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Culture

Exposition : Virgile Nassara revient chez les Américains

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L’artiste peintre et sculpteur Virgile Nassara présente ses œuvres au public. C’est à travers l’exposition « Parole agissante » qui marque le retour de l’artiste dans l’espace du Centre culturel américain de Cotonou. C’est en effet depuis l’année 2000 que l’artiste a exposé au sein de cet espace culturel. Ce mercredi 27 août, Virgile Nassara procèdera au vernissage de l’exposition à partir de 18 heures. Virgile Nassara est un artiste béninois qui vit et travaille à kpadovié dans la commune d’Adjarra . Ces œuvres sont souvent sculptées dans des troncs d’arbre et réalisées avec des objets de récupération tels que les os d’animaux, la toile de jute, les débris de verres et de coquillage. Ces matériaux utilisés par l’artiste, reflètent à n’en point douter l’africanité recherchée à travers sa production. Virgile Nassara a été formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en France en 1993.


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« Femmes, courage »: Un concept signé Oluwa Kèmy

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L’artiste Kèmy veut célébrer la femme béninoise à travers le courage dont elle ne cesse de faire montre. Ce sera à travers un show prévu pour le 14 septembre.
Un début marqué par une prestation du rythme Gogohoun à 100%. C’est le concept original que se propose d’offrir à ses fans et à toute la population, l’artiste Oluwa Kèmy. A travers un spectacle géant dénommé « Femmes, courage » elle entend égayer le public en compagnie de certains de ses collègues artistes. On annonce entre autres : Don Métok, Dibi Dobo, Vi Phint, Nelly, Fany Sènan, la compagnie Sèmako Wobaho et un artiste surprise. Le dimanche 14 Septembre prochain est la date choisie pour cet événement placé sous le parrainage de l’artiste Zeynab Abib qui offrira également une prestation au public. La dimension que donne Kèmy à la manifestation, est à la taille du lieu qui l’abrite. C’est en effet sur le grand terrain de football que se déroulera ledit spectacle. Le rendez-vous est pris.

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Souvenir de la traite négrière et de son abolition : Le cri de cœur de Nouréini Tidjani Serpos à Yayi Boni

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A la faveur d’une interview, le professeur  Nouréini Tidjani Serpos, ancien sous directeur général de l’Unesco  a déploré le silence remarqué autour de la commémoration de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ce samedi 23 août 2014 par le gouvernement. A cette occasion, il a déploré la non implication du gouvernement et veut que le président Yayi Boni décide personnellement de marquer l’évènement pour institutionnaliser cette mémoire avec la route de l’esclave.
Matin Libre: Aujourd’hui, nous sommes le 23 août 2014 et on célèbre la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. C’est sûrement un jour à ne pas oublier, cette date-là.

Nouréini Tidjani Serpos: Absolument, la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition a été inaugurée en Haïti par l’Unesco le 23 août 1998. C’est une journée qui commémore la révolte des esclaves dirigée à Saint Domingue. C’est  l’île qui va devenir Haïti. Et c’est dans le nord de cette colonie française de Saint-Domingue que la révolte a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 août 1791. Cette révolte devrait jouer un rôle détonateur dans l’abolition de l’esclavage. Les écoles du monde entier sont appelées conformément à la résolution 4029 C de la conférence générale de l’Unesco à célébrer cette journée en organisant des défilés, des représentations théâtrales, des expositions, des conférences sur le thème des droits de l’homme et aussi à rappeler la lutte contre les formes modernes d’esclavages. Il s’agit d’institutionnaliser la mémoire, il s’agit de ne pas oublier que « le bourreau tue deux fois ». La première fois par l’épée, la deuxième fois par le silence. Il faut absolument empêcher le silence de s’installer sur cette immense tragédie qui a fait la déportation de dizaines de millions d’Africains vers les Amériques. Le programme : «  la route de l’esclave » a été lancé au Bénin, c’était à Ouidah. C’était le ministre Francisco qui était à l’époque  le ministre et dans tous les Etats, il était prévu que les programmes scolaires devraient être revus de telle sorte que dans ces programmes-là, nos élèves, nos enfants puissent avoir une part de cette institutionnalisation de la mémoire. Mais bizarrement, le Bénin qui non seulement a avec Haïti lancé l’idée de la résolution de la route de l’esclave, aujourd’hui se tait. Il n’y a rien, strictement rien, aucun programme scolaire comme ça été prévu n’a été fait. Il y  a comme une amnésie historique et c’est très important et j’en appelle solennellement  au chef de l’Etat, au président de la République pour que quelque chose soit fait, pour que nous puissions ne pas oublier. Il est très important que cette journée internationale du souvenir de l’abolition de la traite négrière soit une journée fondamentale pour nous. Tout le monde sait la part que le Bénin a eu à prendre dans la traite négrière, tout le monde sait l’effort énorme qui était fait par le régime de Soglo pour institutionnaliser cette mémoire avec la route de l’esclave à Ouidah. Mais aujourd’hui c’est un silence qui nous questionne, qui pose énormément de problème. Au niveau des ministères de l’Enseignement, il y a un silence mortel et c’est absolument incompréhensible qu’une journée aussi importante pour notre mémoire, pour notre histoire puisse passer comme ça sans que personne ne le dise. Il faut que le chef de l’Etat fasse quelque chose, il faut qu’on dise que cette journée-là est incontournable dans notre pays.  Sinon nous serons un  peuple sans mémoire, nous serons un peuple qui joue avec son passé. Donc c’est dans ce sens que je pense que cette journée internationale du 23 août a des objectifs très précis. Et surtout que maintenant au niveau des Nations Unies, on va lancer bientôt, c’est déjà adopter, c’est le lancement qui va commencer, la colonie des peuples d’ascendance africaine. Ça va de 2014 à 2025. Et donc c’est extrêmement important, cette année c’est encore plus important parce que Haïti est en train de célébrer le 210 è anniversaire de libération de l’esclavage et de l’institutionnalisation de la mémoire. Mais qu’est-ce que nous faisons ? Pourquoi ce silence mortel ? Pourquoi nous ne sommes  pas debout mobilisés ? Pourquoi il n’y a pas d’activités culturelles partout ? Pourquoi dans nos écoles, on n’a pas préparé ce travail-là ? Pourquoi les moyens n’ont pas été mis à la disposition des enseignants pour que l’on puisse réveiller, expliquer aux enfants, dire ce que c’est ? Je crois que le chef de l’Etat a ici une responsabilité personnelle. Nous ne pouvons pas jouer avec notre mémoire, nous ne pouvons jouer avec notre passé. Il faut que quelque chose soit fait. Nous pouvons encore rattraper le retard au lieu d’avoir une journée internationale, il peut décider  que ce soit une semaine nationale qui est consacrée à ce sujet-là. Des instructions doivent être données pour qu’on commence à revoir nos programmes et  que nous puissions savoir que nos enfants ont dans leurs programmes d’histoire des éléments leur permettant de ne pas oublier le passé.

La célébration de la journée du souvenir de l’abolition de la traite négrière, coïncide avec le 20ème anniversaire de la route de l’esclave. Comme vous le disiez, il faut creuser le silence. Est-ce que c’est pour anticiper par rapport à l’institutionnalisation de la mémoire que vous avez tout fait pendant que vous étiez encore à l’Unesco pour que la route de l’esclave soit une réalité alors que Haïti pouvait profiter de cette initiative de l’Unesco ?

Haïti a profité de cette initiative de l’Unesco puisque c’est Haïti et le Bénin qui étaient les parrains de cette résolution qui a créé la route de l’esclave. Nous étions les deux Etats parrains et donc de ce point de vue là, il n’y a de problème. A l’heure actuelle, ce qui est important et que la Directrice générale de l’Unesco dans son message sur la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, elle a également insisté sur le fait que tout le monde, tous les Etats membres doivent participer à la création d’un mémorial permanent en hommage aux victimes de la traite transatlantique des esclaves. Et ce mémorial sera installé au siège des Nations Unies à New York. Donc elle en a profité pour appeler tous les Etats membres et les partenaires de l’Unesco, dans les écoles, les universités, les médias, les musées et les lieux de mémoire, à  marquer  cette journée internationale et à redoubler d’effort pour que le rôle joué par les esclaves dans la reconnaissance des droits humains universels soient mieux connus et davantage enseignés. Cet appel d’Irina Bokova est extrêmement important. Il y  a également cette phrase de Wolé Sognika qui est prix Nobel de Littérature, qui a dit ceci : « quiconque a visité les cellules de Goré ou parcouru la route des esclaves de Ouidah jusqu’aux lieux d’embarquement ne peut s’empêcher qu’il soit Africain ou non Africain, d’éprouver le sentiment d’un véritable pèlerinage spirituel. ». Ce point de vue de Wolé Sognika nous interpelle aussi. Qu’-est-ce que nous allons continuer de faire ? Est-ce que nous allons nous battre ? Est-ce que nous allons faire en sorte que nous puissions participer au lancement de ce mémorial ? Est-ce que nous sommes à même de nous demander si chaque Béninois donnait simplement un franc pour ce mémorial ? Ça  sera 10 millions de FCFA pour ce mémorial. Et ce sera peut être notre contribution à l’effort que nous sommes en train de faire pour que ce mémorial soit mis debout. Je pense qu’il y a des choses à faire. Il faut que cette journée nous interpelle et il faut qu’on se mette debout. Et une fois que nous serions debout, nous ne pouvons qu’aller de l’avant.

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Premier anniversaire du décès de Bluv : «On se bat pour lui rendre hommage…» dixit Cool Daddy

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Le dimanche 25 août 2013, l’artiste-chanteur Léonid Bentho alias Bluv du groupe « All Baxx » s’est éteint dans la fleur de l’âge. Le jeune artiste a été retrouvé mort dans sa chambre, alors que quelques heures avant son décès, il ne montrait aucun signe de malaise. Une année après son décès, son collègue et porte-parole du groupe auquel appartenait Bluv, répond à nos questions.
Quel est le moral de la troupe depuis le départ de Bluv?
C’est vrai que ça fait un an que Bluv est décédé, mais la douleur est toujours là. Mais on se bat pour lui rendre hommage dans l’au-delà tous les jours.

Vous lui avez rendu un hommage à travers des concerts. Quelle est la suite des actions pour perpétuer sa mémoire?
Après le concert et d’autres activités, on peut dire que des ressources ont été mobilisées pour acquérir aujourd’hui  une parcelle au nom du défunt.  Pour le compte de sa petite famille.

Que deviennent justement ses enfants? Sa femme?
Nous essayons de faire de notre mieux concernant la petite famille et je peux vous confirmer que la part financière de Bluv concernant les activités du groupe, est remise à sa femme normalement comme si Bluv était toujours fonctionnel dans le groupe.

Quelle est l’actualité de All Baxx?
Le groupe se porte bien. Nous préparons la sortie d’une nouvelle vidéo intitulée « lonlon yin vévé » et d’autres surprises.

Etes-vous à la quête d’un remplaçant pour Bluv?
Non. Nous ne sommes pas à la recherche d’un remplaçant pour notre collègue et frère.
 
Quels sont vos projets?
Un featuring avec un artiste surprise. Un grand concert ici à Cotonou et beaucoup d’autres choses encore.

Quel est le programme de célébration de l’an 1 du décès de Bluv?
Juste des messes pour célébrer l’an un. Ce sera l’occasion pour nous, de saluer sa mémoire.

Quel est votre mot de fin?
Merci  à la presse et aux fans. Nous invitons tout le monde pour les messes ce jour qui marque le premier anniversaire de son décès. Ce lundi 25 août 2014 il y a une messe prévue à 19h en l’église Notre Dame et  une autre en la paroisse Sacré-Cœur d’Akpakpa à 19 heures 30.

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Bénin Révélation Stars : La fête de la musique live a démarré

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La saison 2 du concours Bénin Révélation Stars a été lancée ce samedi 23 août. Pendant six semaines, l’espace Mayton sis Calavi connaîtra une animation musicale en live et fera défiler des artistes béninois.  
Démarrage de l’acte 2 du concours Bénin Révélations Stars.  Cette initiative de Tony Yambodé et ses partenaires est placée cette année sous le thème «l'eau et l'enfance malheureuse». A l’espace Mayton ce samedi 23 août, six des douze prétendants à la succession de  Carlos Dégbé ont rivalisé de talent pour impressionner le public et les membres du jury présidé par l’acteur culturel Eric Gbèha. Alphonsio Tchibozo, Rodolphe Affoudji, Corneille Sogbossi, Bénédicte Aho, Danielle Boko et Varence Boton ont interprété d’abord une chanson librement choisie avant d’exécuter les morceaux  imposés « retour au village » de Sagbohan Danialou pour les hommes et « chacun à sa chance » de Zeynab pour les filles. Une prestation en présence de Zeynab. Car, le tout premier prime de Bénin Révélation Stars 2014, rendait hommage aux deux artistes dont la chanson a été choisie. C’est d’ailleurs l’objectif du concours qui vise l’éclosion de jeunes fleurs de la musique béninoise qui chantent en live, tout en honorant les artistes béninois de leur vivant. Ignace Don Métok et Sessimè seront à l’honneur samedi prochain.

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Coaching court 2014 : L’heure est au tournage

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Dans le cadre de la résidence de cinéma initiée par le journaliste et réalisateur Hervé Djossou, les douze jeunes professionnels de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine)  procèdent au tournage de leurs idées de scénario.
C’est depuis le 16 juin dernier que la formation en cinéma dénommée « Coaching court 2014 » a démarré au centre de formation professionnelle de l’Ortb. Cette résidence regroupe douze jeunes passionnés de cinéma venus du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger, du Togo et du Bénin. Durant une bonne partie de cette résidence de cinéma, les participants ont été appelés à écrire et réécrire des « courts-métrages » pour donner une allure professionnelle à leurs films. Le projet est initié par Hervé Djossou, ancien journaliste à la chaîne de télévision et désormais réalisateur. Il ambitionne de mettre à la disposition du public ouest-africain, des productions cinématographiques de bonne facture, réalisées dans l’espace Uemoa. Des professionnels africains du son et de l’image tels que le béninois Ignace Yétchénou et l’icône du cinéma burkinabé, Gaston Kaboré ainsi que d’autres spécialistes des métiers du septième art, ont partagé leurs expériences avec les jeunes participants à la formation. Dans la perspective de la fin de ce «Coaching court 2014» prévue pour le 25 septembre, les participants s’attèlent actuellement au tournage des scenarii accouchés sur papier et corrigés avec l’aide des différents instructeurs. Lancés dans un premier temps, ces tournages ont été interrompus entre temps. Cette semaine est cruciale car le boulot a recommencé. Une occasion qu’ils ont d’ailleurs saisie pour approfondir  leurs connaissances. C’est une voie qui est ainsi ouverte à la mise à disposition du public ouest-africain, de réalisations professionnelles entièrement cuisinées par de jeunes talents.

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Belmonde Z : L’artiste véritablement de retour

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Après son accident de la circulation qui l’a immobilisé pour un temps, Belmonde Z, le jeune artiste béninois est de retour avec deux morceaux.
Organisateurs de spectacles et manifestations diverses, à vos marques ! Il est là et immédiatement opérationnel. L’artiste Belmonde Z, après son malheureux accident alors qu’il était de retour d’une prestation en janvier 2012, est véritablement de retour sur la scène. Véritablement parce qu’il y a quelques mois, il avait annoncé au cours d’une rencontre avec les médias qu’il était désormais revenu pour de bon. Une prestation dans la foulée de la journée de la femme au ministère de la santé et quelques petites apparitions et plus rien. Mais désormais, la machine est incontestablement huilée et le jeune talent veut se faire voir formellement. La démarche pour aller à la rencontre du public est déjà matérialisée par la réalisation de deux morceaux appelés « single » dans le jargon. « dèdè » et « miti miti » sont les titres des deux morceaux en promotion. Actuellement Belmonde Z est en studio pour la finalisation d’un album complet qui va signer son come-back. Selon l’artiste, cet album en réalisation « souffre encore au studio faute de moyens financiers». Il appelle donc les mécènes à venir à sa rescousse.

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Fondation Zinsou : La présidente Marie-Cécile promue Chevalier

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Marie-Cécile Zinsou peut être fière de son engagement dans la promotion de l’art au Bénin. Les différentes actions menées par sa Fondation, ont retenu l’attention des autorités françaises. Le 09 juillet dernier, l’acte qui l’élève au rang de Chevalier de l’ordre des arts et des lettres a été signé. C’est bien un signe d’encouragement des actions de la Fondation Zinsou. Un projet qui a été lancé à Cotonou, avec l’aide de son père, l’homme d’affaires Lionel Zinsou. Ils sont en effet nombreux, tous les pas posés par la Fondation en moins de dix années d’existence. La fondation a déjà réuni environ un millier d’œuvres d’art contemporain et accueilli des millions de visiteurs, dont une majorité d’écoliers. Un musée d’art contemporain ouvert dans la ville de Ouidah, qui présente une sélection d’œuvres, extraites de sa collection, des bibliothèques et quelques autres actions, figurent au palmarès de la Fondation Zinsou. Amoureuse de l’art, Marie-Cécile est une jeune femme qui vit entre Paris et Cotonou. Cette distinction sonne comme un dopant pour aller de l’avant.

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Ensemble artistique national: Quand un air de révolution souffle sur la direction!

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La toute première formation du théâtre national du Bénin est en chantier. C’est du moins ce que laisse croire le communiqué de la direction de l’Ensemble artistique national qui appelle les comédiens béninois à candidater.
Date limite de dépôt des dossiers : 19 Août ! Le communiqué est clair, qui appelle les hommes de théâtre béninois, à postuler pour faire partie du théâtre national du Bénin. Tous les professionnels des métiers du théâtre, le quatrième art sont concernés par cet appel à candidature qui se veut être une première dans l’histoire du théâtre béninois. En effet, l’Ensemble artistique national est une entité qui devrait regrouper toutes les composantes formant le corpus artistique national. Mais, la pratique a tout le temps montré que l’ensemble artistique national du Bénin n’était là que pour être dépositaire du ballet. C’est d’ailleurs à ce titre qu’à tort ou à raison, beaucoup en sont arrivés à confondre le ballet national à l’ensemble même. Et, il n’était pas étonnant d’entendre certaines personnes considérer les directeurs de l’Ensemble artistique national du Bénin comme de simples directeurs d’une seule section qui est le ballet national. La volonté affichée de l’actuelle direction de doter l’institution du volet « théâtre » est à saluer à plus d’un titre. Et c’est à souhaiter que le projet connaisse des jours meilleurs, et que le recrutement ne soit entachée d’irrégularité. Les dossiers sont à déposer dans les directions départementales de la culture et au siège de l’institution.

Réaction de Joël Lokossou, artiste-comédien résidant en France


« Le Directeur de l’Ensemble Artistique National vient de lancer un avis de recrutement dont nous découvrons le contenu sur facebook avec un certainement étonnement.
Au titre de l’année 2014, l’ensemble artistique national recrute  des artistes comédiens, régisseurs et metteurs en scène mais l’avis de recrutement a été publié en ce mois d’août et le délai pour déposer les dossiers est bien le 19 Août 2014. Par conséquent, l’équipe artistique ne sera mise sur place qu’à la fin du mois d’août au plus tôt.  Et si l’année artistique a la même régularité que celle civile au Bénin, cette équipe ne fonctionnera légalement que quatre mois. Ce qui reste exceptionnel pour mettre en place un vrai et passionnant projet de création. Mais ceci est jouable encore, vu les supers héros que l’ensemble artistique national peut rassembler. Dans cet avis de recrutement, il est noté que le postulant (comédien, metteur en scène ou régisseur) doit avoir une bonne moralité.  Qu’est-ce que ça veut dire «  avoir une bonne moralité » ? Je veux dire comment mesure-t-on la bonne moralité ? En usant de cette formule toute faite et figée depuis des siècles mais qui ne reflète rien, cet avis de recrutement est déjà une dérision en soi. Parce que si nous voulons ouvrir notre âme et se rendre compte de la réalité, la bonne moralité chez nous au Bénin est quand même une denrée rare, et ce n’est surtout pas à la tête de l’Etat ou dans nos ministères qu’on pourrait  lui présenter nos hommages. Mais le postulant, toujours selon l’avis de recrutement, doit être reconnu par le ministère de la culture. Et nous voici au fond du gouffre. Ce point nous éloigne totalement du sujet artistique et nous plonge corps et âme dans un drame non bénin mais bien béninois.  Si nous savons de quoi nous parlons, nous pouvons avancer que le  ministère de la culture n’est pas créé pour reconnaître des artistes. Et l’artiste qui se laisse reconnaître par un ministère dans le but de retirer une fiche pour faire un casting ne devrait pas être fier de son geste. Mais parlons de la fiche.  Il existe une fiche d’inscription à retirer contre 2.000 F CFA pour les comédiens  et 5.000 F CFA pour les metteurs en scène et régisseurs.  Mais de quoi parlons-nous ?  En aucun cas on ne peut payer quoi que ce soit pour participer à un casting  puisque le casting suppose qu’un metteur en scène a un projet autour d’un texte ou d’une idée pour créer son spectacle. Et donc il va à la recherche de son équipe. Même au sein d’un ensemble artistique national, il s’agit que de ça. Mais non seulement, il faut payer mais en plus le postulant  metteur en scène ou régisseur doit débourser plus du double du tarif des comédiens. Pourquoi cette discrimination ? Est-ce à dire que le metteur en scène ou le régisseur est considéré comme être plus riche que le comédien ?  Notons que même en lisant de travers cet avis, on ne sait toujours pas qui dirige le casting, ni de quelle œuvre il s’agit.  Le casting est-il mené par le directeur de l’ensemble ? Ou par le ministre lui-même ?   En continuant de lire cet avis, nous allons de surprises en surprises. Il y a un point concernant les maladies contagieuses  qui est carrément consternant. Le postulant ne doit pas être atteint d’une maladie contagieuse. Autant il y a des maladies contagieuses qui nous mettent en danger immédiat de mort (le cas d’Ebola par exemple), autant il y d’autres dont le virus est moins colonisateur »

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Vodoun Dankoly : La divinité bienfaitrice de Savalou

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Manquez-vous de chance ? Avez-vous un problème particulier ? Souhaitez-vous faire intervenir les mânes de nos ancêtres pour le règlement d’un problème particulier ? Le Dankoly est l’intermédiaire tout trouvé qui aide les savalois, mais aussi les gens venus d’ailleurs, à obtenir une solution à leurs différentes préoccupations. Découverte…
Commune de Savalou. Village de Doyissa à quelques encablures du centre-ville. Il faut environ vingt minutes pour se rendre au lieu-dit. L’emplacement du fétiche Dankoly se laisse découvrir. Majestueux. En fait d’emplacement, il s’agit d’un espace situé au bord de la route nationale reliant Savalou à Djougou. Une vingtaine de personnes, jeunes, vieux, hommes et femmes s’empressent d’aborder le visiteur qui descend, soit d’une moto ou d’une voiture. Il ne peut s’agir que d’un « client » qu’il faut aider à résoudre le problème qui l’amène. Mais, il s’agit aussi de simples curieux ayant entendu parler de la divinité et de ses bienfaits qui font le tour juste pour savoir de quoi retourne le Dankoly.
Pour Léonard Tolli, la vingtaine et élève dans un collège de Cotonou, mais qui s’improvise de temps en temps « guide » à Dankoly quand il prend ses quartiers, la divinité est l’un de ces vodouns qui n’a ni adepte, ni garde. Cela explique bien la présence justifiée mais insolite des nombreux guides qui tournent autour du vodoun Dankoly. Selon le jeune accompagnateur, ils sont environ une centaine de personnes qui s’affairent chaque jour autour de la divinité afin d’éclairer les nombreux visiteurs qui en foulent le sol. «  150 à 200 personnes en quête de satisfactions diverses viennent quotidiennement poser leurs problèmes au vodoun Dankoly. Une affluence particulière est observée les week-ends » croit savoir L. Tolli qui assure que les requêtes adressées au Dankoly ne restent jamais sans solution, ni réponse.

Un rituel un peu complexe

En réalité, le vodoun Dankoly est une association de plusieurs divinités. Reconnaissable à sa « robe » faite d’huile rouge essentiellement, le Dankoly est un « partenariat » d’esprit de jumeaux, de Lègba et de deux autres vodouns : un mâle et une femelle à en croire Léonard Tolli qui explique que pour adresser une demande à Dankoly, il faut acheter sur place des piquets appelés « so », de l’huile rouge et de l’inévitable boisson locale sodabi. La personne demanderesse qui enfonce ses « so » à terre fait ses requêtes avant de répandre sur les vodouns mâle et femelle, les autres ingrédients qui font partie de « l’ordonnance ».
Après cette étape, il faut confier les mêmes demandes à l’esprit des jumeaux et au lègba qui renforcent le Dankoly dans son efficacité.

Business plan !


A observer de près l’activité qui se mène autour du vodoun Dankoly, il se dégage que c’est un véritable business qui nourrit les guides et autres accompagnateurs qui sont toujours présents sur le site. Et pour cause. C’est sur place que s’achètent les « ingrédients » entrant en ligne de compte pour le sacrifice au Dankoly. Les affaires se déroulent ainsi sur place pour la grande satisfaction des guides du site de Dankoly qui peuvent se reposer et se protéger contre les intempéries grâce aux paillotes gracieusement construites par des personnes qui ont trouvé satisfaction après avoir invoqué l’intermédiation de Dankoly.

Les revers de la médaille


Pour Mathias H. conducteur de taxi moto dit « zémidjan » à Savalou, les demandes adressées à Dankoly trouvent toujours satisfaction. Pour ce trentenaire originaire de Logozohè dans la commune de Savalou, c’est suite aux nombreuses fausses couches de sa conjointe qu’il s’est adressé à la divinité en lui promettant un coq. La grossesse suivante de sa femme connut un heureux aboutissement et il s’est empressé d’aller sacrifier l’animal promis. C’est aussi le cas de nombreuses personnes, qui ayant trouvé satisfaction après avoir sollicité le Dankoly, sont allés lui sacrifier soit un coq, un mouton ou un bœuf pour le bonheur des guides qui veillent également sur le partage de cette viande qu’à coup sûr, la divinité ne peut que contempler. J. Maffon un autre habitué des lieux assure que bien souvent, il est arrivé que des personnes ayant fait des promesses à Dankoly, ne reviennent plus honorer leur part du contrat. Dans ce cas assure le sieur Maffon, leurs problèmes sont amplifiés car le Dankoly ne supporterait pas qu’on lui fasse de fausses promesses. En tout, la divinité Dankoly dont l’emplacement est situé entre les villages de Doyissa et de Koutago dans la commune de Savalou, est une vraie attraction dont la visite s’impose.

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