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Célébrons tous les Héros de notre Pays : Le Grand de la Musique Gumbé, Mathias Kohounfo n’est plus!

Musique

Ils sont nombreux ceux et celles qui ont sacrifié leurs vies avant nous et pour nous, mais que nous avons hélas tendance à reléguer malencontreusement au bas de l’échelle de nos souvenirs et à l’arrière-plan de nos priorités.  Nos parents, nos héros, ainsi que les rois et reines de nos peuples, toutes les ethnies confondues, à qui nous devons aujourd’hui la vie et la liberté-—relative soit-elle—dont nous jouissons à présent.  Faudrait-il encore les citer?  La liste est assez longue sur le plan national, mais il convient d’exhorter chaque collectivité ou chaque communauté locale à prendre des initiatives qui célèbrent et immortalisent les œuvres des femmes et de ces hommes considérés comme héroïnes et hérosdans chacune des contrées de notre pays.  Ce faisant, nous aurons véritablement participé à écrire l’histoire de nos peuples.

J’ai reçu la triste nouvelle tôt ce matin du 9 juin 2018.  Fofo Mathias Abilé, comme nous avions coutume de l’appeler, est un baobab pionnier batteur du rythme Gumbé, musique traditionnelle dont raffole le peuple de l’aire culturelle Idaatcha.  Comme le géant et légendaire Komaran Oliworo, le Iroko national du Gumbé, son frère, le baobab Abilé vient de s’abattre dans une forêt où il ne reste plus que les jeunes pousses. Que son âme repose dans la paix éternelle de Dieu, Allah, le Tout-Puissant Miséricordieux Créateur!  Sincères condoléances à toutes les familles touchées par ce départ qui nous attriste tous. Comme les célèbres écrits de Camara Laye et de Mouloud Feraoun nous le rappellent, toutes les séparations sont douloureuses.  

Cependant, notre foi en Dieu doit nous rassurer que les familles qu’il a créées sont éternelles.  Certes, Kèrè et tout le peuple Idaatcha sont en deuil, mais faisons en sorte que la mémoire des illustres disparus de ce peuple demeure pérenne. J’allais dire éternelle.  Pour cela, je continue de croire aux projets de livres et autres réalisations pour célébrer ces hommes et femmes ainsi que leurs œuvres sur terre. Dans ce cadre, le premier projet auquel je tiens beaucoup que je recommande fortement d’ailleurs est celui d’un livre sur Oliworo et la musique Gumbé. Ceci est un cri de cœur que je lance à l’endroit du peuple Idaatcha dont je me réclame tout naturellement.  

Pour ceux et celles qui sont intéressés, veuillez tous contacter Pascal Badjagou à ce sujet. Contribuez-y donc par des travaux d’enquête de recueil de chansons Oliworo ayant marqué et enrichi la culture du peuple Idaatcha. Pour finir, je me permets de dire au Commissaire Tunji Kohunfo que la mort physique de son père biologique est avant et après tout un deuil Idaatcha, mais elle est et doit être aussi un deuil national même si les drapeaux  ne sont pas mis en berne au-delà des frontières des 41 Collines.

Fofo Adjo Boco Ignace, Pierre Osho, Ifèdé Simon Ogouma, Professeur Batcho, Gédéon Dassoundo, Narcisse Djegui, Pierre Sedo Adjaoké, Olode et Adjiboye, vous qui êtes déjà partis et vous que nous avons la chance de compter encore parmi nous, soyez bénis pour les bons exemples que vous avez montrés et surtout pour la voie de l’honneur et de la dignité humaine que vous avez tracée. Nous vous aimons et vous aimerons toujours.

Peuple béninois, célébrons toujours nos héros et héroïnes, qu’ils soient locaux ou nationaux! Pensons toujours à tous les services qu’ils ont rendus à nos communautés ou à la nation tout entière et promettons d’en faire davantage pour mieux honorer leur mémoire!

Professeur Désiré Baloubi
Virginia Beach, VA, USA le Samedi 9 Juin 2018.

Dernière modification lemardi, 12 juin 2018 05:16
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