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Culture

Clôture d’événements divers ce week-end

fitheb

Fitheb : l’acte 12 a été joué !

Après neuf jours de manifestations diverses, la douzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) est entré de façon définitive dans l’histoire.
Il a eu lieu et a tenu ses promesses…La douzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) démarré le samedi 06 décembre, a connu son épilogue dans la soirée de ce dimanche 14 décembre 2014. L’édition 2014 de cette grand’messe du théâtre africain, il faut le rappeler, a été une exception dans tous les sens. Le festival a été en effet organisé par un Directeur intérimaire qui, entouré d’une équipe dite Comité provisoire de supervision (Cps), a mis les bouchées doubles pour que l’événement se tienne. Ce n’était pas évident avec les ambitions affichées au début par le Directeur intérimaire.

Ousmane Alédji et son faux pas du début

« Le locataire ne plante pas d’arbre fruitier » dit-on généralement au Bénin. Ignorant cette assertion, le Directeur intérimaire a pris sur lui la responsabilité de changer le logo du Fitheb. Une attitude du metteur en scène Alédji qui a suscité le tollé. Le tir a été alors vite corrigé et les travaux préparatoires ont été amorcés. Pour faire adhérer la presse à sa cause, Ousmane Alédji a organisé un dîner de presse qui devrait rassembler les patrons de presse. Il a alors fait part de sa vision et la création d’un journal «Le Mensuel du Fitheb » a été une réalité pour faire la lumière sur les actions à entreprendre par Ousmane Alédji et ses collaborateurs pour l’organisation d’un Fitheb spécial en 2014. Contacts à l’étranger, négociations diverses et autres activités ont marqué le cours de la préparation de ce Fitheb de la renaissance qui a clôturé ses activités dans la soirée de ce dimanche 14 décembre 2014.

L’affaire Ebola

A environ trois mois de la date retenue pour le Fitheb qui vient de fermer ses portes, les médias ont été conviés par Ousmane Alédji. L’exercice consistait à lever un coin de voile sur la programmation provisoire et annoncer que la date initialement fixée à partir du 29 novembre au 06 décembre a finalement été repoussée. C’est là que la nouvelle période du 06 au 14 décembre 2014 a été finalement retenue. A cette occasion, il a été demandé à Ousmane Alédji, les dispositions prises contre la maladie liée à l’Ebolavirus. Il a alors répondu que le festival est « la chose » du gouvernement et que le ministère de la santé devrait prendre des mesures nécessaires. Le conseil des ministres a, après cette conférence de presse du Directeur intérimaire, autorisé la tenue de l’édition 2014. On en était là, quand, contre toute attente, le report sine die de Fitheb 2014 a été annoncé. Les commentaires sont allés bon train et Ousmane Alédji a dû rapidement rencontrer les compagnies béninoises retenues dans le programme provisoire. Confessant que bien des problèmes internes ne sauraient être exposés à la face du monde, le patron de la compagnie Agbo N’Koko a dû rassurer ses compatriotes qui ont tout de suite compris que ce sont les questions de financement qui « embêtaient » un peu Alédji qui a dû écrire une autre correspondance pour dire que le Fitheb aura bel et bien lieu, aux dates prévues.

L’éternelle « palabre » du financement

En réalité, la correspondance du Directeur intérimaire qui reporte sine die le Fitheb 2014 est, on ne peut plus clair, liée à la question de la quote-part financière de l’Etat béninois. Ousmane Alédji a voulu offrir un Fitheb ambitieux de 800 millions au Bénin. Ses ambitions dépassaient largement les possibilités du gouvernement confronté aux questions de survie. On ne pouvait que lui donner 150 petits millions à compléter avec les sous promis par les partenaires pour boucler le budget de 195 millions finalement conçu. Et, Ousmane aura réussi à gérer le peu à lui concédé, pour faire un Fitheb sans gap, contrairement aux éditions passées. Le bilan est cependant attendu pour savoir si le Fitheb 2014 ne s’est pas aussi aligné sur le rang des éditions de la biennale qui doivent aux prestataires divers et qui distraient les fonds publics.
 
Rideaux levés…

Malgré tout, le Fitheb 2014 telle une pièce de théâtre, a été joué. Alea jacta es. Tout a commencé par la sobriété de la cérémonie de lancement où le Directeur intérimaire a remercié Jean-Michel Abimbola pour avoir tenu bon et démenti tous ceux qui priaient pour que le Fitheb 2014 ne se tienne pas de leur vivant. Une programmation de près de 150 spectacles in et off, à Cotonou, Porto-Novo, Parakou et à l’espace Mayton à Abomey-Calavi, des centaines de comédiens, régisseurs, patrons de compagnies et de festivals, ainsi que des représentants de partenaires financiers, ont foulé le sol béninois pour vivre la fête du théâtre africain. Des spectacles grand public au village du Fitheb installé à la Place Lénine à Akpakpa, une conférence et un atelier, ont été les différents programmes du Fitheb. Une édition qui aura aussi laissé la place à l’expression musicale. En collaboration  avec Blackstage, une salle de spectacle, Fitheb 2014 a offert des prestations à ses invités et à la population. Dagbo, le groupe Wood-Sound, Jah Baba ont été offert au public le show clôturé samedi 13 décembre, par le mythique orchestre quarantenaire, le tout-puissant Poly Rythmo de Cotonou. Somme toute, le Fitheb « Ousmane Alédji » aura tenu ses promesses. En attendant d’éventuels non-dits.

Yves-Patrick LOKO

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Où aller ce week end ?

ou-aller

Vendredi 12 décembre



Magieprod présente Fantassia Night « La nuit des folies »
Lieu : Tabou lounge-bar
A partir de 22 heures  

Concerts dans le cadre de Cotonou Couleurs Jazz 2014
Lieux : Institut français du Bénin ; Place du Bicentenaire
A partir de 19 h et 20 heures 30 avec des artistes comme Zap Mama et Titi Robin ; Anice Pépé, Jah Baba et beaucoup d’autres     
 
Différents spectacles dans le cadre du Fitheb 2014
Lieux : Institut français du Bénin; Centre Artittisk Africa, Village du Fitheb Place Lénine, Blackstage
A partir de 19 heures

Samedi 13 décembre



Concerts dans le cadre de Cotonou Couleurs Jazz 2014
Lieux : Institut français du Bénin ; Place du Bicentenaire
A partir de 19 h et 20 heures 30 avec des artistes comme Zap Mama et Titi Robin ; Anice Pépé, Jah Baba et beaucoup d’autres     
 
Différents spectacles dans le cadre du Fitheb 2014
Lieux : Institut français du Bénin; Centre Artittisk Africa, Village du Fitheb Place Lénine, Blackstage
A partir de 19 heures

Dimanche 14 décembre


 

Spectacle de musique : Pierrette Adam’s

Lieu : Terrain du Stade de l’amitié
A partir de 17 heures

Spectacle-lancement nouvel album Belmonde Z

Lieu : Terrain de sport du Ceg Kouhounou-Vêdoko
A partir de 17 heures

Concerts dans le cadre de Cotonou Couleurs Jazz 2014
Lieux : Institut français du Bénin ; Place du Bicentenaire
A partir de 19 h et 20 heures 30 avec des artistes comme Zap Mama et Titi Robin ; Anice Pépé, Jah Baba et beaucoup d’autres     
 
Différents spectacles dans le cadre du Fitheb 2014

Lieux : Institut français du Bénin; Centre Artittisk Africa, Village du Fitheb Place Lénine, Blackstage
A partir de 19 heures

Le plus : Pour les noctambules, les bars Vip qui distillent de la bonne musique, ceux qui offrent les prestations d’orchestre en live se proposent de les accueillir tout le long du week-end.

Les boites de nuit sont aussi ouvertes déjà à partir de ce soir

Bon week-end à toutes et à tous

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Fondateur de l’Agence Images Diffusion - Erick Ahounou, : Le photo « artiste »

erick-ahounou

Un photographe est quelqu’un qui prend des photos avec un appareil photo qu’il soit numérique ou non. Basique comme définition. Et si l’on s’en tient à cela, on peut conclure aisément que nous sommes donc tous des photographes. C’est vrai que la mise sur le marché d’appareils légers, faciles d’utilisation rend la pratique de la photographie accessible au grand monde. Désormais, pour capter des moments de vie, des scènes de la vie quotidienne, que ce soit dans la sphère privée ou publique, il n’est pas nécessaire d’avoir absolument un appareil sophistiqué. Un clic sur le téléphone ou la tablette et le tour est joué. Le numérique a totalement modifié l’univers de l’image pour le bonheur des narcissiques que nous sommes tous. Ha ! Mais c’est qu’il ne faut pas rêver non plus. Tout le monde peut-il se targuer d’être un Henri Cartier Bresson (photographe français décédé il y a 10 ans et considéré comme le pionnier du photojournalisme et de la photographie d’art) ou un Malick Sidibé (photographe malien surnommé l’œil de Bamako) ?

Et puis, savez-vous qu’un  appareil photo peut coûter dans les sept mille euros ? Non, ne rêvons pas trop. Amateurs de « selfies » et autres, rangez-vous. Ici, on parle de professionnalisme, on parle de métier, d’investissement personnel dans un savoir-faire, dans une compétence. Et, cette compétence, notre manager à l’affiche de ce vendredi la possède à coup sûr. Il la possède tellement qu’elle en devient un prolongement de sa personnalité. Erick-Christian Ahounou fait de la photo sa passion et sa vie depuis plus de 20 ans. Il s‘est pris d’amour pour la photographie dès l’âge de 12 ans et c’est à Cotonou en autodidacte qu’il se familiarise progressivement avec ce métier, par la réalisation d’albums photos relatifs à des baptêmes, mariages et autres cérémonies qui ne manquent jamais de se tenir régulièrement les week-end. Mais Erick Ahounou ne compte pas s’arrêter là. Avec sa soif de perfection et cette envie tenace de pousser cette ferveur à un plus haut niveau, il s’engage dans le photojournalisme, et devient en 1999 le président de l’Association Nationale des Reporters d’Image du Bénin. Il se forme par divers stages en Afrique comme en Europe et se fait un nom. Son avantage, la polyvalence. C’est un touche à tout : « Ma formation d’autodidacte et mes stages de recyclage m’ont amené à faire autant l’actualité pratique, le sport et les spectacles. J’adore le mouvement, les manifestations ». On le sent presque jubiler en nous disant cela. Il s’est fait remarquer avec « Erotisme du regard », une exposition qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive en 1998 à Cotonou. Oui, il avoue volontiers son côté provocateur et s’affirme en homme de défi. Ainsi, il expose en noir et blanc, une trentaine de clichés de nu féminin. Exposition unique en son genre à l’époque et encore aujourd’hui d’ailleurs. Hommage à la beauté de la femme, à ses formes splendides mises en scène avec de simples accessoires (foulards, perles, colliers, etc). L’exposition aura du succès aussi bien au Bénin qu’à l’étranger, notamment en France, aux Pays Bas et en Finlande. De nombreuses autres expositions suivront avec autant de succès.

Erick-Christian Ahounou ainé d’une fratrie de six enfants, est marié et père de deux enfants. Très proche de sa famille, sa seule tristesse qu’il partage avec nous, au moment de l’entretien, est de ne pas pouvoir être au Bénin, aux côtés de sa chère maman, qui souffle justement aujourd’hui ses 80 ans. Non, malheureusement, si l’ami Erick a le don de capter et d’immortaliser de fort belle manière, des instants de vie, il n’a pas encore reçu le don d’ubiquité. Nous acceptons donc avec plaisir, d’être son porte-voix et de présenter nos meilleurs vœux à la mère de celui qui, avec la curiosité d’un enfant toujours en quête de terrains inconnus à explorer, avec volonté et rigueur, a réussi à se tailler une place de choix et un nom qui vaut son pesant de crédibilité et de respect, dans cet univers des envouteurs que sont les photographes, selon le mot de Michel Tournier.

Par Djamila Idrissou Souler - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pensez-vous que la photographie est un art ?

Je paraphraserai un des grands photographes contemporain pour répondre à cette question. Je ne suis pas si brillant en anglais mais cette phrase de Ansel Adams m’a marquée ‘’ You don’t take a photograph, you make it ‘’ Je sais que la photographie est une œuvre de l’esprit, le combat continue pour sa classification. Pour moi sans généraliser, certaines photos peuvent être considérées pour de l’art.

Mais aujourd’hui tout le monde peut faire de la photo : il suffit d’un appareil numérique, de Photoshop par exemple et le tour est joué ?

C’est vrai qu’aujourd’hui tout le monde, ou presque, fait des photos. Chacun peut facilement appuyer sur la touche du déclencheur d’un appareil photo, d’un smartphone ou d’une tablette. Le monde évolue et la technologie est passée par là. Observez lors d’une manifestation officielle, ou d’un mariage, tous veulent immortaliser ces moments. Le numérique a tué la photographie, surtout en Afrique. Mais c’est de bonne guerre. Nous ne pouvons rien contre l’évolution. Je dirai simplement que quand les gens ont vraiment besoin d’une photo pour une utilisation professionnelle, ils savent à quelle porte taper.

Il y-a-t-il une école pour apprendre à devenir photographe ?

Bien sûr qu’il y a des écoles et des centres spécialisés pour se former. Moi j’ai certes eu un parcours atypique, autodidacte à la base, j’ai pu bénéficier grâce à la coopération française de plusieurs stages de perfectionnements en Afrique et en France entre 1992 et 2000. Malgré plus d’une trentaine d’années de pratique, je viens à nouveau de boucler deux mois  (Octobre-Novembre) de recyclage au CESTI à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, financé par l’UEMOA avec la participation des 8 pays de l’Union. Comme un logiciel il faut faire des mises à jour pour rester compétitif.

Comment pensez-vous que votre profession ait évolué par rapport à vos débuts ?

Disons, que de l’eau a coulé sous les ponts, depuis mon fameux  Kodak Instamatic offert par mes frères ainés en 1974  au numérique que j’utilise aujourd’hui, en passant par mes autres argentiques. Je pense avoir gravi beaucoup d’échelons et très positivement fait mon petit bonhomme de chemin. Je le referai volontiers si c’était à refaire.

Qu’est-ce qui vous passionne tellement dans l’exercice de ce métier ?

J’aime souvent dire que j’ai réussi à faire de ma passion mon métier. Trouverai-je les mots exacts pour mieux expliquer parfois cette montée d’adrénaline ? Disons simplement que c’est un métier de contact, le photographe reste aussi un témoin du temps. Quand le photojournaliste se retrouve au bon endroit au bon moment et sort des clichés exclusifs …. Hummmm c’est tout un bonheur. C’est simplement la passion. Rire …

Vous avez commencé à Cotonou comme photographe personnel de personnalités politiques, après vous avez fait des expositions de nu. Le grand écart, est vraiment grand (sourire). Comment passer de l’un à l’autre ?

Rires … L’un n’exclut pas l’autre. Le nu est aussi un genre photographique comme faire des photos sur un paysage, se spécialiser en Sport ou en Théâtre. Moi, je me disais que j’avais déjà une petite renommée dans la presse et j’ai voulu marquer les esprits en faisant un sujet perso, j’ai d’abord pensé à un sujet ethnographique, chemin faisant je ne l’ai pas trouvé assez accrocheur, puis une idée lumineuse jaillit un jour, et je me suis dit : pourquoi pas le nu ? En effet les nus (corps sans tête) de Pierre-Jean AMAR, un maitre de stage avec qui j’ai fait le Portrait et le Laboratoire N/B m’ont marqués en son temps. L’aventure du nu continue donc, moi qui pensais qu’elle ne durerait pas. J’ai même réussi à exposer le nu au Sénégal (rire). Bref, je reste photojournaliste, pas artiste.  J’ai certains sujets personnels que je me donne le temps de traiter, dont le nu.

De Cotonou à Dakar, comment s’est faite la transition ? Pourquoi avoir quitté le pays et qu’est-ce qui motive le choix de Dakar ?

Je connaissais Dakar pour y avoir séjourné chaque année entre 1996 et 2000, pas vraiment eu besoin de m’adapter. J’étais photographe, et je  continuais dans le même domaine. Dégoûté surtout par la politique de mon pays, j’avais besoin de changer d’air, de tenter autre chose, ailleurs. Une nouvelle agence de presse privée venait d’y être créée depuis Février, mon profil a plu et le 20 Mai 2006 j’ai plié bagages pour m’installer à Dakar. En réalité, j’avais le choix, pour 2 structures différentes, entre le Nigéria et le Sénégal. Dakar l’a emporté parce que j’aimais cette ville, j’y avais beaucoup d’amis, l’environnement professionnel présentait plus de défis, offrait plus de concurrence. J’aime les challenges et tout cela devenait des avantages pour moi. J’y rentrais comme Chef Département Photo, ce qui est une motivation supplémentaire.

Parlons de Aid, votre société de photographie basée à Cotonou : comment vous organisez-vous ?

Pendant 6 ans, jusqu’en 2012, j’ai acquis en tant que Chef Département Photo, beaucoup d’expériences, j’ai un réseau qui ne demande que d’être  fructifié. L’Agence Images Diffusion qui pour le moment demeure une agence virtuelle de ventes de photos finira bien par devenir vraiment physique, en 2015 « inchallah » ! Pour le moment elle gère des contacts, beaucoup plus dans la presse internationale et sert de relais photographes-clients.

Et puis vous voyagez aussi beaucoup grâce à la photo… parlez-nous de vos voyages

Voyagez beaucoup … c’est relatif. Oui il m’arrive de voyager, j’ai eu la chance de connaitre, grâce à la photographie une petite vingtaine de pays en Afrique et quelques pays en Europe. J’ai eu la chance d’intervenir lors d’un débat au Festival de Photojournalisme de Perpignan sur «  le regard que peut porter un photographe africain sur la production des photographes du Nord en Afrique », à Berlin de parler en tant que photographe ayant couvert les évènements essentiels sur la période chaude autour du 3e mandat du Président Wade, nous ici au Sénégal on l’a appelé Chronique d’une Révolte : une exposition photographique qui retrace une saison de protestation liée aux évènements sociopolitiques qui ont eu lieu au Sénégal depuis la date inoubliable du 23 Juin 2012. C’est dire que parfois je ne suis pas derrière mon appareil. Cependant, les parties les plus attrayantes de mes voyages sont celles où le but est de photographier, les évènements de 2005 au Togo, à la poursuite de Etireno (le fameux bateaux avec un commandant suédois et qui transportait des mineurs ouest africains) dans les eaux internationales du Nigéria, les camps de refugies en Mauritanie et en Somalie, et couvrir les obsèques de Mandela, ont été des faits marquants personnellement dans mon parcours.

Vous êtes marié et vous avez deux enfants. Je suppose que la famille n’a plus recours à un photographe pour immortaliser les grands moments marquants. J’imagine que vous êtes toujours de service.

Oui, le Sénégal m’a aussi donné mon épouse, une guinéenne, et mes enfants sont nés ici, des moments inoubliables. C’est vrai qu’ici le « le cordonnier n’est pas le plus mal chaussé », j’adore photographier les miens. J’utilise très peu des compétences extérieures pour immortaliser nos bons moments, deux fois, seulement, si ma mémoire est bonne … durant les baptêmes. Je m’occupe avec plaisir de tout le reste.

Quels sont vos projets immédiats ?

Je rentrerai dans quelques jours me ressourcer, voir les miens, embrasser ma mère qui fête son anniversaire aujourd’hui, justement. Pour le moment, je suis retenu ici pour des raisons professionnelles. Je prendrai le temps de donner un coup de pouce sensible à un sujet que j’ai commencé à traiter depuis 2000 et qui porte sur « Les scarifications et tatouages au Bénin ». Le projet a accusé beaucoup de retard pour diverses raisons, mais je compte bien le faire avancer. Si tout va bien, je devrais également exposer durant le 1er semestre 2015 sur La Lutte Sénégalaise. Je vous ai parlé plus haut de mieux formaliser AID, et puis j’ai d’autres sujets documentaires de retour à Dakar et un sujet sur l’intégration économique d’un (e) béninois (e) au Sénégal. 2015 devant être une année de beaucoup de travail et de déplacements.
 

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaiteraient devenir comme vous : un grand photographe, reconnu pour son savoir-faire et son dynamisme ?


Grand Photographe ? Vous me jetez beaucoup de fleurs, que Dieu entende vos prières et nous prête longue vie. Mais pour le moment je ne suis pas encore grand, expérimenté d’accord. La motivation première doit être le désir. Ne pas penser tout de suite que l’on peut se faire beaucoup d’argent dans ce métier. Il faut, même en autodidacte, apprendre et maitriser le b a ba de la photographie. Il est à noter qu’un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a jamais fait un grand roman. Il faut la patience de se donner les moyens de ses ambitions et inévitablement le succès suivra.

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Profil de notre manager


 

Erick-Christian Ahonou est photojournaliste freelance. Avant de fonder son agence, Aid (Agence Images Diffusion) en 2000, il a collaboré de nombreuses années (entre 1990 et 2006), avec des agences de presse réputées telles que Gamma, Galbe.Com, l’Afp, Reuters et la Pana. Aujourd’hui, il gère son agence depuis Dakar, et continue de promener son objectif sur les sujets personnels qui l’interpellent, mais également sur l’actualité brÜlante et grave de l’Afrique (bouleversements socio-politiques, violences faites aux femmes et aux enfants) ou comme celle plus légère constituée par exemple, de défilés de mode, de compétitions de lutte africaine, etc. Car, c’est bien cela qui caractérise notre manager : la soif de liberté. Un luxe qu’il peut bien se permettre à cette étape de son art. Son travail a été reconnu et distingué par de prestigieux prix tels que ceux du Fujifilm African Press Photo Awards éditions 2004 et 2005.

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Publication des juges Togbonon et Azodogbèhou sur la justice : Les premiers présidents des cours d’Appel honorés

litterature

«Devoir de mémoire, les premiers présidents des Cours d’Appel du Bénin». C’est le titre du nouvel ouvrage publié cette année sur le milieu judiciaire. Il a pour auteurs, deux magistrats : Gilbert Togbonon et Armel Azodogbèhou. Le livre a été lancé hier mercredi 10 décembre 2014 au Centre de documentation et d’information juridique de Cotonou. Selon le magistrat Romaric Azalou qui présentait l’ouvrage, c’est un hommage qui a été rendu aux premiers présidents des cours d’Appel du Bénin, des hommes qui restent des icônes. « Cette oeuvre est grande en ce qu’elle charrie l’histoire de plusieurs décennies des juridictions de second degré du Dahomey au Bénin, de la colonisation à l’indépendance, de la révolution à la démocratie. Elle a traversé le temps. Et ses petites ailes nous embarquent et nous font voyager au Sénégal, plus précisément à Dakar, de Dakar à Abidjan, d’Abidjan au Bénin, et de Cotonou à Parakou en passant par Abomey», a-t-il déclaré. Il ajoutera que l’oeuvre a pu montrer que ces premiers présidents de Cours d’Appel sont «des femmes et des hommes ordinairement extraordinaires». C’est une oeuvre que les Notaires, les avocats, les huissiers de justice, les commissaires-priseurs ainsi que la Police nationale ont tous appréciée hier. Selon le Garde des Sceaux, Valentin Djènontin Agossou qui a préfacé le livre, l’initiative témoigne de la considération de la jeunesse pour ses ainés dans la profession. « C’est aussi l’engagement à adhérer à la ligne tracée par les devanciers. Il est juste et bon de célébrer les personnes qui par leur oeuvre ont marqué l’histoire en général et une institution en particulier afin que désormais, elles servent de référence et de repère», a-t-il fait savoir. «Devoir de mémoire, les premiers présidents des Cours d’Appel du Bénin» est un livre de 156 pages réalisé en format de poche. Il a été enlevé hier au cours d’une vente à l’américaine à 1 million de franc Cfa.

Allégresse SASSE

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Drame dans la famille Sagbohan : Un an déjà que Djibril a joué son dernier morceau

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Une intoxication alimentaire dans la famille de Sagbohan Danialou. Les recoupements suite à cette mauvaise nouvelle ce jour du 11 décembre 2013, ont finalement fait apprendre au peuple béninois que Djibril, le fils de l’homme-orchestre est passé de vie à trépas. Moments de souvenir en ce premier anniversaire de ce drame qui aura secoué, au-delà de la famille Sagbohan, toute la nation béninoise.

L'artiste Sagbohan Danialou a animé la fête de la bière, il y a quelques jours dans un restaurant de la place. Avant cette animation, le « hagbè national » était sur différents autres podiums. Des scènes avec lesquelles il a renoué après un drame qui l’a frappé, il y a une année aujourd’hui. En effet, après la consommation d'un produit toxique, Sagbohan Danialou, son fils Djibril et leur attaché de presse, l’animateur El Pidio de Souza, ont été conduits à l'hôpital El Fateh de Porto Novo. Une formation sanitaire où Djibril trouvera la mort, après que son géniteur le grand Sagbohan Danialou et El Pidio de Souza ont été référés sur le centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hubert Koutoukou Maga).
Une valeur en pleine ascension

Ce mercredi 11 décembre, c’était donc la consternation après le décès de Djibril Sagbohan dans la fleur de l’âge. L’aîné de la descendance de Danialou Sagbohan avait en effet pris le même chemin que son papa. Entre autres activités, il était aussi membre du groupe de son père, et s’apprêtait même à tourner le lendemain de son décès un clip. Djibril devrait même être en spectacle le jour de sa subite mort. L’artiste est donc parti, laissant derrière lui une veuve en état de grossesse. Ses obsèques sont intervenues quelques jours plus tard. Des hommages du peuple béninois ont été rendus à l’illustre disparu à la maison internationale de la culture de Porto-Novo où sa dépouille a été accueillie par un standing ovation. Un an après, le souvenir du tragique départ de Djibril demeure encore vif dans les mémoires.

M.M

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Cotonou Couleurs Jazz 2014 : Alléchant, le programme !

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(Quelques artistes ont déjà foulé le sol béninois)
Préciser le programme. Présenter quelques artistes déjà présents à Cotonou et les artistes béninois qui adhèrent au projet porté par l’artiste John Arcadius Avaligbé et Silvana Moï Virchaux. Le rendez-vous de ce mardi 9 décembre 2014 à la salle Kaba de l’hôtel Azalaï de la plage, est pédagogique : répéter que la fête de la musique aura lieu à partir de demain, jeudi 11 décembre à la place du Bicentenaire notamment.

« Cotonou Couleurs Jazz aura bel et bien lieu… » L’assurance est de John Arcadius, l’artiste béninois qui a vécu quelques années en Occident et qui offre depuis deux années, avec quelques partenaires et soutiens, une fête de la musique aux couleurs variées. Cotonou Couleurs Jazz devenu un carrefour incontournable à partir de l’année 2012, a déjà occupé par deux fois les abords de plage. Le bord de mer du Bénin Marina Hôtel pour la première fois et Gotchily plage. Cette année 2014, les organisateurs ont décidé d’éloigner l’événement des effluves marins pour le placer en plein cœur de la ville de Cotonou. Sikècodji, le quartier qui a vu naître John Arcadius accueille en effet Cotonou Couleurs Jazz précisément à la place du Bicentenaire. Ledit lieu changera en effet de visage pendant les quatre jours que va durer le festival. Située dans le 7ème arrondissement de la ville de Cotonou, la place du Bicentenaire est choisie pour faire adhérer les populations à l’initiative, a dit au cours de la rencontre, Augustin Houessinon troisième adjoint au Maire de Cotonou. Ce sera aussi une opportunité pour les artistes venus du Bénin et d’ailleurs de s’exprimer, à travers ce qu’ils savent faire le mieux : la musique.

Un aéropage d’artistes dans la capitale économique.

Nouvelle génération et ancienne ; béninois et étrangers ; musique moderne jazzy et musique traditionnelle béninoise. Les couleurs sont véritablement présentes dans le cadre de Cotonou Couleurs Jazz qui sera aussi présent sur le podium de l’Institut français du Bénin.

Lokua Kanza qu’on ne présente plus, un béninois de la diaspora Placide Dagnon, Jah Baba, la jeune Faty sont dans le starting-block. Les groupes Zap Mama, Viviola du béninois Magloire Ahouandjinou, Suidi’s…Les chanteurs de la musique traditionnelle béninoise, Anice Pépé et Noberka. C’est une panoplie d’artistes qui est programmée. Que commence donc la fête. Une fête de la musique agrémentée par un atelier de musique mené par le leader du groupe Zap Mama, Marie Daulne, un atelier de peinture autour de Carine et Tatiana du groupe de musique béninois Tériba et un autre sur la photographie…Cotonou Couleurs Jazz qui commence demain jeudi 11 décembre, aura tout prévu.

Yves-Patrick LOKO  

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Histoire nationale - Gbêhanzin : le héros insaisissable…

behanzin

De son petit nom Ahokponou, il est né en 1838 du Roi Glèlè et de Nan Zèvoton, Nan Djètinsa. Il devient VIDAXO ou prince héritier en 1875 sous le nom de Kondo. Il succède à son père le 1er janvier 1890 sous le nom fort de Gbêhanzin, tiré de la phrase sacramentelle: « Gbè hin azin aïdjrè », c’est-à-dire « le monde tient l’oeuf que la terre désire ». C’est une magnification du pouvoir danxoméen désiré par beaucoup mais qui ne peut échoir qu’aux princes les plus valeureux, prédestinés par la volonté des ancêtres.

Le prince Kondo jouait dans l’armée de son père le rôle de Gaou, le Général en chef. Combattant intrépide, il prit une part décisive dans l’organisation et la conduite des nombreuses campagnes du Roi Glèlè Parmi les campagnes menées sous son propre règne, on peut citer surtout celles de Watchi en 1890, Wohomè en 1891 et Agla-Zoumè en 1892.
Mais le nom de Gbêhanzin est surtout passé dès 1892 à la postérité comme celui du grand résistant à la conquête française. Mêlé de près aux discussions entre son père le Roi Glèlè et les Français à propos de la volonté de ces derniers de s’installer à Cotonou, il leur répéta au cours de leurs audiences et dans les correspondances, sa volonté de ne céder un pouce du territoire du Danxomè à des étrangers.

Or, on se trouvait alors au plus fort de la fièvre impérialiste née du développement de la révolution industrielle en Europe. La conquête de territoires Outre-mer était devenue une nécessité vitale pour les grands Etats capitalistes et ils devaient user de tous les moyens pour y parvenir.

La France tente de négocier. Par l’entremise du Révérend Père Dorgère. Elle parvient à obtenir de Gbêhanzin « l’arrangement » du 03 octobre 1890 par lequel le Roi accepte le protectorat de la France sur le royaume frère et adversaire de Porto-Novo et l’installation des Français à Cotonou contre redevance.

Une guerre sanglante

Mais très vite, les relations franco-danxoméennes se détériorent. Refusant de s’en tenir au rôle de partenaires commerciaux du Danxomè, les Français empiètent de plus en plus sur les prérogatives politiques et administratives du Roi sur la côte. Ces provocations débouchent sur une « guerre sanglante marquée par d’énormes pertes en vies humaines dans les deux camps ». Sur les instructions du Roi, et sous les ordres de leur Chef dont en tête Gaou Goutchili, le futur Roi Agoli-Agbo, les soldats du Danxomè se battent avec rage, surtout à Cana où les soldats du Danxomè ont livré de grandes batailles face à l’Armée Française puissamment équipée. Même désarmés et les mains nues, guerriers et amazones affrontent les canons français et s’engagent dans le corps à corps avec l’ennemi.

Mais la supériorité matérielle et la puissance de feu des Français étaient trop grandes. Pour arrêter le martyre de ses soldats et de son peuple, Gbêhanzin décide de rencontrer le Général Alfred Amédée Dodds, le Commandant en Chef de la troupe française. Cette rencontre eut lieu le 25 janvier 1894 à Goho, à l’entrée de la Capitale d’Abomey. Auparavant, il avait livré à ses combattants et compagnons réunis à Atchérigbé un pathétique message de remerciement, d’exhortation au courage et à la fidélité à Huégbadja, le Fondateur du Danxomè. Dada Gbêhanzin, en rendant hommage à ses soldats et à leurs chefs Godogbé, Chachabloukou, Godjila, n’a pas oublié de saluer le courage, la bravoure et la détermination des ardentes amazones de l’armée, « qu’enflammait une sainte colère face aux ennemis du Danxomè ». Leurs indomptables chefs Goudémè, Yéwè et Kétungan faisaient partie des compagnons d’armes du Souverain, qui ont poursuivi les troupes françaises tout autour de Cana. Pour le Roi Gbêhanzin, « qui chantera désormais les splendides sacrifices de tous ces soldats et de ces amazones ? Qui dira leur générosité ? ».

Le souverain-courage

Pour le Souverain du Danxomè, il n’est pas question de signer un quelconque papier du Général DODDS qui signifierait une quelconque abdication.

Après cette rencontre historique du 25 janvier 1894 à Goho, le Roi Gbêhanzin fut déporté le 11 février 1894 à la Martinique, où il arriva avec onze autres personnes, constituant sa suite, le 30 mars 1894.

Jusqu’à sa reddition, Gbêhanzin croyait pouvoir sauver son trône. Son projet était d’aller à Paris négocier directement la paix et l’amitié avec le Chef d’Etat Français. Le Président Sadi CARNOT fit semblant d’accéder à son souhait, avec la complicité et la ruse du Colonel Dodds. Mais c’était pure tromperie. Embarqué donc à Cotonou, le Roi est exilé en Martinique où il vécut du 30 mars 1894 au 02 avril 1906. Face aux nombreuses protestations et sa détermination de rejoindre la terre de ses ancêtres, les autorités françaises acceptaient de le transférer en Algérie où il est resté d’avril à décembre 1906.

Gbêhanzin meurt le 10 décembre 1906 à Alger à l’âge de 68 ans à 07 heures 30 minutes du matin, entouré de ses enfants, dont le Prince OUANILO ARINI Béhanzin . Durant tout son exil, Gbêhanzin n’a cessé de protester contre cet éloignement forcé de la terre aimée de ses ancêtres, mais les Français craignaient beaucoup que son retour au pays ne galvanisât la résistance à l’administration coloniale.

Ce n’est qu’en 1928, après 22 ans d’attente, que sa dépouille mortelle fut rapatriée au Dahomey (actuel Bénin) et enterrée à Djimè dans son Palais privé, à travers des cérémonies royales à l’image de la grandeur, de la bravoure et du courage du Souverain. Image impérissable qu’il a été et qu’il continue d’être dans le coeur des fils du Danxomè…

Par Constant AGBIDINOUKOUN GLELE

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Coup d’envoi du Fitheb 2014 : L’épiphanie du théâtre démarre dans la simplicité

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L’esplanade du Palais des congrès de Cotonou a vibré dans la soirée de ce lundi 08 décembre 2014, aux sons et rythmes du Bénin. Plusieurs groupes folkloriques ont été mis à contribution pour tenir en haleine les invités, avant la cérémonie officielle de lancement de la douzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb).

Simple, courte et intéressante ! La douzième édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) est officiellement lancée en présence de nombreux invités venus de plusieurs pays du monde et d’une forte délégation ministérielle. Cela dénote, à en croire Jean-Michel Abimbola, ministre en charge de la culture, de l’intérêt que porte le gouvernement béninois à ce festival, le plus grand de théâtre d’Afrique. Le ministre de la culture a rappelé les circonstances de mise en branle de cette édition du festival qui est la première à se tenir après les réformes intervenues depuis le lundi 13 mai 2013. La conséquence a été la suspension du conseil d’administration remplacé par un comité provisoire de supervision et la nomination d’un Directeur intérimaire en la personne d’Ousmane Alédji. Avant de finir son propos, le Ministre de la culture, a invité les populations béninoises, surtout celles des trois villes qui accueillent les manifestations de cette édition : les trois villes à statut particulier que sont Parakou, Porto-Novo et Cotonou.  Le metteur en scène à qui l’organisation du Fitheb 2014 a été confiée, a dit sa satisfaction et a surtout remercié Jean-Michel Abimbola pour avoir tenu le pari, celui de rendre effectif ce festival qui vient de loin. Rappelant sans vraiment les évoquer, les circonstances et toutes les péripéties qui ont précédé cette édition du festival, Ousmane Alédji a fait savoir que l’argent ne peut tout faire. Le Directeur intérimaire du Fitheb 2014 a profité de l’occasion pour féliciter ceux qui l’ont accompagné ces derniers mois pour que Fitheb 2014 soit une réalité. Il a décerné une fière chandelle à ses collaborateurs qui ont fait preuve d’esprit d’abnégation pour contribuer à la concrétisation du projet. Mais avant, dans une improvisation dont il a le secret, Ousmane Alédji a fait une prose sur ce que c’est que le théâtre. L’occasion de cette cérémonie d’ouverture a été propice pour le Directeur provisoire du Fitheb 2014 de remercier tous les festivaliers qui ont brisé les mythes et ont affronté les rumeurs et folles suspicions pour braver les voyages en avion et la peur des maladies telles que Ebola et Lassa qui menacent dangereusement de nos jours, les organisations projetées en Afrique de l’Ouest. La phase protocolaire terminée, c’est le Ministre d’Etat qui a lancé officiellement l’édition 2014 du Fitheb. Au nom du chef de l’Etat, François Adébayo Abiola a frappé les traditionnels trois coups sur le géant gong et qui symbolise le démarrage des activités.

Un lancement riche en prestation

Ashakata, un ensemble artistique de Porto-Novo a d’abord occupé la scène du palais des congrès de Cotonou pour servir aux invités sa prestation riche en danses de Porto-Novo et environs. Gratien Zossou, le poète, l’acteur et le plasticien béninois de renom, a également apporté sa pierre à l’édifice. Dans une succession de mots et de phrases, « Ziguizigui » de son nom de scène a peint le tableau d’une Afrique qui peut évoluer avec le changement de mentalités de ses dirigeants. Gratien Zossou a laissé le podium aux étudiants qui évoluent au sein du conservatoire de danses royales et cérémonielles d’Abomey. Avec un enchainement de danses du plateau d’Abomey, les « danseurs intellectuels » comme les ont appelé les animateurs de la cérémonie, ont démontré leurs talents face aux invités présents à la salle rouge du palais des congrès. Un autre parolier a également gratifié de sa prestation le public présent. Dr Massamba Gueye, Conseiller à la culture du président Macky Sall, en véritable maître de la parole, a tenu en haleine l’auditoire.

Le Fitheb 2014, faut-il le rappeler, a démarré ses activités depuis le samedi 06 décembre dernier. Une conférence inaugurale sur le théâtre africain contemporain et les nouveaux marchés et des spectacles, ont meublé le cours du festival depuis les 72 dernières heures. Le festival qui prend fin le dimanche 14 décembre prochain, accueille des délégations venues de plus de vingt pays à travers le monde. Près de 150 spectacles et beaucoup d’autres attractions sont proposées par cette épiphanie du théâtre. Tous les soirs, le village du festival sis à la place Lénine est animé pour le bonheur des populations. Comme quoi, on peut avancer sans se tromper que Fitheb 2014, est une réalité indéniable. Malgré tout…

Yves-Patrick LOKO 

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Festival Anii : Une 5ème édition pour célébrer les richesses culturelles de la communauté

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L’aire culturelle Anii qui s’étend sur dix-huit contrées du Bénin et du Togo en fête dès le 23 décembre prochain. Ce sera à Bassila, dans le cadre de la 5ème édition du festival anii qui prendra fin le 29 décembre. Une conférence de presse a été animée ce samedi 06 décembre par le Comité d’organisation dudit festival. Face aux médias, il y avait Dine Jériwo Adamou, président du festival, Edgard Djossou, directeur technique, Zakari Tassou, conseiller honoraire de l’Association des rois de l’aire culturelle Anii (Arca) et Sessi Tonoukouin directeur de la communication.

Sous le thème « Patrimoine Culturel anii et Solidarité », se tiendra la 5ème édition du Festival Anii. L’association culturelle « Baobab Concept » est l’organisatrice de cette manifestation qui aura lieu pour la deuxième fois à Bassila, dans la Donga, après les trois premières éditions organisées à Cotonou. L’objectif du festival, c’est de rassembler les ressortissants de l’aire culturelle anii autour de leur patrimoine culturel et d’attirer l’attention sur les danses traditionnelles de cette aire culturelle en voie de disparition. Pour Dine Jériwo Adamou, président du festival, il s’agit, entre autres, d’instaurer un creuset de retrouvailles des ressortissants ou non de la région Anii ; de répertorier et célébrer annuellement les danses traditionnelles du pays Anii ; de former les jeunes afin de leur transmettre des savoirs et savoir-faire du patrimoine culturel de la région ; de faire découvrir les valeurs authentiques et touristiques de Bassila ; de sensibiliser les jeunes à la chose culturelle de la région. Une caravane à travers la ville de Bassila, l’inauguration du nouveau palais royal, une exposition photos sur la mémoire socioculturelle et politique du peuple anii; une compétition de lutte traditionnelle, spectacle live de rythmes traditionnels locaux ; danses traditionnelles et compétition de la danse « aské » ; visite de sites touristiques (pierre royal, baobab et montagne sacrés, trou de guerre, etc.); tournoi de football et une conférence débat notamment sur la contribution de la langue anii au développement socioéconomique de la région. Telles entre autres, les activités prévues dans le cadre de ce festival.

Les dix-huit têtes couronnées de l’aire culturelle anii réunies au sein de l’Association des Rois et chefs traditionnels de l’Aire culturelle anii (Arca), soutiennent le festival, à en croire Zakari Tassou, conseiller honoraire de cette association de rois.

YPL

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Concert de bienfaisance « Coeurs d’or 2014 » : Richard Flash et Miss Espoir prêts pour contribuer au mieux-être de l’humanité

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Dimanche prochain, le concert prévu dans le cadre du projet « Coeur d’or » va réunir sur le même podium, une multitude d’artistes engagés pour le social. L’un d’eux, Richard Flash le zoukeur de charme vivant en Occident était aux côtés de l’initiatrice, l’artiste Miss Espoir, face aux médias. C’était ce vendredi au restaurant « la savane » à Bar Tito.

Richard Flash, l’artiste béninois vivant depuis quelques années en Europe, est au pays dans le cadre de la quatrième édition du projet de collecte de vivres et autres pour le compte des personnes démunies. Un engagement qu’il a pris après avoir observé de loin, les trois éditions du concept de Miss Espoir qui donne chaque mois de décembre, un peu de sourire aux plus démunis. Richard Flash entend militer pour le progrès de l’humanité, comme il l’a expliqué aux journalistes au cours de la conférence de presse. Le concert qui se tient dimanche 07 décembre prochain, est parrainé par la ministre de la famille, Marie Laurence Sranon.

Pour Miss Espoir, organiser ce spectacle autour de son projet, est une manière pour elle d’être utile à l’humanité. Le public, à l’occasion de cette rencontre avec les médias, a été invité à participer au spectacle. Pour ce faire, il leur faudra juste venir avec des vivres ou divers produits (vêtements, pâtes alimentaires, sacs de riz, jouets) qui seront ensuite distribués aux familles, enfants abandonnés et prisonniers.

Notons que c’est depuis trois ans que le projet « Coeurs d’or » est initié par Enagnon Ahamada alias Miss Espoir. Un projet novateur qui permet à des centaines d’enfants d’oublier, tant soit peu, les vicissitudes de la vie surtout dans le mois de décembre.

YPL

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