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Rencontres Mensuelles de la culture : Un prisme sur l’économie culturelle

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(Les Riao, un exemple d’école pour l’épanouissement)
L’acte 22 des RMC s’est tenu ce samedi 11 novembre 2017 au siège de l’association katoulati sur le thème «Les valeurs économiques, artistiques et touristiques du patrimoine culturel et ses impacts sur le développement humain ». Le thème a été débattu par le trio Osséni Soubérou de l’EPA, Houéfa Carmen Etchissè, opératrice touristique puis Patrice Toton, promoteur des Riao sous la modération de Sessi Tonoukouin.

Dès l’entame de la rencontre, Osséni soubérou plante le décor en définissant le patrimoine culturel comme un héritage à conserver, à valoriser et à transmettre à la nouvelle génération. Dans ce schéma,  on découvre l’homme au cœur de l’action. Aux dires de Patrice Toton, le conte figure en tête au niveau du patrimoine immatériel. «Il y a un penseur qui dit que ‘’quand vous lisez un conte, vous lisez l’univers’’ car dans le conte, il y a tous les aspects de l’humain au niveau moral, physique, religieux, son existence, son essence, son passé, ses origines et son futur ainsi que les légendes, les panégyriques. », renchérit-il avant de revenir sur quelques acquis des Riaoet de l’association Katoulati.  On retient de son intervention, que dans le cadre des rencontres internationales des arts de l’oralité, qu’une banque de contes a été constituée à partir de laquelle les ouvrages ‘’Xolomi lomi’’ et ‘’ les contes et légendes du Bénin’’ ont été édités. « Nous avons créé le spectacle « Danxomè xo » inspiré des légendes et récits sur l’histoire du Bénin de ses origines jusqu’à l’étape contemporaine. Mieux,  nous sommes allés également au Mali où nous avons créé un spectacle à partir de la vielle légende de Bilissi joué au sommet de la paix à Bamako l’année dernière ». Autant d’exemples qui montrent que de la conception des  musées en passant par la création littéraire pour aboutir à la création artistique, l’emploi est généré au profit de l'homme pour son développement et donc, celui de la société.

Quelle richesse espérer du développement de la culture ?

Le plus vieux des conteurs sur les Riao 2017 met l'accent sur une autre définition du développement de l'humain. "En tant qu’écrivain voyageur, mon premier souci, c’est de piller les valeurs philosophiques, morales, intellectuelles des pays que je visite parce que je suis touriste de la vie. Si j’étais le patron du marketing international du tourisme culturel, je rechercherai ce que sont les identités culturelles et les valeurs propres à chaque nation", laisse-t-il entendre. A Patrice Toton de rebondir sur les préoccupations de Kombert Quenum et de Serge Padonou sur la transformation des produits culturels en des dérivés à vendre. "Tous les biens du patrimoine ne sont pas vendables. Quelle richesse voulons-nous quand on investit dans la culture ? La richesse n’est que monétaire?", s'interroge-t-il.Toutefois, il explique qu'à travers les Riao, un projet est né depuis 2016 dont le but est de faire la collecte des textes écrits par les participants et festivaliers sous forme de témoignages pendant leur séjour au Bénin dans le cadre de cet événement. Des textes qui sont réécrits sous forme de conte dans le but d'être édités et vendus. " La vente de ses ouvrages édités va créer de la valeur ajoutée aux Riao.

Un euro investi dans la culture, rapporte dix euros

Les débats ont évolués sur l'apport réel des arts, de la culture et du tourisme au Pib. En réponse à cette interrogation de Carole Lokossou, on se rend compte que les statistiques  n'existent pas en la matière que la valeur culture n'existe pas dans la base de données de l'Insae. Un vide qui engendre au Bénin, la marginalisation des acteurs des secteurs de la culture et du tourisme. Selon le témoignage de l'écrivain-voyageur JG Tartar(e), une ministre de la culture en France a créé le débat en publiant les chiffres sur l'apport de la culture au Pib. "Les statistiques sont claires. 1 Euro investit dans la culture rapporte 10 Euros. Mais la ministre a été remerciée", confie-t-il. À ce propos, Carmen Étchissè confie que les études ont été faites au Bénin pour ce qui concerne le tourisme même si les données ne  sont pas toujours fiables ou  convaincantes. Les acteurs comptent mutualiser leurs efforts pour produire sur une période de trois moischacun dans son domaine une banque de données pour doter le Bénin d'ici cinq moisdes chiffres sur l'apport des arts, de la culture et du tourisme au Bénin.

Source : J’aime la culture

Dernière modification lejeudi, 16 novembre 2017 05:07
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