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Fête du culte endogène : Une brèche sur l’origine

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Depuis 1992 sous l’avènement du président Nicéphore Soglo, le 10 janvier a été décrété journée nationale des religions endogènes. Une manière de réhabiliter le culte Vodoun et de valoriser la culture endogène. Une stratégie qui permet au Bénin d’avoir plus de visibilité hors du pays et du continent africain. Ainsi, depuis Ouidah 92 où a eu lieu la première édition, le Bénin n’a cessé de fêter les religions endogènes, et même hier mardi 10 Janvier 2017, les adeptes de cette religion ontsacrifié à la tradition pour prier les mânes de nos ancêtres afin que la paix demeure au Bénin. Selon les pratiquants, le Vodoun est une religion comme les autres, mais elle est souvent marginalisée et même diabolisée à cause de certaines pratiques qui s’y observent au sein de certaines confréries. Il reste une religion comme le christianisme ou l’islam qui prône la tolérance,l’amour de son prochain, l’amour de sa patrie, etc. Cette journée des religions endogènes a permis aux béninois de la diaspora de se rapprocher de leur pays et même aux jeunes béninois de connaitre la culture et les religions de chez eux. Quand on parle de « Vodoun cela renvoi à « l’esprit saint » et c’est dans la langue fon, une langue majoritairement parlée au Bénin. Dans le panthéon Vodoun, on compte plusieurs divinités, dont la divinité « Goun », « Sakpata », « Hèvièsso », et « Dan ». Ces quatre divinités sont les principaux dieux qui regroupent la religion Vodoun et leur appellation varie d’une région à une autre et ont les mêmes pratiques mais avant toute cérémonie cultuelle, il est impératif de consulter l’oracle ou encore le « Fâ » pour se situer davantage sur la procédure à suivre dans l’exécution du culte. Le Vodoun, bien qu’il soit la religion de la majorité des Béninois, n’est pas nécessairement à la portée de tous. La croyance Vodoun admet, en effet, que chaque être humain est un « engendreur cosmique », une divinité ou un défunt qui porte la glaise dans laquelle il sera modelé, puis à qui le Créateur insufflera le souffle de vie. S’il s’agit d’une divinité, le vodouisan sera consacré à cette dernière. En somme, la célébration du 10 janvier, au Bénin, n’est rien d’autre que l’expression de la reconnaissance d’une dimension et d’une identité religieuse que partage la diaspora africaine de par le monde.

Matin Libre

Dernière modification lejeudi, 12 janvier 2017 04:51
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