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Cour d’appel de Parakou / Coups mortels : Bello Adamou Roi écope de 07 ans de réclusion criminelle

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L’accusé Bello Adamou Roi, bouvier de nationalité nigériane écope de 07 ans de réclusion criminelle et dispense de l’interdiction de séjour pour le crime de coups mortels sur la personne de son ami Garba Moussa. Un crime prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal. C’est la sentence à laquelle est parvenue la cour de céans présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé assisté des magistrats Noël Houngbo et Francis E. Bodjrènou, après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Lucien Mahulé Aballo et la plaidoirie de l’avocat de la défense Victor Adigbli. L’accusé Bello Adamou Roi, qui a d’ailleurs, reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure passera encore 05 ans en détention pour y avoir déjà passé deux ans  de détention préventive.

Résumé des faits

Le 25 Janvier 2015, à Winra dans l’arrondissement de Kika, commune de Tchaourou, les nommés Bello Adamou Roi et Garba Moussa ; tous deux des amis se seraient rendus comme à leur habitude au marché de Winra où ils se seraient enivrés de la boisson locale « Tchoucoutou » et de stupéfiants, notamment du Tramadol avant de quitter les lieux aux environs de minuit. Le lendemain matin, le corps sans vie de Garba Moussa a retrouvé au domicile de Bello Adamou Roi, qui lui était absent. Ce dernier a donc été très tôt soupçonné d’être l’auteur de la mort de son ami.

Les débats

Comme à l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur, l’accusé Bello Adamou Roi a reconnu, à la barre devant la cour les faits de coups mortels mis à sa charge, il a par ailleurs regretté d’avoir commis cet acte qui a coûté la vie à son ami. Il a été noté de la part de l’accusé une volonté manifeste de coopérer avec la justice.

L’avocat général Lucien Mahulé Aballo a requis que la cour  déclare l’accusé Bello Adamou Roi, coupable de coups mortels sur la personne de Garba Moussa et de le condamner à 10 ans de travaux forcés, car pour lui, l’infraction est constituée parce que tous les éléments constitutifs sont réunis. Il a évoqué l’élément matériel, l’élément intentionnel au regard des faits en cause. L’accusé a donné un coup à la victime et n’a pas daigné le secourir, il n’a pas cherché à aider la victime à se soigner.

L’avocat de la défense Victor Adigbli a exhorté la cour, a observé que son client à afficher sa ferme volonté de collaborer avec la justice devant la survenue du drame. Et pour cause, il a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, a regretté son acte, et mieux, personne n’a été témoin des faits, il aurait pu cacher le corps de la victime et  aller se réfugier dans son pays d’origine le Nigeria. Pour Me Victor Adigbli, l’acte posé par l’accusé comparable à un crime passionnel, parce qu’il pensait être cocufié par son ami. Il a préféré protéger l’amour, mais, il l’a fait de la manière la plus dangereuse qui soit et cela peut se comprendre. Car, il a agit sous l’effet de la colère et il est démontré que tout acte posé sous l’effet de la colère a toujours des conséquences dommageables. C’est de cela que retournent les faits de la cause relativement à son accusé. Tout en plaidant la clémence de la cour, l’avocat de la défense,  a exhorté cette dernière, à donner une seconde chance à l’accusé parce qu’il pense que son client est encore récupérable. Et sa mise en liberté par la cour ne fera que contribuer à régler le problème de la surpopulation carcérale dans notre pays, surtout que l’enquête de moralité est favorable à l’accusé.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Inculpé pour meurtre sur son cousin : Antoine N’Tcha condamné à 15 ans de réclusion criminelle

justice

L’accusé Antoine N’Tcha a été déclaré coupable du crime de meurtre sur la personne de son cousin N’Tcha Menon et condamné à 15 de réclusion criminelle.

C’est la décision à laquelle est parvenue la cour de céans présidée par Abdou Moumouni Séïdou Gomina assisté des magistrats Mathieu Kakpo Assogba et Firmin Amoussou, après les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Malick Nourou-Dine Bakary et les plaidoiries de l’avocat de la défense Me Maximin Cakpo Assogba.

Antoine N’Tcha, est poursuivi pour meurtre sur la personne de son cousin N’Tcha Menon. Un crime prévu et puni par les articles 295 et 304 alinéa 1 du Code Pénal. Interpellé et inculpé de meurtre, Antoine N’Tcha a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 02 Juin 2010, l’accusé Antoine N’Tcha restera encore en prison pour huit années.

Résumé des faits

Le mercredi 26 mai 2010, aux environs de vingt-deux heures trente minutes, de retour d’une réjouissance populaire appelée « Patanti », les frères N’Tcha Antoine et Menon sont tous ivres. C’est dans cet état que Menon N’Tcha a lancé un duel (lutte) à son cousin Antoine qui, malgré son refus a plaqué Menon au sol.

Après sa chute, Menon s’est servi d’une lanière pour chicoter son adversaire afin d’essuyer l’affront qu’il venait de subir. En réplique, Antoine N’Tcha qui avait un couteau en poche, le sortit et asséna deux coups dont le premier dans le ventre et le second au niveau du cou à Menon N’Tcha avant de s’enfuir.

Les débats

L’accusé N’Tcha Antoine a varié dans ses déclarations à l’instruction à la barre par rapport à ses déclarations tant à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur.  Mais, il a reconnu que c’est à cause  de lui que la victime est décédée. Il a expliqué que c’est à cause de l’alcool qu’ils avaient bu que le drame est survenu. Il a reconnu que le fait de répliquer à la chicotte par des coups de couteau est disproportionné. L’accusé n’a pas manqué d’évoquer leur brouille relative au produit de la vente d’un immeuble successoral.

L’avocat général Malick Nourou-Dine Bakary a rappelé les faits en cause et a relevé qu’il ne fait l’ombre d’aucun doute que le crime de meurtre est constitué à l’égard de l’accusé relativement aux faits. Partant de la définition du meurtre qui est le fait de tuer volontairement quelqu’un. L’élément matériel a consisté pour l’accusé d’avoir donné des coups à la victime qui était vivante, l’intention coupable réside dans les parties sensibles du corps choisies par l’accusé pour donner les coups notamment le ventre et le cou en réplique à une gifle et le fait d’aller chercher le couteau prouve à suffisance le dessein formé. Et le lien de causalité est établit, car la victime n’était pas malade et le décès de la victime est intervenu à la suite des coups de l’accusé. L’avocat général écarte les pistes d’excuse de provocation et de légitime défense dans le dossier. C’est au bénéfice de ces observations que Malick Nourou-Dine Bakary a requis que la cour condamne l’accusé à 20 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la défense, Me Maximin Cakpo Assogba a fait remarquer que l’argumentaire du ministère public est fondé sur des faits problématiques parce que ni établis ni prouvés. L’avocat relève des insuffisances dans la constatation des faits et l’absence de scellé, ce qui ne peut pas permettre à la cour une appréciation judicieuse. Il a demandé à la cour d’observer les variations de l’accusé qui ne sont rien d’autre que le résultat du travail bâclé qui a été fait par les officiers de police judiciaire à l’enquête préliminaire et à l’instruction au fond. Pour lui, c’est un dossier mal monté qui donne lieu à des conjectures et la constance du dossier est qu’il y a altercation entre la victime et l’accusé qui a donné des coups de couteau à son cousin. Contrairement au ministère public, l’avocat de la défense estime que l’élément intentionnel n’est établit et tout le débat du dossier se trouve à ce niveau. Car, l’accusé a dit à la barre répondant à une interrogation de la cour qu’il n’a pas choisi les parties du corps qui ont reçu les coups de couteau parce qu’il était ivre et n’a jamais voulu donner la mort à la victime. Par conséquent, le crime de meurtre ne saurait être retenu contre son client. C’est pourquoi, il plaide la disqualification du crime de meurtre pour une requalification en coups mortels et une condamnation de son client au temps déjà passé en détention. Ce faisant, la cour aurait rendu justice, a conclu le conseil de l’accusé.   

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Toboula – Soglo, même combat : L’embellissement de Cotonou

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Dans la petite guéguerre Toboula-Soglo, il faut éviter de tomber dans la manie de la dramatisation ou de tireur de ficelle, manie si fréquente chez les Béninois. Il y a aussi, toujours, des détails pittoresques ou scabreux dont les journalistes peuvent se passer s’ils n’ont pas pour seule intention d’envenimer une situation déjà vicieuse. Bien sûr, le journaliste  doit chercher dans les coulisses et dans les entourages l’explication des faits. C’est d’abord son rôle dans une nation, dans une société….

Cependant, il doit veiller, parfois, à l’équilibre dans le compte-rendu, quand il s’agit  de deux autorités constitutionnellement tournées vers le même objectif. Or, dans le cas d’espèce, on peut affirmer que Toboula et Soglo, c’est le même combat.

C’est pourquoi, après avoir lu mes différents confrères, après avoir écouté certains, et après avoir analysé leurs analyses, je me permets de dire au Préfet que, dans la vie en général et surtout en politique, la décision est solitaire. Les avis pleuvent de partout et dans tous les sens. Mais le Chef doit savoir que c’est lui seul qui est exposé, c’est lui seul que les populations voient. Il sera donc seul à assumer les conséquences de ses actes devant l’opinion et, parfois, devant l’histoire. C’est pourquoi le Préfet ne doit pas dire tout partout, même si, ainsi que les béninois le disent déjà, Toboula ne peut pas se permettre certaines choses sans la bénédiction de Talon.

Sachons éviter ces genres de déduction légère pour nous livrer désormais à une analyse objective des faits. Ainsi, en va-t-il des béninois : indisciplinés et difficiles à gouverner, mais plus difficiles encore à reconquérir quand on les a une fois déçus. Quoi qu’il en soit, les Béninois ne sont pas bêtes et savent toujours de quel côté se situe la vérité. Ils peuvent se laisser séduire un temps pour des considérations matérielles, mais … ça ne dure jamais bien longtemps.

Pour en revenir à Léhady Soglo et Modeste Toboula, je sais combien l’avenir de Cotonou et le bien être des cotonois sont à la base de leurs préoccupations. C’est pourquoi je voudrais espérer que l’avenir proche voie enfin se dissiper des hostilités d’autant plus bêtes qu’elles ne reposent que sur des préjugés et des malentendus.

Venons en maintenant aux causes de tout cela. Voici maintenant des semaines que les cotonois n’en finissent plus de subir les effets de la volonté d’embellissement de Cotonou. Et, à cet égard, il ne déplairait à personne que la plus grande ville  du Bénin change de visage. Et cela provoque un peu partout des destructions massives, des grincements de dents, des pleurs et …des quolibets déversés sur le pauvre Toboula qui doit, désormais, s’attendre malheureusement à pire encore. Plus tard, la démesure de la violence et de la charge contre le Préfet du Littoral  baissera considérablement.

Aujourd’hui, au bout de quelques mois d’œuvres de salubrité publique, à quoi se ramène le bilan des casses dans la ville ? A un début d’embellissement d’une ville naguère sale et pitoyable. Et demain, la cote de popularité  de Toboula remontera, quand on aura constaté qu’il n’a fait que casser de sales œufs pour nous servir une belle omelette. Car, à ce petit stade de l’opération, on se rend déjà compte de la transformation de Cotonou. Cela commence à devenir une ville aérée.

De ce point de vue, l’opération de déguerpissement est loin d’être une déception. C’est, au contraire, une transformation énorme. D’où vient alors que quelques uns n’épousent pas encore la noble idée de transformation de nos grandes villes ? Je pense que c’est essentiellement dû au fait que la grande majorité des Béninois demeure  préoccupée par ses petits soucis et son univers quotidien. Les Béninois ne se rendent par exemple pas compte qu’au plan du développement, le Bénin n’avance pas.  La majorité des Béninois  est très peu sensible et très peu au courant de l’évolution de l’Afrique. En fait, ça n’est même pas  une question de connaissances.  Je crois tout simplement que cela ne les intéresse pas. J’ai l’impression que dans la mentalité des Béninois, la vision des hommes et du monde n’a pas beaucoup changé. On s’occupe seulement de soi. On s’occupe de son petit commerce au coin de la rue. Les autres, tous les autres ne nous intéressent pas. C’est ……. moi d’abord, sinon … moi seul. C’est ce qui fait qu’on se fout de la collectivité. On vit au même rythme, on a toujours les mêmes préoccupations, on ne perçoit pas en quoi le Bénin peut changer par rapport à l’Afrique et au monde. Or, aujourd’hui, il faut découvrir avec intérêt et plaisir qu’à Cotonou, les choses bougent. Il y a, plus qu’hier, un appétit pour le développement.

En conclusion, je demande de la patience aux Béninois. Ce que Toboula fait est appréciable et, de fait, ses actes ne seront appréciés que dans le temps. Je demande alors aux gens d’observer et d’attendre. A Toboula, je demanderais beaucoup plus de pédagogie. De la pédagogie et du tact. Les Béninois sont un peuple très passionné. En cela, ils sont très observateurs et très imprévisibles. Les Béninois peuvent beaucoup aimer leurs responsables politiques à un moment donné et les rejeter brutalement après. A un moment donné, l’argent joue son rôle d’attraction, puis après, les Béninois s’en foutent dès qu’ils découvrent la vérité et la vraie nature des distributeurs d’argent. Cela veut dire que, dans le fond, le Béninois n’est pas bête.

Modeste Toboula peut donc poursuivre son œuvre de salubrité publique, en toute quiétude. Mais, en la faisant précéder d’une bonne dose de pédagogie et d’une culture d’entente et de complémentarité avec Léhady Soglo qui est, quand même, le premier responsable de la ville de Cotonou.

Jérôme BIBILARY

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Remise en jeu de la ceinture Wbf : Ghislain Vodounhessi a mis « à genou » Yacub Kareem

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Organisé par l’Association vie meilleure des boxeurs professionnels du Bénin (Avmbpb), le gala international de boxe a tenu toutes ses promesses. A la clé, les Béninois se sont bien tirés d’affaire avec une seule défaite sur leurs quatre combats. Ghislain Vodounhessi conserve sa ceinture Wbf. C’était vendredi 10 février 2017 au pavillon du Hall des arts, loisirs et sports (Hals) de Cotonou.

Sept combats de belle facture dont trois internationaux ont été le menu concocté par l’Avmbpb. Combats interdits aux cardiaques. Ça a vraiment cogné. Des uppercuts, des crochets, des esquives, étaient au rendez-vous pour rendre agréable la soirée pugilistique. Si Jean Coffi du Bénin a courbé devant le Ghanéen Koley Clotey, le reste des trois combats des représentants béninois a été à l’avantage des Ecureuils pugilistes. Ainsi, Jérôme Kinhoegbe a battu au point, le Togolais Kossi Zantou dans un combat néo professionnel très plaisant. Mais,Fatiou Fassinou a fait mieux face à son adversaire nigérian. Dans un combat riche de beaux gestes techniques et très plaisant, Idrissu Aloma n'a pu supporter les uppercuts et les coups secs de Fatiou Fassinou et il a désisté au début du quatrième round. Le dernier combat des Béninois, avec en jeu, le titre World boxe fondation (Wbf), a été époustouflant. Ghislain Vodounhessi, qui a l’obligation de conserver sa ceinture a atteint son objectif face à Yacub Kareem du Nigéria. Seulement trois rounds, et Yacub Kareem s’est incliné devant Ghislain Vodounhessi. Le Nigérian a été assommé par des coups mordants, l’obligeant à fuir parfois le ring. Il a été mis sur tapis à deux reprises. Et logiquement, Ghislain Vodounhessi garde sa ceinture. Il totalise 20 victoires et une seule défaite en 21combats. Objectif largement atteint par Philibert Sodjinou et l’Avmbpb qui entendent redorer le blason du noble art béninois.


A.F.S.

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Eliminatoires zone 3 du championnat du monde U21 : Le Bénin qualifié pour la phase continentale

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Du 11 au 12 février 2017 ont eu lieu à Lomé (Togo), les éliminatoires zone 3 du championnat du monde U21 de beach volley-ball. Une compétition qui a connu la présence du Bénin en hommes et en dames. Au terme des éliminatoires, le Bénin a validé sa qualification pour la phase continentale dans les deux catégories. Selon les informations, le règlement de la Confédération africaine de volley-ball (Cahb) stipule que les quatre premiers pays sont qualifiés pour la phase continentale prévue après les phases des autres zones. Ainsi, le Bénin classé 3e au niveau des dames sera accompagné par le Togo (1er), le Ghana (2e) et le Nigéria (4e). Chez les hommes, le Bénin est classé 2e derrière le Nigéria et devant le Ghana (3e) et le Togo (4e). Le Niger, 5e pays participant, est bon dernier aussi bien chez les dames qu’au niveau des hommes. Rappelons que la délégation béninoise était composée de huit volleyeurs (dont quatre dames), un arbitre (Ahlinvi Cocou Romain), un coach (Dossou-Yovo Miguel), et un chef de délégation en la personne de Wilfrid Agbodjogbe, secrétaire général de la Fbvb.Par ailleurs, les éliminatoires zone 3 séniors auront lieu à Cotonou du 3 au 6 mars 2017. Et c’est Ali Yaro, le 3e vice-président de la Fédération béninoise de volley-ball et secrétaire général du Cnosb qui a été désigné par la Cavb comme directeur technique de la compétition.

Zoom sur le classement général

Chez les dames : 1er- Togo ; 2e- Ghana ; 3e- Bénin ; 4e- Nigeria ; 5e- Niger
Chez les hommes : 1e- Nigeria; 2e- Bénin ; 3e- Ghana ; 4e- Togo ; 5e- Niger

A.F.S.

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Echos des internationaux béninois : Steeve Mounié encore buteur, Poté signe un doublé

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Il ne se contente pas d’être dans le top 10 des joueurs africains les plus en vogue en Europe. L’international béninois Steeve Mounié a aussi porté son équipe en haut du classement. De son côté, Michaël Poté a signé un doublé dans la large victoire de son club (4-1). Adénon et Amiens font un pas vers le podium en Ligue 2 en France. D’autres joueurs béninois ont été présents sur les stades européens.

Steeve Mounié buteur, victoire pour Montpellier
 
L’homme en forme de Montpellier a encore confirmé en Ligue 1 pour le compte de la 25e journée. En déplacement à Nancy, Montpellier a infligé une lourde défaite aux locaux (0-3) avec un but du Béninois Steeve Mounié (19e) à la suite de l’ouverture du score par Isaac Mbenza (auteur de doublé 10e et 60e). Il porte son total de but à neuf. 90 minutes aussi pour son compatriote Stéphane Sèssegnon. Un succès qui permet à Montpellier de se loger à la 11e place avec 29 points (-6).

Adéoti encore présent, Caen chute à Dijon

L’équipe de Caen a été battue en déplacement à Dijon (2-0). Une défaite à laquelle a participé le Béninois Jordan Adéoti qui, depuis quelques journées, a retrouvé du temps de jeu dans l’équipe type caennaise. Il a encore joué l’intégralité du match contrairement à Emmanuel Imorou, qui, de retour de blessure, a été préféré au banc de touche. Un revers qui plonge Caen dans la zone rouge. Elle est 18e au classement avec 25 points (-17) après 25 journées.

Poté signe un doublé, Adana Demispor écrase son adversaire
 
L’international béninois Michaël Poté a largement contribué au succès de son club Adana Demispor. Dans une rencontre à sens unique face à Gaziantep, les coéquipiers de Poté n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Poté y contribue en marquant deux buts (42’ et 84’). A la suite de ce succès, Adana Demispor est 9e au classement avec 26 points (+4).

Allagbé et Kiki titulaires, sur le fil pour Niort

Le public niortais a eu droit au spectacle avec, à la clé, cinq buts. Une victoire difficile pour Niort face à Troyes (3-2) avec la colonie béninoise. Saturnin Allagbé reste impeccable dans les buts et David Kiki sur le côté gauche reste intraitable. David Djigla est entré en cours de jeu en lieu et place de Dabasse (81e). Avec 36 points (-9), Niort est 9e au classement après 25 journées en Ligue 2 Domino’s.      

Adénon et Hountondji présents, Amiens sans pitié
 
Dans cette rencontre entre Amiens et Gazélec d’Ajaccio, le public a eu droit à un duel entre deux défenseurs. Mais tout a été déclenché en seconde période, notamment à la 58e minute de jeu avec l’ouverture du score. Abdul Khaled Adénon de Amiens, a donc pris le dessus sur Cédric Hountondji (4-0). Une victoire qui est la bienvenue puisqu’elle permet à Amiens d’être deuxième au classement avec 41 points (+15), désormais à quatre longueurs du leader Brest. Ajaccio, avec 32 points (-2) est 13e au classement.

90 pour Farnolle, Le Havre atomise à domicile

Toujours en Ligue 2 française avec le gardien de but béninois Fabien Farnolle qui a disputé les 90 minutes de la rencontre opposant Le Havre à Bourg-Péronnas. Le but du Béninois a été sec tout de long de la rencontre et a contribué à la large victoire de Le Havre (3-0). Un succès qui éloigne Le havre de la zone dangereuse. Désormais, Le Havre totalise 33 points (+3) et se loge au ventre-mou du classement (10e).

8mn pour Gestede, Middlesbrough calé à domicile

En Premier League, l’équipe de Middlesbrough a été tenue en échec par Everton (0-0). Une affiche qui entre dans le cadre de la première journée du championnat anglais. Le Béninois Rudy Gestede, transféré  à Middlesbrough, n’a joué que huit minutes de jeu en prenant la place de Alvaro Negredo (82’). Middlesbrough est 16e au classement avec 22 points (-8), à deux unités de la zone rouge.

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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4ème édition Messe de l'amour : L’espace Bluezone brille à la couleur rouge

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Le rouge a dominé tous les décors dans la salle polyvalente Bluezone dimanche 12 février 2017. C’est un grand signe pour annoncer la fête des amoureux, la Saint Valentin prévue pour ce jour 14 février. Le maestro de l'Opéra Africain Marion Akpo célèbre à nouveau la Messe de l'amour.

Le  grand rendez-vous qui hisse haut le drapeau de cupidon a lieu ce jour. «Sans l'amour, je ne serais jamais devenu ce que je suis aujourd'hui...»,déclare  l'artiste Marion Akpo pour montrer du doigt, les objectifs de cette célébration qui est à sa quatrième édition. Il poursuit en appuyant que si dans un foyer, l'un des partenaires doit se retrouver seul, il ne peut pas connaître le bonheur. Selon lesdits de l'homme, l'harmonie qui a prévalu au sein de ses parents a joué un rôle de taille dans sa vie. Cet évènement est donc organisé pour ramener l'amour dans son vrai contexte car aujourd'hui, on remarque avec regret que l'amour est de plus en plus désorienté de son sens originel,a-t-il ajouté.Plusieurs couples ont répondu à l'appel de Marion. C'est une messe hors du commun. A la place du pain, des jeux tombola avec pleins de gros lots à gagner dont des billets d'avion aller- retour Paris Cotonou, Cotonou Paris. La messe se poursuit et se bouclera par un dîner et un live avec Afro opéra.

TG

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Ciné Night à ‘’Okpara Culture’’ : Le film Moyili capte l’attention sur l’importance de l’eau

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Un court métrage d’environ 30 minutes rallie la jeunesse autour de l’écran le samedi 11 février 2017 au centre culturel ‘’Opkara Culture’’. Il s’agit d’un film du réalisateur Tilman Przyrembel. La trame qui a connu la participation de chevronnés acteurs du cinéma béninois, met en relief l’histoire d’une jeune fille dont le film porte le nom, Moyili, qui devrait connaître son vrai bain de jeunesse après ses premières menstruations. Mais le drame tourne mal à partir du moment où celle-ci a fait l’option de ne plus jamais recevoir de l’eau sur son corps pour une raison ou pour une autre. Ce rôle dans lequel se trouvait Rachelle Agbossou impressionnait plus d’un lors de la projection.  « C’est une jeune fille qui a eu ses menstrues et sa maman lui a indiqué comment se rendre propre pendant cette période. Malheureusement, sa maman en allant lui chercher de l’eau au marigot s’est noyée», explique Jeannine Tossou, la responsable des opérations de l’espace ‘’Okpara culture’’. C’est ainsi que le choc psychologique vient tourner le cou à la trame. Moyili refuse depuis ce jour de se laver. Dans la foulée, un chasseur est devenu son prétendant acharné. Il était parti convaincre le géniteur de la jeune fille et celui-ci lui a fait comprendre que sa fille ne se lave plus depuis des lustres, depuis que sa mère est décédée. Le chasseur, joué par Cyriaque Batcho, a donc ce défi énorme à relever. Celui de convaincre sa fiancée à prendre un bain.  Ce qui a été réussi au bout d’une lutte sans merci. «Le réalisateur a voulu montrer l’importance de l’eau. L’eau, c’est en même temps la vie et la mort. Cela dépend de comment elle est utilisée».

Teddy GANDIGBE

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Destitution en cascade des maires : Pourquoi seuls les maires non “rupturiens“ sont ciblés ?

decentralisation

Au lendemain de l’élection présidentielle 2016 avec à la clé, un changement de régime, plusieurs maires ont vu leur fauteuil menacé. L’orage a délogé déjà quatre maires à savoir Mathias Djigla de la Commune d’Allada, Souradjou Karimou de Parakou, Alexandre Zannou de Bonou  et Bachabi Salifou de la commune de Gogounou. Cependant deux baobabs n’ont pu être déracinés par ce vent de destitution. Il s’agit des maires Séverin Adjovi de Ouidah et Alidou Démonlé Moko de Kandi. Le navire du maire de Tori Robert Tolègbon n’a pu également chavirer malgré la tempête. Actuellement d’autres maires sont ciblés pour être destitués par des conseillers dissidents. Mais de la situation se dégage un constat plus ou moins inquiétant. En effet, la plupart des maires ciblés ou secoués par ce vent de destitution sont ceux-là qui n’ont pas prêté main forte au régime actuel lors de la présidentielle de 2016. Si les maires déchus de Gogounou, Salifou Bachabi et de Parakou, Souradjou Karimou sont de l’Alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’ex maire d’Allada, Mathias Djigla de l’Union pour le Bénin (UB) avait soutenu le candidat Lionel Zinsou et le maire Sévérin Adjovi s’était battu aux côtés de Sébastien Adjavon. Parti de ce fait, il urge de se demander si seuls des maires non « rupturiens » prônent la mauvaise gouvernance ou plutôt il s’agit d’une vengeance politique sur le dos des populations. Parlera-t-on d’une génération de maires mal élus ? La question mérite bien d’être posée au regard des faits. Si dans les différentes motions de destitution, les conseillers dissidents accusent de mauvaise gouvernance des affaires communales, de détournement et autres, plusieurs observateurs voient derrière ces délogements, une main invisible. Qui manipule donc les conseillers ? Destitue-t-on au nom du développement local ou de la vengeance ? Les maires ayant milité pour l’avènement de la Rupture seraient-ils des experts, des exemples en matière de bonne gouvernance pour ne pas être ciblés ? De toute façon, il importe de privilégier le développement des collectivités locales…

Aziz BADAROU

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Violation du Titre foncier à Sèmè-Kpodji : Contribuables, mairie et Etat béninois devant la justice ce jour

deguerpissement

L’opération de déguerpissement des espaces publics qui a démarré dans certaines villes du Bénin a causé du tort aux administrés, à l’administration locale et même à l’Etat central. Cet état de chose a lieu dans la Commune de Sèmè-Kpodji où les différentes parties se sont retrouvées devant la justice pour violation du Titre Foncier (TF). Après le report de l’audience du jeudi  09 février 2017, celle de ce jour  mardi 14 février 2017 peut fixer les uns et les autres sur leur sort.

En effet, les populations de PK10 et de PK18 dans la commune de Sèmè-Kpodji estiment que les bâtiments qui détiennent  des titres fonciers ainsi que  ceux qui ne sont pas concernés par ce programme de déguerpissement ont été touchés. Et comme le Bénin est un Etat de droit, ces populations ont appelé la justice à la rescousse. Ainsi ce jeudi 09 février 2017, elles étaient au Tribunal de première instance de Porto-Novo mais l’audience a été reportée à ce jour mardi 14 février 2017 du fait de l’absence du préfet de l’Ouémé et du  directeur départemental de cadre de vie. C’est dire donc que l’Etat béninois, la commune de Sème-Kpodji et les populations de PK10 et de PK18 sont devant la justice du fait de l’opération de déguerpissement.  Il est relaté que l’opération a été menée avec la dernière rigueur dans cette commune par le préfet Joachim Akpity  du département de l’Ouémé. Lors de cette opération certains domaines qui disposent des TF n’ont pas été épargnés.

Le verdict donné par le tribunal de première instance de la ville de Porto-Novo permettra de savoir si le Titre Foncier n’est plus respecté par l’Etat qui le donne.

Kola Paqui

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Les réseaux GSM au BENIN : Le Gouvernement appelle à une amélioration des services

  • Publié dans Hi-Tech

Rafiatou-Monrou

Le vendredi 10 février 2017 s’est tenue une rencontre entre les opérateurs des réseaux GSM installés au Bénin  et madame la Ministre de l’Economie Numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou en présence du Secrétaire Exécutif de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP), dans les locaux du cabinet de ce même ministère, suite aux kyrielles de plaintes que les abonnés dénoncent chaque jour.

Etaient présents à cette séance de rencontre, tous les responsables des réseaux GSM exerçant sur le territoire béninois, il s’agit de MTN, MOOV, GLO et LIBERCOM. Les points inscrit à l'ordre du jour de cette rencontre avec la Ministre Rafiatou Monrou, ont porté premièrement sur la qualité des services offerts aux abonnés et  ensuite sur les tarifications de communication appliquées.Les raisons qui ont motivé l’organisation de cette rencontre sont subjectives au désirde garantir à moindre coût la tarification de la communication en république du Bénin, des services de très haute qualité dans ce secteur,conformément au vœu du Chef de l’Etat. Tour à tour, chaque responsable des réseaux GSM a pris la parole pour s’expliquer sur les différentes raisons qui justifient le fait que, malgré les reformes des taxations sur les services qui sont passés de 23% à 10% depuis le début de l’année 2017, les abonnés des différents réseaux  ne sentent toujours pas l’amélioration de la baisse du coût de la communication.L’autre situation à laquelle la ministre a sommé les responsables des réseaux GSM à régler très vite,  est celle qui concerne le «SIM BOXING». Qui est un système de fraude sur les appels internationaux entrants.

Le fonctionnement du «Sim Box»est la suivante, imaginez par exemple  que vous recevez un appel international,au lieu que le numéro de téléphone qui apparait sur votre téléphone soit un numéro international, c’est plutôt un numéro local que vous voyez.Et ce qui est plus surprenant encore, il vous est impossible de rappeler votre correspondant de l’étranger parce que ce numéro local ne passe pas par la suite.Une fraude qui fait perdre beaucoup d’argent au Trésor public.A cet effet, un délai d’une semaine a été donné aux différents réseaux pour désactiver les utilisateurs des «SIMBOXING» au risque de subir des pénalités qui leurs seront appliquées en cas de récidive, car ils ont l'obligation d'assurer la sécurité de leur réseau.Pour ce qui concerne l’effectivité de l’amélioration de la qualité des services, il est à préciser qu’un comité composé des représentants du Ministère, de l'ARCEP et des opérateurs GSM passera dès la semaine prochaine aux contrôles et des pénalités seront appliquées aux opérateurs défaillants. Les responsables des Gsm ont promis à la ministre de mettre tout en œuvre dès cette semaine pour revoir les paramétrages afin de remédier aux différents problèmes évoqués pour le bonheur de la population béninoise qui constitue leurs différents clients.

Kamar ADJIBADE

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MTN Bénin : L’équipe dirigeante à la rencontre des autorités locales.

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Dans le cadre de sa campagne de vulgarisation des grands projets de l’année 2017, la délégation de MTN Bénin a rendu une visite de courtoisie et de travailles mardi 07 et mercredi 8 février, respectivement à Mr Firmin KOUTON, le préfet du Zou, Mr Charles TOKO, maire de la ville de Parakou, Mr Djibril CHABI BATTA,le chargé de mission, représentant le préfet  de l’Alibori et Loukman LASSISSI, le secrétaire général représentant le maire de la ville de Kandi.

A ces différentes occasions, après que les autorités locales aient exprimé leurs besoins, plusieurs projets de partenariat ont été proposés,notamment :

1-    Mobile Money

Prenant la parole, Mr Virgile TOFFODJI, Directeur Mobile Money, a souligné l’importance du service Mobile Money dans la vie quotidienne des populations qui n’est plus à démontrer. Notamment la collecte des taxes municipales et le paiementdes frais de scolarité et salaires.

Assertion confirmée par le maire de Parakou qui loue les bienfaits du service Mobile Money. « C’est une réussite qu’il faut mettre à l’actif de MTN. J’envoie régulièrement de l’argent aux parents au village et c’est vraiment une solution très pratique » a-t-il déclaré.  

2-    Construction de kiosques

« MTN Bénin est prêt à accompagner le préfet du Zou dans le développement de la ville de Bohicon, ville considérée comme le principal centre commercial de la région.»asouligné Igor YEGNON, Directeur Ventes et Distribution. « Que les autorités nous aident à identifier des endroits à aménager pour le grand bonheur des populations, notamment les gérants de points de vente » a-t-il poursuivi.  

En effet, ils pourront exercer leur métier dans les meilleures conditions de travail et ce, dans des kiosquesmodernes.

« Je remercie MTN pour cette démarche. Cela met simplement en exergue votre leadership qui se constate sur presque tous les plans. Sur dix (10) numéros que j’appelle, vous avez au moins six (06) qui sont du réseau MTN. » a déclaré le préfet.

Il a ensuite exhorté les différents responsables à continuer d’améliorer la qualité du réseau pour une meilleure expérience client.

3-    Solutions entreprise (MTN Business)

« Interconnecter les administrations pour faciliter le partage des informations », tel est le message principal qui ressort de l’exposé de Gaudens ZOCLI, Directeur Ventes Solutions aux entreprises (EBU). Comme objectif, cela « permettra d’avoir une administration performante et efficace résolument tournée vers le développement » a-t-il conclu.

4-    Classes numériques

« Nous manquons d’infrastructures scolaires. Nos enfants étudient dans des conditions difficiles et nos écoles, compte tenu du taux de scolarisation qui va grandissant, ont du mal à accueillir tout le monde » a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kandi.

Cela ne pouvait pas bien tomberpour Stephen Blewett, directeur général qui a présenté aux autorités le projet « Génération Numérique » qui consiste à doter nos lycées et collèges de salles numériques. « Nous vous accompagnerons, non seulement dans la construction d’infrastructures scolaires, mais aussi ferons de Kandi la Cité MTN de la commune. » a-t-il ajouté.

A la suite des différentes rencontres, un groupe de travail composé des différentes parties prenantes a été mis en place pour élaborer le plan d’actions qui servira de cadre pour le développement des projets.

Il s’agira de travailler en bonne intelligence avec l’objectif commun de changer positivement et durablement la vie des communautés et d’accompagner le gouvernement béninois dans son programme d’actions.

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Situation de la microfinance-Uemoa : Bénin en hausse de 13,6% selon la Bceao

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à travers sa direction de la microfinance et de l’inclusion financière a rendu public, la situation à fin septembre 2016 du secteur de la microfinance dans l’espace Umoa (Union monétaire ouest-africaine). Élaborée à partir de données collectées auprès d'un échantillon de cent quarante-quatre (144) systèmes financiers décentralisés (SFD) réalisant 90% environ des activités du secteur (dépôts et crédits), la présente note trimestrielle fait ressortir une hausse de 13,6% pour le Bénin s'agissant des crédits octroyés par les SFD et 5,6% concernant les dépôts.

Selon le rapport de la Bceao, à fin septembre 2016, le nombre d'institutions de microfinance dans l'UMOA s'est établi à sept cent deux (702) et l'accès des populations aux services financiers offerts s'est élargi. Le nombre de bénéficiaires des prestations de ces institutions est ressorti à près de 17,3 millions à fin septembre 2016 contre 15,0 millions à fin septembre 2015.Les indicateurs d'intermédiation des SFD de l'échantillon observés laissent apparaître une évolution relativement positive. A fin septembre 2016, le montant des dépôts collectés s'est établi à 955,5 milliards de FCFA contre 850,9 milliards de FCFA une année auparavant, soit une hausse de 12,3%.

Par pays, les dépôts ont enregistré une hausse en Côte d'Ivoire (+23,7%), au Burkina (+14,6%), au Mali (+13,8%), au Bénin (+5,6%), au Sénégal (+12,3%) et au Togo(+7,4%).

En revanche, des baisses ont été notées en Guinée-Bissau (-26,5%) et au Niger(-22,3%).Le montant moyen des dépôts par membre s'est établi à 92.088 FCFA à fin septembre 2016 contre 94.679 FCFA un an plus tôt. L'estimation, sur l'ensemble des SFD de l'UMOA, du montant total des dépôts collectés est de1.061,7milliards de FCFA à fin septembre 2016 contre 945,5milliards de FCFA un an auparavant. Il représente environ 6,3% du montant des dépôts détenus par les établissements de crédit de l'Union au cours de la période sous revue.
S'agissant des crédits octroyés par les SFD de l'échantillon, ils ont progressé de 17,9% parrapport à leur niveau de fin septembre 2015, pour ressortir à 931,5 milliards de FCFA à fin septembre 2016.

Les hausses enregistrées ressortent à 55,3% en Côte d'Ivoire, 16,0% au Burkina, 15,0% au Togo, 13,9% au Mali, 13,6% au Bénin et 9,0% au Sénégal. En revanche, des baisses respectives de 2,5% et 0,1% ont été enregistrées au Niger et en Guinée-Bissau.

L'encours moyen des prêts par membre a progressé, en ressortant à 89.772 FCFA à fin septembre 2016 contre 87.917 FCFA à fin septembre 2015.Rapporté à l'ensemble des SFD de l'Union, l’encours des crédits du secteur est estimé à près de1.035,0 milliards de FCFA à fin septembre 2016 contre 878,0 milliards à fin septembre 2015, soit un accroissement de 17,9%. Il représente 7,4% des crédits accordés par les établissements de crédit de l'Union.Au titre des SFD en difficulté, à fin septembre 2016, quatorze (14) institutions de microfinancedemeuraient sous administration provisoire, dont trois (3) au Bénin, trois (3) au Mali, trois (3) au Sénégal, deux (2) en Guinée-Bissau, une (1) au Burkina, une (1) en Côte d'Ivoire et une (1) au Togo. Soulignons la prochaine note trimestrielle est prévue pour les tout prochains jours.

Aziz BADAROU

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Prise de position de 4 députés de la Rb : Que cache ce silence de Léhady Soglo?

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A la Renaissance du Bénin (Rb), c’est la confusion générale. Le communiqué de presse publié le jeudi 08 février 2017 par quatre (04) députés semble étaler les divisions qu’affrontent les Renaissants. Le silence de Léhady Soglo est très pesant et nourrit plusieurs interprétations.

Boniface Yèhouétomè, Adolphe Djiman, Gildas Agonkan et Norbert Ahivohozin ont donné leur position politique à travers un communiqué rendu public la semaine écoulée. Ces députés de la Rb n’ont plus attendu la décision du bureau politique avant de prendre position. « En attendant la clarification du positionnement du parti,  nous députés, signataires du présent communiqué, nous nous engageons à soutenir les actions de développement du président de la République, étant entendu qu’en l’état actuel des choses, rien ne saurait justifier une opposition  stérile à sa vision en moins d’un an d’exercice du pouvoir», ont-ils souligné dans le communiqué co-signé. Ils ont ainsi affiché leur indiscipline. Malgré ce choix très audacieux, le bureau politique n’a toujours pas encore réagi. C’est curieux puisqu’en d’autres circonstances, le parti aurait sorti déjà des messages de clarification. Le bureau politique et le président Léhady Soglo ont préféré se muer dans un silence assourdissant depuis le jeudi ; un silence qui alimente des interprétations. Pour certains observateurs, ce serait un complot ourdi par les Soglo pour brouiller les cartes. L’objectif serait de rendre illisible la position du parti pour en tirer profits. Un scénario plutôt invraisemblable voire surréaliste. D’autres soulignent par contre que le bureau politique est confronté à certaines divisions. Les membres du bureau ne se seraient toujours pas entendus autour d’une position commune. Les quatre députés signataires du fameux communiqué n’auraient d’ailleurs pas pris part à la dernière rencontre en date des « Houézèhouè » présidée par le président d’honneur du parti, Nicéphore Soglo. Ils ne seraient donc pas associés à la décision ayant sanctionné cette réunion importante. Et la présence du député Boniface Yèhouétomè, membre du bureau politique,dans le rang des élus frondeurs, confirme à plusieurs égards la thèsede la division.Le silence du président Léhady Soglo cacherait-il une fébrilité du parti ? Léhady Soglo gèrerait-il la fronde de presque tous les députés de la Rb? Ou encore, le Maire de Cotonou qui entretient des relations houleuses avec le Préfet du Littoral, et donc la Rupture, devrait-il craindre désormais pour la gestion apaisée de son parti? Il y a une évidence : la sérénité n’existe plus au sein des Renaissants. Le parti confronté aux nouvelles réalités politiques dont celles imposées par le régime de la Rupture, est sérieusement  secoué. Le danger est indéniable.  Léhady Soglo doit agir en tant que fin stratège pour parer au pire. Car, la position des quatre députés n’est peut-être que le signe d’un tsunami politique qui menace les Renaissants.  

Mike MAHOUNA 

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Le Dg Libercom relevé avec empressement de son poste : Talon doit faire preuve d’impartialité

patrice  talon

L’information qui défraie la chronique au plan national, c’est bien le limogeage du Directeur général et de la Directrice des ressources humaines de Libercom pour des raisons de mauvaise gestion et de diplôme non authentifié. Les choses sont allées très vite. En effet, il a fallu juste les déballages du président du Fonac au cours de sa sortie médiatique, en début de semaine dernière, pour que le gouvernement notamment son chef, Patrice Talon prenne ses responsabilités. Mais ce faisant, on pourrait y voir du deux poids deux mesures.

Prendre des sanctions à l’encontre du Directeur général d’une société d’Etat pour mauvaise gestion, c’est ce qui est à souhaiter et encourager, surtout par ces temps où le Bénin n’est pas bien loti dans le dernier classement fait par Transparency International en matière de lutte contre la corruption. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, a bien voulu sévir pour donner la preuve que la Rupture  et le Bénin révélé ne riment pas avec impunité. A voir aussi la diligence avec laquelle le président de la République a agi, on peut sans doute affirmer qu’il est préoccupé par les questions de bonne gouvernance et de transparence. Tant que des soupçons pèseront sur certains à l’ère de la Rupture, il prendra ses dispositions. C’est le message qu’il semble faire passer dans le cas d’espèce. C’est bien que le chantre du Nouveau départ ait décidé de se débarrasser de ce Dg mais quand on sait que dans l’entourage du chef de l’Etat, d’autres collaborateurs qu’il a nommés ont maille à partir avec la justice sans être inquiétés, on peut se poser des questions. Pourquoi Patrice Talon, en dépit des dénonciations et contestations faites contre certains de ses ministres, Dg et autres autorités, n’a pas daigné les libérer. Peut-être qu’avant d’embarquer ses proches collaborateurs dans le navire Rupture, le chef de l’Exécutif n’avait pas toutes les informations sur eux ; mais avec tout ce qui se dit et s’écrit sur les concernés, beaucoup s’étonnent que Patrice Talon n’ait pas encore agi aussi promptement comme il vient de le faire dans le dossier Libercom. Sous la Rupture, y a-t-il les uns et les autres ? Autrement, la lutte pour des cadres vertueux dans l’administration publique est-elle sélective avec Patrice Talon ?Autant de préoccupations…

J.B

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Révision de la constitution : Le mercato politique ouvert

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Quel parti politique ayant des députés au parlement n’a pas encore fait allégeance au nouveau pouvoir ? Le dernier en date, c’est le soutien des députés de la Renaissance du Bénin. Ils n’ont pas attendu que le mot d’ordre vienne du bureau politique du parti avant de se jeter dans les bras du chantre du ‘’Bénin révélé’’. Une façon de couper l’herbe sous les pieds de Léhady Soglo et de se mettre en pôle position dans le marché qui s’anime en prévision à l’étude prochaine du projet de loi portant révision de la constitution.

‘’A quoi s’opposer ?’’, cette cantique entonnée par le Prd est reprise en chœur par les députés de la Renaissance du Bénin, son allié qui a porté avec lui la candidature de Lionel Zinsou lors de la présidentielle passée. Ainsi, un à un, les partis qui n’ont pas soutenu Patrice Talon, ne trouvent plus de raison de s’opposer à l’homme d’affaires devenu président. Quelques mois seulement ont suffi pour que les motivations, qui soutenaient leur opposition à la candidature de l’homme d’affaires, ne soient plus de mise. Et comme il faut toujours justifier les retournements de veste les plus spectaculaires, ‘’ A quoi s’opposer ?’’ est le nouveau refrain de la classe politique.

La vérité est qu’à la prochaine rentrée parlementaire, Patrice Talon introduira certainement à l’étude puis au vote le projet de loi portant révision de la constitution du 11 décembre 1990. Principale réforme constitutionnelle annoncée lors de la campagne électorale, le Chef de l’Etat avait promis conduire ce projet à bout avant la fin de 2016. Mais une fois la commission Djogbénou installée et son rapport déposé, les débats continuent d’achopper au niveau du mandat unique. La réticence de certains et le refus catégorique d’autres ont amené Patrice Talon à battre d’abord en retraite. En état, le projet risquait fort de ne pas recevoir l’assentiment des 2/3 des députés, étant donné le nombre que font les députés Fcbe, Prd et Rb. Il fallait changer de stratagème, s’assurer le soutien du plus grand nombre avant d’introduire le projet. Dans ce lot, le Prd est le 1er à mordre à l’hameçon. Cela s’inscrit d’ailleurs dans la logique de Me Adrien Houngbédji de ne point faire l’opposition à partir de 2016. Et c’est connu que le 1er est toujours mieux servi, sachant bien combien cette réforme tient à cœur à Patrice Talon. L’homme d’affaires ayant déjà montré sa générosité avec les membres de la commission Djogbénou, les députés sont plus que certains qu’il n’hésitera pas à aller plus loin face aux acteurs mêmes, ceux sans qui son projet de révision ne pourrait prospérer. Le mercato ainsi ouvert, chacun veut en tirer le maximum de profit. La peur que le Chef de l’Etat aille négocier avec le président du parti peut amener les députés, qui devront voter au moment opportun, à prendre les devants. ‘’On est mieux servi que par soi-même’’, dit-on. Les députés ont beaucoup investi pour être au parlement. Ils se disent certainement que c’est le moment plus que jamais de récupérer cet investissement pour faire face aux dépenses des élections futures. Le parti devient ainsi juste un tremplin. On s’en sert pour accéder à une position et une fois la position obtenue, seul l’argent devient le maître mot.

B.H

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