menons des actions de sensibilisation sur le terrain et dans plusieurs communes. Et c'est notre manière à nous d'apporter notre pierre à l'édifice. Je voudrais pour finir, présenter mes vœux à tous les Béninois, sans oublier surtout la presse pour le travail qu'elle fait. Je vous remercie.

AFS

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1er Festival international du court-métrage des écoles du cinéma : Le Colonel Zannou et l’Isma célèbrent le 7e art

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L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel  (Isma) du  Colonel Marcellin Zannou  organise du mercredi 11 au samedi 14 janvier 2017, la 1ère édition du Festival international du court-métrage des écoles du cinéma(Ficmec). La cérémonie d’ouverture s’est tenue à l’Hôtel Azalaï de Cotonou en présence du ministre du tourisme et de la culture, Ange N’Koué.

C’est autour du thème « L’audiovisuel à l’ère du numérique en Afrique », que L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel  (Isma) célèbre le cinéma mondial. Et ce, à travers le Festival international du court-métrage des écoles du cinéma (Ficmec). Un festival qui regroupe 10 pays avec 69 films participants venant de 14 écoles de formation. 8 communications meubleront ce festival qui rend par ailleurs hommage à Pascal Abikanlou, fondateur du cinéma au Bénin, réalisateur du premier long-métrage du pays. L’Isma a tenu à lui rendre hommage par la voie du Professeur Noukpo Agossou qui reconnaît en lui, un  « Travailleur infatigable ». Un film documentaire a également été réalisé en mémoire de Pascal Abikanlou par Doriane Zannou. Parallèlement à cette 1ère édition du Fimec, l’Isma organise un colloque qui regroupe des chercheurs internationaux venus de plusieurs universités et qui partageront leurs réflexions avec les gouvernants et les professionnels des médias du Bénin, ainsi qu’avec l’ensemble des étudiants qui participent au festival et au colloque. Pour le Colonel Marcellin Zannou, président-fondateur de l’Isma, le but du festivalest de renforcer la place culturelle du Bénin sur la plan international et d’offrir aux jeunes cinéastes, des quatre coins du monde une occasion de se rencontrer, de s’ouvrir sur des pays, des cultures, des traditions et des cinémas différents. Le festival vise aussi, à l’en croire, à dynamiser la production audiovisuelle et cinématographique au Bénin et en Afrique,ainsi qu’à assurer la relève dans les métiers du septième art par les jeunes cinéastes du pays. Le directeur-fondateur de l’Isma a donc exprimé sa reconnaissance  aux partenaires et à tous ceux qui ont œuvré à l’organisation du dudit festival. Le directeur du cabinet du ministre de l’économie numérique et de la communication a, pour sa part,adressé ses vives félicitations au fondateur de l’Isma et a promis au nomdu ministre, son soutien à l’initiative. Et  selon le ministre du tourisme et de la culture Ange N’koué, le festival  s’inscrit dans la ligne droite de la vision du ministère et du Programme d’action du gouvernement. Il a pour ce faire,salué l’initiateur, le Colonel Marcellin Zannou, ainsi que les sommités de la mission d’enseignement  pour la promotion du cinéma en Afrique.


Thomas AZANMASSO

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Fête du culte endogène : Une brèche sur l’origine

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Depuis 1992 sous l’avènement du président Nicéphore Soglo, le 10 janvier a été décrété journée nationale des religions endogènes. Une manière de réhabiliter le culte Vodoun et de valoriser la culture endogène. Une stratégie qui permet au Bénin d’avoir plus de visibilité hors du pays et du continent africain. Ainsi, depuis Ouidah 92 où a eu lieu la première édition, le Bénin n’a cessé de fêter les religions endogènes, et même hier mardi 10 Janvier 2017, les adeptes de cette religion ontsacrifié à la tradition pour prier les mânes de nos ancêtres afin que la paix demeure au Bénin. Selon les pratiquants, le Vodoun est une religion comme les autres, mais elle est souvent marginalisée et même diabolisée à cause de certaines pratiques qui s’y observent au sein de certaines confréries. Il reste une religion comme le christianisme ou l’islam qui prône la tolérance,l’amour de son prochain, l’amour de sa patrie, etc. Cette journée des religions endogènes a permis aux béninois de la diaspora de se rapprocher de leur pays et même aux jeunes béninois de connaitre la culture et les religions de chez eux. Quand on parle de « Vodoun cela renvoi à « l’esprit saint » et c’est dans la langue fon, une langue majoritairement parlée au Bénin. Dans le panthéon Vodoun, on compte plusieurs divinités, dont la divinité « Goun », « Sakpata », « Hèvièsso », et « Dan ». Ces quatre divinités sont les principaux dieux qui regroupent la religion Vodoun et leur appellation varie d’une région à une autre et ont les mêmes pratiques mais avant toute cérémonie cultuelle, il est impératif de consulter l’oracle ou encore le « Fâ » pour se situer davantage sur la procédure à suivre dans l’exécution du culte. Le Vodoun, bien qu’il soit la religion de la majorité des Béninois, n’est pas nécessairement à la portée de tous. La croyance Vodoun admet, en effet, que chaque être humain est un « engendreur cosmique », une divinité ou un défunt qui porte la glaise dans laquelle il sera modelé, puis à qui le Créateur insufflera le souffle de vie. S’il s’agit d’une divinité, le vodouisan sera consacré à cette dernière. En somme, la célébration du 10 janvier, au Bénin, n’est rien d’autre que l’expression de la reconnaissance d’une dimension et d’une identité religieuse que partage la diaspora africaine de par le monde.

Matin Libre

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Célébration de la fête de Vodoun au Bénin : Maître Bobos pose l’équation de la rationalisation

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(Une invite pressante à la réflexion profonde)
Le culte endogène est célébré en liesse, comme à l’accoutumée, sur toute l’étendue du territoire national hier, 10 janvier 2017. Prière aux mânes des ancêtres, libations, sacrifices, litanies, louanges et autres rites à caractère sacré ont ponctué l’événement dans les divers endroits où il a été commémoré.

Prêtres, dignitaires religieux, fidèles et sympathisants du culte Vodoun ont mis les petits plats dans les grands, à travers animations folkloriques, parades et démonstrations  cultuelles, pour que la fête soit agréable.  Mais, sera-t-elle toujours ainsi chaque année ? C’est évidemment là, la grosse interrogation à laquelle le spiritualiste Sylvain Adoho alias Maître Bobos a tenté une réponse dans un entretien exclusif accordé à Matin Libre la veille de la fête.« Il faut qu’on revoit les données. Il est temps qu’on cherche à rationaliser les pratiques du Vodoun ». Une équation à plusieurs inconnus mais qui ne sera pas dutout difficile à résoudre si les 10 Janvier de chaque année devient désormais des journées où des réflexions sérieuses se mènent selon le spiritualiste Sylvain Adoho alias Maître Bobos. En réalitéle responsable de l’Ong ‘’Le Chandelier de la paix’’ estime que la journée du 10 janvier ne doit plus être uniquement consacrée aux cérémonies traditionnelles qu’on observe tout le temps. « Ma vision des choses semble toujours être un peu différent de ce que la masse pense. Les rituels sont nécessaires, d’accord. Mais je pense que ce n’est pas une fête de Vodounoù il faut continuer seulement par s’assoir pour manger puis porter des perles qui pèsent et font même mal au cou. Ou bien s’enrouler des lourds pagnes quitte à  montrer qu’on n’est de la religion endogène. On a déjà le sang de Vodoun qui coule dans les veines. Vous ne pouvez pas être Africain et dire autre chose que ça. Partant de ce principe, voici une occasion pour nous, notamment pour les têtes couronnées de s’assoir pour réfléchir afin de relancer une base solide dans le cadre de la rationalisation du Vodoun. Parce que si nous laissons le Vodoun tel qu’il est, je vous assure que nous ne pouvons pas grandir avec cela. Et une fierté pour nous aujourd’hui que d’avoir un président de la république qui a compris que c’est tout ce qui reste à vendre aux autres. Ainsi, est-il nécessaire de trouver les voies et moyens pour remodeler les choses. La fête aujourd’hui c’est d’aller toucher les cœurs des gens capables de réfléchir.Je ne parle pas de l’intellectualisme. Mais plutôt de ceux qui se sentent à même de penser la chose dans un angle plus fort afin qu’on puisse faire quelque chose de spécial avec cette mine d’or qu’est le Vodoun.Il est important aujourd’hui de s’assoir et de réfléchir», martèle le spiritualiste avant d’ajouter qu’il est capital que l’enseignement de la culture entre dans les écoles, du primaire jusqu’à l’université. « Ce sera déjà un grand pas. Mais que les gens veuillent ou non ça arrivera de façon irréversible. La rationalisation dont je parle c’est comment trouver les théories nécessaires pour pouvoir démontrer de façon scientifique le Vodoun afin que les gens comprennent qu’il s’agit de toute une notion de vie et non simplement des monticules de terre ou des bouts de bois taillés qu’on dépose par-ci par-là. Donc c’est toute une philosophie et d’ailleurs la mère des philosophies. Alors nous avons besoin de cela dans une théorie suffisamment scientifique pour vendre aux autres»,va-t-il lâcher.

Teddy GANDIGBE

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Fête du Vodoun dans l’Ouémé : Les adeptes remercient le président Adrien Houngbédji

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A l’instar des garants du culte traditionnel et de la religion endogène du Bénin, les adeptes du Vodoun des départements de l’Ouémé se sont retrouvés hier, mardi 10 janvier 2017, sur le site de célébration à Malanhoui, commune d’Adjarra, pour célébrer la fête du Vodoun. C’était une occasion pour ces derniers de reconnaître les mérites à certaines personnes comme le président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji qui a donné du sien pour l’organisation de ladite fête.

« …Nous profitons de cette occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la tenue effective de cette cérémonie notamment le président de l’Assemblée nationale, les députés à l’Assemblée nationale, le préfet du département de l’Ouémé, le maire de la commune d’Adjarra, le maire de la ville de Porto-Novo, les hauts dignitaires, les majestés… ». C’est par cette phrase de remerciements aux différents soutiens avec en tête de peloton la deuxième personnalité de l’Etat, Me Adrien Houngbédji,  que le président départemental du culte vodoun, Bienvenu Agossou a clôturé son allocution hier mardi 10 janvier 2017 à Malanhoui dans la commune d’Adjarra qui accueillait la 23ème édition de la fête des religions endogènes devant les différentes personnalités politico administratives.

Ainsi, le département de l’Ouémé a célébré, en dépit de la morosité, la 23è édition de la fête du Vodoun sur son site  à Malanhoui dans la commune d’Adjarra hier, mardi 10 janvier 2017, en présence du député Augustin Ahouanvoebla,   du préfet Joachim Apithy, du maire d’Adjarra, Michel Honga,  du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou,  des sages de l’Ouémé, des têtes couronnées. Comme il est de coutume depuis quelques années, le président du comité d’organisation de cette cérémonie, le président départemental du culte vodoun, Bienvenu Agossou a remercié les partenaires de la fête du Vodoun dans l’Ouémé avant de faire le point des attentes. C’est justement au niveau de la phase des remerciements que le nom du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a été  cité. En effet quelques jours avant l’édition 2017 de la fête du Vodoun, le comité d’organisation avec à sa tête le président Bienvenu Agossou est allé solliciter le soutien de la deuxième personnalité  de l’Etat pour la réussite de l’évènement. Un appel qui a reçu un écho favorable du patron de l’Assemblée nationale. C’est sans doute pour cette raison que Bienvenu Agossou et les seins ont tenu à saluer le président Adrien Houngbédji pour son geste et sa compréhension.

Avant les remerciements, le président Bienvenu Agossou a défini le Vodoun comme une puissance invisible, redoutable et mystérieuse ayant pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société humaine. Pour lui, il est devenu par la suite une religion après avoir bravé plusieurs assauts. Il est à noter que le président Bienvenu Agossou a saisi cette occasion pour faire le point de quelques actions menées sur le site dans le cadre de sa viabilisation.

Kola Paqui

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Célébration de la fête des religions endogènes : La cité des ‘’Koburu’’ n’est pas restée en marge

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A l’instar des autres villes du Bénin, la municipalité de Parakou a sacrifiée à la tradition de la célébration de la fête des religions endogènes plus connue sous le nom de la fête du Vodoun. Déjà dans la nuit du lundi 09 Janvier 2017, c’était la veillée dans les différents couvents et autres lieux de culte des divinités. Une veillée assurée par les dignitaires et les adeptes. Hier, mardi dans la matinée, toutes les divinités étaient à l’honneur à travers libations, prières et cultes d’adoration divers pour marquer d’un cachet spécial, l’édition 2017 de la fête de Vodoun. Dans l’après-midi, la fête a été marquée par des animations folkloriques et de démonstrations de danses des différentes divinités dans tous les quartiers de la ville.  

En effet, la fête des religions endogènes est une occasion de célébration de la diversité des expressions culturelles et cultuelles dont regorge notre pays le Bénin.

Sous la présidence de Hounnongan Aïdo Pierre, les adeptes de la divinité ‘’Thron Kpéto Déka Alafia’’ de Parakou étaient au rendez-vous de la fête des religions endogènes.

Pour Hounnongan Aïdo Pierre la fête des religions endogènes célébrée chaque 10 janvier est une occasion pour les responsables de couvents de prier pour tous les citoyens du Bénin et surtout pour les membres du gouvernement afin que les mânes des ancêtres les accompagnent et les éclairent davantage pour la mise en œuvre des actions qui vont impulser le développement du Bénin.

Kandi a célébré la fête du Vodoun dans la sobriété
 
Les adeptes des religions endogènes de la ville de Kandi ont célébré mardi la fête du Vodoun sans tapage dans leurs différents couvents en raison de la non organisation par les autorités locales d’une manifestation officielle.

« Les autorités locales n’ont rien prévu pour cette fête dans la commune de Kandi mais cela ne nous a pas empêché de prier pour la Nation, pour nos familles et pour les dirigeants de ce pays », a confié Eugène Honfovon, Adepte de la divinité ‘’Thron Kpéto Déka Alafia’’.
Les dignitaires et adeptes des religions endogènes de Kandi appellent les autorités de la commune à revoir leur copie.Ils sollicitent aussi l’aide du gouvernement central pour la reconstitution du patrimoine culturel selon eux, en perte de vitesse.

Max Codjo (Br Borgou-Alibori)

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