TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Cash-and-arts-4-matin-libre

A+ A A-

Banniere web 728x90px-01

Matin Libre

Pour avoir mordu une oreille à son employé : Gnambodé Omer prend 20 mois d’emprisonnement ferme

justice

(Il doit payer aussi 500 mille de dommages et intérêts)
20 mois d’emprisonnement ferme et 500 mille de dommages et intérêts. Telle est la sanction infligée à Gnambodé Omer poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. C’est la cour présidée par Banzou Adame assisté de Sohou Geneviève et de Houdégbé Hervé qui a examiné les faits de la cause.

Statuant sur les intérêts civils, la cour a donné droit à la constitution de partie civile de la victime et a condamné l’accusé au payement de 500 mille francs Cfa au titre de dommages et intérêts à la victime.

Résumé des faits

Gnambodé Omer a engagé dans la cabine de recharge de crédits téléphoniques, Kohounfo Didier. A la suite d’un malentendu, Kohounfo Didier a pris la décision de démissionner. Alors, Gnambodé Omer l’a sommé de faire l’inventaire avant de se décharger.

Au cours de cet exercice, il a été constaté un manquant de quatre cent cinquante (450) francs Cfa que Kohounfo Didier a reconnu et a promis de rembourser. Mais son employeur, Gnambodé Omer n’étant pas satisfait de sa gestion l’a empêché de sortir de la cabine. Alors une bagarre à l’issue de laquelle, il y a amputation du lobe de l’oreille droite de Kohounfo Didier, a éclaté entre eux.

Les débats

L’accusé Gnambodé Omer a reconnu les faits mis à sa charge. Il dit avoir mordu la victime à l’oreille, ce qu’il a nié tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Il a décrit les circonstances dans lesquelles, les faits se sont produits.

Linsoussi Nasser, représentant le ministère public a démarré ses réquisitions par une observation relative aux situations embarrassantes aux conséquences irréparables qui naissent de la vie en communauté quand l’on n’arrive pas à se contrôler et maîtriser sa colère. C’est ce qu’il convient de comprendre des faits de la cause, a-t-il déclaré. L’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente varie en fonction de la qualité de la victime et de la conséquence de l’acte ou de la gravité et du moyen employé par l’auteur, a fait remarquer Linsoussi Nasser.

L’avocat général s’est posé la question de savoir s’il s’agit d’une infirmité ou d’une blessure pour le cas d’espèce. Il a relevé l’absence d’expertise pour fixer la cour sur la question. Pour lui, il s’agit plutôt d’une blessure volontaire simple qui a causé un préjudice esthétique à la victime, il a justifié sa réponse par la présence de la victime à la barre et le certificat de guérison. C’est pourquoi, il a requis une requalification des faits en coups et blessures volontaires simples. Après avoir identifié les éléments constitutifs de coups et blessures volontaires simples par rapport aux faits de la cause au regard des dispositions de l’article 309 du Code Pénal, il a relevé que l’accusé bien qu’étant accessible à la sanction pénale est un délinquant primaire, l’avocat général a requis que la cour le déclare coupable et le condamne à 2 ans d’emprisonnement ferme.  

L’avocat de la défense, Me Bah Salifou Mouftaou a rendu hommage au représentant du ministère public pour ses réquisitions et par ricochet à toute la justice béninoise. Il dit faire siennes les conclusions des réquisitions du ministère public. C’est pourquoi, il a déclaré qu’il ne serait pas utile de défoncer une porte déjà ouverte. Il a plaidé coupable parce que son client le lui a indiqué et ceci à double titre. Primo parce que l’accusé a reconnu être l’auteur des faits et secundo parce qu’il regrette son acte et implore le pardon. Se basant sur le certificat de guérison de la victime, il a demandé à la cour de condamner son client à une peine assortie de sursis et une requalification pour défaut de certificat médical initial qui devrait constater l’incapacité permanente de travail.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

Affaire Cnss-Bibe : De nouveaux témoins écoutés, le procès encore reporté !

Laurent-Metognon

Le procès de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés dans l’affaire de placements “à risque“ des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) dans une banque (Bibe) qui serait en faillite contre des rétro-commissions, s’est rouvert ce mardi, 19 juin 2018 au Tribunal de première instance de Cotonou. Et ceci, pour une énième fois. De nouveaux témoins dont l’actuel président du Conseil d’administration de la Cnss ont été écoutés. Mais après de longues heures de débats et de plaidoirie, le procès a été reporté au 27 juin prochain…

Déposant à la barre, l’actuel président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Eustache Kotigan, a soutenu que les 16 milliards de la Cnss déposés à la Banque internationale du Bénin (Bibe) étaient des placements à risques, sous son prédécesseur, Laurent Mètongnon, car ladite banque était en faillite. Mais soumis aux questions des avocats de la défense, ce dernier a simplement cafouillé quand il lui a été demandé de donner les preuves qui attestaient que la Bibe était en faillite en 2014.  Est-ce parce que le gouvernement a affirmé en Conseil des ministres que vous affirmez que la Bibe était en faillite ? Avez-vous les preuves que ce que vous affirmez est vrai ? Quel est le rapport de la Bceao qui le confirme ? Autant d’interrogations de la défense qui ne trouveront pas de réponses. Eustache Kotigan a, par ailleurs, reconnu  que l’Etat a dû prendre quatre milliards des placements de la Cnss pour restructurer la Bibe en difficulté en tant qu’actionnaire. Se référant à la déclaration de ce dernier selon laquelle l’Etat serait actionnaire de la Bibe à hauteur de 55%, les avocats de la défense se sont interrogés sur les motifs justifiant le refus de placement de fonds dans une banque dans laquelle l’Etat est actionnaire. Une autre interrogation lui a été encore adressée : entre un actionnaire ou un déposant qui prend plus de risques ? Le prévenu a affirmé que c’est l’actionnaire et que c’est le déposant qui doit être vite dédommagé en cas de difficultés. La Cnss a-t-elle demandé de retirer ses sous quand elle a appris que la Bibe est en difficulté ? Eustache Kotigan a répondu par la négative. Sur quelle base alors on dit que Laurent Mètongnon et ses co-accusés ont fait des placements à risque à la Bibe qui a même la garantie de l’Etat ? Il affirme ne pas être travailleur de la Bibe.« Dans l’intérêt de la bonne administration de la justice, il était nécessaire qu’ils (les témoins) nouveaux témoins) comparaissent.  D’ailleurs, c’est le parquet qui les a fait comparaître. La défense n’a peur de l’intervention de personne. Nous avons fait aussi comparaître nos témoins » a confié Me Aboubacar Baparapé, avocat de la défense au terme de l’audience.  A l’en croire, outre l’actuel Pca de la Cnss, l’actuel Directeur général de la Cnss ainsi que les responsables de l’Inspection général de l’Etat ont été convoqués pour être écoutés. « Les responsables de l’Ige comparaissent puisque c’est eux qui ont produit le rapport qui n’existe pas au dossier judiciaire sur la base duquel nos clients sont poursuivis » a-t-il renchéri. Après de longues heures d’audition, le procès a été renvoyé au 27 juin 2018.

Aziz BADAROU

Lettre ouverte à la ministre des affaires sociales et de la microfinance et au ministre des enseignements secondaire technique et de la formation professionnelle du Bénin

lettre-ouverte

Titre : A propos de la divulgation d’identités de jeunes filles enceintes des œuvres d’enseignant ou d’élèves

Madame et Monsieur les Ministres,

Depuis quelques années, il n’est de secret pour aucun béninois, que les grossesses en milieu scolaire ont connu un boom sans précédent.  Deux mille sept cent soixante trois (2763) cas de grossesses pour le compte de l’année académique 2016-2017 selon des statistiques issues des institutions en charge de l’enseignement ; plusieurs centaines de cas pour le compte de cette année en cours.

Je salue, tout comme des millions de béninois, les efforts que vous faites pour enrayer ce fléau qui entache vos résultats et hypothèque l’avenir de notre nation en handicapant les générations futures. Je salue notamment, le suivi qu'opère votre Ministère au travers du recensement strict des cas de grossesses dans les lycées et collèges ; chose qui permet en interne de suivre le phénomène dans ses fluctuations et de prendre les mesures idoines. Je salue le durcissement de ton et l’énergie insufflée aux actions de vos services depuis les dernières semaines. Ceci contribuera à coup sûr à accentuer la légère tendance à la baisse (des grossesses en milieu scolaire) qui semble être enregistrée ces derniers mois.

Cependant, depuis quelques jours, une liste référencée Ln°685/MESTFP/DC/SGM/DETFP/DESCG/SA du 05/06/ 2018 et intitulée « Point des élèves et enseignants auteurs de grossesses », mais portant malheureusement (en plus des noms des auteurs enseignants ou non) la mention des noms, prénoms et âge des élèves de sexe féminin enceintées a été divulguée et se retrouve depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux ; exposant ainsi l’identité de plusieurs jeunes filles mineures.
Un état de choses qu’en ma qualité de citoyenne béninoise, de mère, d’assistante sociale et militante pour le mieux-être des plus vulnérables, je désapprouve avec force.

LA LOI N° 2015-08 PORTANT CODE DE L’ENFANT EN REPUBLIQUE DU BENIN A ETE BAFOUEE

En son article 4, cette loi consacre l’inviolabilité de la personne de l'enfant en tant que personne humaine, sacrée et inviolable.

Le même code place en son article 169, l’enfant de sexe féminin porteur d’une grossesse ou la fille mèredans la catégorie des enfants en situation difficile. Ces jeunes filles n’ayant pas encore atteint les dix-huit ans révolus sont donc des enfants en situation difficile, qui auraient dû être protégées dans leur  intégrité morale (celle physique ayant déjà été battue en brèche par ces grossesses). Et donc, ces enfants avaient droit au respect de leur vie privée et de leur dignité, car, il n’est point besoin que je vous rappelle ici que les enfants sont aussi dotés de ces nobles sentiments.

L’IMPACT MORAL DE CES DIVULGATIONS SERA LOURD DE CONSEQUENCES

L’enfant qui tombe enceinte avant la fin de la scolarité, a le droit de la poursuivre ou de la reprendreselon l’article 170. Un article dont la réalisation est mise à mal par la divulgation de cette liste ; puisque la honte, la culpabilité et la stigmatisation dont elles et leurs parents seront victimes, amèneront certaines à refuser catégoriquement de reprendre l’uniforme kaki, inciteront des parents à changer de lieu de domicile à leurs filles et exerceront une pression encore plus forte qui les conduira à des pratiques mortelles comme les avortements clandestins.

Madame la Ministre de l’Action Sociale et de la Microfinance, « L'enfant mineur de sexe féminin doit être protégé contre toute grossesse avant l'âge de dix-huit (18) ans. La grossesse chez l'enfant mineur est interdite. Toute personne, qui engrosse un enfant de sexe féminin, malgré les dispositions de la présente loi, est seule responsable des conséquences qui en découlent » ; c’est ce que stipule l’article 180 du Code Béninois de l’Enfant.

Si nous (l’Etat, la Famille, la société) avons failli et continuons de faillir depuis des années, il ne tient qu’à vous que la loi ne faillisse point.

LE BON SENS, L’HUMANISME ET L’ETHIQUE DEVRONT AVOIR LE DERNIER MOT

Madame, Monsieur les Ministres, je ne suis point l’avocate des grossesses en milieu scolaire (contre lesquelles je me bats personnellement et de manière innovante dans mon milieu). Je suis pour un respect de l’éthique, de la déontologie et du sens humain, appliqué de façon transversale dans tous les services publiques béninois, mais surtout dans les institutions gouvernementales dont vous avez la charge. J'espère qu'aux fins de décourager de futurs manquements de cette nature, vous prendrez les dispositions administratives qui s'imposent pour punir les auteurs de cette faute afin que la dignité et l’intérêt supérieur de l’Enfant soient placés au cœur de la politique de l’Education et de l’Action Sociale.

Le chantier qui est le vôtre est assez vaste. Les services sociaux au sein des écoles, l’encouragement des dénonciations d’abus et de harcèlements sexuels en milieu scolaire, le respect des droits élémentaires de l’Enfant,  et j’en passe, sont des chantiers dont la réalisation réussie reste en étroit lien avec le maintien réel des enfants à l’école jusqu’à l’obtention minimum du CEP. Ce faisant, l’illettrisme très présent (qui découle de la non-application de l’article 116 du Code Béninois de l’Enfant) accusera un recul qui diminuera par une relation de cause à effet, la très faible vulgarisation de nos textes et lois au commun du peuple.

Madame, Monsieur les Ministres, les esprits avertis ont les regards tournés vers vous et attendent l’application de nouveaux paradigmes.

Cotonou, le 14 juin 2018
 
Ariane ADJOLOHOUN
Ampliations :
UNICEF
FNUAP
Care International Bénin-Togo
Plan International Bénin
Wildaf Bénin
Rifonga Bénin
Wanep Bénin

Djougou : 2.620 plants mis en terre dans la forêt classée de Bouloum

environnement

2.620 plants mis en terre sur une superficie de plus d’un hectare (01 ha 580 m2) dans la forêt classée de Bouloum dans la commune de Djougou. Il s’agit de quatre espèces à savoir : Kaya senegalensis (Caïlcédrat), Gmelina arborea (Gmelina), Tectona grandis (Teck) et Acacia auriculiformis (Acacia).   C’est une initiative des usagers du bois de Djougou qui entre dans le cadre de  la journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse. C’était en présence des agents des eaux, forêts et chasse de la Donga, des autorités locales et des populations riveraines de la forêt. Pour le capitaine Athanase Kintonou, suppléant du chef d’inspection forestière de la Donga, les 2.620 plants mis en terre au cœur de la forêt de Bouloum vont permettre de corriger un peu les choses au niveau de cette forêt qui a subi une dégradation.  «Sans l’arbre, il n’y a pas la vie et celui qui a planté l’arbre n’a pas vécu inutilement », a souligné Adamou Mounirou, représentant les usagers du bois de Djougou avant d’inviter les uns et les autres au suivi de ces plants mis en terre.  « Vous avez vu juste pour qu’on vienne combler cette portion de terre dégradée afin que cette forêt retrouve sa force naturelle », a martelé le Chef d’arrondissement de Sérou, Bio Mamam Sankamon. Tout en promettant un suivi et un bon entretien des plants mis en terre, le chef d’arrondissement, n’a pas manqué de témoigner la gratitude des populations de Djougou à l’endroit des usagers du bois.

Albérique HOUNDJO (Br Borgou-Alibori)

Charter night du Lions club Cotonou Les cocotiers : Hugues Hinson cède les attributs de président à Polycarpe Abadagan

Lions-Club-Cotonou-Les-Cocotiers

(Les 12 ans du club célébrés avec éclats)
Le Lions club Cotonou Les Cocotiers New century a 12 ans. A la faveur d’une soirée de gala dénommée Charter Night, non seulement le 12ème anniversaire a été célébré avec faste, mais la présidence du club a changé de main. Hugues Oscar Hinson a transmis la charte et autres attributs du Lions club Cotonou Les Cocotiers New century à Polycarpe Abadagan. C’était samedi 16 juin 2018 à la salle des fêtes St Charbel d’Akpakpa.

En 12 ans d’existence du Lions club Cotonou Les Cocotiers New century, que du chemin parcouru, que de réalisations au profit de la société et des couches défavorisées notamment ; mais en même temps, que de lauriers au président sortant, Hugues Oscar Hinson qui a su tisser sa corde au bout des anciennes bonnes cordes pour maintenir haut le nom du club. En témoignent ces propos de Arsène Soglo, président de la Zone 352 qui compte 5 clubs dont Cotonou Les Cocotiers New century : « Je voudrais dire toutes mes félicitations et mon admiration au président sortant de Cotonou Les Cocotiers. Il a été un excellent président. Et c’est à juste titre que je lui ai décerné le trophée d’excellence de président (…) Je le félicite pour le travail qui a été abattu. Il est resté dans le format que les past-présidents de Cotonou Les Cocotiers ont donné au club. Il a fait mieux, bravo à toi ! ». A la nouvelle équipe qui s’installe, M. Soglo n’a pas manqué de conseils et d’assurance: « Je voudrais compter sur les officiels entrants pour porter encore plus haut notre club, Le Lions club Cotonou Les cocotiers. Je compte sur le leadership du président Polycarpe Abadagan dont je ne doute pas un seul instant de l’engagement, de la volonté et de la discipline. Mais il ne pourra jamais le faire seul. Il faut que tous ensemble, nous puissions nous mettre à ses côtés pour qu’au prochain concours de District qu’on ne trouve plus des arguments pour dire ‘’c’est pour telle raison qu’on n’a pas été parmi les meilleurs ».  Un fait important à souligner, cette cérémonie de passation de charges s’est déroulée dans un contexte où le Bénin qui faisait partie des 6 pays du District 403-A2, devient à lui seul un District grâce à ses efforts en termes d’effectif et de réalisations d’œuvres, à la faveur d’une assise tenue récemment à N’Djamena.  Elue Gouverneur du tout nouveau District, Vicentia Boco, présente au Charter Night a invité le bureau entrant au ‘’don de soi’’ et à l’amitié, deuxième crédo du Lions club. « J’aurai l’immense plaisir de travailler avec le bureau entrant (…) Dans 20 ans, j’aimerais que tous ceux qui sont là le soient encore. Et c’est à cela qu’eux-mêmes pourront mesurer leur engagement (…) Bon vent au nouveau club», a-t-elle confié. Mesurant les responsabilités qui sont désormais les siennes,  Polycarpe Abadagan n’attendra pas sa prise de service officielle, le 1er juillet, date de démarrage de l’année Lions, avant de décliner en quelques points son programme d’action pour son mandat 2018-2019. « Oui, c’est un honneur et une joie d’apporter un peu d’humanisme à ceux qui nous sont semblables et qui n’ont pas les  mêmes opportunités que nous (...) Pendant les 12 mois à venir… Je place mon mandat dans la droite ligne des objectifs récemment définis par l’association sur le plan international, à savoir tripler notre impact dans tous nos domaines d’intervention : l’effectif, le service et la formation. Concernant l’effectif, mon mandat se propose de transformer notre Leo club, arbre de vie en un Lions club et de créer un nouveau club Leo au plus tard le 25 décembre 2018. En plus de cet accroissement d’effectif, mon club lui-même se propose, cette année, d’introniser un minimum de 5 nouveaux amis. Sur le plan des services, nous nous proposons d’intensifier nos actions afin d’impacter 15000 personnes au cours du mandat qui commence tant dans nos domaines traditionnels d’intervention à savoir : la toxicomanie, la vue, le diabète, la jeunesse, etc, que dans de nouvelles causes prioritaires comme le cancer (…) Bien entendu nous continuerons nos œuvres à l’endroit des enfants de Toyoyomè par des dons de kits scolaires dès la rentrée prochaine, de vivres et de vêtements sans oublier Noël avec les enfants. Cette année, une œuvre majeure nous intéresse particulièrement : celle d’offrir des latrines modernes au Ceg l’Entente. Les études de faisabilité ont commencé et l’œuvre sera réalisée avec la collecte de fonds que nous ferons tout à l’heure », a-t-il détaillé. Polycarpe Abadagan, Notaire de profession, annonce également des formations sur le Foncier et la Fiscalité.

Au cours de la soirée, diverses récompenses ont été attribuées aux Lions qui, par leur dévouement, ont accompagné le président sortant à réussir son mandat. Aussi, d’autres Lions, compagnons de Melvin Jones ont été récompensés pour avoir cotisé au moins 1000 dollars pour la cause des plus démunis.

JB 

Programme «Family Health Forum» : Sport et bien-être des personnes à déficience intellectuelle

  • Publié dans Sport

Family-Health-Forum

Special Olympics Bénin avec à sa tête le Directeur Moustapha Yaya ne cesse de faire connaître l’entité et mène des actions en vue d’accompagner les personnes à déficience intellectuelle. C’est dans ce cadre que Special Olympics Bénin en collaboration avec le Lion clubs international a organisé, samedi 19 mai dernier, au centre d’Alphabétisation de Parakou, le forum «Santé Famille sur la Nutrition». L’objectif visé par Special Olympics Bénin, en initiant un tel forum est de sensibiliser les familles et les athlètes sur l'alimentation qu'il faut pour leur bien-être. Un moment d’enseignement mais aussi festif pour offrir un instant de bonheur à ces personnes qui ont besoin d’être accompagnées et soutenues à tout moment. «Sans vous mentir, nous mangeons très mal et nous ne savons souvent pas aussi quoi manger. Alors que, nous mangeons pour que cela soit bénéfique pour nous», a laissé entendre un des participants au «Family Health Forum ». Cette activitévise à inculquer les bonnes méthodes de nutrition aux parents pour qu'ils puissent prendre conscience et prendre les dispositions adéquates pour le bien-être de leurs enfants.Faut-il le rappeler, Special Olympics Benin est un programme qui s'occupe des personnes ayant une déficience intellectuelle à travers la pratique du sport et le suivi sanitaire pour leur bien-être.

M.M.

Deuxième édition du camp de basket-ball «Ian Mahinmi» : «Le camp a été une réelle réussite», dixit Ian Mahinmi

  • Publié dans Sport

Ian-Mahinmi

Durant trois jours, Ian Mahinmi, basketteur français d’origine béninoise et pensionnaire de Wizards à Washington, a convié 75 jeunes, à la deuxième édition de son camp de basket-ball. Au terme de ce camp, le Numéro 28 de Wizards dans la NBA s’est prêté à nos questions. Lisez-plutôt !!!

Tu es au Bénin pour ton propre camp. Ça s’estbien passé ?

C'est la deuxième édition. On revient après une très bonne expérience l'année dernière où on a eu deux enfants récompensés. Ali, qui a intégré l'Académie au Sénégal et Fabrice Dossou qui a intégré un centre de formation en France à Orléans. Ça a été vraiment un bon premier essai. Voilà, on est de retour pour travailler. On a beaucoup d'énergies, beaucoup de talents et à la fin, on verra ceux qui sortiront du lot.

Quel a été le menu concocté aux enfants durant le camp ?

A ce camp, on donne la chance aux jeunes de faire du basket-ball du matin au soir. On travaille les skills le matin. L'après-midi, on travaille le jeu. On fait des deux contre deux, trois contre trois, et cinq contre cinq. Tout ce qu'il faut pour donner la puissance aux petits. On essaie de maximiser le temps. On veut fatiguer juste assez les jeunes pour qu'ils aient encore de l'énergie. C'est bien ce que les enfants démontrent.

Quelles sont vos attentes ?

J'aimerais vraiment qu'à la fin, nous puissions avoir des enfants de bon niveau qu'on pourrait faire partir dans la NBA académie au Sénégal. Car, c'est ce que Ali et Fabrice, les deux qu'on a fait voyager l'année dernière ont prouvé. S'il y a de bons jeunes, il y aura des opportunités pour les faire envoyer en France, aux États-Unis, ou dans la NBA académie au Sénégal. Mais, je peux vous dire que j'ai déjà vu quelques jeunes très athlétiques qui mettaient de gros dunks. Il y a des gars aussi qui ont de belles attitudes en défense. J'ai aussi remarqué des filles très battantes, très agiles, qui, avec un peu de travail, feront parler d'elles.

On peut dire que le camp se termine sur une bonne note ?

On a bien bossé comme il le faut. On a eu de belles récompenses. On a eu une équipe de cinq meilleurs garçons (Taofick Andebi, Fabien Makanga, Ismaël Oumarou, Emmanuel Megnanglo,Kevin Hodonou) et de cinq meilleures filles (Irvine Behanzin, BrithneyTougan, Binta Baldé, Audie Kpetikou, Murielle Quenum) qui ont été récompensées. On a eu le MVP chez les garçons (Emmanuel Megnanglo) et le MVP chez les filles (Audie Kpetikou). On a eu le meilleur potentiel du camp (Ismaël Oumarou). Donc, le camp a été une réelle réussite. C’est encourageant. Maintenant, on va voir comment les choses vont se développer pour les meilleurs et puis on va se donner rendez-vous pour l’année prochaine.

Alors qu’est-ce qui sera fait pour les meilleurs ?

Pour l’instant, le représentant NBA (Toundé) qui est sur le camp va faire son rapport et envoyer à New York. Et en fonction de comment les choses vont évoluer, s’il a aimé les joueurs, s’il pense qu’ils sont assez forts, il aura une débouchée sur le camp en Afrique du Sud au mois d’août notamment sur le regroupement des meilleurs jeunes africains. Puis après, on va voir d’autres appuis par rapport à d’autres joueurs, si les potentiels sont assez bons pour intégrer un centre de formation en France ou peut-être aller aux Lycées aux Etats-Unis.

Quelles sont les qualités que vous aviez vues chez Ismaël?

Ismaël, il a été promu meilleur potentiel du camp. Il est très jeune et très athlétique. Il a eu de gros dunkstout au long du camp. Il a montré un peu son envie, il a montré un bon touché. A l’unanimité, il  été élu meilleur potentiel. Maintenant, pour lui, il faut qu’il se mette au boulot. C’est un début et un commencement pour lui. Il faut qu’il prouve pourquoi on l’a élu meilleur potentiel du camp.

Qu’est-ce vous promettez pour l’édition à venir ?

C’est encore assez trop tôt. On a toute l’année pour y réfléchir. Mais je pense que l’année prochaine, quand on reviendra, on apportera des améliorations. Et je pense que ce sera encore un clan au-dessus par rapport à ce qu’on a fait cette année.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

La Loupe : Sénégal, merci et bravo !

  • Publié dans Sport

Senegal-Coupe-du-Monde-2018

Depuis l’entame de la coupe du monde Russie 2018, nous avons été couverts de honte. Qui a été couvert de honte? L’Afrique!

Le Maroc. La Tunisie. L’Égypte.  Tout le continent africain. Auto goal. Victoire de l’adversaire au dernier moment. A la dernière minute. Un Nigeria peu convaincant. Et voici qu’hier le Sénégal moins attendu que le Nigéria fait miracle et porte haut l’étendard de notre continent. Il ne nous reste qu’une chose. Soutenir, accompagner, ou mourir. Je ne sais pas si le Sénégal est à la hauteur du mondial. Mais ce pays est à la hauteur de quelque chose. Fierté. Abnégation.  Patriotisme et amour du pays et de la nation.

C’est devant la Pologne non moins percutante, virevoltante et déterminée,  que le Sénégal a donné la leçon aux africains. A coeur vaillant rien d’impossible. La foi a prévalu. Le savoir-faire n’est pas la chose la plus partagée, mais il s’est imposé royalement. C’est non seulement un mérite mais une prouesse incroyable à laquelle  les africains ne s’attendaient pas. Le monde a évolué et toutes les femmes et les jeunes filles, se disent que tout ce qui est extraordinaire est possible et impossible.

Dimanche prochain, à moins que nous soyons peu patriotes,  tout le continent africain doit se lever comme un seul homme pour permettre au Sénégal de rêver,  Et à tout un continent de croire en lui-même. Il n’est sans savoir qu’avant hier, tous les africains ont été déçus par les joueurs africains. Tout le monde avait perdu  espoir, Et voilà que subitement un nouveau vent se lève. Le peuple sénégalais et tout le continent africain doit se souder pour provoquer le miracle du siècle. Le Sénégal n’eût été la Turquie par ce que l’on appelle mort subite, serait peut-être comptée parmi les pays africains à pouvoir créer la surprise. En 2002, l’Afrique était debout, et soutenue par tous.

L’Afrique a le devoir de soutenir le Sénégal sans arrière-pensée. Et le béninois lambda doit apprendre par cet événement que nous sommes les mêmes.

Tout peut arriver. Pourvu que l’on ne pense pas que c’est une affaire de chance et de travail bâclé. Il faut absolument croire que le travail est mère de réussite.

Afrique, jeunesse, vieux, jeunes, grand-père, grand-mère, nous jouons un va- tout. Levons nous comme un vaillant homme!

Dine ABDOU

Inondations dans les villes d’Afrique de l’ouest : Abidjan, miroir d’une fatalité non vaincue

inondation-abidjan

Abidjan d’abord ! Peut–être en attendant d’autres. La capitale économique de la Côte d’Ivoire s’est réveillée le mardi 19 juin 2018 dans une pluie torrentielle aux conséquences effroyables : dix (10) morts, des voitures recouvertes d’eau, des commerces endommagés, portes et portails  défoncées par la  puissance de l’eau. La fatalité des inondations a encore  frappé Abidjan et relance la problématique de la vulnérabilité des populations (1) face à une planification urbaine à polémique (2) en Afrique de l’Ouest.

1.    La vulnérabilité des populations

La pluie torrentielle qui s’est abattue sur Abidjan  n’est pas inédite. Les inondations en Côte d’Ivoire sont récurrentes et mettent en  exergue la vulnérabilité des populations.  Derrière le phénomène de la pluie diluvienne se cachent bien de questionnements relatifs aux changements climatiques et la  gestion du risque. Par le passé, le drame qui a frappé Abidjan n’a  épargné aucune capitale en Afrique de l’Ouest. La vulnérabilité à la base, c’est la question du logement. Où habiter ? Comment construire ? Quels matériaux utilisés ? Comment positionner les habitats ?  Ces questions répondent à une discipline : l’aménagement du territoire. Face à l’absence de mise en œuvre rigoureuse de politiques d’aménagement des territoires, les populations s’installent n’importe comment et occupent le lit naturel des eaux  de ruissèlement.   La pauvreté ambiante est devenue un facteur limitant pour la décision.  La décision de ne pas subir les effets néfastes des changements climatiques se heurte à l’incapacité de contrôler la croissance démographique  avec son inducteur d’exode rural. A cela, il convient d’ajouter des sols spécifiques dont l’imperméabilité complique les solutions artisanales d’élus locaux désespérés. On ne saurait dans une Afrique attachée aux croyances, penser qu’il s’agit de la fureur des « dieux » des eaux. Loin s’en faut.  Il convient de passer au peigne fin les facteurs de l’environnement urbain et  envisager la capacité des acteurs à gérer et surtout à s’adapter aux changements climatiques.

2.    Une planification urbaine à polémique

Il est impossible de maîtriser un phénomène sans le connaître ou sans le définir.  C’est ainsi  qu’il est  nécessaire de connaître le phénomène et de gérer les risques qui y sont liés.  Place donc aux géographes et autres climatologues dont on espère (enfin !) que les recherches aboutiront à des recommandations qui obligeraient les architectes et constructeurs de routes, ponts et chaussées.

Il est primordial d’anticiper les évènements pluvieux et que les populations s’approprient la notion de gestion de risque.
La  planification urbaine participative, suppose un schéma directeur d’aménagement du territoire compris par tous et adopté par tous. La concertation, la participation et la sensibilisation constituent les ventricules du cœur de la planification urbaine. L’inondation n’est pas une fatalité. Elle peut être maîtrisée par des infrastructures  solides comme les caniveaux non encombrés et la libération des espaces publics naturels d’écoulement de l’eau. Il appartient à l’Etat de dégager sans état d’âme les occupants de ces lieux. On ne résiste pas à l’eau sinon elle  devient rebelle.

En conclusion, la nature par Abidjan lance un signal. L’inondation est un évènement climatique. Il peut être géré avec méthode, intelligence et anticipation. Au regard de ses conséquences, l’inondation a des impacts sur la santé, les moyens de subsistance, les biens matériels. Les dommages, on peut bien l’imaginer, sont perceptibles chez, les populations à faibles revenus, sur les enfants, les femmes et les personnes âgées.  L’ennui de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest et principalement dans le Conseil de l’Entente, c’est  l’urbanisation au galop. Il est de la responsabilité des Etats de vaincre la fatalité des inondations. Bien sûr qu’ils en sont capables.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

Réseau africain de promotion de la finance islamique : Cotonou abrite l’Ag constitutive demain, jeudi

finances

Les parties prenantes à la promotion de la Finance islamique vont se constituer en un creuset sous régional. Et ce sera à l’issue d’une rencontre qui a lieu jeudi 21 juin 2018 à Cotonou.  

A l’assemblée générale constitutive du Réseau africain de promotion de la finance islamique (Rapfi), plusieurs acteurs de 9 pays de sous-région sont attendus dans la capitale économique du Bénin. Au terme de 3 jours de discussions faites de panels, de tables rondes et de rencontres Be to be sur la finance islamique, il s’agira pour eux de mettre en place ledit creuset. En effet, c’est un projet porté par l’Association béninoise pour la promotion de la finance islamique (Abefi) auquel ont adhéré d’autres pays africains, qui ont compris l’importance de la finance islamique dans la concrétisation des projets de développement. Dévoilant le menu des assises, le président de l’Abefi et président du comité d’organisation, Mama Idrissou (Photo) a fait savoir que les activités permettront aux participants d’avoir une meilleure connaissance des instruments et opportunités de la finance islamique, de motiver les opérateurs économiques du Bénin et d’Afrique à investir dans les projets de la finance islamique.  Même si la finance islamique semble inconnue du grand public, la publication, récemment, de ses textes par la Bceao donne désormais une base légale à l’activité.

Entre autres thématiques à aborder à la rencontre de Cotonou : Finance islamique et mécanisme de financement : quels instruments de financement  pour répondre aux besoins du Bénin ; Les avantages de la finance Islamique. « Mon souhait est que cette assemblée générale constitutive se passe bien et que le Bénin abrite le siège du Réseau africain de promotion de la finance islamique (…) et nous allons y arriver », conclut Mama Idrissou qui invite les uns et les autres à prendre part aux assises pour explorer les opportunités qu’offre la finance islamique.

M.M

Modification du code électoral : La ruse, version Okounlola

Andre-Okounlola

Cela fait un peu plus d'un an maintenant. Les Béninois sont habitués à la ruse. La marque a été déposée par le professeur Joseph Djogbénou. Et pour être complet, disons qu'il y a ajouté aussi la rage. Aujourd'hui, force est de constater qu'il fait des émules.

Difficile de savoir quelle vilaine mouche a réussi à piquer le député Okounlola, dans une salle de l'hôtel Azalaï, pourtant fermée et bien climatisée. C'était le jeudi 14 juin 2018 à la faveur des débats généraux entrant dans le cadre du séminaire national sur la "réforme du code électoral".

Déjà les membres de la société civile ainsi que les partis politiques non représentés au parlement se désolaient de ce que l'Assemblée nationale ait organisé une réflexion aussi importante en seulement une journée. Dans tous les cas, si l'essentiel du débat sera dans l'hémicycle, entre les députés, l'objectif de Me Adrien Houngbédji était beaucoup plus de permettre aux couches de la population qui n'ont pas l'avantage du débat parlementaire d'apprécier, dans le fonds et la forme, 397 articles qu'ils venaient de découvrir à l'ouverture du séminaire. Avouons que l'exercice n'est pas aussi aisé que cela. Mais contre mauvaise fortune, les uns et les autres devraient faire bon cœur. Dans ces conditions, il était utile que certains députés s'emploient à tenter quelques explications des modifications contenues dans la proposition de loi. Encore que l'honorable Abdoulaye Gounou s'est déjà conformé à cet exercice par le biais d'une communication intitulée: "Présentation des points saillants de l'avant-projet de proposition de loi portant code électoral en République du Bénin". Après une si brillante présentation du professeur Gounou, son collègue Okounlola, au lieu de rester calme dans son coin, demande à prendre la parole sur, une disposition qui selon lui, n'a connu la moindre virgule de modification. Si l'article 359 n'a connu aucune modification, pourquoi en parle-t-il? Alors que le débat n'a pas encore eu lieu dans la salle sur cette disposition, lorsqu'il prend la parole, M. Okounlola commence par tenter de rectifier ce que, dit-il, se raconte dans l'opinion et qui n'aurait point de commune mesure avec la réalité. Document à l'appui, il tentait d'emballer toute l'assistance composée de quelques 200 têtes bien faites. Le député prend le temps de lire l'article  249 de la proposition de loi portant code électoral: "Nul ne peut être candidat s'il n'est âgé de 25 ans au moins dans l'année du scrutin si, Béninois de naissance, il n'est domicilié depuis un an au moins en République du Bénin et n'y vit sans interruption; si, étranger naturalisé Béninois, il n'est domicilié au Bénin et n'y vit sans interruption depuis 10 ans au moins...". Puis il renvoie l'assistance à la lecture de la disposition correspondante dans le code électoral encore en vigueur. L'article 359 dispose en effet: "Nul ne peut être candidat s'il n'est âgé de 25 ans au moins dans l'année du scrutin si, Béninois de naissance, il n'est domicilié depuis 1 an au moins en République du Bénin, et si, étranger naturalisé Béninois, il n'est domicilié au Bénin et n'y vit sans interruption depuis 10 ans au moins..." Puis il conclut:  "On y a rien changé du code électoral de 2013 dans la nouvelle proposition. C'est le même texte. Moi je suis déjà député à cette période là". Un tollé général dans la salle, notamment dans le rang des acteurs de la société civile qui avaient déjà découvert la supercherie et attendait; sans oublier le député Valentin Djènontin qui avait déjà, dans son intervention attiré l'attention de tous sur le guet apens. Le député Fcbe, pour illustrer ses propos, avait même insinué que telle que la disposition a été formulée, il sera loisible demain d'interdire à un citoyen qui est juste allé suivre des soins de quelques jours à Lomé tout près d'être candidat aux élections législatives, puis qu'il n'aura pas vécu au Bénin un an sans interruption.

Toute la ruse est à ce niveau. M. Okounlola jure la main sur le cœur qu'on a rien changé à l'actuel article 359.

Effectivement, dans la tradition parlementaire au Bénin, toutes les modifications dans la nouvelle proposition sont au gras. Ce qui signifie que lorsque dans la nouvelle proposition, il n'y a point de gras dans un article, cela veut dire que ce dernier a été simplement reconduit. Ce qui est le cas de l'article 249 nouveau. Aucun gras. Et pourtant, il y a un rajout: "sans interruption".

Le professeur Philippe Noudjènoumè reprendra la parole pour démontrer comment le député Okounlola a voulu se jouer de tout un peuple. En tout cas, si c'était l'objectif de l'atelier, les participants étaient bien éveillés.
La ruse de Okounlola n'a pas marché ici.

Dans le même code, pour les conditions particulières pour les candidats à la présidentielle, il est dit de résider sur le territoire au moment des élections. Pourquoi alors veut-on imposer aux candidats aux élections législatives des dispositions plus contraignantes, soit de résider au Bénin au moins un an avant le scrutin.

Mike MAHOUNA

Inquiétudes sur la disponibilité à bonne date de la liste électorale : Le Cos-Lépi rassure la Cena et le peuple

COs-Lepi

De nouvelles joutes électorales notamment les élections législatives pointent à l’horizon et les différentes institutions impliquées dans le processus électoral s’activent pour réussir le pari de l’organisation. Installée officiellement le 08 mai 2018 par le président de la Cour constitutionnelle conformément aux dispositions de l’article 219 du code électoral, la nouvelle équipe du Conseil d’orientation  et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) entend mettre les bouchons doubles pour garantir la disponibilité à bonne date de la liste électorale ainsi que des cartes d’électeurs. C’est ce qu’il convient de retenir de la visite de travail effectuée hier, mardi 19 juin 2018, par le président du Cos-Lépi à la Cena.

Le Président du Conseil d’orientation  et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), Janvier Yahouédéhou accompagné d’une délégation ont tenu une importante séance de travail dans la soirée de ce mardi avec le Président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Emmanuel Tiando. Ceci, dans le cadre de l’organisation des prochaines élections législatives. A en croire le président Emmanuel Tiando, la Cena et le Cos-Lépi sont des institutions complémentaires et de pareilles rencontres d’échanges sont indispensables pour une meilleure conduite du processus électoral. «…le président du Cos-Lépi, accompagné des membres de son bureau sont venus nous saluer et nous faire également le point de l’évolution des travaux qu’ils mènent dans le cadre de la préparation de la liste électorale et de la conception des cartes d’électeurs », a confié ce dernier à la fin de l’audience. Se prononçant sur l’évolution des travaux au niveau du Cos-Lépi, le président Janvier Yahouédéhou a rassuré de la mise en place de tous les éléments indispensables à la réussite de la mission confiée à son équipe. Faut-il alors le rappeler, l’équipe dirigeante du Cos-Lépi a pour mission d’intégrer au fichier électoral, les électeurs qui ont déjà atteint leur majorité, en vue des prochaines élections législatives. Un fichier électoral qu’il faudra actualiser dans un délai de six mois. « …nous avons déjà établi le budget qui est transmis au gouvernement. Nous avons établi une feuille de route appuyée par un chronogramme très précis qui nous permettrait d’offrir de la matière de qualité, c’est-à-dire une liste électorale et les cartes d’électeurs à bonne date aux électeurs de façon à ce qu’on ne crée pas de soucis à la Cena en son temps », a rassuré le président du Cos-Lépi. Selon ses dires, c’est dans l’optique de réussir cette mission qu’une délégation du Cos-Lépi s’est rendue au cabinet du Président de la Cena pour recueillir son avis sur les améliorations possibles à apporter de façon à ce que le travail en amont soit particulièrement potable et digeste.Il a donc rassuré de la disponibilité d’une liste électorale fiable en vue de la réussite des prochaines consultations électorales. Très ravi de cette démarche de l’équipe dirigeante du Cos-Lépi, il a réaffirmé l’engagement de la Cena à travailler en synergie afin que l’organisation desdites élections se fasse en tandem dans l’optique d’éviter des problèmes de dernière heure. « Nous allons aussi leur rendre visite et vous allez voir que ces deux institutions travaillent en partenariat pour garantir des élections transparentes, libres et crédibles » a laissé entendre le président de la Cena, Emmanuel Tiando. Tout semble donc être bien ficelé déjà au niveau du Cos-Lépi pour rendre disponible dans les meilleurs délais, la liste électorale ainsi que les cartes d’électeurs.

Aziz BADAROU

Pour coups mortels : Dohia Boubé condamné à 5 ans de réclusion criminelle

justice

Poursuivi pour le crime de coups mortels, l’accusé Dohia Boubé, bouvier, a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle. C’est le verdict rendu par la cour présidée par Célestin Zanouvi assisté de Noël Houngbo et de Pascal Agboton, après en avoir délibéré conformément à la loi pour le compte de l’audience de la 32ème affaire, inscrite au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou.

Résumé des faits

Dans la nuit du 16 décembre 2014, au sein du campement peulh du village de Sakawa-tédji, arrondissement de Tombouctou dans la commune de Malanville, Dohiaboubé et Namata Kadri se sont rendus au pâturage pour faire paître leurs troupeaux de bœufs. Sur le chemin du retour, ils ont aperçu un bœuf en divagation ; la confrontation des idées pour déterminer la provenance de l’animal et éventuellement se l’accaparer, commence et n’ayant pas pu s’accorder, une violente bagarre surgit entre les deux amis. Au cours de cet accrochage Dohia Boubé plus habile que son protagoniste réussit à asséner plusieurs coups de manchettes à la nuque et à la cuisse droite de Namata Kadri qui s’écroula et rendît l’âme peu de temps après.

Pris de peur, face à son geste incontrôlé, Dohia Boubé se réfugia chez ses parents d’où il fut interpellé. A l’enquête préliminaire comme à l’instruction, Dohia Boubé a reconnu les faits, sauf qu’il les a nuancés légèrement au cours de l’instruction.

Les débats

L’accusé Dohia Boubé, a reconnu les faits mis à sa charge. Mais, il a soutenu que le bœuf en cause était sa propriété. L’avocat général Géry Akueson a relevé les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels par rapport aux faits de la cause. Il a regretté l’absence du certificat médical et l’acte de décès de la victime au dossier, deux pièces capitales qui devraient permettre une bonne compréhension et appréciation des faits par la cause. Ce qui installe le lit au doute dans le dossier. Relativement à ces manquements, il a requis l’acquittement au bénéfice du doute pour l’accusé Dohia Boubé. Le représentant du ministère a fait observer que, dans le cas où, la cour n’était pas convaincu du doute qui est quand même évident, de retenir l’accusé dans les liens de l’accusation de coups mortels et de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle. Me Gervais Houndété, avocat de la défense, a félicité le représentant du ministère public pour ses réquisitions à charge et à décharge. Pour lui, c’est ce qui est d’ailleurs recommandé pour la beauté du droit. S’appuyant sur l’âge de l’accusé DohiaBoubé, la défense estime que son client ne pouvait pas avoir 18 ans au moment des faits. Il a dénoncé l’absence de l’acte de naissance de l’accusé au dossier, une pièce qui devrait permettre d’établir la certitude sur l’âge de l’accusé. Pour le conseil de l’accusé, sans cette pièce importante, il a demandé à la cour de ne pas entrer en condamnation. C’est au regard de ces observations qu’il a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute pour son client. Et dans le cas contraire où la cour devrait entrer en condamnation, il a sollicité qu’elle condamne son client au temps déjà passé en détention afin d’assurer sa récupération sociale.

Albérique HOUNDJO (BrBorgou-Alibori)

Enceinte de six mois : Une femme assassinée par son ex-mari

faits-divers

Une femme enceinte de six mois a été retrouvée sans vie et découpée le vendredi 15 juin 2018 au quartier Titirou dans la ville de Parakou (Nord du Bénin).Selon les informations recueillies par le journal ‘’Daabaaru’’, la victime a été tuée par son ex-mari. Celui-ci avait plusieurs fois menacé de la poignarder même quand ils étaient encore en couple, a-t-on appris. Une situation qui a amené la victime à mettre fin à leur mariage et à se remarier avec un autre. Mais, la séparation n’a malheureusement pas mis fin aux menaces de son ex-mari. Il avait continué avec ses menaces et a même pu arriver à joindre l’acte à la parole une fois en la poignardant bien qu’elle soit mariée à un autre.Mis sous les verrous pour cet acte, il a continué malgré tout avec ses menaces, jurant de mettre fin aux jours de la défunte ou à défaut de se suicider lui-même. Des menaces pris à la légère par la police et la famille de la victime. Ainsi, le jusqu’au-boutiste ex-mari après sa sortie de prison est allé achever son  travail en mettant fin aux jours de son ex épouse.Il n’a eu aucun égard au fait que cette dernière portait une grossesse de six mois. Décidé à ce qu’elle ne s’en sorte pas cette fois-ci, il l’a découpée après l’avoir poignardée comme il l’a toujours menacé de faire.

(Source : Nouvelle tribune)

CIMSA 2018 à Cotonou : Les technologies du numérique au service de la santé

ministres-de-la-sante-et-du-numerique

Du 18 au 22 juin 2018, se déroule à Cotonou, la deuxième Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l’Economie numérique, sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa 2018). « L’apport des technologies du numérique dans la gestion des risques et la sécurité des soins en Afrique : quels enjeux pour la gouvernance des systèmes de santé et le développement du tourisme médical », tel est le thème autour duquel sont focalisés les échanges. En prélude à cette rencontre, de nombreux ministres en charge de la santé et de l’économie numérique ainsi que des experts en santé se sont réunis pour amender les documents élaborés à Cotonou lors de la première édition. A cette occasion, le ministre béninois de la santé, Benjamin Hounkpatin, a évoqué la nécessité d’associer les ministres des technologies de l’information et de la communication à la CIMSA afin de relever de manière efficiente les défis qui attendent le secteur de la santé et de booster l’amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux. Les documents qui seront amendés, serviront selon lui, de résolutions fortes devant permettre une meilleure sécurité des soins dans chacun des pays en Afrique en tenant compte des progrès scientifiques dans le domaine du numérique. Pour le représentant Résident de l’OMS, Dr. Jean-Pierre Baptiste, le défi qui s’impose aujourd’hui aux Etats est de garantir aux populations un accès équitable à des soins de santé de qualité. A cet effet, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication est indispensable pour renforcer les systèmes sanitaires, a ajouté le représentant Résident. Il a invité les experts à plus de professionnalisme afin de pouvoir produire des documents de qualité qui aideront les ministres à prendre de bonnes décisions dans le secteur de la santé. Notons que la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) pour l’Afrique, Dr Moeti Rebecca Matshidiso séjourne au Bénin depuis ce dimanche 17 juin. Elle prend donc part aux travaux. A l’en croire, « la cybersanté est en pleine évolution et il existe de nombreuses opportunités pour utiliser les technologies et améliorer la santé ».

A.B

Reprise du procès Mètongnon et cie ce jour : Le point des derniers interrogatoires, selon le Fsp

Laurent-Metognon

Le procès de Laurent Mètongnon, ancien Président du Conseil d’administration de la Cnss et cie s’ouvre pour une énième fois, ce mardi, 19 juin 2018, au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Faut-il le rappeler, le syndicaliste et ses co-accusés seraient impliqués dans une affaire de placements hasardeux des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Bibe (banque qui serait en faillite) contre des rétro-commissions. De nouvelles personnes auraient été convoquées pour être écoutées ce jour. Dans un communiqué, le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) revient sur les derniers interrogatoires des accusés…

Le verdict de la justice dans l’affaire Cnss-Bibe est toujours attendu et pendant ce temps, les procès se suivent sans que la vérité ne soit encore révélée. Dans un communiqué, le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) tente de rétablir la vérité en démontrant, à partir des derniers interrogatoires des accusés, que le dossier est bien vide. Des déclarations de l’ex directeur général de la Bibe, Romain Boko, le Fsp retient que la banque n’étant pas en faillite et a bel et bien été redressée pendant la période de l’administration provisoire. « Apres le redressement, la trésorerie de la BIBE est passée de 36 milliards de francs Cfa en 2014 à plus de 56 milliards de francs Cfa en 2016 à tel point que la BIBE intervenait sur le marché  interbancaire en faisant des prêts à d’autres banques au Bénin et dans l’espace UEMOA. La BIBE jusqu’en août 2016 était en mesure de retourner en bloc à la CNSS la totalité des 16  milliards de francs Cfa placés en DAT sans que cela ne lui cause un préjudice. Dans les placements, ce qui revient à la CNSS comme rémunération pour la période jusqu’en septembre 2016, le montant des intérêts versés s’élèvent à plus de 2,6 milliards de francs Cfa » lit-on dans ledit communiqué. De même, le fait que l’état de payement des intéressements ne figure dans aucun registre de la banque est la preuve que cela relève  du pouvoir discrétionnaire du Directeur Général qu’il était, aurait-il affirmé. Par ailleurs «  Mr BOKO estime qu’il a remis en main propre lesdits intéressements (en main propre) aux membres de la direction générale de la CNSS et par l’intermédiaire de Mr ADEGOKE en ce qui concerne les membres du CA/CNSS. Toutefois, il ne se rappelle pas des montants et confirme que c’est les montants déclarés à la BEF » rapporte le Fsp. Quant à la liste des accusés, “monsieur Boko a déclaré que les noms des personnes poursuivies devant ce tribunal lui ont été remis par les éléments de la BEF le jour de sa présentation et il lui a été demandé d’attribuer à chaque nom un montant“, relate le Front dans son communiqué. Quant à Laurent Mètongnon, il confirme également que la banque n’était pas en faillite au moment des placements. « Pour tous les placements faits, nous n’avons pas enregistré une opposition ni une quelconque observation du Ministre de tutelle de la CNSS. (Cf article 14 du code de sécurité sociale). Le montant total des dépôts à terme de la CNSS dans les banques s’élève à la date du 26 Novembre 2016, date de dépôt des rapports de fin de notre mandat à 305 000 500 000 F CFA dont 15 milliards de la BIBE. Ces dépôts à termes varient de 15 à 70 milliards de francs Cfa. C’est-à-dire que c’est à la BIBE que la CNSS a le plus petit montant de DAT » rapporte le Fsp. Saliou Youssao reconnaît aussi que les documents témoignaient de la bonne santé de la Bibe. De plus, l’Etat aurait donné sa garantie souveraine. Déposant à la barre, Edouard Adegoke affirme, selon le Front, n’avoir pas de relations particulières avec Laurent Mètongnon encore moins recevoir des fonds à lui transmettre. Quant au Chef agence Bibe Jericho, « le niveau des DAT de la CNSS est actuellement de 14 milliards après qu’il soit passé à dix  milliards. Ce qui veut dire qu’entre-temps, six (6) milliards ont été décrochés puis, quatre (04) milliards placés par l’actuel CA/CNSS après l’éclatement du présent dossier ». « A la question de savoir si Mr METONGNON avait connaissance d’une décision du conseil d’Administration interdisant les dépôts à terme à la BIBE, Mr KEMOKO a déclaré ne pas avoir connaissance de cette décision…Si même nous avions connaissance de cette décision, il revient au même conseil d’Administration d’en décider, car la situation de la BIBE en 2010 n’est pas certainement celle qui nous a été présentée en 2014 » aurait déclaré le Dga/Cnss, Alassane Kèmoko selon le Fsp. Pour le Front pour le sursaut patriotique, le dossier est vide et les accusés devraient être relaxés. Cependant, seule la justice décide de la sentence finale. Notons que Laurent Mètongnon et ses co-accusés retournent au tribunal ce mardi pour se faire entendre. De sources bien introduites, de nouvelles personnes ont été convoquées pour être écoutées. Il s’agirait de l’actuel directeur général de la Cnss et de l’actuel président du Conseil d’administration de la Caisse.Affaire à suivre !!!

Aziz BADAROU

Au Sujet du ‘’Adjogan’’ : Un rythme princier qui capte toujours l’attention par son exécution

Adjogan

Une danse généralement exécutée dans les palais royaux de la cité des Aïnonvi, Porto Novo, se trouve être aujourd’hui l’apanage de plusieurs groupements socioreligieux. Le ‘’Adjogan’’n’est plus seulement l’affaire des princes et princesses.

‘’Adjogan’’ est une danse princière exécutée à des occasions particulières. Elle a trouvé naissance dans la cour royale de Porto-Novo mais s’exporte aujourd’hui vers la cité des ‘’Houégbadjavi’’. A en croire Mitô Akplogan, conseiller à la cour royale de Porto-Novo, « Le ‘’Adjogan’’ est surtout exécuté lors des réjouissances ou des cérémonies funéraires au palais. Il est aussi joué lors des cérémonies de veuvages et celles ancestrales ayissoun et agô ». Il va plus loin et ajoute «  le rythme Adjogan est exclusivement réservé aux femmes puisque c’est la femme qui apporte la lumière, elle est tout simplement le sel qui manque quelque fois pour donner de la couleur à la vie  ». Mais les femmes qui exécutent ce rythme doivent remplir des conditions données. Un sociologue nous parle ici des conditions sociales d’exécution. « Le Adjogan est comme une institution, il regroupe des hommes qui assurent la percussion quelques fois mais la pièce maîtresse, ce sont des femmes mais pas n’importe lesquelles. Les femmes ici doivent être descendantes d’une famille royale ou des princesses, être des femmes pieuses, surtout veuves et qui acceptent d’être formées par l’aînée des princesses de la cour ». Les femmes, dans l’exécution de ce  rythme, arborent un accoutrement bien particulier. Elles portent deux pagnes. Le premier pagne de couleur noire est mis pour rendre hommage aux pratiquantes de ce rythme qui ne sont plus de ce monde, et le second pagne au choix, est noué jusqu’à la poitrine, le tout mis en valeur par des colliers en perle qu’elles mettent au cou. Dans leurs mains, on retrouve le « allohoun », une sorte de canne métallique à contre-percussion, qu’elles manipulent avec souplesse et finesse de manière synchronisée. Cette canne à idiophone  est une baguette en fer argenté d’un mètre environ et recouverte de disques en cuivre ou de petits anneaux. Les princesses, en dansant, manient la baguette et agitent dans un mouvement synchronisé les divers anneaux encerclant la canne  tout en laissant entendre de petits bruits « tchintcninthinkeou » et ceux du gong qui s’harmonisent avec ceux du gong.Pas de rythme sans rites. L’octogénaire Julienne Gnonhossou, descendante de ‘’Dêlokpon’’ et ancienne danseuse du rythme adjogan confie qu’il faut « avant toute sortie, consulter le fâ, et lorsque les prédictions ne sont pas bonnes, on a recours aux sacrifices propitiatoires (vôsisa) afin de conjurer le mauvais sort et implorer les mânes des ancêtres dans le but de bénéficier de leur protection et de leur grâce ». Elle poursuit en ajoutant : « il y a une grande étape à ne pas banaliser ; on prie aussi pour le gou, Dieu du fer avec les boissons sucrées car il ne consomme pas de l’alcool. Les piments de Guinée (atakoun), les colas, et des pièces rouges sont aussi utilisés. Puisque nous utilisons un objet métallique et il urge de magnifier celui qui nous donne cette grâce».

Quand l’église romaine puise dans nos cultures…

Le ‘’Adjogan’’ est devenu un rythme adopté par les églises. Même des chorales portent ce nom et exécutent uniquement cette danse. Mais ici, c’est lors de l’arrivée d’un évêque originaire de la cité des ‘’Aïnonvi‘’ ou de celle des ‘’Houégbadjavi’’, de diverses  manifestations religieuses et des cérémonies d’ordination que ce rythme est exécuté. Ainsi,  l’église s’abreuve à la source traditionnelle. A ce propos, le père Pierre Paul Missehoungbe confie : « tout ce qui est bon dans la culture africaine et pouvant aider à louer et à magnifier sa joie envers Jésus-Christ doit être valorisé ». « Il est de bon ton qu’on se sente dans sa culture, tout en restant toujours chrétien catholique. L’on doit éviter l’acculturation, il faut se sentir fier d’appartenir à une culture ». Ce sont-là, les mots d’exhortation du père Pierre Paul Missehoungbe  qui confirme que l’église puise les rythmes dans la tradition afin d’instaurer le dialogue et favoriser le brassage entre tradition etchristianisme. Le rythme ‘’Adjogan’’ s’est perpétué et se retrouve dans beaucoup de paroisses tout comme le ‘’toba’’, le ‘’zinli’’, le ‘’tchinkoumè’’, et autres qui sont des rythmes de la musique traditionnelle exécutés dans l’église catholique.

M.H. (Coll.)

Deuxième édition des championnats nationaux d’aviron : Les meilleurs de la saison 2017-2018 désormais connus

  • Publié dans Sport

Aviron

La Fédération béninoise d’aviron, course de pirogue et pédalo (Féba-Cpp) a organisé du 15 au 17 juin 2018, au Yatch Club d’Akpakpa (Cotonou), la deuxième édition des Championnats cadets, juniors, et seniors de la saison sportive 2017-2018. Au terme desdits championnats, les meilleurs de la saison ont été distingués.

Ils étaient plus d’une cinquantaine de rameurs venus de cinq associations affiliées à la Féba-Cpp : Ganvié, Sô-Ava, Calavi, Kpêteka, et Akodéha. Durant ces trois jours de compétition sur les eaux entre l’ancien et le nouveau pont, les rameurs ont fait de leur mieux pour offrir de bons spectacles au public. Dans la catégorie des cadets, sur une distance de 500m, Rose Tchranhouenou (Ganvié) et Samuel Hounga (Calavi) ont été sacrés champions respectivement chez les filles et les garçons. Idem pour Diane Atoukou (Ganvié) et André Hounkpèvi (Sô-Ava) dans la catégorie des juniors sur 1000m. Au niveau des seniors dames, Emilienne Attoukou (Ganvié) a été la meilleure tandis que GerémieHolonou (Kpêteka) chez les hommes est sorti premier (1000m). Pour Jonas Zocli Zannou, Secrétaire général de la Féba-Cpp, les cours de palette ne sont pas faits en désordre de façon technique. Abordant le niveau, il a affirmé qu’il a vu assez de surprises même s’il reste à parfaire. Désormais, les regards sont tournés vers Pahou ou Vékété pour une régate dans le cadre de la fête de l’indépendance.      


Zoom sur les champions de la saison 2017-2018

Catégorie cadette/filles (500m)
1er Rose Tchranhouenou (Ganvié)
2è Anne Marie Kouwenou (Sô-Ava)
3è Rosaline Dossou (Abomey-Calavi)

Catégorie cadette/garçons (500m)
 1er Samuel Hounga (Calavi)
2è Constant Agban (Ganvié)
3è Aimé Ahouadi (Sô-Ava)

Catégorie Junior/dames (1000m)
1er Diane Atoukou (Ganvié)
2è Donatienne DossouYéké (Calavi)
3è Larissa Cakpo (Akodéha)

Catégorie Junior/hommes (1000m)
1er André Hounkpèvi (Sô-Ava)
2è Arnaud Houngbo (Ganvié)
3è Pacôme Dégbéglo (Kpêtéka)

Catégorie Senior/dames (1000m)
1er Emilienne Attoukou (Ganvié)
2è Jeanne Godonou (Calavi)
3è Yvette Anani (Akodéha)

Catégorie Senior/hommes (1000m)
1er Gerémie Holonou (Kpêteka)
2è Léon Avlessi (Ganvié)
3è Romain Akpo (Sô-Ava)

A.F.S.

Entretien exclusif avec un handballeur béninois évoluant à Nantes : «...Développer mon sport dans mon pays...serait une grande et vraie fierté», dixit Rock Feliho

  • Publié dans Sport

Rock-Feliho

Son enfance, son parcours, sa saison sportive 2017-2018, son rapport avec la Fédération béninoise de handball (Fbhb) et les autres athlètes d'origine béninois qui jouent en Europe et dans le monde, sans oublier son après carrière. Tel a été le menu de cet entretien exclusif que nous a accordé Rock Feliho, handballeur français d'origine béninoise et sociétaire de l'équipe de Nantes Hbc, en Première Division en France. Lisez-plutôt !!!

Qui est Rock Feliho ?

(Rire) Eh bon ! Rock Feliho est un handballeur né au Bénin (à Cotonou), qui est parti à l'âge de six ans et qui avait envie de revenir faire un tour dans son pays. C'est aussi un handballeur professionnel qui joue à Nantes en France.

Alors, dressez-nous un peu votre parcours sportif...

J'ai grandi à Chalon Sur Saône (en Bourgogne) et j'ai commencé à jouer là-bas très jeune. Après, j'ai été au centre de formation de Sélestat. C'est là où j'ai signé mon premier contrat professionnel. Par la suite, j'ai joué à Chalon Sur Saône. Après, je suis allé m'exiler en Allemagne où j'ai fait quatre ans. J'ai  joué en Bundesliga et après, je suis rentré en France. Depuis maintenant huit ans, je joue au club de Nantes dont je suis le capitaine.

Pourquoi avoir choisi le handball comme discipline sportive ?

J'ai découvert ce sport à l'école. Et quand je suis allé jouer, ça m'a plu. Parce que j'aimais bien l'état d'esprit. On passait de bons moments et j'avais déjà quelques aptitudes et puis j'ai continué ma route.

Que retenir de votre saison sportive cette année ?

Cette année, on a eu la chance de faire une saison assez exceptionnelle. On s'est incliné seulement en finale de la Ligue des champions pour notre deuxième année. C'est quand même quelque chose d'énorme pour un jeune club à ce niveau comme le nôtre. C'est un sacré exploit. On a débuté cette saison. On a gagné un trophée de champion. On a fini troisième du championnat de France. On a encore fait une saison bien pleine d'un point de vue collectif et après d'un point de vue personnel. Je suis très content de la saison en plus d'avoir plus performé durant ces compétitions. J'ai eu un titre individuel. Je suis le meilleur défenseur du championnat français.

Tout au long de cette saison, qu'est-ce qui vous a marqué ?

Ah ! On a vécu des moments forts parce qu'on est allé en Cologne. C'est quelque chose d'énorme. Mais tout le monde n'a pas cette chance d'y arriver. On a une équipe très soutenue. On a eu le soutien populaire. Ce qui a fait qu'on a grandi au fur et à mesure. Puis après, quand tu performes, l'ambition est de plus en plus grosse.

Vous êtes élu meilleur défenseur cette année. Ça fait quoi quand on retrouve ce titre après l'avoir eu à trois reprises auparavant ?

J'ai été trois ans de suite meilleur défenseur et après, pendant deux ans, je ne l'ai pas été. Et voilà, je le suis à nouveau. Mais, c'est une fierté même si j'aurai préféré gagner la Ligue des champions que d'être meilleur défenseur. C'est une fierté parce que, ça vient aussi récompenser toute ma saison. Ça montre aussi le niveau qu'on a. Ce qui est plus important, une bonne partie a été votée par les joueurs. Ça a aussi pas mal de poids. Donc, ça montre que je me maintiens à ce niveau-là avec la régularité.

Quelle est votre connaissance du handball béninois ?

Le handball béninois est encore un peu limité. Le but est aussi de découvrir un peu plus par ma présence. Donc, c'est important pour moi et pour voir un peu dans quelle mesure je peux essayer de contribuer au développement de ma patrie. C'est une fierté pour les Béninois de voir qu'un des leurs réussit dans cette discipline. Il faut le faire connaître pour essayer de voir comment on peut évoluer. Parce que, j'imagine que le développement n'est pas simple et au cours de ma carrière, j'ai eu la chance d'avoir pas mal de connaissances et quelques savoir-faire qui pourraient s'avérer être très utiles.

Quel est votre rapport avec la Fédération béninoise de handball ?

J'avais déjà pris contact avec elle. J'avais eu deux à trois contacts avec elle, justement pour voir dans quelle mesure je pouvais essayer d'apporter ma pierre à l'édifice. Déjà, à l'époque, je prenais contact avec elle, par le président Arêmou (président de la Confédération africaine de handball, ndlr). On a quand même une Fédération au Bénin, on a un Béninois qui est président de la Confédération africaine de handball,  on a un Béninois qui joue dans l'une des meilleures équipes d'Europe. Ce n'est pas rien. Je pense qu'on a quelques forces dont-on pourrait se servir pour bien développer le Bénin.

Quelle est votre relation avec les autres athlètes d'origine béninoise qui évoluent à l'extérieur ?

Malheureusement, je n’en connais que quelques-uns qui jouent. Mais, je ne crois pas qu'on soit beaucoup en handball. En tout cas, pas à ce niveau-là. Je crois que je suis seul. Peut-être à d'autres niveaux. Je connais Isabelle Yacoubou. On a eu la chance de se rencontrer. C'est une très bonne personne. Ce qui est assez marrant, on a quelques points communs. Le même désir, c'est d'essayer de faire évoluer son pays. Il y a aussi Ian Mahinmi que je ne connais pas assez. Mais j'ai appris qu'il est aussi un Béninois et qu'il était à Cotonou pour un camp de basket-ball. Ce n'est pas rien. On n'est pas un grand pays et c'est bien de savoir que certaines personnes sont un peu les représentantes du pays. En tout cas, on a les mêmes souhaits de faire développer notre pays. Que ça soit Isabelle ou Ian en basket-ball et moi en handball. On connaît l'importance de la pratique sportive.

Une ultime question pour clore cet entretien, est-ce-que Rock pense-t-il déjà à l'après carrière ?

Oui, un peu ! Parce que je prends de l'âge. Si ça ne tenait qu'à moi, je vais jouer encore longtemps. Après, c'est l'évolution de la vie. Si je peux essayer de contribuer et développer mon sport dans mon pays, ce serait une grande et vraie fierté.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

La Loupe : Un oasis nommé Emmanuel Zossou

Emmanuel-Zossou

Les dirigeants de Porto-Novo qui nous ont vaccinés contre l’espoir, inoculés le virus du pessimisme, et fait de notre ville, la capitale du Bénin, la risée du monde entier. Il suffit de regarder son état d’insalubrité, l’incivisme des habitants que nous sommes, la quasi-inexistence de propositions économiques alternatives, l’accointance incestueuse de l’administration municipale avec les politiciens.
Toutefois, je ne peux rester insensible, à ce qui s’y passe ces derniers mois, et aux avancées notables inspirées par le timide maire.
La formation des jeunes, le démarrage du pavage de plusieurs rues, le festival quoique mal copié de Porto-Novo, et qu’il faudra améliorer pour le mettre au goût du tourisme moderne et économiquement rentable. On a beau ronchonner durant des lustres, je me demande si quelqu’un avait fait mieux.
On peut me rétorquer que les traces du développement  y sont encore invisibles. Je réponds oui. Et c’est grave, après cinquante-huit ans d’indépendance. Mais, nous venons de loin. D’autres diront que les avancées dont je parle, ont été pour la plupart héritées du maire Océni Moukaram,  Je plussoie.
Emmanuel Zossou semble avoir compris que jouer au docile écolier des maîtres du Prd, pendant  cinq ans, sans se soucier du bien-être des porto-noviens, peut conduire à son suicide politique.
Maintenant jusqu’où peut-il aller?
Peut-il s’affranchir de son parti et de maître Adrien Houngbédji, sans subir le sort que subissent tous les dissidents?
Arrivera-t-il à dissocier le parti de la mairie pour longtemps?
Cela relève de l’ordre du miracle.
Mais les niaiseries d’hier, sont les miracles d’aujourd’hui.
Accordons à ce  maire le bénéfice du doute

Dine ABDOU

Pour association de malfaiteurs et vol qualifié : Oumarou Dicko et Maoune Bello condamnés à 08 ans de réclusion criminelle chacun

justice

La cour de céans présidée par Célestin Zanouvi après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats de la  défense, a déclaré les accusés Oumarou Dicko et Maoune Bello, coupables des faits d’association de malfaiteurs et de vol qualifié et les a condamnés à 8 ans de réclusion criminelle. Les deux accusés retournent en prison pour 4 années encore parce que placés en détention depuis 2014.

Résumé des faits

Le lundi 24 Février 2014, la brigade territoriale de Ouaké a reçu et gardé à vue les nommés Oumarou Dicko et Maoune Bello soupçonnés de vol de bœufs. Dans la nuit du dimanche 02 au lundi 03 mars 2014, profitant du sommeil profond du gendarme de garde et de sa négligence, ils ont réussi à défoncer la porte des locaux de sûreté avec des coups de pieds pour en sortir par une entaille.

Ainsi, ils ont pris possession de la clé du magasin d’armes de la brigade et ont soustrait quatre armes modernisées avec leurs chargeurs garnis de trente cartouches chacun, avant de disparaître vers le Togo voisin. Interpellés et inculpés pour association de malfaiteurs et vol aggravé, ils ont reconnu et confirmé leur forfait à toutes les étapes de la procédure.

Les débats

Les accusés Oumarou Dicko bouvier burkinabé et Maoune Bello nigérian revendeur de bœufs ont reconnu les faits mis à leur charge à la barre. Chacun des accusés en ce qui le concerne, a décrit sa participation dans la commission de l’infraction.

Le ministère public représenté par l’avocat général Fiacre Azalou sur la base du siège des infractions association de malfaiteurs et vol qualifié, notamment les dispositions des articles 265, 266, 267 et 386 alinéa 1 du Code Pénal, a fait ressortir les éléments constitutifs desdites infractions relativement aux faits de la cause, pour démontrer la constitution des infractions d’association de malfaiteurs et vol qualifié à l’égard des accusés. Il a évoqué le fait que les accusés se sont connus en prison et après, ils se sont entendus une fois libérés, pour aller voler deux bœufs. Pour l’avocat général, les accusés ne peuvent bénéficier d’aucune circonstance atténuante parce qu’ils sont des repris de justice, c’est pourquoi, Fiacre Azalou a requis que la cour les déclare coupables des faits d’association de malfaiteurs et de vol qualifié et de les condamner à 10 ans de réclusion criminelle chacun.

Me Friggens Adjavon et Me Victorien O. Fadé ont assuré la défense des accusés. Pour Me Victorien O. Fadé, qui a réfuté l’incrimination association de malfaiteurs retenu à l’encontre des accusés par le ministère public, car, il relève qu’il n’y a pas de confusion à venir entre association de malfaiteurs et coaction. Il y a une nuance à faire, parce qu’il ne suffit pas que deux ou plusieurs agissent ensemble pour établir qu’il s’agit d’une association de malfaiteurs. Pour le vol qualifié, l’avocat de la défense a plaidé coupable mais pense qu’il s’agit d’un vol simple avec des circonstances aggravantes. Il a demandé à la cour de les condamner au temps déjà passé en détention.

Me Friggens Adjavon a plaidé la moralité du dossier pour faire ressortir la responsabilité de l’Etat béninois par rapport à la présence des accusés à la barre. Défaillance de l’Etat béninois à cause de l’inconscience professionnelle de certaines personnes en charge de notre sécurité. Il plaide une disqualification du vol aggravé pour une requalification en vol simple en raison des circonstances qui ont conduit au vol. C’est sur  la base de ces observations qu’il a demandé à la cour d’infliger aux accusés, la sanction qu’elle aura jugée appropriée aux faits commis.

Albérique HOUNDJO
(BrBorgou-Alibori)

Supposé appel du Dg/Port au soutien de l’équipe belge : Voici la réalité des faits

Christian-De-Block

Saisissant l’opportunité de l’effervescence qu’offre l’organisation de la Coupe du monde édition 2018, le Directeur général du Port automne de Cotonou, Christian De Block a, au cours de la cérémonie des couleurs du lundi 18 juin 2018, annoncé le jumelage entre l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et une équipe sportive de la Belgique. Un partenariat qui, selon ses propos, est destiné à revigorer l’équipe du Port autonome de Cotonou, en offrant aux joueurs, des opportunités d’échanges avec leurs homologues belges. Le Directeur général a fait montre de sa volonté de mener à bien le dossier, en vue d’œuvrer à un partenariat fructueux et gagnant-gagnant entre les deux équipes. Le Dg/Pac, dans l’intention de détendre l’atmosphère en vue de doper le moral des agents pour une bonne semaine de travail a, dans la foulée de cette annonce, et dans une plaisanterie, sollicité leur  soutien à l’équipe de la Belgique au mondial 2018, qui se déroule en Russie. Ce qui suscita une vaine polémique. En effet, il se susurre sur les réseaux sociaux que le Bénin serait vendu à la Belgique à travers le Port autonome de Cotonou, où le Directeur général appelle ses agents à soutenir l’équipe de son pays.  Le Directeur général du Port autonome de Cotonou n’a nullement l’intention de conditionner le soutien des Béninois, encore moins  des agents du Port à l’équipe de la Belgique. Un tel appel n’aurait d’ailleurs pas de sens, tant les agents ne sont pas en déplacement sur la Russie. Le souci majeur de l’autorité portuaire reste l’amélioration des conditions de travail des agents et partant, la redynamisation de l’Association sportive du port autonome de Cotonou pour des victoires certaines.
 

M.M.

Tickets valeur aux agents de l’Etat sans moyen de déplacement : Une absurdité de l’administration béninoise

gouvernance

Pour assurer le déplacement à ses agents, l’administration béninoise a instauré les tickets valeur. Ainsi, selon la périodicité, chaque agent reçoit son bon de carburant au verso duquel on peut lire :

1-    Ce bon ne peut être utilisé que pour l’achat des carburants (essence, Gasoil et pétrole lampant) et uniquement valable sur les stations SONACOP_.
2-    Il ne sera en aucun cas échangé contre des espèces_.
3-    La SONACOP décline toute responsabilité en cas de perte, de vol ou d’utilisation frauduleuse de ce bon_.

Une absurdité consacrée et entretenue!

Car, conformément aux conditions d’utilisation au verso du ticket, lorsque l’agent reçoit ses bons, il se dirige normalement vers une station SONACOP pour se faire servir du carburant, selon son besoin en fonction du véhicule dont il dispose (essence, Gasoil ou pétrole lampant).

Mais, que se passe-t-il pour un agent ne disposant pas de moto ni de voiture, ou n’utilisant pas une lampe à pétrole?

Conformément à la pratique courante, il se dirige logiquement et raisonnablement vers une station SONACOP, mais pour échanger ses bons contre des espèces, moyennant une commission de moins de 20% à 30% pour le pompiste, selon la voracité de ce dernier. Ou, s’il a une connaissance habituée à se ravitailler à cette station, l’échange se fait avec ce dernier.

En vérité, c’est une absurdité administrative que de fournir à un agent qui n’a ni moto ni voiture, et n’utilisant pas du pétrole lampant un bon de carburant, et d’attendre que ce dernier se conforme aux conditions d’utilisation prescrites au verso du ticket.

S’il n’échange pas ce ticket contre des espèces, que ferait-il pour jouir de son bon de carburant? Aller à une station SONACOP ouvrir sa bouche pour se faire servir du carburant dans son ventre?
Nécessité d’une administration intelligente, logique et raisonnable

Il y a lieu pour l’administration béninoise d’inventer une solution selon le cas de chaque agent. Celui qui ne dispose ni de moto ni de voiture, et n’utilisant pas de pétrole lampant doit être payé directement en espèce. Quitte à utiliser ses sous dans le taxi ou dans le zémidjan.

Ne pas le faire, et attendre de cet agent qu’il respecte le 3e point des conditions d’utilisation qui parle d’utilisation frauduleuse, est aussi absurde que les deux premiers qui stipulent que ce bon ne peut être utilisé que pour l’achat des carburants (essence, Gasoil et pétrole lampant) et que, il ne sera en aucun cas échangé contre des espèces.

D’ailleurs, le pays est actuellement sous réformes et une réformes dans ce sens ne serait que réfléchie et salutaire.

Tandji

Après deux ans de centralisation de la communication : La Rupture veut limiter les risques d’une option suicidaire

gouvernance

Le gouvernement veut communiquer autrement. Face aux dures réalités constatées sur le terrain, il veut changer de stratégies pour essayer de reconquérir le peuple gagné par la désillusion.  

La parole serait donc libérée au sein de la Rupture. Les directeurs départementaux et autres responsables des différents services de l’Etat sont désormais autorisés à bien médiatiser leurs actions. Selon le quotidien du service public, La Nation, lesdits responsables ont reçu l’information la semaine écoulée. La normo-communication prônée au début du mandat de Patrice Talon a montré ses limites. Or, les prochaines élections doivent être théoriquement organisées dans moins d’un an. Sur le terrain, l’opposition peint presque tout en noir. Les actions du gouvernement ne sont pas très visibles. Le peuple n’arrive toujours pas à comprendre ou toucher du doigt ce que fait le gouvernement depuis plus de deux ans. La Rupture court un grand risque. Si la situation reste inchangée, la débâcle est assurée en mars 2019. Visiblement, la centralisation de la communication est une option suicidaire. Elle est mal structurée et mal conduite. Le Chef de l’Etat a dû s’en rendre compte lui-même pour se résoudre à autoriser ses collaborateurs à changer de stratégies face aux adversaires audacieux. Désormais, les « Rupturiens» timorés n’ont plus de raison pour se cacher. Ils doivent vendre, soutenir ouvertement leur champion et défendre les actions, même les plus controversées, du gouvernement. Seulement, il existe un point d’ombre que l’Exécutif se doit d’éclairer. Combien coûtera cette vaste campagne de communication annoncée au contribuable? Il ne faut pas se leurrer. La facture sera très lourde. Le gouvernement initiera de grandes actions pour justifier les deux ans de gouvernance. Selon des observateurs, il pourrait faire saigner les caisses publiques. Car, il s’agit d’une équipe en difficulté obligée de faire recours à tous les moyens, même les plus coûteux, pour se vendre. Il y a donc à craindre des dérives. Le gouvernement risque de consacrer plus de ressources financières à la communication qu’il en a mises jusque-là dans des programmes sociaux au profit de la population.          

Mike MAHOUNA

S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !