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Représentation théâtrale de la pièce ‘’Père indélicat’’ : Dimitry Fadonougbo expose l’aventure ambigüe des coureurs de jupon

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Dans un décor sobre, semi ménage semi service, trois acteurs ont évolué dans la scénographie et la mise en scène pilotées par Arsène Kokou Yèmandjè. C’était Jeudi 23 février 2017 à la grande salle du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). Nadjibath Ibrahim, Meldy Yanmé, et Patrick Gbaguidi, ont respectivement évolué dans le rôle de la fille amante de l’homme vicieux, de la secrétaire victime, et du vieux vicieux.

Cinquante-cinq (55) minutes de spectacle garni d'émotions et de tourments provoqués par un vieux vicieux, saisi dans l’étau du plaisir charnel. Du charme à l’amertume, Dimitri Fadonougbo a trouvé juste pour séduire et sensibiliser les spectateurs à travers cette messe théâtrale qu’il offre au public qui a effectué le déplacement du Fitheb. La trame retrace l’histoire de Klinkpin le vieux vicieux (joué par Patrick Gbaguidi).Toutes les occasions lui sont propices pour sauter sur la première femme qui se présente. Ainsi, sa secrétaire de bureau (joué par Meldy Yanmé) a essuyé pendant longtemps qu’elle a été à son service, agression morale, harcèlement sexuel et ses corolaires. De cette relation indésirable pousse une grossesse dont la paternité a été contestée par le bourreau. Conséquence, la fille issue de cette grossesse tombe amoureuse d’un jeune homme qui se veut être le fils de Klinkpin. Une fois à la maison Klinkpin s’offre, comme il sait bien le faire, la petite amie de son propre fils. En son nom, il délègue tous ses biens et a même souhaité envoyer balader son fils dont il venait d’arracher la copine. Mais lorsque la vraie identité de cette dernière a été révélée, étonnements, suppliques, et menaces se sont enchevêtrés.

Une générale prête à la consommation…

Cette générale présentée aux amoureux du théâtre tend vers la perfection. Déjà, de la lumière à la voix en off interprétée par la slameuse Harmonie Byll Cataria en passant par le fond sonore,  les jeux d’acteurs, et la scénographie, le metteur en scène, Arsène Kokou Yèmandjè, a fait un travail appréciable. D’abord, le sujet abordé dans la scène est d’actualité et continue de provoquer des dégâts sociaux aussi bien sous les tropiques que sous d’autres cieux. Mais ce qui est intéressant est que la trame à travers le jeu des acteurs a réussi à faire ressortir les pièges que pose la vie de débauche. Ici, dans l’exposition,le vieux Klinkpin ne s’attendait pas à tomber sur sa propre fille pour accomplir son forfait. Alors, l’intrigue met en relief le revers de la vie que peut essuyer un  homme qui fait du plaisir charnel son jeu favori. Et la leçon de morale à retenir est qu’à jouer au papillon de la vallée, on finit par goûter à du nectar amère. Il faut remarquer au niveau des acteurs, une rigueur dans les jeux. Ce qui reste certainement à parfaire dans cette mise en scène est la partie de la scène qui présente Klinkpin en charme avec sa fille. Le metteur en scène peut aller plus loin et les fait passer dans un simulacre d’acte sexuel pour satisfaire
l’appétit de certains spectateurs dont la curiosité a été manifeste de vive voix dans le public lors du spectacle.  

Teddy GANDIGBE

Dernière modification lemardi, 28 février 2017 05:34
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