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Culture

Le ministre de la Culture sur les chantiers touristiques de Kétou : Jean-Michel Abimbola rassuré de l’état d’avancement des travaux

abimbola

Le ministre de la Culture, de l’alphabétisation et du tourisme a effectué une descente sur les chantiers touristiques de Kétou. C’était vendredi 29 août 2014. Jean-Michel Abimbola et la délégation qui l’a accompagné sont allés s’imprégner de l’état d’avancement des travaux.
Du projet Songhai de Kétou au palais royal en passant par le musée Akaba Idéna sans oublier la maison internationale de Guèlèdè et l’Université d’Agriculture de Kétou, le ministre ce fut un véritable périple. Selon le ministre Jean-Michel Abimbola, cette descente est l’une des recommandations faites par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, lors du dernier conseil des ministres, notamment avec le nouveau gouvernement.

Projet Songhai de Kétou
La première étape de la visite a conduit la délégation ministérielle sur le site du projet Songhai de Kétou.  Ici, le coordonnateur du projet, Guy Loueke a rassuré le ministre du bon déroulement des activités. Après avoir rappelé que le projet est dans une logique de création de valeur ajoutée, le coordonnateur  a évoqué les trois volets contenus dans ledit projet, notamment la promotion de l’auto-emploi des jeunes grâce à l’appui à l’installation, la formation des jeunes et l’aménagement de la plate-forme agricole. Poursuivant, il a déclaré que les premiers formés de la structure sont déjà des créateurs d’entreprise. Au total, cent vingt-trois jeunes ont été libérés en janvier dernier et dirigent désormais leur propre entreprise. Le perfectionnement des artisans, la formation des étudiants dans les filières agricoles et la formation des entrepreneurs sont partie intégrante des activités du Projet Songhai de Kétou. Ce projet de transformation économique des zones rurales au Bénin s’étend sur plusieurs autres activités comme la production animale (poulets de chair, lapins, pondeuses, porcs, biogazs, autres volailles et l’agroforesterie), la production végétale notamment la culture de maïs, du manioc, des papayes, la transformation des noix de palme et le séchage de fruits. La culture de Moringa s’y fait également sans oublier que le centre dispose d’une provenderie et de quatre forages. Le coordonnateur a profité de cette visite du ministre pour évoquer les problèmes d’ordre institutionnel pour un renforcement des capacités du personnel. Ce qui n’a pas empêché le maire de remercier le chef de l’Etat pour avoir doté Kétou de ce projet qui permet à bon nombre de jeunes d’être autonomes économiquement. Quant au ministre Abimbola, il s’est dit très ravi de ce qui se fait terrain. Il a ensuite rassuré le personnel de son soutien et de celui de tout le gouvernement.

Maison internationale de Guèlèdè…
Les travaux de construction de la maison internationale de Guèlèdè s’exécutent normalement. C’est du moins le constat qui découle de la visite du second site. Notons que de grands projets sont prévus sur ce même site notamment la construction de la maison des arts et de la culture de Kétou dont les travaux démarrent dans quelques jours. Aussi, la construction des kiosques artisanaux et la construction de la maison internationale de Guèlèdè dont la première phase des travaux est presque à son terme. Il s’agit de la sécurisation du domaine par la construction de la clôture. Il faut préciser que les travaux de construction des bâtiments de la maison internationale de Guèlèdè   sont prévus pour démarrer normalement  en 2015. Mais le ministre Abimbola a promis de tout faire pour que les travaux démarrent plutôt avant la fin de l’année en cours.

Le Palais royal de Kétou entièrement rénové
Après ce chantier, cap a été ensuite mis sur le palais royal de Kétou où les travaux de la réfection du palais semblent évoluer à une vitesse de croisière. Bénéficiant du projet de réhabilitation des palais royaux et espaces de pouvoirs du Mcaat, le palais royal de Kétou, autrefois en ruine, fait désormais peau neuve avec le pavage de toute la cour, la réhabilitation de l’entrée principale, la réalisation des toitures de la clôture, la construction de plusieurs salles et autres. Notons par contre que les travaux de construction du complexe architectural du palais démarrent dans les prochains jours. Ce complexe comporte neuf pièces à savoir la salle de repos des guerriers, le cimetière des rois, la salle de sacrifice suprême, la prison et autres. Sa majesté, Alao Aladé Ifè Gbosé a, au regard de l’immensité du projet,  saisi l’occasion pour remercier le président de la République pour avoir pensé à Kéto. Aussi, a-t-il salué la démarche du ministre Abimbola.

Musée historique Akaba Idéna…
La délégation s’est aussi rendue au grand marché Assèna pour s’imprégner de l’évolution des travaux de la première phase du projet d’assainissement et de pavage de Kétou. Là, le ministre a fait part de sa totale déception quant à la qualité du travail qui se fait. Il a promis d’exiger à l’entrepreneur, la réparation des fautes commises avant le déblocage des fonds restants. Le musée historique Akaba Idéna a ensuite accueilli la délégation. Patrimoine de l’Unesco depuis peu, la réfection de ce musée est financée par le fonds national de développement et de la promotion touristique. Les travaux étant déjà réalisés à plus de 80%, le musée retrace une histoire qui force l’admiration. Selon le guide Adélakoun Osséni, la divinité « Ologoun Odogbo » se trouve à l’intérieur du musée. Le fait que la divinité aime entendre les voix des femmes a conduit à la construction du marché « Odja Nla » en face du musée. Musée sacré, des propos maléfiques y sont interdits  puisque la divinité « Asolé » s’y oppose. A l’entrée du musée, se trouve « Ilèku Abo » ou porte femelle qui se ferme d’elle-même en cas de danger et ce n’est qu’après des sacrifices, qu’elle s’ouvre à nouveau d’elle-même.

Université d’Agriculture de Kétou…
C’est la dernière étape de la visite. Ici, rien n’a encore démarré. C’est seulement samedi dernier que les travaux ont été officiellement lancés à Sakété par le Chef de l’Etat et le ministre de l’Enseignement supérieur, François Abiola. Pour Olofindji Blaise, le premier adjoint au maire de Kétou, l’université est réparti sur deux sites différents à savoir le Rectorat qui s’étend sur 20 hectares à Awayi et l’Université elle-même qui s’étend sur 1000 hectares à Idigny. Le représentant des populations, Gilbert Lalèyè a confié que la pose de la première pierre en Février 2013 a été accueillie avec joie mais il a déploré la lenteur qui caractérise les travaux. Il a donc sollicité l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour que les travaux connaissent une accélération. Au terme de la visite, le ministre Abimbola s’est dit globalement rassuré de l’évolution des différents travaux sur le terrain.  Il s’est ensuite réjoui que sa Commune Kétou soit dotée de la première Université d’Agriculture en Afrique. Jean Michel Abimboala a rappelé aux populations qu’une Université est une infrastructure d’intégration sociale et ne devrait pas être l’objet d’une division au sein des fils et filles du Plateau qui semblent ne plus parler le même langage. Pour lui, le lancement des travaux à Sakété est un signe de réconciliation des régions du Plateau. Il a donc lancé un appel à l’union des ressortissants du plateau autour de ces acquis.  

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Brs 2014 : Les six derniers candidats planchent

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Le deuxième prime de la saison 2 du concours Bénin Révélation Stars a eu lieu samedi 30 août à l’espace Mayton sis derrière le campus d’Abomey- Calavi. Il a mis aux prises, les six derniers candidats en lice pour la compétition.  
Un deuxième prime qui a moins comblé les attentes que le tout premier. C’est le constat fait par les membres du jury de cette deuxième édition du concours Bénin Révélations Stars. Les six derniers candidats de cette saison 2 auront donc moins convaincu que leurs collègues qui sont passés pour le compte du premier prime. « Rien n’est encore joué cependant » a fait savoir Eric Gbèha fin connaisseur de la musique qui exhorte les jeunes candidats à bien travailler pour les fois à venir. Romaric Soton qui revient pour la deuxième fois dans le concours, Jean-Baptiste d’Almeida, Pierre Assogba, Hermann Gammaïzo, Laurence Djèton et Nadine Gougnika  sont ces jeunes artistes qui ont d’abord interprété chacun un morceau de son choix. Ensuite, ils ont exécuté les chansons imposées par les organisateurs. Les hommes ont repris « sounou lèbi » de l’artiste Ignace Don Métok. Quant aux deux jeunes filles en compétition, elles ont interprété le morceau « moulété » de la talentueuse Sessimè. L’artiste était d’ailleurs présente à ce deuxième prime, comme l’an dernier. L’initiative de Tony Yambodé et ses partenaires, placée cette année sous le thème «l’eau et l’enfance malheureux», est une manière de rendre hommage de leur vivant aux deux artistes. La prestation de Sessimè a mis un terme à la soirée qui n’a pas connu de délibération. Dibi Dobo et Lady G seront célébrés au troisième prime prévu pour le samedi 6 septembre. A cette étape, le jury renverra à la maison six candidats qui diront adieu à la compétition.

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Appui à la production audiovisuelle : Bonaventure Assogba parle des réalisations du Fapa

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Le Fonds d’appui à la production audiovisuelle est institué pour promouvoir une production télévisuelle et radiophonique  nationale compétitive, de bonne qualité, reflétant la vie quotidienne, les attentes et aspirations des populations béninoises et capable de faire rayonner le Bénin dans le monde. Son directeur, Bonaventure Assogba, a fait la lumière sur les activités de sa structure.


Le soutien financier des projets de réalisation audiovisuelle est la principale attribution du Fonds d’appui à la production audiovisuelle (Fapa) dirigé depuis sa création par le journaliste et réalisateur béninois Bonaventure Assogba. Dans le cadre d’une série d’émissions consacrées aux structures du ministère de la communication, le directeur du Fapa est passé sur la chaîne nationale pour faire la lumière sur ses activités. On retient que beaucoup d’activités sont à mettre à l’actif de cette direction dont la présence dans l’univers médiatique est notamment matérialisée par « les écrans du Fapa ». C’est une tranche qui occupe en effet l’Ortb les premiers jeudi du mois, pour la projection des films financés par la structure. Participations aux festivals de films organisés au Bénin dont Quintessence et Lagunimages, financement de projets de films et autres sont à mettre à l’actif de l’institution que dirige Bonaventure Assogba. Le Fapa ambitionne d’aller plus loin et n’attend que l’accompagnement des décideurs, pour aller plus loin dans ses initiatives  
Une institution avant-gardiste de la production professionnelle

Donner du souffle à la production audiovisuelle locale d’essence typiquement nationale. Tel est l’objectif que poursuit le Fapa. Ceci pour faire face à l’envahissement de la production audiovisuelle étrangère. Une production qui ne reflète pas nos réalités béninoises. Le Fonds d’Appui à la Production Audiovisuelle est donc un dispositif de financement public, un organisme sous tutelle du Ministère chargé de la Communication. Il est une direction technique chargée de la relance de la production audiovisuelle nationale. Le Fonds est ouvert aussi bien aux producteurs des organes audiovisuels du service public qu’aux producteurs des organes de télévision et de Radio ou des agences de production audiovisuelle du secteur privé, et même aux réalisateurs indépendants. Il finance à hauteur de 25% du coût global des projets de production audiovisuelle, les dossiers sélectionnés.

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Stade de l’Amitié de Kouhounou : Quand les manifestations culturelles tuent la pelouse verte

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Le stade de l’Amitié de Kouhounou, le plus grand pôle sportif du Bénin est malade. Malade du souci de ses dirigeants de rentabiliser l’infrastructure, à travers son occupation. Et, tout se fait sans une certaine éthique. L’ensemble des installations et particulièrement le terrain de football, est touché par les affres de l’affairisme dans ce centre sportif d’excellence.
Le concert de l’artiste Koffi Olomidé organisé en mai 2003 et qui s’est soldé par le décès de quelques spectateurs ne devrait pas se tenir, si les consignes avaient été respectées à la lettre. Il a fallu l’intervention d’une grande personnalité béninoise pour ouvrir les gradins du grand terrain de football au spectacle. Le gazon de l’infrastructure, aux dires des connaisseurs en a souffert en son temps. Les compétitions sportives qui ont occupé le terrain de football par la suite, ont fait éloigner du terrain de football, les concerts et autres manifestations artistiques et culturelles qui ne cessent de réduire la longévité du gazon. Qu’il soit naturel ou artificiel. Estompés pendant un temps, les spectacles ont refait leur apparition sur la pelouse verte du stade de l’amitié, notamment avec le concert du groupe Kassav et aussi celui du sénégalo-américain Akon. Les concerts annoncés pour se tenir mensuellement par le gouvernement béninois, ont aussi pris d’assaut la pelouse, avant de disparaître à jamais. Ces derniers temps, c’est à un regain d’activités culturelles qu’est encore soumis le terrain de football.

Absence de salles de spectacles
En réalité, c’est la multifonctionnalité du terrain de football du stade de l’Amitié qui est son propre mal ? En effet, sa  capacité de 35.000 places, fait de lui le grand plus centre d’accueil de manifestation au Bénin. C’est la raison pour laquelle le dévolu est jeté sur lui, ces derniers temps. Car les organisateurs de manifestations culturelles se contentaient encore du palais des sports qui est une salle aménagée pour accueillir des spectacles. Il a fallu que le Cos-Lépi loue le palais des sports pour que le terrain de football soit pris d’assaut. Il ne peut en être autrement parce que le Bénin manque de salles de spectacles dignes du nom. L’Institut français de Cotonou et le palais des congrès sont les rares salles de spectacles dont regorge le Bénin. Le théâtre national, lieu physique pouvant accueillir des spectacles se fait désirer.  C’est donc tout naturellement que le terrain de football du stade de l’amitié sert comme lieu de spectacle. Et ce, jusqu’à ce que détérioration s’en suive.

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Après l’expérience ivoirienne : Dj Ricardo se ressource dans la tradition

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L’artiste béninois Dj Ricardo qui a longtemps fait de la musique ivoirienne, veut changer de cap. Désormais, l’artiste imprime une couleur locale à ses compositions.
L’auteur du morceau «tétéboulance » exécuté sur la musique ivoirienne « coupé-décalé » donne une nouvelle orientation à sa carrière musicale. Longtemps adepte du  « coupé-décalé », ce qui fait d’ailleurs que beaucoup le prennent pour un artiste de nationalité ivoirienne, Dj Ricardo ambitionne de donner des couleurs nationales à ses prochaines compositions. Il ne renonce pas pour autant au « coupé-décalé ». Puisqu’il assume, lui au moins, faire une musique ivoirienne à laquelle il n’a pas donné un autre nom. De son vrai nom Richard Adéola Agboton, Dj Ricardo promet des morceaux traditionnels cuisinés à la sauce béninoise à ses nombreux fans. Il annonce dans la foulée, un album traditionnel dont la réalisation ne saurait tarder. Pour l’heure c’est une chanson soutenue par le rythme « ogbon » du sud-est du Bénin, qu’il soumet à l’écoute de ses fans. A travers ce morceau, Dj Ricardo rend un hommage à la grande famille Agboton à laquelle il appartient. C’est un morceau qui sera même présenté aux deux grands dignitaires de la famille. Avec un artiste de la musique traditionnelle, Dj Ricardo envisage un featuring pour donner du poids à son album traditionnel.
C’est en mai 2005 que les Béninois ont appris à connaître l’artiste Dj Ricardo à travers le lancement de son premier album solo. Sinon deux années plus tôt, il s’était déjà signalé par un duo avec son compère Zoulky. Après le premier cri « tétéboulance », d’autres albums et de nombreuses chansons composées à la volée, ont émaillé le parcours de l’artiste Dj Ricardo. Un artiste qui a multiplié les scènes dans tout le Bénin et à l’extérieur. Aujourd’hui, l’artiste qui nous réserve son album traditionnel, vit entre Abuja la capitale nigériane et le Bénin.

M.M

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Vie des artistes : Edia Sophie retient l’attention du Maire Atrokpo

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Le maire de la ville de Bohicon est sensible à l’état de santé de la doyenne de la musique béninoise. Sophie Aguidigbadja a reçu du soutien. Soulager un tant soit peu la première femme artiste de musique moderne du Bénin. L’objectif du maire Luc Atrokpo est noble. Il a offert un compte crédité de 500.000 F à Sophie Aguidigbadja qui a besoin du soutien de tous. La santé de l’artiste a en effet faibli. On se rappelle qu’en 2008, Edia Sophie avait terriblement souffert. Il y a plus de peur que de mal à l’époque et elle a recouvré sa santé avant de faire une rechute l’an dernier. Les cris de détresse de l’artiste viennent d’avoir un écho favorable auprès de Luc Atrokpo qui outre le compte ouvert, est allé vers Edia Sophie, les mains pleines de présents. D’autres personnalités pourront-elles emboîter le pas au maire de Bohicon ? C’est en réalité ce qui serait souhaitable. La vieille dame a plus que jamais besoin de l’assistance de tous.

Y-P.L 

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Miss Bénin 2014 : Belleciane Fifonsi couronnée

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La compétition Miss Bénin 2014 a livré son verdict. Mademoiselle Belleciane Hounvènou a été désignée à l’issue d’une soirée qui a eu lieu  samedi 23 août au Palais des Congrès.
La première parade, une surprise et une innovation, a consisté en une présentation des douze candidates dans une tenue policière. Accompagnées par l’orchestre de la police nationale, les prétendantes au trône de Miss Bénin 2014 sont ensuite venues se présenter au public et aux membres du jury en tenue traditionnelle. Puis en tenue de plage. Un dernier passage qui a permis au jury présidé par Gilles Bokpè de dire au revoir à cinq parmi les filles. Au terme de la prestation orale des sept restées en lice, c’est la représentante du département de l’Ouémé, Belleciane Fifonsi Hounvènou qui remporte la couronne. D’une taille de 1,72 m pour 50 kg, Belleciane Fifonsi Hounvènou la nouvelle Miss Bénin est étudiante en Linguistique à l’Université d’Abomey-Calavi.
«Au cours de mon mandat d’un an, je donnerai une opportunité à la vie en luttant contre l’avortement, en sensibilisant la population béninoise, surtout la jeunesse. Je m’engagerai aussi sur le chantier de la lutte contre la pauvreté, car c’est elle qui pousse souvent à ces actes», a dévoilé Belliciane Hounvènou qui aime bien la lecture et la danse traditionnelle. Plusieurs lots sont offerts aux quatre dauphines ainsi qu’à la Miss Bénin 2014 qui bénéficie entre autres d’une voiture d’une valeur commerciale d’au moins 13miilions ; d’un chauffeur rémunéré par l’association culturelle Miss Bénin, durant son Mandat d’un an ; de 50.000F CFA par mois pendant 9 mois pour ses besoins en carburant et d’un chèque de 2.000.000F Cfa. Des voyages de représentation du Bénin à des manifestations culturelles à l’étranger et une année de soins de beauté reviennent également à Belliciane Hounvènou. Aline D qui excelle dans le Goumbé, rythme de Dassa, la nouvelle voix montante Faty et le rappeur Adékunlé font partie du casting d’artistes qui ont animé cette soirée de deux heures d’horloge.

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Exposition : Virgile Nassara revient chez les Américains

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L’artiste peintre et sculpteur Virgile Nassara présente ses œuvres au public. C’est à travers l’exposition « Parole agissante » qui marque le retour de l’artiste dans l’espace du Centre culturel américain de Cotonou. C’est en effet depuis l’année 2000 que l’artiste a exposé au sein de cet espace culturel. Ce mercredi 27 août, Virgile Nassara procèdera au vernissage de l’exposition à partir de 18 heures. Virgile Nassara est un artiste béninois qui vit et travaille à kpadovié dans la commune d’Adjarra . Ces œuvres sont souvent sculptées dans des troncs d’arbre et réalisées avec des objets de récupération tels que les os d’animaux, la toile de jute, les débris de verres et de coquillage. Ces matériaux utilisés par l’artiste, reflètent à n’en point douter l’africanité recherchée à travers sa production. Virgile Nassara a été formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en France en 1993.


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« Femmes, courage »: Un concept signé Oluwa Kèmy

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L’artiste Kèmy veut célébrer la femme béninoise à travers le courage dont elle ne cesse de faire montre. Ce sera à travers un show prévu pour le 14 septembre.
Un début marqué par une prestation du rythme Gogohoun à 100%. C’est le concept original que se propose d’offrir à ses fans et à toute la population, l’artiste Oluwa Kèmy. A travers un spectacle géant dénommé « Femmes, courage » elle entend égayer le public en compagnie de certains de ses collègues artistes. On annonce entre autres : Don Métok, Dibi Dobo, Vi Phint, Nelly, Fany Sènan, la compagnie Sèmako Wobaho et un artiste surprise. Le dimanche 14 Septembre prochain est la date choisie pour cet événement placé sous le parrainage de l’artiste Zeynab Abib qui offrira également une prestation au public. La dimension que donne Kèmy à la manifestation, est à la taille du lieu qui l’abrite. C’est en effet sur le grand terrain de football que se déroulera ledit spectacle. Le rendez-vous est pris.

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Souvenir de la traite négrière et de son abolition : Le cri de cœur de Nouréini Tidjani Serpos à Yayi Boni

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A la faveur d’une interview, le professeur  Nouréini Tidjani Serpos, ancien sous directeur général de l’Unesco  a déploré le silence remarqué autour de la commémoration de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ce samedi 23 août 2014 par le gouvernement. A cette occasion, il a déploré la non implication du gouvernement et veut que le président Yayi Boni décide personnellement de marquer l’évènement pour institutionnaliser cette mémoire avec la route de l’esclave.
Matin Libre: Aujourd’hui, nous sommes le 23 août 2014 et on célèbre la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. C’est sûrement un jour à ne pas oublier, cette date-là.

Nouréini Tidjani Serpos: Absolument, la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition a été inaugurée en Haïti par l’Unesco le 23 août 1998. C’est une journée qui commémore la révolte des esclaves dirigée à Saint Domingue. C’est  l’île qui va devenir Haïti. Et c’est dans le nord de cette colonie française de Saint-Domingue que la révolte a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 août 1791. Cette révolte devrait jouer un rôle détonateur dans l’abolition de l’esclavage. Les écoles du monde entier sont appelées conformément à la résolution 4029 C de la conférence générale de l’Unesco à célébrer cette journée en organisant des défilés, des représentations théâtrales, des expositions, des conférences sur le thème des droits de l’homme et aussi à rappeler la lutte contre les formes modernes d’esclavages. Il s’agit d’institutionnaliser la mémoire, il s’agit de ne pas oublier que « le bourreau tue deux fois ». La première fois par l’épée, la deuxième fois par le silence. Il faut absolument empêcher le silence de s’installer sur cette immense tragédie qui a fait la déportation de dizaines de millions d’Africains vers les Amériques. Le programme : «  la route de l’esclave » a été lancé au Bénin, c’était à Ouidah. C’était le ministre Francisco qui était à l’époque  le ministre et dans tous les Etats, il était prévu que les programmes scolaires devraient être revus de telle sorte que dans ces programmes-là, nos élèves, nos enfants puissent avoir une part de cette institutionnalisation de la mémoire. Mais bizarrement, le Bénin qui non seulement a avec Haïti lancé l’idée de la résolution de la route de l’esclave, aujourd’hui se tait. Il n’y a rien, strictement rien, aucun programme scolaire comme ça été prévu n’a été fait. Il y  a comme une amnésie historique et c’est très important et j’en appelle solennellement  au chef de l’Etat, au président de la République pour que quelque chose soit fait, pour que nous puissions ne pas oublier. Il est très important que cette journée internationale du souvenir de l’abolition de la traite négrière soit une journée fondamentale pour nous. Tout le monde sait la part que le Bénin a eu à prendre dans la traite négrière, tout le monde sait l’effort énorme qui était fait par le régime de Soglo pour institutionnaliser cette mémoire avec la route de l’esclave à Ouidah. Mais aujourd’hui c’est un silence qui nous questionne, qui pose énormément de problème. Au niveau des ministères de l’Enseignement, il y a un silence mortel et c’est absolument incompréhensible qu’une journée aussi importante pour notre mémoire, pour notre histoire puisse passer comme ça sans que personne ne le dise. Il faut que le chef de l’Etat fasse quelque chose, il faut qu’on dise que cette journée-là est incontournable dans notre pays.  Sinon nous serons un  peuple sans mémoire, nous serons un peuple qui joue avec son passé. Donc c’est dans ce sens que je pense que cette journée internationale du 23 août a des objectifs très précis. Et surtout que maintenant au niveau des Nations Unies, on va lancer bientôt, c’est déjà adopter, c’est le lancement qui va commencer, la colonie des peuples d’ascendance africaine. Ça va de 2014 à 2025. Et donc c’est extrêmement important, cette année c’est encore plus important parce que Haïti est en train de célébrer le 210 è anniversaire de libération de l’esclavage et de l’institutionnalisation de la mémoire. Mais qu’est-ce que nous faisons ? Pourquoi ce silence mortel ? Pourquoi nous ne sommes  pas debout mobilisés ? Pourquoi il n’y a pas d’activités culturelles partout ? Pourquoi dans nos écoles, on n’a pas préparé ce travail-là ? Pourquoi les moyens n’ont pas été mis à la disposition des enseignants pour que l’on puisse réveiller, expliquer aux enfants, dire ce que c’est ? Je crois que le chef de l’Etat a ici une responsabilité personnelle. Nous ne pouvons pas jouer avec notre mémoire, nous ne pouvons jouer avec notre passé. Il faut que quelque chose soit fait. Nous pouvons encore rattraper le retard au lieu d’avoir une journée internationale, il peut décider  que ce soit une semaine nationale qui est consacrée à ce sujet-là. Des instructions doivent être données pour qu’on commence à revoir nos programmes et  que nous puissions savoir que nos enfants ont dans leurs programmes d’histoire des éléments leur permettant de ne pas oublier le passé.

La célébration de la journée du souvenir de l’abolition de la traite négrière, coïncide avec le 20ème anniversaire de la route de l’esclave. Comme vous le disiez, il faut creuser le silence. Est-ce que c’est pour anticiper par rapport à l’institutionnalisation de la mémoire que vous avez tout fait pendant que vous étiez encore à l’Unesco pour que la route de l’esclave soit une réalité alors que Haïti pouvait profiter de cette initiative de l’Unesco ?

Haïti a profité de cette initiative de l’Unesco puisque c’est Haïti et le Bénin qui étaient les parrains de cette résolution qui a créé la route de l’esclave. Nous étions les deux Etats parrains et donc de ce point de vue là, il n’y a de problème. A l’heure actuelle, ce qui est important et que la Directrice générale de l’Unesco dans son message sur la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, elle a également insisté sur le fait que tout le monde, tous les Etats membres doivent participer à la création d’un mémorial permanent en hommage aux victimes de la traite transatlantique des esclaves. Et ce mémorial sera installé au siège des Nations Unies à New York. Donc elle en a profité pour appeler tous les Etats membres et les partenaires de l’Unesco, dans les écoles, les universités, les médias, les musées et les lieux de mémoire, à  marquer  cette journée internationale et à redoubler d’effort pour que le rôle joué par les esclaves dans la reconnaissance des droits humains universels soient mieux connus et davantage enseignés. Cet appel d’Irina Bokova est extrêmement important. Il y  a également cette phrase de Wolé Sognika qui est prix Nobel de Littérature, qui a dit ceci : « quiconque a visité les cellules de Goré ou parcouru la route des esclaves de Ouidah jusqu’aux lieux d’embarquement ne peut s’empêcher qu’il soit Africain ou non Africain, d’éprouver le sentiment d’un véritable pèlerinage spirituel. ». Ce point de vue de Wolé Sognika nous interpelle aussi. Qu’-est-ce que nous allons continuer de faire ? Est-ce que nous allons nous battre ? Est-ce que nous allons faire en sorte que nous puissions participer au lancement de ce mémorial ? Est-ce que nous sommes à même de nous demander si chaque Béninois donnait simplement un franc pour ce mémorial ? Ça  sera 10 millions de FCFA pour ce mémorial. Et ce sera peut être notre contribution à l’effort que nous sommes en train de faire pour que ce mémorial soit mis debout. Je pense qu’il y a des choses à faire. Il faut que cette journée nous interpelle et il faut qu’on se mette debout. Et une fois que nous serions debout, nous ne pouvons qu’aller de l’avant.

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