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Culture

Célébration de la francophonie au Bénin : La Faegla crée l’émulation au sein des jeunes lecteurs

florent-eustache-hessou

La fédération des associations d’écrivain gens de Lettres et assimilés (Faegla-Bénin), dans le cadre de journée mondiale de la francophonie, a récompensé les efforts de quelques jeunes acteurs de la chaîne du livre au Bénin. C’était à la faveur d’une cérémonie symbolique de délibération des résultats du concours dénommé‘’Mon plus beau livre’’, ce mardi 22 mars 2016. Déroulée à salle des manifestations du Bluezone sis au quartier Zongo.Cette cérémonie conduite en personne par  le président de la ‘’Faegla’’, Florent Eustache Hessou, a primé six lauréats. Il s’agit de : Kotchoffa Julio Odilou, Aïzan Gérard, Hlannon Juste Wilfried, Kansou Kandé Julien, Ibrahima Aboubacar et Montcho Yanick, qui sont respectivement premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième et cinquième ex. Dans le rang des acteurs de la chaîne du livre distingués et encouragés au cours de la cérémonie, on peut citer : Tanguy Agoï, journaliste spécialiste des questions de littérature sur Canal3,Carmen Toudonou, Habib Dakpogan et Méchac Adjaho, auteurs, Koffi Attede et Rodrigue Atchaoué, promoteurs de maison d’édition et bien d’autres personnes. Cette initiative est à sa première édition et elle entend œuvrer à la pérennisation et à la promotion durable de la langue française à travers la lecture quitte à réveiller également l’amour pour le livre au sein de la jeunesse.

T.G.

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Dans l’édition du 20h du journal d’hier sur l’Ortb : Erick-Hector Hounkpè revient sur les innovations du Fitheb 2016

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« Pour le compte de l’édition 2016 du fitheb, nous avons des innovations fondamentales.Elles se situent sur deux axes. Du 23 au 31 mars, nous allons installer ce que nous appelons le ‘’Fitheb Jononhi’’.C’est-à-dire ce fitheb qui fusionne les créations étrangères et africaines. Ensuite, il y aura le ‘’Fitheb Houéhi’’, c’est-à-dire novatoire, qui apportera chaque dernier week-end du moisdes spectacles dans les villes qui n’ont pas reçus le Fitheb. Et donc, je profite pour préciser que cette fois-ci, les villes à l’honneur sont Cotonou, Porto Novo, Lobogo, Abomey et Parakou. Alors dans le Houéhi, nous irons à Ouidah, Dassa, Djougou, Natitingou, Kandi et autres. L’objectif est de porter l’art qui est le théâtre vers ce public.

Pour ce qui concerne la place qu’occupe le théâtre béninois sur le marché international, je dirai une place réduite. Tout simplement parce qu’il s’agit d’abord pour notre pays d’investir dans l’art et la culture pour assurer une économie culturelle plus dense. Puisque, seuls ceux qui ont une économie forte dominent le monde. Et seuls ceux qui ont une économie culturelle forte se positionnent sur la toile. Donc il faudra faire en sorte que les arts soient promus. C’est important qu’on investisse dans la culture.

La cérémonie d’ouverture aura lieu dans le village du Fitheb installé sur l’esplanade intérieur du stade de l’amitié avec le spectacle intitulé ‘’La nuit du songe’’ du metteur en scène Alougbine Dine. Il y aura plus de 300 artistes sur scène (ce jour jeudi 24 mars) à 19h. Toute la population est conviée à faire le déplacement.»

T.G.

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Innovation dans le cadre du Fitheb : Le siège de l’institution fait peau neuve et prend le Jaune

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Pour que brille de mille feux le Fitheb 2016, l’attraction s’opère dans tous les sens. Le bâtiment de l’ex Ciné vogue, aujourd’hui entièrement consacré au festival international de théâtre du Bénin, prend de nouvelles couleurs. Entre temps badigeonné d’un ocre sale et couvert par endroit d’un jaune de ruine avec des toiles d’araignée et d’épaisses couches de poussière, l’immeuble captive désormais l’attention  par sa couleur jaune soleil  éclatant. Signe que les reformes ne se résument pas uniquement au plan structurel. Le Directeur de l’institution, Erick-Hector Hounkpè entend redonner au festival ces lettres de noblesse d’entant. « Désormais ce sera la couleur du festival. La couleur jaune. D’abord c’est l’une des couleurs que porte notre drapeau qui symbolise tout ce que vous savez, la richesse, l’abondance, le bonheur etc. Aussi, c’est une couleur qui accroche bien, qu’on remarque vite », va-t-il mentionner pour indiquer le bien fondé du choix d’une telle couleur. Il faut faire découvrir que cette couleur jaune fait du siège du Fitheb, un joyau attractif sur l’avenue Steimez. Il s’agit d’une première qui rehausse l’image de l’institution et qui est à mettre à l’actif de son Directeur Erick-Hector Hounkpè.  

T. G.

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Célébration du Feladays : L’institut français rend bientôt un digne hommage à l’icône du Jazz

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De son vivant, il a réussi à se faire prophète du rythme Jazz en Afrique. Le Nigérian Fela Anipolako Kuti a retenu l’attention du monde entier à travers son caractère atypique au plan physique et sur scène.  Aujourd’hui on ne parle de lui que par ses œuvres musicales qui sont d’une qualité irréprochable. Aussi, continue-t-il de laisser des traces dans les mémoires à travers ses reliques parquées au musée de Kalakuta au Nigéria. L’artiste, du moins, sa mémoire, sera célébrée en pompe les 25 et 26 mars prochains à l’institut français de Cotonou. Au programme, il y aura une projection de documentaire, exposition, débat, graffiti. Par ailleurs, l’artiste musicien Dagbo du Nigéria, les international African Jazz, Isdeen, Métalokan, Gangbe Brass Band et Femy Kuti le fils héritier de Fela seront sur scène, pour un inédit concert que tout Cotonou est invité à suivre.  

Teddy GANDIGBE  

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Concert à l’institut français de Cotonou : Ray Lema tient en haleine le public

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(Un spectacle fortement soutenu par des artistes béninois)
L’artiste congolais Ray Lema était en concert dans la soirée du  vendredi 18 mars 2016 au théâtre de verdure de l’institut français de Cotonou. Devant un public connaisseur de la belle mélodie, cette grande voix du Congo (RDC), accompagné d’autres rossignoles tel que Frédy Massamba, a égayé les mélomanes ayant effectué le déplacement. A travers le déroulement d’un riche répertoire, l’artiste musicien et son équipe n’ont laissé personne indifférente. Entre le piano et sa guitare sèche électronique, Ray Lema a fait montre d’un talent atypique. Près d’une dizaine de morceaux a été exécutée avec enchantement. Entre autres : ‘’les oubliés de Kivou’’, ‘’La dot’’, sont des morceaux qui ont suscité enthousiasme et émotion. La scène avait accueilli des artistes béninois de la trempe de Sergent Marcus, Jean Adagbénon et le groupe Wood Sound. Chacun d’entre eux a apporté une touche particulière au spectacle. Le groupe Wood Sound à travers les percutions a renforcé de manière agréable la sonorité sur la scène.

Teddy GANDIGBE

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Fitheb 2016 : La grosse vague des spectacles d’attraction s’éclate

fitheb

(La cible visée atteinte)
 Une série de spectacles d’attraction s’est déroulée un peu partout dans la ville de Cotonou,hier, lundi 21 mars 2016. L’initiative s’inscrit dans le cadre des activités périphériques au festival international de théâtre du Bénin(Fitheb).Les artistes danseurs, chanteurs et comédiens, sur instigation du Directeur de l’institution Erick-Hector Hounkpè, ont pris d’assaut quelques terre-pleins centraux pour donner,à travers l’exercice de leur art, de la visibilité au festival qui démarre sous peu. Ainsi, quatre sites à savoir : l’espace environnant le passage supérieur de Houéyioho, le carrefour Ste Cécile, la place Lénine à Akpakpa  et Calvaire à Fidjrossèont été retenus pour abriter lesdits spectacles. Pour des raisonsd’ordre administratifcelui qui devrait se tenir à la place Lénine a été délocalisé au siège du Fitheb. Néanmoins, la situation n’a en rien émoussé de l’ardeur des artistes et mieux l’effet de leur prestation s’est fait sentir avec ferveur. L’installation de la compagnie artistique ‘’Toffodji’’ avec quelques coups sur les tambours et des pas esquissés ont suffi pour voir l’alentour du Fitheb bondé d’une foule hétéroclite faite de Zémidjanman, d’écoliers et élèves visiblement sortis des cours, des vendeurs ambulants et d’autres personnes venues savourer du spectacle qui s’offrait en plein air. Les démonstrations de l’échassier (Kpodjiguèguè) et des danseurs faisaient déchaîner les passions et l’enthousiasme.L’engouement a battu son plein et chacun y allait de son commentaire et de ses appréciations. Ceux qui ne sont réellement pas imprégnés de l’occasion d’un tel spectacle s’acharnaient à en savoir davantage. Et à l’explication, le geste des doigtsrégulièrement pointés vers la bâche frappé à l’effigie du Fitheb attachée au mur, permettait aux uns et aux autresde s’informer le plus rapidement possible et de faire économie d’énergie pour mieux se concentrer sur ce qui se passait devant eux.

Teddy GANDIGBE

Ils ont dit


Paulin Kintonou, acteur comédien
En fait je fais partie du comité d’organisation, plus précisément je suis à la programmation. Et permet moi de te dire que je viens de l’échangeur de Houéyiho où le magicien slameur Thibaut Adotanou et la compagnie Ishola ont presté. Je vous assure que tout comme ce que vous voyez ici au Fitheb, la ferveur était au rendez-vous avec en clé une marée humaine.Pour moi l’objectif est déjà atteint, puisque la visée principale de ces spectacles c’est l’attraction du public et je crois que ce à quoi nous assistons n’a pas un autre nom.
 
Houéssovou Diègue, spectateur
Moi je suis très séduit par tout ce qui se passe ici. Je sais que c’est pour annoncer le Fitheb que les artistes se sont mobilisés comme ça. La bâche au mur l’indique bien. Tout ce qu’ils sont en train de faire pour l’épanouissement de notre culture c’est à saluer. Le théâtre a perdu de toute sa valeur et je pense que c’est une belle manière d’inviter la population autour et de leur redonner le goût.
 
Damon Joseph, agent de sécurité spectateur
Je pense que pour ce que je vois c’est le festival du théâtre qui veut commencer. Vraiment nous sommes contents de cette manière de nous annoncer l’approche d’un tel événement. C’est original. Vous entendez les acclamations non. C’est la preuve que nous sommes contents. Et nous demandons aux autorités de continuer dans cette même lancée.

Propos recueillis par Teddy GANDIGBE

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Erick-Hector Hounkpè au sujet des activités périphériques du Fitheb : « C’est une masturbation intellectuelle qui… »

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Le Directeur du Festival international de théâtre du Bénin, Erick-Hector Hounkpè, s’est employé a levé un coin de voile sur les raisons qui fondent l’instauration des activités périphériques au Fitheb, notamment la table ronde. C’était à la faveur d’une conférence de pressedonnée le samedi 19 mars dernier au siège de l’institution.

Matin Libre : Pourquoi la table est ronde au lieu d’être rectangulaire ?

Erick-Hector Hounkpè : Une table ronde, parce que c’est une tradition dans le Festival International du Théâtre du Bénin (Fitheb) d’avoir des activités périphériques intellectuelles. Soit c’est une table ronde, soit c’est un colloque, soit c’est une série de conférences qu’on donne pour fédérer des professeurs d’université, des praticiens de théâtres, des metteurs en scène, de gens pour pouvoir conduire la réflexion sur les métiers de théâtre et leur avenir sur les préoccupations que portent les créations théâtrales. Et donc, c’est une masturbation intellectuelle qui se fait au sein du Fitheb depuis longtemps. Voilà la première raison.

L’autre raison qui permet de répondre à la question pourquoi ce thème, c’est qu’il nous faut mener la réflexion sur le parcours du théâtre au Bénin. Et nous avons choisi, parce que le Fitheb a 25 ans, la thématique : « 25 ans de renouveau démocratique, 25 ans de Fitheb : théâtre, démocratie et développement au Bénin et en Afrique ». La démarche est pour réévaluer les rapports entre théâtre et démocratie, théâtre et politique, théâtre et développement, et souligner l’apport des femmes et hommes de théâtre à la résurgence de la démocratie au Bénin, en Afrique et dans le monde. Je le dis d’autant que nous devons situer les faits. Le renouveau démocratique nous est revenu après des péripéties douloureuses en 86, 87, 88, 89. Les mouvements subversifs, d’abord scolaires, estudiantins, et puis sociaux qui ont donc conduit à la Conférence des forces vives de la nation comme on le disait, ayant généré la Constitution du 11 décembre 1990. A partir de là, les premières élections du renouveau démocratique ont eu lieu en mars 2011 et ont fondé le démarrage du régime… on est revenu à la démocratie en 90, on a commencé par faire les élections en 91. Le Fitheb est né aussi en 91 sur papier, et sa première édition a eu lieu en 91. La jonction est toute faite. La deuxième raison de cette jonction est que cela nous permet de célébrer l’engagement des hommes du théâtre du Bénin, surtout quant au renouveau démocratique. Nous rappellerons par-là les cerveaux noirs qui ont été une troupe engagée. Je me rappelle… et d’autres qui ont porté ce flambeau de critique et d’expansion du théâtre dans les coins les plus reculés, dans les écoles. Et puis, ce que la génération actuelle ne peut oublier, il y a l’épopée de l’Ensemble Artistique et Culturel des Etudiants pour préparer, créer et installer des pièces foncièrement critiques ayant conduit inévitablement à la prise de conscience des peuples, et donc ayant conduit à libérer les peuples vers la démocratie. Il était important pour nous de célébrer ces hommes parce que personne ne les rappelle dans l’histoire, personne n’a l’intelligence d’aller dans les tréfonds de ce qui s’est passé. Mais nous espérons que les historiens le feront. Nous autres qui avons vu faire, nous voulons que ces acteurs viennent témoigner, et que les jeunes comprennent que ça n’a pas commencé par eux, que de défendre un idéal démocratique.

Qu’attendez-vous de cette table ronde ?

Ce que nous attendons de cette table ronde, c’est d’abord que les hommes et les femmes que nous avons invités soient là, se retrouvent et discutent sans grande prétention. Ensuite, qu’en filigrane, les idées se précisent et dégagent un cahier de charges et pour le théâtre béninois et pour la démocratie béninoise à l’avenir. Nous sommes comme des avant-gardistes, nous voulons le rester. Nous sommes ceux qui fondent demain, nous voulons le rester. Donc nous voulons poser déjà les jalons, le Fitheb est heureux d’ouvrir ce pont d’ici à l’avenir.

Quel usage sera fait des réflexions issues de cette table ronde ?

A l’issue de cette table ronde, nous nous donnons le devoir de mettre l’ensemble des idées dans une brochure pour que la postérité puisse y avoir accès. Ça ne sera qu’un document, sans prétention, ceux qui s’en empareront en feront ce qu’ils voudront. Ça permettra d’essayer de lancer les éditions du Fitheb.

Il y a trois panels. Le premier et le deuxième pour la première journée. « Théâtre et politique » : ça nous permet de rentrer dans l’histoire, et de nous rappeler que depuis William Ponty, les Béninois faisaient du théâtre politique, « Condo le Requin » de feu Jean Pliya. Et de comprendre que les hommes de théâtre ont toujours été des hommes d’engagement. Il y aura comme deuxième panel, « Théâtre et démocratie », pour faire le point avec… et l’Eace. Et là,… et le fondateur de l’Eace, je veux parler du génial médecin Paul A… ceux-là vont pouvoir parler. Le troisième panel le lendemain, ça sera « Théâtre et Développement », c’est une démarche d’actualisation. Ça concerne tout le monde. Donc tous les invités pourront animer le débat chaque fois, mais là de façon plus vivante. Parce qu’il sera question de projeter le Bénin, le continent pourquoi pas le monde via le théâtre vers le futur. Quels sont les ingrédients, quelles sont les nouvelles thématiques que les hommes de théâtre regardant et observant l’environnement politico-social pourront désormais capter et faire ventiler dans leurs œuvres ? Quelles sont nos nouvelles interrogations ?

Propos recueillis par Teddy GANDIGBE

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Grande nuit Littéraire : La Faegla crée l’émulation autour de la lecture des oeuvres

florent-eustache-hessou

La fédération des associations d’écrivains gens de lettres et assimilés du Bénin (Faegla-Bénin), dirigée par Florent Eustache Hessou, initie la grande nuit littéraire pour encourager l’amour pourle livre au sein de la population, notamment dans le rang des férus de la lecture.Prévu pour se dérouler le Mardi 22 mars prochain à Blue Zone, cette nuit servira d’occasion pour distinguer ceux qui auraient fait un bon compte rendu de lecture d’un livre qu’il aura lu. Ce sera à travers le prix ‘’Mon plus beau livre’’. L’opportunité sera par ailleurs saisie pour reconnaitre le mérite de quelques acteurs actifs de la chaîne du livre au Bénin. Entre : les libraires, les dessinateurs, les imprimeurs et Bien d’autres.

T.G.

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Lancement des activités périphériques du Fitheb : Une lecture scénique de la troupe Kpanlingan annonce les couleurs

fitheb

(Les participants séduits par la démarche)

Le festival international de théâtre du Bénin est prévu pour être lancé offi ciellement le 23 mars prochain. Mais en prélude à la célébration, des activités périphériques annoncent déjà les couleurs et donnent un pétillant avant-goût de la fête. Hier mercredi 16 mars 2016, le complexe scolaire St Félicité de Godomey a accueilli pour le bonheur de ses apprenants la lecture scénique de la pièce ‘’La secrétaire particulière’’ du regretté romancier, nouvelliste et dramaturge Jean  Pliya.   L’occasion a été donnée aux élèves du complexe de vivre avec la troupe Kpanlingan une lecture vivante de ce classique qui a déjà fait le tour des programmes scolaires et qui demeure pour la qualité de son contenu. La prestation a été assurée par six comédiens, tous talentueux les uns que les autres. Alternativement, Sosthène Zohoun, Fabrice Fanou, Constant Tonoukouin, Léa Kpakpossi, Antoinette Kogui et Emilienne Dadéhou ont interprété, texte à l’appui, le  rôle de  Monsieur  Chadas, Jacques, Virginie, Nathalie pour ne citer que ces personnages. Mais avant cette étape, à travers une séance question réponse,les apprenants conviés à la rencontre ont démontré qu’ils maitrisent  l’auteur de l’ouvrage interprété. Ainsi, quelques-uns parmi  eux, choisis au pifomètre, ont cité, de mémoire,les productions du patriarche. « Moi je sais que pépé Jean Pliya a écrit ‘’Les tresseurs de corde’’, ‘’L’arbre fétiche’’ », mentionne en bon connaisseur un élève de la quatrième. Pendant une trentaine de minutes,les apprenants ont goûté au délice de la lecture dont la tonalité, variante d’un acteur à l’autre, n’a laissé personne indifférente. La justesse entre les répliques, les tirades et l’harmonie dans le dialogue ont réduit les apprenants aux éclats de rire et aux applaudissements. Si parmi eux il y en avait qui n’ont jamais eu l’occasion de découvrir la première de couverture de cette pièce, quoique classique,  cette présentation de la troupe Kpanlingan vient alors comme pour sonner le déclic de leur curiosité.

Teddy GANDIGBE

Ils ont dit


Takpin Maurille, élève dans l’établissement

Déjà à voir les acteurs faire la lecture scénique avec des gestes, c’est agréable et cela permet de mieux comprendre le texte. Il me plait de faire comme eux plus tard. J’ai aussi eu l’envie d’aller vers le texte pour le découvrir davantage.

Alladatin Love Crucis, Censeur de l’établissement

« Vous savez que la pièce ‘’La secrétaire particulière’’ est un ouvrage au programme en classe de quatrième. Et il y a que nos enfants n’ont plus le goût de la lecture comme l’ancienne génération. En dehors de la télévision et des portables, ils ne sont plus portés vers la lecture des ouvrages mêmes ceux qui sont au programme. Donc une lecture scénique devant eux leur donnerait de l’intérêt et de l’entrain à aller vers l’ouvrage. Ainsi, l’effet va se sentir en Afrique, pour les professeurs de français. Alors que le Fitheb se déplace vers les établissements pour réaliser une telle initiative, je pense que c’est une première. Et celui ou ceux qui ont pensé cela ont vraiment le goût du neuf, je veux dire de l’innovation.Parce que nous avons toujours connu le Fitheb pour les représentations scéniques avec les professionnels, mais qu’il se rapproche de ceux qui sont appelés à prendre la relève à travers des lectures scéniques, c’est à saluer. Puisqu’il faut donner le goût du théâtre aux enfants. Et, comme le théâtre en tant que représentation scénique est en train de battre de l’aile à la base, ce sera donc l’opportunité de redresser la pente. Avant c’était les élèves eux même qu’on forçait par le biais des clubs scolaires de théâtre pour représenter les pièces, et les professeurs s’essayaient à la mise en scène. Maintenant ce sont les professionnels qui sont là.Je pense que si on continue comme ça le lendemain des arts dramatiques sera assuré. Ce que je souhaite, c’est qu’au-delà de la lecture scénique que le Fitheb assoit dans les établissements des troupes ou les mettent en compétition. »

Houèdan Ornellia, élève dans l’établissement

De cette prestation j’ai retenu comment monsieur Chadas apprécie voir les fi lles, aussi les sentiments qu’il ressent envers son employé Virginie.J’ai particulièrement retenu du texte que si l’on est en société, il faut s’entraider et non chercher à faire du mal à son prochain. En tout cas cette séance était utile parce que plus tard ce texte nous servira de leçon  afi n que nous puissions savoir nous éloigner des patrons comme monsieurChadas lorsqu’on sera grande.

Anglo Harold, élève dans l’établissement

Après avoir suivi cette lecture scénique je n’ai eu qu’une seule envie d’aller vers le livre. J’ai trouvé que les acteurs ont franchement réussi le travail surtout celui qui a fait Chadas.

 

Propos recueillis par Teddy GANDIGBE

 

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Animation du monde musical au Bénin : ‘’Les Frères Guèdèhounguè’’, un répit ou le déclin ?

Freres-Guedehoungue

(Comme eux, d’autres grandes voix se font rares)
Le groupe artistique constitué des frères consanguins et descendants du haut dignitaire Guèdèhounguè, aurait-il momentanément arrêté son aventure dans le showbiz ? C’est du moins, la curieuse question que le mélomane lambda se pose actuellement, au regard du constat qui a déjà interpellé la conscience de bon nombre de béninois. En vérité, depuis plus d’un (01) an, ‘’les Frères Guèdèhounguè’’ sont devenus quasiment absents sur l’échiquier artistique. Alors qu’ils sont incontestablement reconnus comme étant l’un des groupes d’artistes les plus respectés et adoptés par les amoureux de la musique, on se demande ce qui a pu bien se passer pour bloquer leur émergence, pendant qu’ils sont en passe de réussir une brillante carrière? Panne d’inspiration ? Mort anticipée à cause d’éventuelles  mésententes entre les membres du groupe ou avec les diffuseurs? Autant de questions qui restent encore sans réponse, car au-delà de l’absence du groupe sur les scènes artistiques depuis bien longtemps, les chansons et clips des ‘’Frères Guèdèhounguè’’ sont de plus en plus inexistants dans les programmes des médias. Il faut déjà remarquer qu’ils ne sont plus joués sur presque aucune chaîne de télévision. Et cela donne à pousser la curiosité. On risque même de parler d’un embargo général. « Ça fait très longtemps que moi, je n’ai plus jamais suivi un clip des Frères Guèdèhounguè. Même sur les chaînes radio,  on ne les sens plus », a affirmé Charly Olakéyo, un des fans du groupe, lors de nos enquêtes, à Cotonou. « Je me suis posé la question plusieurs fois, mais je demeure sans satisfaction. Même, pendant cette longue période de la campagne électorale, on n’a senti qu’une timide apparition des Frères Guèdèhounguè», renchérit Moutiou Gandonou, un autre féru des belles mélodies du groupe. Lorsqu’on se souvient que ce groupe a, en 2013, lancé son tout dernier album, œuvre qui a connu la participation des baobabs de la musique à savoir Sagbohan Danialou et King Mensah, ce serait bien une honte de tout le monde du showbiz, de voir cet ensemble de valeurs artistiques du Bénin s’estomper. La fierté du peuple béninois en dépend.

Au même titre…

Joka, Bobo D, Kirikanta, et bien d’autres artistes brillent actuellement par leur absence sur les plateformes de diffusion et l’échiquier musical béninois en général. Alors qu’ils ont été adoptés par les mélomanes qui, depuis un certain temps,souffrent de leur silence qui peine à rompre. C’est vrai que les situations de vie obligent l’homme à aller chercher sur d’autres fronts. Néanmoins, la présence à travers les médias convaincrait au moins plus d’un de ce que ces  artistes engagés n’ont pas baissé l’échine.

Loth HOUSSOU

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