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Commerce illégal de carapaces de tortures marines : Un trafiquant condamné à 3 mois d’emprisonnement ferme

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Jean Honvou a de sérieux soucis. Il a été condamné à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200.000F Cfa d’amende et 1.000.000F Cfa de dommages et intérêts. C’était au cours d’un procès  tenu  le mardi 21 février 2017 au Tribunal de première instance (Tpi) de Cotonou. On lui reprochait le trafic illégal d’espèces protégées. Jean Honvou a écopé d’une peine de prison. Mais Kocou Honvou, son complice présumé, lui, est relaxé au bénéfice du doute. Il faut rappeler que les deux individus avaient été interpelés le mercredi 25 janvier 2017 à Fidjrossè (Cotonou) avec 16 carapaces de tortues marines, des animaux intégralement protégés par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Avec cette condamnation, le Tpi  de Cotonou prouve  une fois encore qu’il est engagé dans la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Une telle décision à l’encontre des trafiquants, encourage non seulement le gouvernement à renforcer ses actions pour la protection du patrimoine faunique national, mais permet aussi aux éléments des Eaux, forêts et chasse, à la Direction centrale de la Police judiciaire et au programme ''d’Appui à l'application des lois sur la faune et la flore (Aalf-Bénin) de redoubler de vigilance pour accompagner le gouvernement.

Les tortues marines envahissent les plages de juillet à décembre de chaque année, pour des besoins de reproduction. Des sensibilisations sont faites pour qu’elles ne soient plus massacrées. Mais certains continuent de les capturer. Il est donc temps de renforcer la répression.

Mike MAHOUNA

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Parricide, coups et blessures volontaires : Sinwéga Sambiéni acquitté pour cause de démence constatée

justice

L’accusé Sinwéga Sambiéni, né vers 1969 dans la commune de Boukoumbé était à la barre, poursuivi pour les crimes de parricide et de coups et blessures volontaires sur les personnes de son père, de dame Taya Elisabeth et son fils Sanoukou Mountoua. Des infractions qui sont prévues et punies par les dispositions des articles 295, 299 et 302 du Code pénal pour le parricide et l’article 309 du Code Pénal pour les coups et blessures volontaires. La cour de céans présidée par Moumouni Abdou Séïdou Gomina, assisté des magistrats Pascal Agboton et Firmin Amoussou, après en avoir délibéré conformément à la loi, après les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Léon Pape Yéhouénou et les plaidoiries de l’avocat de la défense, Me Mamadou Moussa Samari, a déclaré l’accusé Sinwéga Sambiéni non coupable des faits qui ont justifiés son renvoi devant la cour d’assises notamment le parricide et les coups et blessures volontaires et a prononcé son acquittement et son internement immédiat dans un centre psychiatrique pour sa prise en charge sanitaire.

Résumé des faits

Du retour du marché de nuit de Tchoukoutou, le jeudi 07 août 2014 vers 23 heures en état d’ébriété, le nommé Siwéga Sambiéni Simbia s’est dirigé au domicile de son père Siwéga Simbia. Il a été invité par sa mère Taya Elisabeth qui mangeait avec son mari  Siwéga Simbia et son frère Sanoukou Mountoua. Il déclina l’offre et est rentré chez lui à environs 70 mètres de la maison de son père. Il est revenu avec un coupe-coupe et un gourdin. Il a fracassé le crâne à son père Siwéga Simbia laissant transparaître le cerveau. Dame Taya Elisabeth et Sanoukou Mountoua ont été charcuté par Siwéga Sambiéni Simbia quand ils ont essayé d’aller au secours de la victime.

Siwéga Simbia a rendu l’âme sur le champ des suites de ses blessures et dame Taya Elisabeth et  Sanoukou Mountoua ont dû fuir de la maison en donnant l’alerte par des cris de détresse. Dame Taya Elisabeth et son fils Sanoukou Mountoua ont été transportés à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta où des graves traumatismes ont été constatés sur ces derniers. Le nommé Siwéga Sambiéni Simbia a prit la poudre d’escampette après avoir commis son forfait. Interrogé, Siwéga Sambiéni Simbia a reconnu les faits mis à sa charge à l’enquête préliminaire, devant le juge des flagrants délits, le juge d’instruction à l’interrogatoire de première comparution.

Les débats

Au cours de l’instruction à la barre, l’accusé Siwéga Sambiéni Simbia, tout en reconnaissant avoir tué son père, s’est enfermé dans des déclarations lunatiques et hallucinantes. Toutes les stratégies et tentatives  de la cour afin qu’il puisse éclairer cette dernière sur les circonstances de la survenue des faits ont été nulles et vaines.

L’avocat général Léon Pape Yéhouénou représentant le ministère public a, à l’entame de ses réquisitions, fait observer qu’il s’agit d’un dossier terrible par rapport à la qualité de l’accusé à la barre qui a reconnu les faits à l’enquête préliminaire mais qui a chamboulé au moment de l’enquête au fonds. Pour lui, nul doute que les infractions de parricide et de coups et blessures volontaires  mises à la charge de l’accusé sont constituées même si à la barre, l’accusé n’a pas permis à la cour d’en savoir un peu plus sur les circonstances, mais le problème de savoir si l’accusé avait la pleine jouissance de toutes ses facultés mentales au moment des faits et à la barre pour être pénalement responsable. Tous les témoignages et les conclusions du rapport d’expertise psychiatrique sont formels pour renseigner que l’accusé est un fou, un aliéné, un dément. Au regard des éléments de réponses incohérentes de l’accusé aux questions de la cour, il est difficile de dire s’il est un sujet sain, donc accessible à la sanction pénale. C’est au bénéfice de ces observations que l’avocat général Léon Pape Yéhouénou a requis, que la cour constate que l’accusé Siwéga Sambiéni Simbia à la barre souffre d’une maladie mentale qui a pu abolir le contrôle de ses actes et la perception de la réalité au moment des faits, de le déclarer pénalement irresponsable, donc inaccessible à la sanction pénale et d’ordonner par conséquent son internement dans un centre psychiatrique pour sa prise en charge sanitaire.

Me Mamadou Moussa Samari, avocat de la défense a remercié le ministère public pour sa loyauté relativement à ses réquisitions, auxquelles il dit adhérer entièrement. Car pour lui, il s’agit d’un procès triste, parce que l’accusé devant  la cour est un fou et reconnu comme tel, c’est-à-dire quelqu’un qui a perdu ses facultés mentales. La cour doit statuer sur le cas d’un sujet pénalement irresponsable. C’est pourquoi, il a plaidé que la cour de céans donne  droit aux réquisitions du ministère public en déclarant son client pénalement irresponsable, car au moment des faits, l’accusé Siwéga Sambiéni Simbia n’avait pas la pleine jouissance de toutes ses facultés mentales.

Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)

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2e journée du championnat national : Uac reléguée, Aspac maintient le cap

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basketball

Le Championnat national de première division de basket-ball était le week-end écoulé à sa deuxième journée. Fortunes diverses pour les différentes équipes. L’Aspac Bbc maintient le cap, l’Uac bbc est descendue en Division inférieure suite à deux forfaits consécutifs.   

Les férus de la balle au panier ont été témoins des affiches de la 2e journée du championnat national de basket-ball. Sur les six rencontres prévues, une seule n’a pu se tenir. En effet, l’équipe de l’Uac n’a pu effectuer le déplacement pour la deuxième fois de rang en championnat pour affronter Lumière Bbc d’Abomey. Conséquence, les étudiants de l’Uac sont relégués en deuxième division comme le stipule le règlement de la compétition. Par contre, les autres rencontres chez les messieurs ont été disputées avec le deuxième succès écrasant de suite pour l’Aspac face à l’équipe d’Espoir (118-59). Le champion en titre Elan Bbc a quant à lui réussi de justesse le hold-up face à l’entreprenante et courageuse équipe de Renaissance Bbc en s’imposant (61-60). Chez les dames,  l’équipe championne en titre Aspac confirme sa suprématie et s’impose logiquement face à Energie (84-54) alors qu’à Porto-Novo, l’Aso Modèle réalisait l’essentiel devant son public et remporte le gain de la partie face à Renaissance (44-31). Enfin, dans une rencontre très serrée, AsFallah a pris le dessus sur Flamme (50-53). Notons que la troisième journée du championnat est prévue pour le week-end prochain.

Résultats la 2e journée

Au niveau des hommes

Uac # Lumière  00-20 (Forfait Uac)
Espoir # Aspac 59-118
Renaissance # Elan 60-61

Au niveau des dames

Aspac # Energie 84-54
Aso Modèle # Renaissance  44-31
As Fallah # Flamme 50-53

A.F.S.

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Championnats d'Elites France Bordeaux 2017 : Odile Ahouanwanou décroche l’argent en pentathlon

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Odile-Ahouanwanou

A chaque sortie internationale, elle laisse des traces. Elle l’a encore fait, dimanche 19 février 2017, lors des Championnats d’Elites de France (Bordeaux 2017). Odile Ahouanwanou, puisque, c’est d’elle qu’il s’agit, a ajouté une médaille d'argent à son palmarès en réalisant par la même occasion, un nouveau record national de 8''36 sur le 60m haie.

Odile Ahouanwanou, la native du centre du Bénin, a confirmé.Lors des championnats d'Elites de Bordeaux, la Béninoise de Sottevillais 76 a battu son propre record et celui national à l'ouverture des championnats sur le 60 m haie avec un chrono de 8s36.Sur la deuxième épreuve du pentathlon, elle a réalisé un saut de 1m67 en hauteur. Elle va ensuite se rattraper sur les trois épreuves suivantes en alignant respectivement 5m92 sur la longueur, 14m85 au poids et un chrono de 2"28,89 au 800m.Après les décomptes,la stadiste a totalisé 4248 points.Un résultat qui lui permet de monter sur le podium en remportant la deuxième place, synonyme de la médaille d'argent. Ceci, derrière sa coéquipière, la Portugaise Leccabelle Diax. A l’en croire, l’objectif visé est le même. Se préparer activement pour les prochaines joutes qui se pointent à l’horizon, notamment les jeux de la Francophonie, le championnat d’Afrique d’athlétisme, et la qualification pour les Jeux olympiques Tokyo 2020.

A.F.S.

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Audience au cabinet du Ministère des sports : Sidney Govou et Oswald Homeky échangent sur des projets

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En séjour au Bénin depuis quelques jours, l’international français d’origine béninoise Sidney Govou a été reçu en audience, lundi 20 février 2017, au cabinet du ministère des Sports Oswald Homeky. Ce tête-à-tête entre les deux personnalités a permis au vice-champion du monde 2006 de s’imprégner de la vision du gouvernement béninois sur le sport en général et sur le football en particulier.

Au cours de cette visite de courtoisie, l’ancien joueur de l’équipe de France et vice-champion du monde 2006, Sidney Govou, a échangé avec le ministre Homeky, sur des projets ayant trait au football. Ainsi, il a été question tout au long des échanges, entre autres, du projet des classes sportives, du projet des associations sportives et omnisports pour toutes les communes, et du projet de la création des académies départementales. Dans son message, Sidney Govou a remercié le ministre Oswald Homeky pour l’honneur qu’il lui a fait à travers cette audience et s’est dit prêt à accompagner les différents projets dans le secteur du sport autant que possible. Il se dit heureux de pouvoir partager son expérience avec les sportifs béninois et son expertise dans l’exécution desdits projets.Oswald Homeky a logiquement sollicité l’accompagnement du Français d’origine béninoise dans la mise en œuvre efficiente de ces différents projets à travers sa personne, son réseau, et son image.

Abdul Fataï SANNI

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Rencontres Mensuelles de la Culture, Saison 2 : L’acte 1, ce 25 février

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Rencontres-Mensuelles-de-la-Culture

Après l’acte prémices des rencontres mensuelles de la culturequi a fait le point de la saison1 et a annoncé la saison2, le forum culturel en partenariat avec le portail culturel www.benincultures et Partenari'Arts & Culture Bénin donne le top avec l’acte 1 de cette deuxième saison. Ce premier numéro est prévu pour  ce samedi 25 février. C’est à travers un communiqué de l’équipe que le comité d’organisation a annoncé l’événement. Il se tiendra au centre culturel Artisttik Africa de Ousmane Alédji sis à Agla. Pour ce premier numéro, le thème choisi par le comité est  "Quelle place pour la médiation culturelle dans le développement et le succès d'un festival : Cas du Fitheb". Pour en débattre, il y aura Erick-Hector Hounkpè, Directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) et Adrien Guillot, Ingénieur culturel. La modération sera assurée par  Paterne Tchaou, journaliste culturel.Le forum culturel invite donc tous les acteurs à prendre part à ce numéro afin d’avoir de riches discussions pour le rayonnement de la culture béninoise.

TG

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Publication de livre : Théophane Ayigbèdé met sur le marché son recueil

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Après des années de recherches en gestion des déchets et évaluation environnementale, Théophane Ayigbèdé dévoile au public le fruit de ses réflexions. C’est à travers la mise sur le marché, samedi 18 février 2017, de son ouvrage intitulé ‘’Déchets solides ménagers et risques environnementaux au Bénin’’.Le livre est  paru aux éditions L’harmattan. Théophane Ayigbèdé est diplômé en sciences Politiques et en Socio-géographie. L’ouvrage qu’il vient de sortir, est un document scientifique de 340 pages, structuré en trois grandes parties, subdivisé en six chapitres avec une introduction générale, et refermé par une conclusion. L’auteur à travers le document, a fait l’analyse socio-géographique de la gestion des déchets solides dans la ville capitale, Porto-Novo. Dans une approche pluridisciplinaire, le chercheur associé au ‘’Ladyss Paris Ouest-Nanterre’’, a inscrit dans une réflexion globale la problématique des déchets solides et invite les acteurs à des actions plus locales. Il analyse, d’une part, les pratiques et les formes de réorganisation socio-institutionnelles de cette gestion et esquisse, d’autre part, une évaluation de leurs implications en termes d’inégalité socio-spatiales et de risques sociaux et environnementaux. Selon lui, l’ouvrage participe à la nécessaire réponse du Bénin à une question universelle. Il a mis non seulement l’accent sur l’approche méthodologie mais surtout celle pluridisciplinaire. Plusieurs diagnostics ont été posés par l’écrivain après analyse du système de gestion qui n’est souvent pas en adéquation avec les réalités humaines. Théophane Ayigbèdé suggère la prise en compte de la culture des peuples. L’une des thérapies idéales selon lui est le système de péréquation. Un système d’assistance qui consiste à faire payer les frais de ramassage par les plus nantis aux plus indigents en vue d’une gestion équilibrée des déchets.

TG

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Session extraordinaire à la mairie de Porto-Novo : Le conflit territorial entre Missérété et Porto-Novo au menu

Mairie-de-Porto-Novo

Hier mardi 21 février 2017, la Mairie de Porto-Novo a tenu une   session extraordinaire. Le dossier  concernant le conflit lié aux limitations territoriales entre la ville de Porto-Novo et la commune de Missérété, faisait partie des points inscrit à l’ordre du jour de cette session.

On retient essentiellement des interventions des conseillers, après la présentation du rapport sur l’altercation verbale qui s’est produite  entre les deux édiles, que Porto-Novo s'engage à tout faire pour connaître ses limites territoriales d'antan, et au besoin de la période coloniale. Pour le conseil municipal, quelque chose se complote contre Porto-Novo pour lui ôter ses attributs de capitale du Benin. Car depuis 1960, tout est fait pour réduire son territoire. De Cotonou à hauteur de Akpakpa en passant par Sêmè-kpodji, Akpro-Missérété, Adjarra, Avrankou... C'est suite à l'incident produit entre les maires de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété qui a améné le conseil municipal de Porto-Novo à prendre des dispositions utiles pour faire retrouver à la capitale ses limites territoriales. Le maire Emmanuel Zossou a été autorisé à cet effet. En effet, qu’il vous souvienne que le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et son homologue d’Akpro-Missérété, Michel Bahou disputent une partie du territoire du quartier Danto. Il s’agit de la localité de « Danto Les palmiers. Elle partage la même frontière avec le quartier Akonaboè situé dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. Cette portion de terre fait l’objet de litige entre les mairies de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété. La tension est montée d’un cran mercredi 7 février dernier. Tout est partie de l’opération d’adressage des maisons entreprise par la mairie de Porto-Novo. La commune d’Akpro-Missérété a réagi parce que voyant plusieurs maisons sur son territoire passés dans le giron de la Mairie de Porto-Novo. N’eut été la présence des forces de l’ordre sur le terrain les deux populations allaient s’affronter ce mercredi 07 février 2017.

Kola Paqui

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Don de sang sur l’esplanade de l’Assemblée nationale : L’ONG « Humanitarian Heart for children » au secours des enfants

Eno-Gnonlonfoun

Le 25 février 2017 sur l’esplanade de l’Assemblée nationale, Il sera organisé une opération de don de sang au profit des enfants.  Une initiative de l’Ong «Humanitarian Heart for children  » qui signifie, (Cœur humanitaire pour l’enfance)afin de venir aux secours des enfants.
Cette Organisation non gouvernementale (Ong) doit son existence au bien-être des enfants. Présidée par Eno Gnonlonfoun, « Humanitarian Heart for children »est spécialisée dans la santé, l’éducation et la nutrition. A en croire le président, cette activité de don de sang vise à sauver les enfants qui sont à  la pédiatrie et, en même temps,  passer par cette opportunité pour faire comprendre à la population l’importance du don de sang. En effet, a-t-il déploré, d’après les statistiques cette année, beaucoup d’enfants meurent faute de sang dans les pédiatries. « Et ce n’est pas la faute des docteurs mais des populations qui ne perçoivent pas encore l’utilité du don de sang », a-t-il poursuivi. Cette opération vise à renforcer la banque de sang car  sur les 20.000 poches de sang devant couvrir les besoins annuels, à peine 7.000 poches sont recueillies, de sources proches de la Croix rouge, nous a-t-il indiqué. Après Porto-Novo, la tournée se poursuivra à Cotonou, Ouidah, Abomey, Parakou, Malanville et Kandi pour recueillir suffisamment de sang pour sauver les enfants. A cette activité, tout donneur aura droit à un bracelet médical sur lequel sera indiquée sa situation clinique, a informé Eno Gnonlonfoun avant de faire savoir par ailleurs  qu’une pommade antiseptique   sera disponible dans les maternités pour les femmes en voie d’accouchement. Cette pommade cicatrise le nombril de l’enfant 7 heures après et lui évite tout malaise. Les populations sont donc invitées à faire massivement le déplacement le  25 février prochain pour  sauver les enfants car ils sont des êtres vulnérables et surtout innocents.

Kola Paqui

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Carnet noir : Kouessan Djagoué n’est plus

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Léandre Kouessan Djagoué a passé l’arme à gauche. Il est décédé hier, mardi 21 février 2017, au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hubert Koutoukou Maga. De sources concordantes, il a été emporté par un mal qui le rongeait depuis plusieurs mois. Ancien député à l’Assemblée nationale, Léandre Kouessan Djagoué était aussi journaliste. Il a été entre autres le Directeur de publication du journal "Echos d'Afrique". Mais l’homme a construit sa "célébrité" dans l’arène politique. Il a en effet été plusieurs fois candidat malheureux à la présidentielle au Bénin sous la bannière du Rassemblement des démocrates libéraux (Rdl-Hêviosso). Léandre Kouessan Djagoué a pris part aux présidentielles de 1991, 1996, 2001 et 2006. En 2011, il avait apporté son soutien au candidat Yayi Boni. Déjà souffrant,il appellera à voter pour l’homme d’affaires Sébastien Ajavon lors de la présidentielle de 2016. Né à Agoué (Sud-Ouest du Bénin) en 1947, M. Djagoué est un ancien du collège St Augustin de Togo et un diplômé de la Faculté de droit et sciences économiques de Reims en France.

M.M

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Une rue dédiée au chef de l’Etat : Qui a fait ça ?

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(Patrice Talon, le culte de la personnalité ?)
Plusieurs mois déjà que ça dure. Une rue au nom du chef de l’Etat, Patrice Athanase Guillaume Talon, l’enseigne est encore là, bien fixée dans le mur badigeonné en blanc de l’ex Ocbn, précisément au carrefour Les Cheminots ou Libercom. Qui a pu faire ça ? Le président de la République le sait-il ? Autrement, est-il le demandeur, et au nom de la normo communication tout s’est passé dans la discrétion ?

Les Béninois qui ont l’habitude des réseaux sociaux ont dû voir circuler cette plaque sur laquelle est gravé le nom du chantre de la Rupture et du Bénin Révélé. C’est un fait qui avait alimenté les débats au point où certains collaborateurs zélés du régime ont apporté un cinglant démenti. Pure montage, intox, Photoshop, aucune rue n’a été baptisée au nom du chef de l’Etat, et tutti quanti. Et pourtant il existe bel et bien cette rue carrefour Les Cheminots-carrefour « Passage supérieur » Notre Dame qui porte son nom. S’il est vrai que Patrice Talon peut bénéficier de ce privilège en tant que chef de l’Etat, qui plus est fils d’un cheminot, il est aussi une évidence que baptiser une infrastructure publique ou la dédier à X ou Y, ne se fait pas comme dans un couvent. Matin Libre n’a rien contre un hommage rendu à quelqu’un de son vivant. C’est même l’idéal qu’on doit souhaiter. Cependant, tel que cela s’est fait pour le cas d’espèce, il y a quelque chose qui cloche. Si ça ne vient pas du chef de l’Etat ou de son entourage, il n’a alors pas de raison à avancer pour se dédouaner. En effet, ça fait au moins trois (3) mois que cette plaque est fixée là, et ce serait de l’hypocrisie de dire que jusque-là, aucun agent des renseignements ou aucun des nombreux collaborateurs du président n’a vu cela. Et pourtant il a été dit plusieurs fois déjà, et pas plus tard que dimanche dernier sur Canal 3 Bénin télévision, le Directeur de la communication faisait croire que le chef de l’Etat n’aime pas le culte de la personnalité. Qu’attend-on alors pour arracher de la clôture, cette plaque ?

Nicéphore Soglo aussi ?

Plus loin au carrefour du « Passage supérieur » de Notre Dame, c’est l’ancien président de République Nicéphore Soglo qui est à l’honneur. La plaque portant son nom comme pour baptiser ce carrefour, y est bien fixée. Carrefour Nicéphore Soglo, rue Patrice Talon, ce n’est pas mauvais. Pourvu que des conditions soient réunies.

Worou BORO

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Championnat du monde de Roll-ball : Les Ecureuils rollers éliminés en 1/8 de finale

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Les Ecureuils rollers du Bénin disent leurs adieux au quatrième championnat du monde de Roll-ball. Ils ont été éliminés au petit matin (4 heures) de ce mardi 21 février 2017 par l’Inde qui les a laminés par le score écrasant de 18-0. C’était en huitième de finale de la compétition qui se tient en ce moment à Dhaka (Bangladesh).

C’est définitivement fini pour les Ecureuils rollers qui ont pourtant laissé bonne impression en début de compétition. Ils ont respectivement battu la France (2-1) et la Chine (5-2) avant de s’incliner face au Népal (4-1). Mais,ils ont retrouvé leurs sensations et potentialités pour le dernier match face à la Thaïlande (2-1). Un succès qui leur a permis de valider leur ticket pour les huitièmes de finale de la compétition. Mais, leur découche d’énergie tout au long des rencontres préliminaires a eu raison d’eux.Ils ont été stoppés par une équipe indienne plus forteet plus expérimentée. Toutefois, pour une première participation, le Bénin aura marqué  les esprits. Les couleurs nationale sont été valablement défendues. L'entraîneur Aziz Yessia John-Carlos Gbaguidi et ses poulains, Abdou Karim Mahoulikponto, Chrysther Adéossi, Dieudonné  Mèhomey, Jésugnon Raymond Ahoudji, Jude Elie Noukpokinnou, Bonheur Dossou-yovo, et Déo-Gracias Amoussou, méritent également d’être accueillis avec les honneurs comme ce fut le cas avec les pétanqueurs. Notons que la compétition se déroule du 17 au 24 février 2017 Dhaka en Bangladesh.

A.F.S.

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Hypertension artérielle : Vaincre un tueur silencieux

Ulrich-Gbatcho

Un adulte sur deux qui consulte en médecine générale est hypertendu. C’est dire toute l’importance de cette pathologie pour le médecin. L’hypertension artérielle (Hta) constitue pour beaucoup de spécialistes, un pôle d’intérêt essentiel. Les plus jeunes ne sont pas pour autant épargnés. Avec l’alimentation trop riche en graisses, en sel, et la sédentarité, de plus en plus de sujets jeunes vont devenir hypertendus. L’Hta peut être évitée mais elle est encore trop fréquente et pose un véritable problème de santé publique par sa prévalence et ses complications. Ceci, non seulement dans les pays industrialisés,mais aussi dans les Pays en développement comme le Bénin. Au Bénin, le quart de la population adulte est concerné.Seulement, le hic, c’est que l’Hta s’accompagne moins souvent de symptômes. Le décor est planté. Bienvenue chers lecteurs du quotidien Matin Libre dans l’univers du «tueur silencieux». Le Docteur Ulrich Gbatcho, médecin généraliste nous y conduit.

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

Pour comprendre ce qu’est l’Hypertension artérielle, il faut d’abord savoir ce qu’est la tension ou la pression artérielle. La Pression artérielle (Pa) correspond à la force exercée par le sang contre les parois des artères, un peu comme la pression de l’eau dans la tuyauterie d’une maison. Cette pression est exprimée par deux valeurs (ex : 120/80 millimètres de mercure - mm Hg). La valeur la plus élevée correspond à la pression lorsque le cœur bat (systole) alors que la valeur la plus basse correspond à celle où le cœur se repose entre deux battements (diastole). Chez un même individu, la pression artérielle fluctue d’un moment à l’autre au cours de la journée. L’Hta est définie de façon consensuelle par une Pa systolique ≥ 140 mmHg et/ou une Pa diastolique ≥ 90 mmHg, mesurées au cabinet médical et confirmées au minimum par 2 mesures par consultation, au cours de 3 consultations successives, sur une période de 3 à 6 mois. En cas de PA ≥ 180/110 mmHg, il est recommandé de confirmer l’Hta par 2 mesures par consultation, au cours de 2 consultations rapprochées. Au-delà de ces valeurs, le risque de complications cardiovasculaires augmente progressivement.Elle touche environ 20% de la population mondiale. Au Bénin, en 2O15 plus de 30% de sujets adultes sont concernés.Contrairement à la majorité des autres problèmes de santé, l’Hta s’accompagne moins souvent de symptômes. Contrairement à la majorité des autres problèmes de santé, l’Hta s’accompagne moins souvent de symptômes. Elle est une maladie sournoise qu’on nomme souvent le «tueur silencieux».C’est pourquoi, il est important de voir régulièrement votre médecin.Le neurologue consacre une grande part de ses activités aux conséquences neurologiques encore trop souvent dramatiques de l’Hta. L’endocrinologue aussi juge la nécessité de la normalisation des chiffres tensionnels chez le patient diabétique. Néphrologue, ophtalmologue, aussi bien que nutritionniste sont aussi concernés par la prise en charge de l’hypertension artérielle. On note des cas particuliers chez la femme enceinte, le sujet âgé, et le sujet diabétique.Hypertension et grossesse ne font pas bon ménage notamment au troisième trimestre de la grossesse car elle est dangereuse pour la femme enceinte ainsi que pour son bébé. On parle d’Hta chez la femme enceinte lorsque la Tension artérielle (Ta) est supérieure ou égale à 130/80 mm Hg. Sur un autre plan, l’Hta systolique isolée est plus fréquente chez le sujet âgé où l’on assiste à une élévation de la pression artérielle systolique sans élévation de la tension diastolique (PAS ≥ 140 et PAD < 90). La grande fréquence de cette forme d’Hta chez le sujet âgé fait que l’on a longtemps considéré à tort qu’elle ne nécessitait pas de traitement.  Par ailleurs, près de la moitié des diabétiques présente une Hta avec complications artérielles, rénales ou cardiaques. 80% des diabétiques qui reçoivent un traitement contre l’Hta sont mal contrôlés. En cas de diabète, l’objectif tensionnel est plus bas.

Quels sont les causes et signes de l’Hta ?

Le plus souvent, il n’y a aucun signe particulier. Néanmoins, il existe des signes non spécifiques: maux de tête, difficultés de concentration, vertiges, douleur dans la poitrine, essoufflements, troubles visuels(flou visuel, sensation de papillons volant devant les yeux), bourdonnements d’oreilles, saignement de nez, fatigue.Dans la plupart des cas, on ne retrouve aucune cause à l’hypertension, on parle d’Hta essentielle ou primaire qui représente 95% des cas. Une cause peut être retrouvée dans seulement 5% des cas (dont certains sur lesquels on ne peut pas agir). On parlera dans ce cas d’Hta secondaire dont la cause pouvant être : une maladie des reins, une hyperactivité des glandes surrénales ou d’autres troubles endocriniens, la grossesse chez certaines femmes, certains médicaments. Aussi, plus on vieillit, plus la pression artérielle augmente, car nos artères ont tendance à se rigidifier avec l’âge. Plus les artères sont rigides, plus la tension est élevée. L’Hta atteint plus d’hommes que de femmes. Chez les femmes, l’hypertension peut se développer à trois moments-clés : lors de la prise de la première pilule contraceptive(ce n’est pas chez toutes les femmes)-, lors de la grossesse, et à l’occasion de la ménopause.Si l’un de vos parents est hypertendu, le risque de le devenir à votre tour est multiplié par deux. La prédisposition génétique joue un rôle important dans le développement de la maladie : 30% de la variabilité interindividuelle de la pression artérielle est due à l’hérédité. Il est donc impérieux que les individus ayant des géniteurs hypertendus se fassent suivre par un médecin.Prendre du poids est souvent accompagné d'une élévation de la pression artérielle qui peut mener à une véritable hypertension. L'obésité abdominale est présente chez plus d'un hypertendu sur deux en particulier avant l'âge de 50 ans. Perdre quelques kilos peut contribuer à faire redescendre les chiffres de pression artérielle à un niveau normal. Toutefois, certains facteurs renforcent l’Hta.L’association de ceux-ci entre eux ne fait qu’augmenter la gravité de la maladie.On a le manque d’activité physique. En effet,le mode de vie sédentaire joue un rôle important dans l’élévation de la pression artérielle.Chez les patients sédentaires le risque de développer une Hta est de 20-25%.Sauf contre-indication particulière, il est recommandé à tous les hypertendus de bouger. La pratique d’un sport peut entraîner une diminution des chiffres de Pa, à condition que l’activité physique soit pratiquée de façon régulière et en dehors de toute compétition.Le sel est aussi un facteur important. L’Oms recommande des apports inférieurs à 6 g de sel par jour.  La pression artérielle ne s’élève pratiquement pas au cours de la vie dans les populations à faible consommation sodée (2 g/24 h de chlorure de Na). Elle s’élève par contre dans celles ayant une forte consommation sodée. Chaque gramme de sel consommé en dehors de la normale entraîne une élévation des chiffres tensionnels très considérable pour les patients hypertendus. Elle constitue un motif de consultation très fréquent à cause de l’inconfort qu’elle entraîne : tachycardie, dyspnée, céphalée, vertige, épistaxis voire Avc pour ne citer que cela.La majeure partie du sel (70 %) absorbé est «cachée» dans des mets aussi divers que le pain, les fromages, les surgelés, les conserves, la charcuterie, les soupes. L’excès de sel ne provient donc pas forcément de la cuisine ou de la salière posée sur la table.Comme autres facteurs, nous avons le tabac. Il produit des substances qui abîment les artères et favorisent le dépôt de graisse dans ceux-ci.Continuer à fumer lorsque l’on est hypertendu multiplie fortement le risque d’accident cardiovasculaire;l’alcool : sa consommation excessive fait monter les chiffres de la pression artérielle et peut même rendre inefficaces certains médicaments antihypertenseurs; l’isolement social : un mode de vie précaire lié aux difficultés de la vie contribue à un renfermement sur soi. Ses conséquences négatives sur l’hygiène de vie renforcent l’hypertension; le stress;la colère;le mauvais sommeil;le déni de la maladie; sont à prendre en considération s’agissant toujours des facteurs.

Qu’en est-il donc des conséquences ?

Il est impératif de traiter l’hypertension, car elle favorise les accidents cardio et cérébrovasculaires. Elle contribue aussi au développement de maladies graves, sources de handicap.L’hypertension artérielle est la première cause de l’accident vasculaire cérébral. L’obstruction d’une artère cérébrale par une plaque d’athérome peut être fatale ou laisser de graves séquelles, comme l’hémiplégie. L’hypertension peut aussi être responsable de collections de sang dans le cerveau, avec d’importantes séquelles handicapantes. Elle a une responsabilité directe dans 40 % des Avc.L’infarctus du myocarde, l’artérite des membres inférieurs, l’insuffisance cardiaque, l’angine de poitrine, la maladie d’Alzheimer, l’insuffisance rénale, les troubles visuels, sont aussi des conséquences.

Un appel à l’endroit de nos lecteurs ?

L’Hta est une maladie au long cours. Il s’agit d’un état définitif que le patient doit gérer tout au long de son existence. Elle est source de lourdes conséquences aussi bien pour l’individu malade que pour la collectivité. Le dépistage précoce et l’éducation sont à la base de la prise en charge de cette pathologie. Ils permettent de prévenir et de retarder les complications tardives.Une grande majorité de la population ignore qu’elle est hypertendue, alors qu’il suffit de faire mesurer sa pression artérielle pour s’en rendre compte. C’est pourquoi la pression artérielle doit être régulièrement contrôlée. Je finirai par ces dix conseils clés. Il revient à chaque individu de surveillerson poids,réduirela consommationdu sel (visible ou caché), arrêter le tabac, pratiquer une activité physique régulière et adaptée (une activité physique régulière, adaptée àvotre état clinique, d’au moins 30 minutes, environ 3 fois par semaine), modérer la consommation d’alcool, manger équilibré (une alimentation riche en légumes, en fruits, et pauvre en graisses saturées), apprendre à gérer son stress ou sa colère, respecter une observance correcte du traitement prescrit, veiller à une bonne qualité de sommeil,et participer au suivi de son hypertension.

Cyrience KOUGNANDE

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Resritions des libertés sous la Rupture : Les Osc-DH dénoncent des atteintes aux droits individuels

gouvernance

Les organisations de la société civile de défense des Droits de l’Homme (Osc-DH) condamnent le bâillonnement des libertés au Bénin depuis l’avènement de la Rupture. Dans une décla-ration conjointe, l’Ong Changement Social Bénin (CSB),  l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT Bénin), SOS Civisme Bénin Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme-Bénin (RODDH-Bénin) ont fait savoir leur indignation quant à la menace qui plane aujourd’hui sur les acquis démocratiques.

« Il arrive des moments où nous sommes impuissants de prévenir l’injustice mais rien ne nous empêche de la dénoncer et de protester. La gravité de l’atteinte aux droits individuels d’exercice collectif au Bénin durant ces huit (08) derniers mois mérite une réflexion approfondie et une indignation quant à la fréquence dont lesdits droits acquis aux prix de luttes tant estudiantine, politique que sociale sont remis en cause par le gouvernement du Nouveau Départ qui ambitionne révéler le Bénin au monde par son programme d’actions. La question qui mérite d’être posée est de savoir quel type de système politique veut-on révéler au monde ? Un système autoritaire, ennemi des contradictions, des revendications sociales et de bâillonnement de la presse ? »,s’interrogent ces organisations de défense des droits de l’homme. Après la déclaration conjointe du 28 Juillet 2016 de Changement Social Bénin et Amnesty International dénonçant la répression de la marche pacifique des étudiants le mardi 26 Juillet 2016 par des forces de l’ordre lourdement armées, une série de violations massives des libertés publiques s’en est suivi avec à la clé l’interdiction le 05 Octobre 2016 par le Gouvernement des activités des organisations faitières estudiantines sur le campus sous prétexte que les groupes syndicaux représentant les étudiants sont de trop et qu'il fallait les réorganiser au lieu de les laisser eux-mêmes s'en charger. « Ce qui est une aberration dans un Etat de droit et de démocratie pluraliste tel énoncé par la Constitution du 11 Décembre 1990 ; l’interdiction de toutes manifestations pacifiques pendant l'opération de libération des espaces publics ; la fermeture de certains organes de presse et l’interdiction de manifestation pacifique aux instances représentatives de la presse ; l’interdiction de réunion aux associations syndicales défendant les droits des enseignants du primaire…etc. Comme si cela ne suffisait pas, le vendredi 17 Février 2017, c’est avec émoi et consternation totale que les associations estudiantines se sont vues interdire toute liberté d’expression par des forces de l’ordre lourdement armées alors qu’elles s’apprêtaient à donner de la voix par une conférence de presse dans un lieu privé donc hors du campus pour dénoncer les mauvaises conditions de vie estudiantine , condamnent-elles.

Les Osc-DH s’insurgent contre les violations des libertés…

« Nous, Organisations de la Société Civile, de promotion et de défense des droits de l’Homme, attirons l’attention du Gouvernement sur les violations récurrentes des dispositions de la Constitution, du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques de 1966, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 ; attirons l’attention du Gouvernement sur le mépris constant des recommandations des mécanismes onusiens et africains auxquels nous avions adhéré (recommandations du Conseil des Nations Unies (EPU 2012) ; recommandations du Comité des Droits de l’Homme (115e session), communiqué de presse en date du 07 Janvier 2014 de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme en 2014) ; attirons l’attention du Chef du Gouvernement sur le ressenti collectif d’un mépris de la dignité humaine à travers les formes d’exécution et d’ expression de certaines décisions gouvernementales : attirons l'attention du gouvernement sur l’inexistence depuis neuf mois d’une plateforme de dialogue avec les partenaires sociaux sur les enjeux et exigences de la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement en vue d’une meilleure contribution citoyenne », lit-on dans cette déclaration.

Aziz BADAROU

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Mal gouvernance et corruption sous Talon : La mission Fmi-Bad découvre un Bénin déréglé

patrice-talon

Depuis quelques jours, une Mission conjointe FMI-BAD séjourne au Bénin pour évaluer la gouvernance du pays à l’ère du «Nouveau Départ», de la «Rupture» et du «Bénin Révélé».

Les observations de la Mission sont décevantes. «Nous avons méconnu le Bénin. Tous les indicateurs sont au rouge», confie une source proche du dossier.

En effet, la Mission conjointe FMI-BAD a découvert «trop d’anomalies» et des «pratiques et comportements» entretenus et développés avec cynisme, comme système principal de la gouvernance d’Etat, pour la survie d’un régime acculé au parjure. La déception de ces deux institutions est grande : enrichissement accéléré, conflits d’intérêts au sommet de l’Etat, clientélisme, affairisme d’Etat, passation des marchés publics en catimini, sans avis d’appel d’offres, dans l’opacité totale (gré à gré illicites), bradage sauvage des sociétés, offices et autres biens de l’Etat, beaucoup de milliards décaissés au trésor public au profit des sociétés du Chef de l’Etat et de celles de son entourage, création de nouvelles sociétés juste pour «gagner»  des marchés d’Etat.

Les conflits d’intérêts ont d’ailleurs retenu l’attention des observateurs. Ils ont constaté que le Chef de l’Etat et son entourage immédiat sont impliqués dans de multiples intérêts.

Le Chef de l’Etat accomplit une fonction d’intérêt général. Mais le Fmi et la Bad constatent que ses intérêts personnels sont en concurrence avec la mission qui lui est confiée par le peuple béninois. «Ce sont le trafic d'influence et la prise illégale d'intérêts qui en découlent et qui sont délictueux. Ce conflit d'intérêts crée une apparence d'indélicatesse susceptible de miner la confiance des citoyens en la capacité des autorités béninoises incriminées au plus haut niveau à assumer leurs responsabilités», fait observer la même source, qui a aussi mis un accent particulier, outre la mal gouvernance érigée en système de gouvernance, sur la corruption et le népotisme qui gangrènent le régime : impunité généralisée dans les affaires de corruption et de mauvaise gouvernance et affaiblissement des institutions.

C’est dire que la corruption systémique et l’inégalité sociale se renforcent mutuellement, conduisant à une désillusion populaire. Le Bénin est perçu comme très corrompu, car, les besoins les plus élémentaires des citoyens ne sont pas satisfaits à cause de la mal gouvernance et de la corruption, alors que les puissants et les corrompus jouissent d’un mode de vie somptueux en toute impunité.

Le tableau étant peu reluisant, le Fmi et la Bad ne sont pas allés par quatre chemins pour exprimer leur désaccord quant aux 1002 milliards d’emprunt obligataire encore lancé par le Gouvernement. Ils trouvent le montant exagéré.

La même Mission fait obligation au Gouvernement de revoir à la baisse son PIP avant de lui délivrer une lettre de confort.

Somme toute, le Président de la République et son Gouvernement ont le dos au mur. Le Fmi et la Bad ne sont pas prêts à les accompagner dans ces conditions. De nouvelles conditions seront posées dans leur rapport final avant tout soutien au Bénin.

M.M

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