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Démenti à propos des produits Lausanne : Les biscuits Lausanne ne sont pas « empoisonnés »

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Le mercredi 22 février 2017 s’est tenue à Cotonou une conférence de presse pour apporter un démenti à propos de la toxine que contiendraient les biscuits « Lausanne Jack § Jill » importés par « la société H et H » depuis près de 10 ans en Afrique de l’Ouest.

Depuis un certain temps une rumeur circule sur des biscuits empoisonnés de marque Lausanne. Selon l’alerte sur les réseaux sociaux, ces biscuits seraient expédiés du Nigeria depuis l’Afrique du Sud. C’est ainsi qu’Il y a de cela quelques mois, une publication  avait circulé sur des réseaux sociaux appelant les populations à ne plus consommer les biscuits Lausanne parce qu’ils contiendraient un produit chimique toxique qui aurait entrainé la mort  de 45 personnes en Afrique du Sud. Cette publication a suscité beaucoup d’intérêt sur la toile. Inquiète de la panique que crée cette information sur les consommateurs, « la société H et H » qui importe les produits Lausanne a tenu à éclairer l’opinion publique. Aboudou Traoré, représentant des biscuits Lausanne à Accra (Ghana)a affirmé : « nous avons appris la nouvelle par le biais de Facebook. Ce sont de fausses rumeurs. Ils disent que les produits ont été expédiés de l’Afrique du Sud, alors que ce pays ne consomme pas les produits Lausanne. C’est de la concurrence déloyale de la part de quelques concurrents. Le biscuit Lausanne est 100% contrôlé par des laboratoires agréés. A chaque arrivage, nous possédons les certificats. Le produit est bien consommé au Ghana, au Togo, au Bénin, Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, et au Burkina Faso etc... On ne nous a jamais rapporté que quelqu’un est mort après avoir consommé ces biscuits Lausanne. Nous tenons toutefois à rassurer nos consommateurs et notre clientèle que lesbiscuits Lausanne n’ont aucun problème ». Les conférenciers ont tenu aussi à préciser que la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina-Faso qu’ils ont également contactée n’est aucunement impliquée dans cette affaire.Une campagne de sensibilisation est prévue dans  les jours à venir dans les marchés de Cotonou et environs pour  inciter et persuader les consommateurs à faire confiance au biscuit Lausanne Jack § Jill.

Kamar ADJIBADE

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Fourniture en eau potable de la commune de Parakou : Le plaidoyer du maire Charles Toko et du député Rachidi Gbadamassi

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C’est un secret de polichinelle que les populations de Parakou vivent le martyr pour s’approvisionner en eau potable, un liquide vital. Mieux, il est démontré que la Soneb, société distributrice de l’eau potable dans le contexte actuel n’arrive pas à satisfaire les populations de la cité des Koburus en eau potable à plein temps. Soucieux du mieux-être des populations de Parakou, le maire de la commune Charles Toko à la tête d’une délégation communale accompagné du député Rachidi Gbadamassi a effectué un déplacement dans les locaux de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB), les mardi 21 et mercredi 22 février 2017 pour des visites et séances de travail. L’objectif de cette descente, est d’avoir auprès des responsables de la Soneb les informations relatives sur la situation de l’alimentation en eau potable de la ville et le niveau d’avancement du projet d’approvisionnement en eau potable de la ville. Charles Toko, maire de Parakou a porté les doléances des populations de Parakou à la direction générale de la Soneb, lesquelles doléances sont relatives à la situation de la fourniture en eau potable de la ville. Doléances relatives au niveaudes travaux du projet? Le chronogramme de la SONEB pour la fin du calvaire pour les populations de Parakou ?  En attendant la fin des travaux du projet moderne de Parakou, quelles sont les mesures d’urgence de la SONEB pour soulager les populations.

Il est constaté que la fourniture en eau potable de la ville connaît depuis quelques temps, des perturbations, accentués par le déficit d’eau dû à la saison sèche qui s’est annoncée, à cause de la seule source d’alimentation, qui est le fleuve Okpara. Il faut ajouter à cela, les installations vieillissantes de la Soneb à Parakou, ce qui fait que la Soneb n’arrive pas à satisfaire que partiellement les populations de Parakou estimées à environ 400.000 habitants.

C’est dans le souci de palier cette situation que la SONEB, qu’en juillet 2016, grâce au gouvernement béninois avait signé un accord de prêt avec la BOAD d’un montant de 13,5 milliards pour l’extension, la modernisation et l’amélioration du système d’alimentation en eau potable de la commune de Parakou.

Des discussions…

Le député Rachidi Gbadamassi, pense que si la SONEB a pu régler la situation de l’eau potable à Djougou,  pourquoi, il n’en est pas ainsi pour Parakou.

Au cours des séances de travail, le directeur général de la SONEB, David Babalola et le Cabinet chargé des études, IGIP Bénin, ont expliqué aux autorités politico-administratives de Parakou, le niveau d’avancement des travaux du projet de 13 milliards, ainsi que les dispositions qui sont prises pour palier le déficit d’approvisionnement en eau potable de Parakou.

David Babalola, a rassuré ses hôtes de ce que la situation de l’eau potable à Parakou est connue et les dispositions sont en train d’être prises par la Soneb depuis plusieurs mois, avec les autorités du pays, pour une sortie de crise.

Mieux, il a démontré que le chronogramme des travaux est vraiment respecté, que les phases d’études détaillées sont terminées et que les travaux physiques sur le terrain pourront démarrer dès le dernier trimestre de 2017. En attendant, le DG Babalola, a confié que la Soneb et le génie militaire sont en train d’exécuter des travaux en mesure d’urgence pour satisfaire les populations. «Nous sommes rattrapés par une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. Le système de Parakou a connu des investissements de grande envergure depuis 1975 » dira le DG SONEB.

Le Dg Babalola David a reconnu que les installations utilisées ne permettent pas d’alimenter la population qui a connu une forte croissance démographique en quelques années. « Mais heureusement, le projet actuel va réparer les insuffisances du passé et sécuriser le futur », a rassuré David Babalola qui a demandé au maire et au député, d’être son porte-parole auprès des populations de Parakou, afin qu’elles donnent à la SONEB le temps matériel prévu par le calendrier des travaux pour qu’ensemble, Parakou puisse sortir de cette situation qui n’honore par la capitale du Septentrion.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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16e édition du tournoi Coupes Csp Gbéto : La 6e journée disputée ce samedi

  • Publié dans Sport

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Le terrain de basket-ball du Complexe scolaire Protestant (Csp) va une fois encore, servir de cadre pour les affiches du 6e acte de la 16e édition du tournoi Coupe Csp Gbéto. Et la seule date retenue est ce samedi 24 février 2017. Trois affiches sont au programme. D’abord à partir de 14h30, les jeunes lycéens de Kpondéhou seront face à leurs homologues du Complexe scolaire catholique Père Planque. Suivra la rencontre au niveau des dames qui va opposer Csp à l’Université de la Cité. Enfin, l’ultime match de cette soirée de la balle au panier se jouera entre  l’équipe de Sainte Rita et celle du Collège Catholique Père Aupiais. Mais avant cette 6e journée, il faut préciser que les férus de cette discipline ont eu droit aux affiches du 5e chapitre. Ainsi, les hommes du Csp se sont littéralement débarrassés de l’équipe de Père Aupiais (45-12). Au même moment, les jeunes garçons de Laura Vicuna infligeaient une correction à Kpondéhou (38-14). Enfin, l’équipe de Notre Dame chez les filles a pris le dessus sur son homologue du Csp  (30-13). Notons que les objectifs visés par le promoteur sont : développer le basket-ball en milieu scolaire, le brassage interscolaire, offrir un cadre de divertissement sain aux jeunes collégiens et lycéens. Le promoteur dudit tournoi Alassane Zimé exhorte le public et les férus de cette discipline à effectuer le déplacement pour soutenir les différentes équipes.

Résultats de la 5e journée

Garçons: Csp         #      Aupiais         45 - 12
Garçons: Laura Vicuna     #      Kpondehou     38 - 14
Filles : Notre Dame     #    Csp garçons:

Programme de la 6e journée

Garçons : Lycée de Kpondehou     #  Complexe Père Planque
Filles: Csp             # La Cité
Garçons : Sainte Rita         # Collège Père Aupiais

A.F.S.

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Sortie bibliographique dans le milieu sportif : «Un feuilleton à ne pas rediffuser» de Sosthène Sèflémi

  • Publié dans Sport

Sosthene-Seflimi

(L’ouvrage sur le marché dès ce jour)
20 décembre 2010! Cette date restera gravée dans les mémoires des férus du football béninois. On se rappelle que c’est à cette période que 12 des 15 membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf), alors, dirigée par Anjorin Moucharafou et qui avait pour président de la Ligue de football professionnel, Sébastien Ajavon, ont décidé de démissionner pour des raisons qu’ils qualifient «de gestion opaque du président de la Fbf». Et la suite a été un feuilleton à plusieurs épisodes. Et pour informer davantage la population sur les différentes péripéties de la crise, Sosthène Sèflimi, journaliste et chroniqueur sportif a décidé de sortir un ouvrage intitulé : «Crise à la Fédération béninoise de football : Un feuilleton à ne pas rediffuser». D’un volume de 234 pages subdivisée en 15 épisodes, préfacée par Aubey-Rolland Zohou (Oscar du meilleur journaliste sportif 2012-presse écrite), et postfacée par Sabin Loumèdjinon (journaliste écrivain), cette première saison du «feuilleton à ne pas rediffuser » retrace la crise qui a secoué la Fbf du 20 décembre 2010 au 24 décembre 2012. A en croire le chroniqueur sportif Sosthène Sèflimi, le livre a été écrit pour permettre au public sportif d’avoir un récit chronologique de la crise qui a secoué le football béninois. «J’ai essayé d’être le plus proche possible de la réalité», a-t-il laissé entendre et de poursuivre,«Nous avons commis assez d’erreurs et il faut que cela ne se répète plus». Rappelons que la saison 1 n’évoque que l’affrontement entre Sébastien Ajavon et Moucharafou Anjorin et ne saurait être mélangée à la Saison 2 qui est, selon l’auteur, en gestation. Notons que l’ouvrage sera mis sur le marché footballistique dès ce vendredi à travers une cérémonie sobre.

Abdul Fataï SANNI

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Concert : Koudy et Sam Malo sur le même plateau musical

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koudy

Ils seront sur scène, dans un mélange harmonieux accoustique, samedi 04 mars 2017. L’espace culturel ‘’Le centre’’ accueille l’artiste chanteuse Koudwath Fagbémi alias Koudy et Sam Malo. C’est à travers un concert de promotion qui permettra au public de découvrir davantage ces graines de talents qui germent merveilleusement dans le paysage musical béninois. Il faut noter que Koudy est un jeune talent dont le palmarès s’agrandit au jour le jour. Avec sa participation active et fréquente aux différents festivals de musique de la sous-région, Koudy a eu le temps de hisser son talent et de prouver à ses fans et mélomanes qu’il y a de l’espoir pour la musique béninoise. Aujourd’hui, avec sa voix de rossignol, elle tient en haleine et entretient son public avec enthousiasme. Toute chose qui laisse entrevoir que la musique béninoise a de beaux jours devant elle.

TG

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Rentrée Inaugurale 2016-2017 : L’Eitb accueille une nouvelle promotion d’étudiants

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L’école internationale de théâtre du Bénin (Eitb) lance offiellement sa rentrée académique, samedi 25 février 2017, à son siège à Togbin Daho. A cet effet, une conférence inaugurale est prévue. Ainsi, sous la coupole du directeur artistique de l’établissement, Dine Alougbine, le panel traitera le thème : «Education artistique au Bénin». Il s’agira pour le conférencier principal, le Professeur Bienvenu Koudjo, d’entretenir les uns et les autres sur la place qu’occupe la chose artistique dans l’éducation du citoyen béninois. Il est à rappeler que le conférencier est le président du Conseil scientique, directeur pédagogique de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin,et directeur de cabinet du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Teddy GANDIGBE

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Le Gal Fernand Amoussou sur « Moi Président » : « Nous sommes dans une situation où l’argent … achète tout »

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Mesdames messieurs, bonsoir
Le Bénin est plus malade de sa gouvernance que de ses institutions. Diagnostic proposé par une sommité des forces  armées béninoise, un général qui estime être lui-même le remède approprié. Il en est si convaincu qu’il s’est lancé dans la course au fauteuil  présidentiel. Fernand Amoussou pour ne pas le nommé est ici pour partager avec vous, ce qu’il appel mes engagements pour le Bénin. Avant de feuilleter ses engagements énumérés en 30 points, et bien, allons à la découverte du candidat avec Hortense Saïzonou.

Présentation

Général Fernand Amoussou, vous vous êtes engagé dans l’armée à l’âge de 19 ans.D’officier d’infanterie parachutiste, vous avez vite gravi les échelons pour devenir à 42 ans général de l’armée de terre. Trois ans plus tard, en l’an 2000, alors qu’on vous nommait chef d’état-major général des armées béninoise, vous avez été promu au grade de général de brigade. L’unique lycée militaire de jeunes filles du Bénin a ouvert ses portes grâce à votre détermination. Vous aviez initié plusieurs réformes au sein des forces armées béninoises. Vous prenez le commandement de la force de l’opération des Nations Unies  en côte d’ivoire en 2006, mission qui prit fin en 2010. Aujourd’hui à la retraite, vous continuez à œuvrer pour la paix et la sécurité en Afrique. L’on dit de vous l’officier le plus décoré de votre génération. Marié et père de 04 enfants, vous avez décidé d’aller à la conquête de la magistrature suprême.

Général Fernand Amoussou, Bonsoir. A la lecture de votre projet de société nous constatons  que vous avez particulièrement la dent dure envers  la gouvernance actuelle, pourquoi ?

Je n’ai pas la dent dure simplement parce que je veux mordre, pas du tout. Nos compatriotes sont dans une très grande souffrance. A l’heure où nous faisons cette émission, beaucoup d’entre-eux ne savent pas encore ce qu’ils vont manger aujourd’hui. Beaucoup de nos jeunes sont dans une grande désespérance face au chômage et face à l’absence de perspectives d’avenir. Les femmes béninoises pourtant chevilles ouvrières de notre société peinent malgré leurs efforts à joindre les deux bouts. Les fonctionnaires sont dans une très grande inquiétude à cause des entorses aux textes. Les opérateurs économiques eux aussi sont aussi dans une grande inquiétude à cause simplement de la non application des textes, mais aussi de la discrimination de l’administration. Voyez-vous, je ne peux comme beaucoup d’autres compatriotes, rester insensible à une si grande souffrance. Mais la vrai raison, votre collègue l’arappelé tout à l’heure et  vous-même vous l’avez dit, c’est la gouvernance.Nous sommes aujourd’hui dans une situation où l’argent décide de tout, achète tout. Nous sommes aujourd’hui dans une situation où l’on utilise les solidarités ethniques pour se donner des avantages immérités. Nous sommes dans une situation de perte de valeurs. Les valeurs familiales, les valeurs civiques, patriotiques, spirituelles. Toutes ces valeurs se sont érodées chaque jour. Je n’ai pas la dent dure mais je fais le même constat que la très grande majorité de nos compatriotes.

Bien sûr faire un tel constat, dresser un tel tableau c’est bien aisé, mais que préconisez-vous. Quel type de gouvernance promettez-vous aux béninois ?

Le constat est clair, le problème que nous avons, c’est la gouvernance. Je m’engage fermement à faire du prochain mandat présidentiel, celui de l’intégrité et de l’exemplarité des dirigeants. Je pense aussi qu’il importe de réformer le statut pénal du chef de l’état et des ministres. Cela veut dire simplement que si un de nos compatriotes commet un crime, l’on ne réunit pas sa famille, ni son village, ni sa communauté pour demander à ce que, est-ce qu’il faut l’envoyer chez le procureur. Je veux que ceux qui ont la charge de nous diriger et qui doivent être des exemples pour la société, lorsqu’ils commettent des crimes, qu’ils en répondre directement devant la justice tant qu’il n’y est des procédures particulières telles que la haute cour de justice.

Alors que proposez-vous pour le cas de nos dirigeants, c’est-à-dire le président de la république et les ministres comme vous l’avez souligné dans votre programme.Vous parlez de réforme de statut pénal concrètement, elle fait allusion à ça, dans votre point 13.

C’est extrêmement important.

Qu’est ce que vous préconisez ?

Parce que la situation dans laquelle nous sommes et qui encourage la corruption, c’est l’impunité. L’on est chef par l’exemple, l’on est chef parce que l’on s’applique à soi-même ce que l’on exige des autres.C’est pour cela que, quand le chef dérobe à l’exemplarité, il doit être sanctionné plus que tout autre.

Des institutions existent aujourd’hui pour cela

C’est le problème, c’est là le problème. Es ce que  vous avez encore vu un ministre mis en accusation et jugez ? C’est à cela que je veux…
Cela passe par une procédure, il faut bien… donc le Bénin est malade de ses institutions aussi ?

Non, le Bénin fermement, fortement de ses institutions. Qu’est-ce qui de passe, je vais vous l’expliquer.

Expliquez nous

C’est simplement que, il n’est pas possible de mettre en accusation et de juger facilement un ministre qui a commis un crime économique.

Vous comptez toucher aux textes ?

Mais absolument, il faut réviser notre constitution dans le sens d’appliquer simplement le code pénal de notre pays. Le code pénale qui punit tout citoyen, doit aussi punir tout ministre et doit punir le chef de l’état. Aujourd’hui, on nous dit quoi, l’on nous dit dans l’exercice de leur fonction, les ministres ne peuvent pas être poursuivis. Je me pose la question de savoir si dans leur fonction il y a voler, il y a détourner l’argent public, non. Evidemment comme ce n’est pas dans leur fonction, ils doivent êtresanctionnés.

Je doute que les textes disent exactement ce que vous avancez général Fernand Amoussou. On ne peut pas les poursuivre mais il y a une procédure pour les poursuivre. Nous en avons vu en garde à vue, nous en avons vu envoyer devant les tribunaux, monsieur euh… général Fernand Amoussou.

Vous savez, le vrai problème que nous avons c’est simplement de croire que l’on peut juger de façon discriminée.

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire tous les citoyens doivent être égaux devant la loi. Si vous, vous volez une moto, on vous amène devant le procureur. On ne vous amène pas dans votre famille pour lui demander si votre famille est d’accord pour que vous soyez traduit devant la justice. Ce que je demande…

A qui fait-on ce privilège aujourd’hui ?

Mais justement aux ministres qui doivent passer par une procédure devant l’assemblé, etc. jusqu’à la haute cour de justice. C’est quand même une situation ‘’d’exception’’ et toute situation d’exception aujourd’hui encourage l’impunité et donc la corruption. Je veux y mettre fin.

La corruption justement parlons-en. Que pensez-vous aujourd’hui de tout ce mécanisme en place aujourd’hui pour lutter contre la corruption qui malgré tout, croît ?

Je ne crois pas aux commissions qui sont créés pour lutter contre la corruption.

Ah bon, il y a une loi aussi

Vous savez, le vrai problème c’est la volonté politique de lutter contre la corruption.

Elles sont traduites par le vote d’une loi à l’Assemblée nationale

Appliquons-nous cette loi aujourd’hui ou pas. Mais nous avons déjà une loi qui est le code pénal, qui s’applique à tout citoyen. Ce que je veux, ce à quoi je m’engage, c’est simplement qu’il n’y ait pas de situations exceptionnelles pour ceux qui sont chargés de nous diriger. Je veux que, comme tout citoyen, tout dirigeant à quelque niveau qu’il soit, s’il commet un crime de cette nature que le code pénal lui soit simplement appliqué et non une disposition particulière.

Ça vous l’avez dit. Mais concernant la corruption, de quelle mécanisme disposerez-vous d’abord pour empêcher, au besoin pour démasquer et pour punir ?

D’abord il faut tout faire pour limiter le contact du fonctionnaire, si vous voulez avec l’argent. C’est-à-dire que nous devons tout faire pour que tout ce qui est procédure dans notre pays, c’est-à-dire vous allez dédouaner, vous allez faire une formalité qui nécessite que vous payez quelque chose, à l’administration, à l’Etat, je propose que ce payement se fasse dans une institution bancaire.

C’est déjà le cas

Attendez, attendez. Que cela se fasse dans une institution bancaire. Mais qu’est ce qui se passe ? Lorsque vous allez payer ce que vous devez, vous avez encore le loisir de soudoyer le fonctionnaire pour accélérer, non. Ce que nous disons simplement, c’est que : 1, il faut que tout se passe par des procédures et donc entre le fonctionnaire, l’agent et l’argent réduit au maximum. Deuxièmement, il faut sanctionner, il faut punir tous ceux qui s’éloignent de l’exemple d’intégrité et d’exemplarité à quelque niveau que ce soit. Qu’il vous souvienne que dans ce pays, nous avons radié des gendarmes, des policiers simplement parce qu’ils avaient pris 500f. Aujourd’hui nous devons poursuivre cela, reprendre cela. C’est comme ça dans l’exigence que nous allons mettre fin à la corruption. La corruption ne peut être vaincue que lorsque nous mettons fin à l’impunité.

Mais avec ce que vous dites, il faut beaucoup de réformes, assez de réformes. Si vous êtes demain président de la république, quelles sont les premières réformes que vous allez engager dans le domaine de la lutte contre la corruption ?

C’est clair. D’abord le premier engagement que je prends, c’est d’abord l’engagement de sanctionner les dirigeants y compris les ministres qui s’écarteraient de l’exemplarité. Vous savez,  tout dépend des dirigeants. Toute société dépend de ses responsables. Les responsables sont l’exemple. Le président est exemple, les ministres sont des exemples alors tout le reste peut suivre. C’est pour cela que je disais tout à l’heure qu’être chef, c’est s’appliquer à soi-même ce que l’on exige des autres.

Un aspect sur lequel je voudrais vous ramenez général Amoussou, dans la lutte contre la corruption, qu’elles sont les éléments concrets que vous allez mettre en œuvre. Renforcer par exemple les instances qui existent déjà, les dissoudre, en créer d’autres ou est-ce que vous allez les reconduire.

Je ne créerai pas d’autres instances surtout que je considère qu’il y en a beaucoup. Je ferai simplement appliquer le code pénal et le code de procédure pénal tout simplement. Un voleur c’est un voleur point.

Mais vous connaissez la complexité de la procédure de passation des marchés publics. Comment pourrait-on y mettre de la transparence ?

Tout est dans la volonté politique.

Vous y revenez

Oui j’y reviens. C’est le chef qui donne le cap. C’est le chef qui impose le cap et qui exige que les choses soient faites d’une certaine façon et si elles ne le sont pas, il sanctionne.

Quelles autres décisions prendrez-vous et qui sont primordiales ?

Dans le cadre de la corruption…

Non on laisse la corruption. Concernant par exemple le renforcement du pouvoir de la presse. Vous l’évoquez au point 5 de votre projet de société. Concrètement en quoi cela consistera ?

La presse est l’un des piliers de notre démocratie. La presse nourrit et vivifie notre démocratie. Je suis très attaché aux libertés et particulièrement à la liberté de la presse. Je dépénaliserai les peines. Je n’accepterai plus que les journalistes soient envoyés en prison pour les délits de presse, non. Je reformerai  les attributions de la Haac pour que la Haac continue d’être le régulateur dans ce secteur et non plus un instrument de punition

Vous la percevez comme-t-elle aujourd’hui ?

Je ne suis pas d’avis que l’on ferme des télévisions, que l’on interdise des journaux. Je veux une liberté de presse totale. Et lorsqu’une presse s’écarte de sa déontologie, des exigences de ce métier alors cette presse et ses responsables doivent en répondre devant la justice.

C’est justement la loi qui prévoit… est-ce que vous n’êtes pas un peu en contradiction là général ?

Je reformerai cette loi. Vous serez d’accord vous, vous serez d’accord simplement parce que vous avez écrit contre Fernand Amoussou qu’on ferme votre journal, qu’on vous interdise de paraitre ?Si je me considère en tant qu’individu Fernand Amoussou que vous m’avez « diffamé » je porte plainte contre vous devant la justice.Je considère que ce n’est pas le rôle de la Haac de vous sanctionner parce que vous m’avez  « diffamé ».

Elle est chargée de réguler

De réguler vous avez dit, mais pas…

La loi organique de la Haac l’amène à prendre certaines décisions comme celles aux quelles vous faites allusion

C’est pour ça je souhaite une réforme de cette loi, pour permettre à notre presse de rayonner, de ne plus être étouffée, libérer les initiatives. Que notre presse joue effectivement son rôle dans notre société.Rôle d’éducation, rôle de promotion des valeurs mais rôle aussi d’investigation et rôle aussi de conduire l’action publique.

Vous avez parlé dans votre projet de société d’insécurité. Insécurité alimentaire, insécurité physique, beaucoup de sorte d’insécurité. Donnez-nous un développement de tout ça

J’ai d’abord parlé d’insécurité physique. Vous savez que notre sous-région, la sous-région ouest africaine est de plus en plus dégradée, de plus en plus dangereuse.

Vous faites allusion à la menace terroriste ?

Absolument. La menace Boko Haram qui est au Nigeria, au Niger donc à coté de nous, à nos portes. Nous avons aussi d’autres mouvements insurrectionnels toujours au Nigeria. Par exemple, le mouvement de libération de la région du delta qui est en gros à 50 kilomètres de Porto Novo. Se sont  autant de menaces qui peuvent influer et perturber la tranquillité chez nous au Bénin. C’est une situation qui doit préoccuper tout dirigeant ou toute personne qui aspire à diriger notre pays. La sécurité est la première des libertés.Le fait de sortir et de revenir, est la première des libertés.

Personne ne vous contredira sur ce point mais, votre solution ?

Oui, je veux donner les moyens à la justice et nos forces de sécurité de nous protéger.

Quels genres de moyens ?

Il est évident que je ne pus sur ce plateau, commencer par vous dire, je vais donner des chars, je vais donner ceci, non. Je pense que la question est si importante et si sensible qu’il ne conviendrait pas d’en parler publiquement. Mais l’autre volet pour assurer notre sécurité de notre pays, c’est la coopération entre les pays voisins en matière de sécurité. C’est-à-dire que, nous devons renforcer notre coopération en matière d’échange de renseignement. Mutualiser nos moyens de sécurité, c’est par là que nous pouvons lutter contre l’insécurité parce qu’aujourd’hui, l’extrémisme, le terrorisme ne connaissent plus des frontières. La menace aujourd’hui est transfrontalière, est transnationale et donc ce n’est que dans le cadre de la communauté c’est-à-dire avec nos voisins, que nous pouvons efficacement lutter contre l’insécurité.

Mais allez-vous déjà à une échelle plus réduite, le simple phénomène de braquage. On ne peut plus se déplacer facilement la nuit par exemple, de Cotonou à Parakou, concrètement qu’est-ce que le président Amoussou, si cela arrivait ferait après le 06 avril 2016 ?

Vous posez là une question à laquelle facilement tous les béninois peuvent vous répondre

Ah oui ?

Parce que les Béninois m’avaient vu à l’œuvre dans ce pays quand j’étais chef d’état-major et ils ont su à cette époque qu’ils pouvaient sortir et rentrer chez eux librement et en toute sécurité.

Ça c’est vous qui le dites et puis ce temps est révolu. Nous regardons vers le futur ?

Le temps n’est jamais révolu en matière de sécurité. On sait faire ou on ne sait pas faire. Mais encore que la sécurité est la première mission régalienne de l’Etat et donc d’un chef de l’Etat. Donc je m’engage à prendre toutes les mesures nécessaires que ce soit en matière de formation, d’équipement des forces de sécurité publique. Que ce soit en matière de coopération avec les Etats voisins, que ça soit en matière de coopération avec d’autres Etats dans le monde, je prends l’engagement  d’utiliser tous les instruments politiques, économiques et sécuritaires qui puissent garantir la sécurité de notre pays et la tranquillité de mes compatriotes.

Parlons maintenant d’insécurité alimentaire. Vous avez parlé de sécurité alimentaire, que comptez-vous faire ?

Je pense qu’il est extrêmement important que nos compatriotes mangent à leur faim.Nous sommes aujourd’hui dans un pays, dans notre pays, et comme je l’ai annoncé, beaucoup d’entre nous ne mangent pas à leur faim ou parfois même se demandent ce qu’ils vont manger. La question de la sécurité alimentaire me parait une question essentielle. C’est en cela que je m’engage pour une agriculture qui nourrisse les béninois. Je veux une agriculture qui nourrit mes compatriotes. C’est pour cela que je donnerai la priorité aux cultures qui permettent aux béninois de manger à leur faim.

Lesquelles cultures ?

Le maïs, le sorgho, l’igname tout ce qui peut permettre aux béninois de manger à leur faim.

On range le coton ?

Cela ne veut pas dire qu’on range le coton. Mais je ne donnerai pas la priorité aux cultures de rente dont notamment le coton.Les graines de coton mon frère, ne vont pas dans le moulin. Je veux que les béninois mangent à leur faim et j’orienterai notre agriculture dans ce sens. De la même, je m’engage à soutenir plus fortement les producteurs agricoles qui sont aussi aujourd’hui dans une grande souffrance. Je m’engage à les soutenir pour que d’abord, ils aient plus de moyen financier pour conduire leurs activités. Ensuite nous devons tout faire pour accroître, pour favoriser l’irrigation pour que nos producteurs soient moins dépendants des aléas climatiques.

Général Amoussou, pendant qu’on parle de sécurité alimentaire, savez-vous que les organisations de la société civile qui sont chargées  d’œuvrer pour la sécurité alimentaire des béninois attendent depuis des lustres, la loi sur l’orientation agricole au Bénin ?

Mais je le sais, je le sais. Et c’est l’une des insuffisances  graves de notre système. Nous devons élaborer, faire voter cette loi d’orientation agricole mais aussi appliquer les dispositions de l’accord de Maputo qui demandent aux Etats d’accorder 10 pour cent de leur budget à l’agriculture. Au Bénin, nous sommes très loin de ce taux. Je m’engage…

On est à qu’elle taux aujourd’hui ?

On est à un peu plus de 4 pour cent. Je m’engage à porter ce taux à 10 pourcent voir plus. L’agriculture doit, non seulement nous permettre de nous nourrir mais aussi contribuer à la croissance dans notre pays. L’agriculture, surtout l’agriculture vivrière et d’autres filières comme l’acajou et autres peuvent contribuer plus grandement à la richesse nationale que le coton. Lequel coton détruit d’ailleurs nos terres et lorsque nous faisons du coton jusqu’à présent, vous reconnaitrez avec moi que beaucoup de béninois n’en sont pas devenus très riches.

On ne peut pas se développer avec une agriculture extensive, il faut l’intensifier. Vous n’avez pas parlé des machines agricoles, des tracteurs, ceux dont les paysans ont besoin ?

Il ne s’agit pas de prendre un tracteur, deux tracteurs et d’aller déposer dans un champ et trois mois après ils sont en panne d’abord par manque de formation mais aussi…

Le Bénin dispose d’une usine de montage de tracteur

Je souhaite que nous parlions de la réalité des faits.

Allons-y

Des tracteurs ont été donnés et beaucoup de ces tracteurs sont en panne dans les champs.

Vous êtes allé constater ?

Bien sûr, nous sommes au Bénin. Qu’es ce qui se passe, lorsque vous donnez un tracteur, il faut former à l’utilisation du tracteur. Mais aussi il faut que le service après-vente suive. C‘est de cela qu’il s’agit.

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Ouverture d’un nouvel établissement bancaire au Bénin : Coris Bank International pour accélérer le développement

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Une nouvelle banque vient de s’implanter au Bénin. Il s’agit de Coris Bank international qui a lancé ses activités le mercredi 22 février 2017 à Cotonou. C’est un établissement qui compte travailler autrement.

C’est désormais officiel. Coris Bank international (Cbi) est à Cotonou. 15ème banque à s’installer au Bénin, elle ambitionne de conquérir le marché national et s’imposer comme une structure leader. « Nous sommes une banque universelle, avec des produits destinés aux grandes entreprises, aux institutions publiques et parapubliques, aux petites et moyennes entreprises et aux petites et moyennes industries qui ont fait le succès de Cbi, de même qu’aux particuliers et salariés», a déclaré Jean-Jacques Golou, le Directeur général de la succursale béninoise de la banque. A l’entendre, Coris Bank international a pour défi de participer aux efforts de financement de l’économie nationale dont les perspectives de croissance devraient  atteindre  5,7% selon l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et participer aux efforts de bancarisation des populations (le taux de bancarisationest de 17% au Bénin). Selon Jean-Jacques Golou,Coris Bank international qui devra emprunter le chemin de la digitalisation  de la finance, participera également à l’amélioration  de la qualité de service. « Nous travaillerons à assurer une disponibilité constante, une écoute permanente auprès de notre clientèle, bref à respecter davantage le client qui est notre raison d’être», a-t-il souligné. Et de préciser : «Nous voulons résolument faire la banque autrement en innovant, et en respectant nos engagements » . Présentant Coris Bank international au public ce mercredi, le Représentant du Conseil d’administration, Bienvenu Comlan confiera que la banque est née en janvier 2008.  « C’est un bilan de 885 milliards F Cfa  et des fonds propres bruts de 94 milliards à fin décembre 2016. Outre le secteur bancaire, elle (la banque, Ndlr) s’est diversifiée au fil des années à travers les métiers de l’assurance, avec Coris Assurances IARD et vie, de la finance de marché avec Coris Bourse, de la gestion d’actifs, avec Coris Asset Management, de l’investissement et du Conseil avec Coris Capital. Avec Coris Bank international, ces différentes entités constituent le Groupe Coris qui est en pleine expansion», a-t-il informé. Ce sont donc des expertises et des solutions de financement mises à la disposition de l’économie béninoise. «  C’est avec une légitime fierté que nous procédons  au lancement officiel des activités  de Cbi au Bénin, qui est le sixième pays dans lequel nous nous installons après le Burkina-Faso, à l’origine, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Togo et le Sénégal. Ce qui donne à Coris Bank international une plus grande assise dans notre zone monétaire à travers ses 64 agences », s’est réjoui Bienvenu Comlan. Pour lui, le Bénin constitue un pays stratégique, de par sa position géographique par rapport aux pays de l’hinterland, et sa stabilité démocratique. Mieux, il a soutenu que les nouvelles orientations  pour le développement  économique du Bénin augurent de bonnes  perspectives au regard des opportunités qu’elles présentent pour l’ensemble  des acteurs du secteur bancaire. Tel un soutien, le ministre d’Etat, en charge du développement, Abdoulaye Bio Tchané portera des témoignages édifiants sur Cbi. A l’en croire, Coris Bank international est aujourd’hui la première banque au Burkina devant des banques internationales  alors qu’elle est néé seulement en 2008. «Je leur souhaite welcome… Je félicite cette équipe jeune et je l’encourage à aller au bout de ses efforts. Le Bénin a besoin des prestations des banques. Nous voulons des banques dans nos quartiers et dans nos villages», a-t-il déclaré.

Des valeurs pour s’imposer…

Ce mercredi, le Représentant du Conseil d’administration  de Coris Bank international a rassuré le monde des affaires du Bénin de ce que les meilleures pratiques qui ont fait le succès de la filiale  de la banque au Burkina- Faso sont mises en œuvre également à Cotonou. « Nous  attachons du prix à la qualité » , a-t-il indiqué.Les pratiques de la banque sont en effet validées à travers sa récente certification  ISO 9001 : version 2015 et sa notation BBB par la West African Rating (Wara). Par ailleurs, la banque se démarque par des valeurs qui lui sont propres :Confiance, originalité, responsabilité, intégrité et sociabilité. La succursale du Bénin est faite d’une équipe managériale, jeune et dynamique. Elle est forte d’une trentaine d’agents. C’est une équipe ambitieuse qui a une dizaine d’années d’expérience en moyenne sur le marché national.

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Signature de marchés gré à gré avec Adéoti et Ebomaf : Le gros piège de la Rupture

gouvernance

Le gouvernement de la Rupture a signé des contrats gré à gré avec des entreprises présentées comme des proches de l’ancien président Yayi Boni.  C’est peut-être une ruse de Patrice Talon pour justifier la promotion des sociétés de ses amis politiques.

Le 15 février dernier, le Conseil des ministres a autorisé le ministre des Finances à conclure des contrats bien particuliers avec plusieurs entreprises dans le cadre de la réalisation de projets routiers. Adéoti Sarl bénéficiera d’un marché gré à gré pour l’exécution des travaux d'aménagement et de bitumage des routes Zagnanado-Paouignan et sa bretelle allant à Covè, et Koguédé-Za-Kpota.Ebomaf Sa recevra également le même traitement en ce qui concerne la réalisation des travaux d'aménagement et de bitumage du second côté de la route RNIE 1- Cococodji-Hêvié-Ouèdo-Calavi-Kpota.Beaucoup trouvent des liens entre les patrons de ces sociétés notamment Adéoti Sarl et l’ancien président Yayi Boni.Ces deux sociétés ont été très sollicités par l’ancien régime. Le patron d’Adéoti Sarl est un proche de Yayi Boni. Et logiquement, Talon qui remercie d’abord ses électeurs, devrait rompre tous les contrats liant l’Etat à ces deux partenaires. Mais il a trouvé une nouvelle stratégie pour  atteindre ses objectifs. Non seulement, il n’a pas touché aux accords existant entre l’Etat et ces deux sociétés, mais il a aussi donné des instructions pour qu’elles soient traitées comme des partenairespréférés.Ces opérateurs économiques sont-ils pour autant des enfants gâtés de la Rupture? Ce n’est pas évident. A y voir de près, on pourrait se demander si Talon ne feint pas d’avoir des relations normales avec eux? Il essaie de montrer que l’Etat coopérera avec tous les partenaires. Mais en réalité, c’est pour justifier les contrats gré à gré qui pourraient être accordés plus tard aux entreprises des proches de la Rupture. On veut couvrir les nombreux et gros avantages dont bénéficient et profiteront encore les opérateurs économiques qui ont soutenu le candidat Patrice Talon. N’est-ce pas là un gros piège que tend le gouvernement? D’ailleurs, il y a eu des grands signes aux premières heures du nouveau régime. L’affaire Samtel technologie, du nom d’une société appartenant à un frère du Chef de l’Etat est toujours dans les esprits. Le ministre des enseignements secondaire et professionnel avait offert un marché de gré à gré à cette société pour la confection de cartes scolaires aux élèves et enseignants. Ce choix avait suscité des contestations. De contestations nourries qui ont dû obliger le ministre à renoncer à la procédure de gré à gré.  Si dans ce dossier, le régime n’a pas fait du forcing, dans d’autres cas, on avait voulu le faire. Les partenariats avec Ebomaf et Adéoti ont été renforcés pour, sans doute, cacher une intention. Wait and see.


Mike MAHOUNA

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Pourvoir aux hautes fonctions étatiques par appels à candidatures : Le gouvernement a floué le peuple

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« Nominations par appel à candidatures : Que devient le répertoire des cadres promis? ».A cette préoccupation publiée en manchette dans sa parution du mercredi 4 janvier 2017, votre journal, Matin Libre, n’aura visiblement pas la réponse de sitôt. Et pour cause, le gouvernement de Patrice Talon, seul à pouvoir situer le peuple, n’en fait pas un souci majeur. La preuve, les nominations à ces postes hautement sensibles continuent de pleuvoir, et ce sans la création du fichier informatisé des cadres tant promis ; mieux, sans appel à candidatures.

On était mercredi 28 septembre 2016. A la faveur de son traditionnel point de presse du Conseil des ministres, le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République, vient certifier cette volonté du chef de l’Etat, Patrice Talon de dépolitiser et de dynamiser l’administration publique en optant pour la nomination des cadres aux hauts emplois de la chaîne de dépenses publiques, par appels à candidatures. «(…) Au plus tard à la fin de l’année 2016, le fichier sera en place et vous pourrez le consulter. Il y aura une adresse, donc vous entrez dans le fichier. Si vous voulez le profil de quelqu’un qui peut être Directeur administratif et financier, vous cliquez là-dessus et vous voyez toute la liste. Et donc, c’est à l’intérieur de ce fichier qu’on choisira les cadres qui vont servir certaines fonctions dans les départements ministériels », a promis Pascal Irénée Koupaki. Exactement cinq (5) mois après cette assurance donnée, rien à se mettre sous la dent.  Enième conclave gouvernemental déjà, mais Koupaki n’a plus pipé mot à cet effet. Jusque-là, le gouvernement n’a pas daigné rompre avec l’ancienne pratique. Il a préféré poursuivre avec les nominations partisanes ou par affinité. Bientôt trois (3) mois dans la nouvelle année 2017 alors que le deadline que le pouvoir de la Rupture a fixé au peuple, c’est bien avant fin décembre 2016. La grosse surprise, ce sont les nominations prononcées en conseil des ministres le 15 février 2017. Tenez ! Au ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, Patrice Talon et ses collaborateurs ministres ont validé la nomination d’une Directrice de l’administration et des finances (Daf).Ce n’est pas l’identité de la promue qui est le plus important, mais le respect de la parole donnée. « Au plus tard… », puis subitement, un silence autour de cette réforme. Le peuple aurait bien raison de se sentir floué.

Il faut y aller, et maintenant…

Pour ceux qui ont écouté le jeune ministre, Argentier national Romuald Wadagni se plaindre, ces dernières 72 heures, de la lenteur administrative au sujet des dossiers des étudiants pour le virement bancaire de leurs allocations,  il n’y a pas de raison qu’on ne dépolitise l’administration publique. Sur ce chantier, le gouvernement de Patrice Talon est très attendu surtout que c’est lui-même qui a su faire le diagnostic en soutenant que cette promotion par appels à candidatures des cadres béninois aux hautes fonctions étatiques, « c’est pour les soustraire de toute pression et donc leur donner les moyens de renforcer la gouvernance dans la chaîne de la dépense publique » (Pascal Irénée Koupaki, conseil des ministres du 28 septembre 2016).


J.B

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