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Manager à l’affiche : Ousmane Alédji, de l’audace et de la folie pour sortir le théâtre des sentiers battus

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Ousmane Alédji n’est pas un inconnu de la scène médiatique et culturelle béninoise. On le sait, comédien, metteur en scène et dramaturge. Il est consultant pour la mise en place de projets culturels, Directeur de la troupe de théâtre Agbo-N’koko. Il a une longue expérience des thématiques liées à la gestion des affaires culturelles : il a été expert Théâtre pour l’Oif (l’Organisation Internationale de la Francophonie) pendant huit ans, et il est également expert pour le Fonds d’Aide à la Culture. Il se bat pour défendre ses idées et sa vision de la culture depuis plus de vingt-cinq ans. Sa nomination comme Directeur Intérimaire du Fitheb, n’est certainement pas le fait d’un hasard. Et sa mission est claire : « sauver cet événement d’envergure internationale » sujette à de nombreuses péripéties.
Avec sérénité et la voix calme qu’on lui connait, Ousmane Alédji, nous redit dans cet entretien, sa détermination à faire de cette édition, un motif de satisfaction aussi bien pour le public que pour tous les acteurs impliqués dans son organisation.
Monsieur Alédji, si vous avez à expliquer aux Béninois, ce qu’est le Fitheb, que diriez-vous?

Le Fitheb, c’est le Festival International de Théâtre du Bénin. Je dirai que c’est le seul festival de théâtre en Afrique qui accueille les spectacles hors continent. Le seul dans lequel l’Etat s’implique à la fois dans le fonctionnement, dans la gestion et dans la mobilisation de ressources, sinon même dans le financement. La structuration du Fitheb se veut normalement un festival mondial du point de vue projet et orientation artistique. C’est une manifestation qui doit normalement vendre ce que le Bénin propose de mieux en matière de théâtre; le Bénin mais aussi l’Afrique. Le Fitheb est la seule vitrine internationale dont dispose le Bénin  et nous espérons en faire un label dont chacun de nous sera fier.

Comment expliquez-vous les difficultés régulièrement rencontrées lors de l’organisation de ce grand rendez-vous culturel,  après tout de même, plus de dix éditions ?

C’est vrai que le Fitheb a 24 ans maintenant. Je dis souvent aux gens que c’est l’aîné du Masa. On peut comprendre qu’à chaque contexte, à chaque environnement correspondent des réalités différentes. Et, vous savez que les réalités béninoises sont difficiles à développer dans un entretien, dans les médias. On va dire que c’est la crise de croissance.

Crise de croissance après 24 ans ?

Il nous reste à nous approprier davantage cette manifestation; je parle de nous tous: administration publique, professionnels de théâtre, partenaires et publics. Le Fitheb est un festival mondial; c'est le plus grand festival de théâtre d'Afrique. Nous devons nous en montrer dignes et savoir le mériter.

Vous reconnaissez donc que ce n'est pas encore le cas. A votre avis, à quoi cela est dû?
 
Chaque système obéit à des règles; quand elles sont foulées au pied le système se bloque. Le Fitheb a été aussi victime du contexte socio-politique national et de l’environnement professionnel dans lequel il s'est organisé depuis sa création.

Vous en parlez au passé…

Oui. J'espère que tout cela est derrière nous. C'est l'objectif des réformes initiées par le gouvernement et l'une de mes missions à la tête de ce festival.

Vous y croyez vraiment ?

Absolument ! Ce n'est pas facile, je vous le concède.

Ce que nous lisons dans les journaux et sur les réseaux sociaux, n’est justement pas encourageant.

Excusez-moi de vous interrompre mais croyez-moi, Ousmane Alédji, Jacques, Paul, Pierre… nous ferons du Fitheb un patrimoine national dont chaque béninois sera fier et tous les débats seront futiles et vains ou nous ne le méritons pas. Je ne veux jeter la pierre à personne mais je pense que le Fitheb mérite mieux que le traitement qu'en font nos médias. On parle du Fitheb quand on a fini de traiter les faits divers et les chiens écrasés. Ce qui intéresse les médias, ce sont les problèmes du Fitheb. On en répand partout. Cela fait l'affaire de ceux que nos succès dérangent. Ceux qui ont le mépris et l'insulte de l'autre facile; les mêmes qui viennent nous inoculer des parasites pourris et vers lesquels nous nous tournons pour acheter les traitements. Le Fitheb est un projet mondial, il ne s'agit pas de théâtre uniquement. Les enjeux ici nous obligent à tenir debout, insomniaques, maladifs, croulants mais, debout ; tant que le défi n'est pas relevé. Voilà l'attitude que j'invite chacun de nous à développer. L’Auto-flagellation, l’abattage sauvage et systématique de tout ce qui est initié, de tout ce qui se crée, se développe, faut que ça s'arrête. On se donne beaucoup de peine pour nuire, démolir, tuer, comme si notre souffle en dépendait…

Comment mettre fin à ce cycle de polémiques et de débats néfastes à la promotion et au rayonnement du festival ?
    
Je n'en sais rien. Il y a des gens qui sont contre tout. Les réformes entreprises contre vents et marrées, avec notre caution et notre implication à tous par le ministre de la culture sont attaquées dès le lendemain.
 
Votre nomination à la tête du Fitheb à titre de Directeur intérimaire s’inscrit-elle dans la poursuite de ces réformes?

Tout à fait!  Il y a différentes étapes et j’espère qu’à la fin de toutes les étapes, on aura réussi à installer le Fitheb sur des bases solides et pérennes. Ces réformes ont enfanté des textes élaborés par les professionnels du théâtre. L’application de ces textes devra consacrer un nouveau départ pour le Fitheb. Ma présence à la tête du Fitheb n’est pas l’achèvement de ces réformes. C’est une des étapes des réformes entreprises par le Ministre Jean Michel Abimbola. La suite va être la mise en place du Conseil d’Administration du Fitheb qui est déjà lancée. Après, il y aura la nomination d’un nouveau directeur qui à ce moment-là, prendra le Fitheb pour un mandat de quatre ans.
         
Ils appartiennent aussi au passé, les soucis financiers, les décaissements à la dernière minute?

Oui. Enfin, je l'espère. Les tensions et les malentendus qu'il y avait entre les instances du festival et le ministère sont terminés. C'est un gain incontestable des réformes. Le Fitheb est désormais un établissement public à caractères culturels, donc la propriété de l'Etat. J'ai été nommé par le ministre de la culture, je lui rends compte de chaque chose que je fais. Il appartient à l'Etat d'assumer ses responsabilités, de respecter ses engagements vis à vis des professionnels que nous sommes et de le faire dans les délais. Je n'ai, à la date d'aujourd'hui, aucune raison de m'inquiéter.

Votre nomination est aussi sujette à débats.

Pas du tout, pas à ma connaissance! Le directeur du Fitheb a toujours été nommé. Toujours!  Je ne considère pas les aboiements comme des débats sinon j'y aurais participé.

Parlons de cette élection des membres du Conseil d’Administration. Lapro, l’Association des professionnels de théâtre dit qu’elle ne présentera pas de candidatures. Pourquoi à votre avis ?

Je dois avouer que cela ne m'a pas surpris. Mais, je me garde d'émettre des jugements. C'est un sujet délicat et je n'ai pas en ma possession, pas encore suffisamment d'éléments pour répondre à cette question en toute objectivité. Et même si je devrais vous confier mon sentiment, je le ferai hors micro.

Certains professionnels disent que l’injection de l’argent par différents organismes dans le secteur culturel ne lui a pas fait que du bien. Cela a aussi, visiblement, aiguise les appétits…

Il y a un peu de tout dans notre milieu, y compris des gens de convictions qui savent se battre pour leurs convictions.

Vous faisiez quasiment l'unanimité à votre nomination, est-ce encore le cas ?

Je le pense. Nous entrons progressivement dans le déroulement du projet que nous avons présenté. Encore quelques semaines et chacun se fera clairement son opinion sur le travail que nous faisons, mon équipe et moi-même. Je ne travaille pas pour faire l'unanimité, de cette même façon je ne vais pas par crainte de quelques cris, des salissures et des souillures dont on nous menace, renoncer.
On dit que vous avez été appelé au chevet de cette biennale pour une mission de sauvetage.
Oui. Pour sortir le Fitheb de sa léthargie et le repositionner sur l'échiquier international. Tous les béninois savent dans quel état était le Fitheb. Bref! L’Etat a pris ses responsabilités. Il a dit si vous voulez, nous allons vous accompagner mais voici les conditions. Ma mission c'est de redresser le Fitheb, le repositionner, et de le rendre crédible. Organiser une édition sans gap.
Parlons maintenant de cette 12ème édition, combien de troupes étrangères invitées et quelles sont les innovations ?

L’édition 2014 du Fitheb, est consacrée à l’acteur, au comédien. Sur l’affiche de la biennale, c’est l’un de nos doyens Mr Deen Alougbin qui tient l’affiche. C’est un comédien mondialement connu et respecté, mais aussi un metteur en scène et le Directeur de l’Eitb, Ecole Internationale de Théâtre du Bénin. De mon point de vue, c’est la seule école de théâtre à l’heure où je parle en Afrique francophone. Ainsi, nous souhaitons d’abord, rendre hommage à l’acteur parce que sans l'acteur il n'y a pas de théâtre. Ensuite, c’est un festival qui va se concentrer cette année pour 80% de sa programmation sur la ville de Cotonou parce qu’il n’est pas normal qu’une manifestation qui a 24 ans de vie ne vende aucune ville béninoise. Ailleurs les festivals vendent les villes qui les accueillent. Nous allons donc concentrer la programmation sur Cotonou tout en déployant deux ou trois spectacles dans les villes à statut particulier, Porto-Novo et Parakou. C’est la première innovation. Et, je tiens à dire merci à la municipalité de Cotonou, à Monsieur Léhady Soglo qui nous a fait l’amitié et l’honneur de nous recevoir déjà à deux reprises, pour nous accompagner sur ce projet. La programmation de cette année est mondiale. Nous allons accueillir des troupes qui viendront de toute l’Afrique, de l’Algérie, à l’Afrique du Sud, en passant par l’Afrique centrale et de l’Ouest. Après, il a les Amériques, l’Asie, les Caraïbes et enfin l’Europe.

Pouvez-vous de mémoire nous citer quelques exemples de pays?

 Nous aurons le Canada, la Chine, le Brésil, la Guadeloupe, Haïti, le Rwanda, le Liban, le Luxembourg, il y aura au total 40 troupes et 29 nationalités. Ceci permettra de donner à cette manifestation, toute son envergure internationale. En termes d’articulation artistique, les spectacles vont se jouer dans les rues surtout. J’entends par rue, les places publiques comme l’Etoile rouge, la place des Martyrs, la place publique d’Agla, la place Lénine qui seront pendant la biennale, de géants plateaux d’accueil de spectacle et où le public pourra se déplacer pour venir voir des spectacles gratuitement. C’est aussi l’une des innovations. Ce faisant, le public se rapproche du Fitheb et nous espérons qu’il va s’en approprier après pour en faire sa chose. Parce que cela a trop duré, que ce Festival soit comme un privilège consacré aux seules élites. Il y aura aussi des activités périphériques. Il y aura par exemple, un colloque sur le thème « Les créations du Sud face aux enjeux des marchés nouveaux ». Il sera administré par nos universitaires dont certains nous ont déjà donné leur accord. Il y aura également ce que nous appelons, les veillées du Fitheb. Trois jours avant l’ouverture de la biennale, nous ouvrirons les lieux qui vont accueillir les manifestations, aux spectacles populaires, pour que les ballets tout comme les chanteurs connus chez nous viennent présenter des spectacles gratuitement au public. Ce faisant, on commence par familiariser le public aux lieux de spectacles. C’est aussi une façon d’impliquer les musiciens, les artistes non professionnels de théâtre dans la manifestation, parce que eux aussi, ils ont certainement leur public qu’ils vont nous aider à faire déplacer sur les lieux. Il y a aussi ce que je considère comme le pacte entre le Fitheb et les milieux scolaires et universitaires. Il ne s’agit pas seulement d’aller vendre des tickets dans les collèges et universités. Nous avons mis en place une équipe de médiateurs dont la mission est de former les jeunes à la lecture d'un spectacle, les préparer à être de bons spectateurs, voire à devenir des critiques de spectacle. Nous aurons donc des jeunes formés à aller aux spectacles et qui pourront devenir pourquoi pas, plus tard des acteurs, des écrivains, etc. Ceci participe également à la diversification du public.

Faites-nous rêver et donnez-nous déjà une idée de ce à quoi le public aura droit lors de la cérémonie d’ouverture.

La cérémonie d’ouverture est pour le 6 décembre prochain. Le colloque clôture entre 13h et 14h puis à 17h, on a la cérémonie d’ouverture. Pour l’ouverture, on a proposé des têtes d’affiche africaines et internationales. Mais au niveau de l’équipe interne, on a estimé que c’était trop cher et que ça allait trop peser sur le budget, sinon on avait proposé Youssou Ndour, Rockya Traoré et d'autres noms pour un concert. Finalement, l’ouverture sera essentiellement donnée à des acteurs béninois. J’ai quelques noms mais ce n’est pas encore tranché, donc je ne pourrais pas les citer.

Vous aimez dire « Il faut se former pour devenir, l’argent ne vous fait pas ». Les jeunes doivent se mettre réellement au travail.

Oui. On ne se lève pas pour être, il faut se former pour devenir. Il ne faut pas que ce soit l’argent qui fasse les gens mais que les gens créent l’argent. Si l’argent vous fait, le jour où vous n’avez plus d’argent, vous n’êtes plus rien. La richesse se crée.

Votre citation favorite ?

« L’heure de nous-même a sonné », Aimé Césaire.

Un auteur que vous aimez beaucoup ?

Ah oui ! Je viens de là, je vous l’ai dit. A 14 ans déjà, je lisais ‘’Cahier d'un retour au pays natal’’. Je lisais et je ne comprenais rien. Et comme je suis obstiné, tant que je ne comprenais rien, je lisais seulement et ça m’intéressait. J’ai des phrases entières d’Aimé Césaire dans la tête. Je pense que le souffle de l’écriture se nourrit aussi de l’autre, que le mûrissement n'est pas un reniement. Le jour où vous allez commencer par écrire, je vous le souhaite, vous allez comprendre et vous verrez.   

Parlant de la lecture, que lisez-vous en ce moment ?

Le livre de Nelson Mandela, un si long chemin vers la liberté. Je le recommande vivement.     

Votre fils aîné aura bientôt 13 ans. Si un jour, il vous dit qu’il a envie de devenir comme vous. Que lui diriez-vous ?

De s’armer de courage. Mes enfants feront leur vie. Avec le temps, je relativise mes pouvoirs  sur mes enfants. Nous, parents, nous passons pour leurs protecteurs. Celui qui protège les enfants, ce n’est pas nous, c'est le Seigneur. Nous, nous les éduquons. Et après, il faut les laisser faire leur choix. Je ne vais ni l’empêcher ni l’encourager. A tous les autres jeunes, je voudrais leur recommander la formation. Je parle surtout de se former au métier que l’on décide d’exercer. Il faut se former pour devenir. Moi je suis allé à l’école de la lecture. Il faut lire. Celui qui ne lit pas ou n’a jamais lu est une calamité ambulante, un gâchis humain.

Que dire pour conclure ?

Je vais revenir au Fitheb pour rassurer les Béninois. Nous allons leur proposer une manifestation à la hauteur de notre pays. Si notre pays nous en donne les moyens, je leur demande de ne pas en douter. Je souhaite que l’Etat béninois en arrive à s’impliquer dans le Fitheb, comme le gouvernement burkinabè s’implique dans le Fespaco. Et quand je dis s’impliquer, ce n’est pas seulement de l’argent. Il y a de l’argent qui est consistant, le Fespaco, ce n’est pas 500 millions, c’est des milliards. Mais il y a aussi l’accompagnement physique et moral. A l’ouverture du Fespaco, vous verrez le Président Blaise Compaoré habillé en trois pièces, pagne du Fespaco. Et il est présent aussi bien à l’ouverture qu’à la clôture. Il va regarder les films dans les salles. Et comme le Président de la République le fait, les membres du gouvernement suivent. Le peuple voit ça à la télé et il se sent aussi concerné. Et il se déplace et suit. L’homme politique auquel nous étions habitués jusque-là, c’est une personne qui considère la culture comme de la distraction, comme un lieu de recréation et d’amusement, comme la dernière roue de la carrosse. Alors que nous savons aujourd’hui qu’on ne pourra pas développer le Bénin avec seulement le pétrole ou le coton. Et quand vous avez la chance de rencontrer deux ou trois hommes politiques, qui comprennent ça, c'est une chance à saisir.
Je voudrais par ailleurs, dire aux partenaires institutionnels et financiers que le Fitheb d'avant est révolu, qu'aujourd’hui c’est un marché où tout peut se vendre. Donc, s’ils veulent nous accompagner, on peut les aider à vendre leur image. Le Fitheb est une vitrine mondiale. La seule qu’il y a au Bénin. Et ils ont tout intérêt à être avec nous pour être visibles. Nous travaillons pour cela, nous avons mobilisé les médias du monde entier, les acteurs majeurs pour que leur image soit valorisée. Enfin, Je voudrais vous dire merci pour cette démarche. Je félicite votre rédaction, qui quoique jeune s’impose déjà par la qualité du travail que l’on voit.


Ousmane Aledji est l’auteur de nombreux ouvrages (Cadavre mon bel amant, Les couleurs de la nuit, Un bel après-midi de novembre, etc) et d’une trentaine de pièces de théâtre dont Imonlé, (un des grands succès de son répertoire joué à travers le monde), Traumatismes, Contradictions, et Omon Mi qui sera lancé très bientôt.

Omon-mi (mon enfant) ou l'invention d'un langage théâtral nouveau
 L’une des parutions de la collection théâtre de Plume Soleil de ce mois de Septembre s’appelle Omon-mi (Mon enfant, en langue Yoruba). Une pièce de théâtre écrite par  un géant du théâtre contemporain béninois et africain: Ousmane Alédji. Le dramaturge, metteur en scène et formateur, a, cette fois, abordé un fait social, culturel et ou cultuel célèbre. Le sacrifice rituel ''et scientifique'' des enfants qui naissent avec des anomalies génétiques, des tares ou des malformations congénitales. Certaines sociétés traditionnelles africaines les appellent « les enfants sorciers », les considèrent comme malveillants, signes de mauvais présages, une menace pour leurs communautés et les bénédictions qu'elles espèrent de leurs dieux. Dans Omon-mi Alédji fait ressortir les lieux communs aux coutumes africaines et occidentales. Un texte dense, poétique, rythmé d’actions portant le souffle théâtral connu à Ousmane Alédji. Sans aucun doute un succès littéraire mais surtout la rencontre d'avec un théâtre de performance singulièrement authentique.

Djamila Idrissou Souler

Dernière modification levendredi, 03 octobre 2014 05:56
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