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Réhabilitation des religions endogènes : Prof René Gualbert plaide pour des écoles du vodoun

Rene-Gualbert-Ahyi

Plaidoyer pour l’ouverture à la rentrée 2018-2019 des écoles et collèges confessionnelles vodoun et la sortie concomitante du premier manuel de catéchisme vodoun

Face au pullulement des sectes et de nouveaux groupes religieux, certains béninois n’arrivent plus à savoir à quel saint se vouer. Quand on ne sait plus où on va, il faut chercher à retrouver d’où l’on vient. Il nous semble urgent d’amorcer une rupture intelligente pour un nouveau départ.

Ce n’est pas pour reprendre un slogan, mais c’est une affirmation après une profonde réflexion du Professeur Ahyi René Gualbert et de son groupe de recherche sur les savoirs endogènes qui recèlent d’immenses trésors que nous perdons jour après jour de génération en génération.

Ce plaidoyer est notre manière de participer à la fête du 10 Janvier 2018 ; fête qui devrait nous amener à faire, après une évaluation du chemin parcouru, des projets pour des activités concrètes allant dans le sens de la réhabilitation de nos religions traditionnelles qui concentrent nos valeurs et savoirs endogènes.

Nous avons acclamé depuis notre refuge, l’introduction de l’enseignement de l’anglais dans les écoles de base. La rupture qui doit aller plus loin ne doit pas être que l’initiative du Président, ni des seules autorités administratives. Nous, simples citoyens ou chercheurs devons-nous l’approprier, l’approfondir et la transformer en activités concrètes.

Les 10 Janvier, depuis l’instauration de la fête nationale des religions endogènes ou la fête des savoirs endogènes (pour ne pas choquer certains !!!) par le Président Dieudonné Nicéphore Soglo, bon nombre de nos compatriotes dans nos contrées même les plus reculées s’emploient à fêter et à rivaliser d’ardeur et de tenues pour que la journée soit belle et pour réaffirmer le renouveau de la pratique religieuse que nous ont laissé nos ancêtres.

Néanmoins, triste est de constater que l’ardeur rivalise avec la concurrence entre les Vodoun de chez nous et ceux importés du Ghana, du Nigeria et des autres pays d’Afrique et du monde quand bien même ils semblent prôner les mêmes valeurs.

Par ailleurs, il nous est arrivé à plusieurs reprises de ne retrouver comme adeptes dans des couvents que surtout des personnes âgées. Certains couventssont même délaissés pendant que fleurissent les temples et les églises qui ont des jeunes adeptes, des livres à la main prêts à évangéliser tout le monde.

Sans écoles où dispenser leurs connaissances, sans écrits qui consignent et aident à la diffusion de leurs valeurs ; certains responsables des cultes Vodoun restés à l’oralité semblent aujourd’hui dépassés.

Nous pensons qu’ils ont énormément de choses à nous apprendre en utilisant aussi certaines armes et méthodes d’aujourd’hui sans hypothéquer les savoirs endogènes.

Nous venons demander à nos sœurs et nos frères responsables des cultes l’ouverture des écoles privées Vodoun à l’instar des écoles privées chrétiennes et musulmanes avec l’introduction de l’alphabétisation et du catéchisme Vodoun à la base dans les lieux de l’éducation. Ces écoles ouvertes à tous nos concitoyens suivront le programme national et auront la particularité d’enseigner en plus les valeurs africaines et les connaissances endogènes dégagées des superflues et croyances morbides dues à l’ignorance.

Bonne et heureuse année 2018
Professeur René Gualbert AHYI
Chrétien/Chercheur
Université du 3ème âge

Dernière modification lemardi, 09 janvier 2018 06:00
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