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Pour vol à mains armées : Belco Ali condamné à 10 ans de réclusion criminelle

justice

L’accusé Belco Ali écope de 10 ans de réclusion criminelle. Ainsi en a décidé la cour de céans présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé assisté de Arlen A. Dossa-Avocè et de Richard Akodossi, après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par Lucien Mahulé Aballo et les plaidoiries de l’avocat de la défense, Me Paul Avléssi. L’accusé Belco Ali, bouvier, né en 1979, repris de justice est poursuivi devant la cour pour le crime de vol à mains armées. Une infraction prévue et punie par les dispositions des articles 295, 298 et 302 du Code Pénal.

L’accusé Belco Ali va recouvrer sa liberté parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 28 Octobre 2005.

Il est à signaler que c’est normalement trois accusés qui devraient comparaître à la barre pour le compte du dossier de vol à mains armées. Seul le sieur Belco Ali était présent. Les deux autres co-accusés étaient absents. Après le constat de leurs absences, la cour a procédé à la disjonction de leurs cas de celui de l’accusé Belco Ali. En effet, le cas de Bah N’Gobi a été disjoint parce que la convocation n’a pas pu lui être notifiée et pour Yamadjako Camille dit «Adjasko» pour cause de décès.

Résumé des faits

Dans le souci de trouver les moyens financiers pour récupérer la motocyclette de Bah N’Gobi Honoré saisie entre les mains de Belco Ali par le commissariat de camp Adagbè, les deux amis ont projeté un plan de braquage pour lequel Belco Ali s’est acheté un pistolet de fabrication artisanale.

Le dimanche 23 Octobre 2005, Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont pris départ de la maison de Yamadjako Camille dit « Adjasko », un ancien détenu comme eux. Arrivés à Tourou, ils ont rendu visite à Boubé Alassane, un autre ami de prison, qui leur a offert du thé. Mais les deux visiteurs n’ont rien dit à ce dernier sur leur plan de braquage.

A la tombée de la nuit, Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont quitté leur hôte avant d’aller se mettre en embuscade au niveau de la rivière Abouékou, armés d’un bâton et d’un pistolet.

Le même jour, aux environs de vingt heure, le nommé Douerougui Mohamed passait à hauteur de ladite rivière et a remorqué deux de ses frères. Arrivés au lieu de l’embuscade, Bah N’Gobi Honoré lui asséna un coup de bâton et il s’écroula avec ses deux passagers. Mais il se releva aussitôt et tenta de se défendre.

C’est alors que le même Bah N’Gobi Honoré a braqué son pistolet sur lui pour l’en dissuader. Par maladresse, il se logea lui-même une balle de son arme dans sa jambe gauche. Pris de peur suite à la détonation du coup de feu, Douerougui Mohamed et ses frères ont fui. Cela a permis à Bah N’Gobi Honoré de s’emparer de leur motocyclette qu’il est allé confier à Yamadjako Camille dit « Adjasko » avant d’aller se faire soigner au Chd-Parakou  en faisant croire aux médecins, à la police, et à la presse, qu’il a été victime d’un braquage.

Pendant ce temps, Yamadjako Camille dit « Adjasko », pour dissimuler ladite motocyclette l’a remise à un de ses locataires, le nommé Gbédjou Eloy, sans lui révéler sa provenance.

Appréhendés et inculpés, Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont reconnu les faits mis à leur charge à toutes les étapes de la procédure. Ils ont tenté dans un premier temps d’impliquer Boubé Alassane dans les faits de braquage avant d’admettre qu’il n’y a pas participé.

Les débats

L’accusé Belco Ali déposant à la barre devant la cour, a reconnu les faits qui justifient son renvoi devant la cour pour y être jugé conformément à la loi, même s’il a varié comparativement à certaines de ses déclarations antérieures. Il dit être devant la cour parce qu’il a fait un braquage avec le sieur Bah N’Gobi Honoré, un acte qu’il regrette par ailleurs.

Lucien Mahulé Aballo représentant le ministère public, dans ses réquisitions, a fait observer qu’il s’agit d’un vol aggravé avant de faire un bref rappel  des faits de la cause. Pour l’avocat général, la cour de céans doit tenir compte de ce qu’il s’agit de vol à mains armées et de tentative pour juger convenablement. Car au regard des faits de la cause, ces deux infractions sont établies à l’égard de l’accusé Belco Ali. Il a démontré comment l’accusé Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont posé l’embuscade, ont réussi à soutirer frauduleusement la moto et étaient armés au moment de la commission de l’infraction. Convaincu de ce que les infractions de vol à mains armées et de tentative d’assassinat sont constituées, l’avocat général Lucien Mahulé Aballo a requis qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé coupable desdites infractions et de le condamner à 11 ans de réclusion criminelle et ce serait justice rendue.

Avocat de la défense Paul Avléssiobserve qu’au regard des faits, il est difficile de retenir deux qualifications pénales contre l’accusé Belco Ali comme l’a fait l’accusation dans ses réquisitions en évoquant les chefs de vol à mains armées et tentative d’assassinat. Il relève que l’accusé n’était pas partir pour tuer mais plutôt pour braquer, sinon il aurait fait usage du pistolet de fabrication artisanale au lieu du bâton. C’est pourquoi, il a demandé à la cour de retenir le crime de vol à mains armées pour lequel, il a plaidé coupable, tout en soulevant certaines circonstances atténuantes auxquelles son client est éligible. Il a rappelé la collaboration de l’accusé avec la justice, son honnêteté criminelle, son casier judiciaire. Mieux, l’indisponibilité de l’enquête de moralité qui installe le doute selon lui, doit profiter à l’accusé. Il a exhorté la cour, dans le secret de son délibéré à se rappeler de ce que la justice doit jouer un rôle de régulation sociale à travers les décisions qu’elle est amené à prendre. C’est au bénéfice de ces observations, que Me Paul Avléssi  a demandé qu’il plaise à la cour de condamner son client au temps déjà passé en détention.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Saison 2016-2017 de la Fédération béninoise de wushu : David Ataï dresse le bilan et le programme d’activité

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David-Atai

Le trésorier général de la Fédération béninoise de wushu (Fbw), sur les ondes d’une radio de la place (à Cotonou, ndlr) a dressé le bilan de la saison écoulée. Il n’a pas manqué de lever un coin de voile sur le programme d’activité de la saison sportive 2016-2017. A l’en croire, le bilan est satisfaisant et il faudra redoubler d’effort pour mieux faire tout au long de la nouvelle année dont l’objectif est d’hisser haut, les couleurs nationales lors des sorties internationales qui se pointent à l’horizon.

Pour David Ataï, le bilan de l’année écoulée est positif. A ce titre, il a évoqué la deuxième place occupée par l’équipe béninoise à Lomé lors de la 3e édition du Championnat Ouest africain de wushu. Le Bénin était venu au bercail avec 13 médailles dont sept en or, cinq en argent, et une de bronze, ceci, derrière la Côte-d’Ivoire (première). «On aurait pu faire mieux. Les moyens nous ont fait défaut», a-t-il souligné.Comme autres acquis, il a évoqué l’élection du président de la Fbw Patrice Komenan au poste du vice-président de la Confédération africaine de wushu (Caw). Abordant le programme d’activité subdivisé en deux axes, plusieurs chantiers attendent le comité de la Fbw. Sur le plan national, il sera question de l’organisation des compétitions statutaires notamment le championnat national de wushu et la coupe du Bénin. Sur le plan international, à en croire les explications de David Ataï, le wushu béninois sera sur plusieurs fronts. On peut citer la participation du Bénin, au 14e championnat du monde de la discipline,  aux Jeux de la solidarité islamique à Bakou en Azerbaïdjan, au championnat Ouest africain de wushu en Côte-d’Ivoire, etc.

Bénin, pays hôte du championnat d’Afrique de wushu

La bonne nouvelle selon l’argentier de la Fbw est l’organisation par le Bénin, du 6e championnat d’Afrique de wushu à Cotonou. Et en marge dudit championnat, il sera organisé l’Assemblée générale ordinaire de la Caw où les acteurs feront le bilan à mi-parcours. «Tout est mis en œuvre avec le soutien du ministre des Sports et le management du président Patrice Kobenan. On attend juste la notification qui est en cours d’établissement», va-t-il confier. En outre, le Bénin accueillera également selon les dires de David Ataï, l’Assemblée générale élective de l’Union des fédérations Ouest africaines (Ufoa) de wushu. En somme, un programme riche en activités qui n’attend que l’accompagnement du Ministère des sports et des sponsors pour sa concrétisation.

A.F.S.

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Echos des internationaux béninois : Poté, Gestede, et Mounié buteurs

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rudy-gestede

Week-end de buts pour les internationaux béninois dans leurs clubs respectifs. Ils ont encore fait parler d’eux en scorant. C’est le cas de Michael Poté, Rudy Gestede, et de Steeve Mounié.

Mounié encore buteur, Montpellier victorieux
 
A chaque journée du championnat, il laisse ses marques. Pour le compte de la 26e journée de la Ligue 1 en France, Steeve Mounié a marqué le but victorieux de son club à la 68e minute de jeu face à Saint Etienne (2-1). Deux Béninois étaient sur le terrain et ont disputé l’intégralité du match. Il s’agit de Stéphane Sessegnon (qui a écopé d’un  carton jaune  24’) et de Steeve Mounié (qui a signé son 10e but de la saison). Un succès qui maintient Montpellier à la 11e place avec 32 points (-5).

Poté égalise, Adana Demirspor perd sur le fil
 
En déplacement sur le terrain de Altinordu, Adana Demirspor n’a pu ramener les trois points au bercail (2-1). Pourtant, auteur d’un doublé lors de la dernière journée, l’attaquant béninois avait fait le plus dur en égalisant à la 48e minute de jeu. Mais, les locaux ont fait le break en marquant le 2e but dans les derniers instants du match (90e). Un revers qui bloque Adana Demirspor dans le ventre-mou du classement avec 26 points (+3).

Gestede contribue, Middlesbrough accède au tour suivant

En Angleterre, la Premier League a laissé place au Fa Cup. Occasion pour Middlesbrough de valider son ticket pour le tour suivant face à Oxford United (3-2). Une rencontre qui a offert cinq buts avec à la clé, la réalisation de l’attaquant béninois Rudy Gestede. Un but qui va permettre au Béninois de gagner une place de titulaire dans le onze type de son club.

Ligue 2 en France : Cinq béninois titulaires

90 minutes pour Fabien Farnolle mais Le Havre perd face au leader Brest (2-0). Amiens et son Béninois Abdul Khaled Adénon ont ramené le point du nul de leur déplacement à Valenciennes (1-1). Par contre, succès étriqué de Cédric Hountondji du Gazélec d’Ajaccio sur ses compatriotes Saturnin Allagbé et David Kiki de Niort  (1-0). Au terme de cette 26e journée de Ligue 2 Domono’s, Amiens est 2e au classement (42 pts +15). Niort et Le Havre sont respectivement 9e et 12e. Gazélec d’Ajaccio se pointe à la 11e place.

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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Phase continentale du Chalenge Trophy/2017 : Les Ecureuils handballeurs entament les préparatifs

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(Le ministère des Sports interpelé sur les conditions de travail)
Après leur brillante qualification, aussi bien au niveau des hommes que chez les dames, pour la phase continentale du Chalenge Trophy, les Ecureuils juniors handballeurs entament, selon une source digne de foi, les préparatifs ce mardi 21 février 2017 au Hall des arts, loisirs et sports (Hals) ou, au stade Mathieu Kérékou de Cotonou. Ceci, afin de mieux affûter leurs armes pour la prochaine échéance. Toutefois, les conditions de travail laissent à désirer. Le ministère des Sports est donc vivement interpelé.  

Convoquées pour hier lundi 20 février 2017 à 17 heures, les deux sélections renouent avec les séances d’entraînements ce mardi 21 février 2017 afin de mieux préparer la phase continentale du Chalenge Trophy. Une compétition qui se déroulera en Mozambique du 21 au 28 mai 2017. Brillamment qualifiées pour cette phase continentale avec un parcours sans faute, elles ont pour objectif de se qualifier pour la phase mondiale. Ceci passera donc par une préparation digne du nom avec des matches amicaux qui permettront aux techniciens de corriger au fur et à mesure, les défaillances. De ce fait, ces deux sélections, composées de 36 joueurs dont 18 dames, doivent être mises dans une meilleure condition de travail afin que l’objectif escompté soit atteint au terme de la compétition. Le Ministère des sports est attendu sur ce chantier. Dès sa prise de fonction, le patron des sports du Bénin, Oswald Homeky, a promis de donner les mêmes chances  à toutes les disciplines sportives. C’est pour lui, une occasion de tenir une fois encore sa parole.

Homeky doit également tenir à une autre promesse…

A la suite de leur double sacre à Lomé, le ministre des Sports a offert un petit déjeuner à la délégation béninoise. Un moment festif au cours duquel Oswald Homeky a promis aux joueurs, devant caméras et micros, une prime spéciale. Mais depuis lors, c’est un calme plat. Vu le challenge qui s’annonce, il serait convenable que le patron du département des sports honore ses engagements afin de motiver et de galvaniser les joueurs.      

Abdul FataïSANNI

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Discographie : Adé Mighty met sur le marché un nouveau single

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Ade-Mighty

Après la sortie de son premier single intitulé ‘’Owo ni koko’’, qui a fait son petit bonhomme de chemin, du Bénin à Paris à travers les radios nationales et internationales, Adé Mighty de son vrai nom Adéladja Oladéyo multiplie les concerts et autres. Le clip de ce morceau qui devrait être un hit s'il était réellement promu, tourne actuellement en boucle sur les chaînes nationales. Toutefois, ne voulant pas se contenter de cette seule  sortie, Adé Mighty enclenche une saison  de trois singles qui vont sortir au cours du premier trimestre de cette année 2017. Au nombre de ceux-ci, figurent «Fall in  love». Une histoire d’amour entre un homme et sa bien-aimée. «Fall in love» est mis en ligne sur la plateforme de téléchargement ‘’Hitdebaby’’  en Côte-d’Ivoire, en attendant l'approbation des autres sites de promotion des œuvres d'art. L’artiste a profité de la fête de l’amour pour sortir officiellement le son. Le jeune est en  autoproduction  et accompagné par des amis qui aiment ce qu’il fait et qui y croient. Adé  chante tout et surtout l’amour. L'amour domine ses chansons en solo depuis qu’il  a entamé une carrière solo à cause du voyage de son second avec qui, il faisait le groupe 2Labels.

C D S (stag)

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25ème édition du Fespaco : Le Bénin présent au rendez-vous du 7ème art africain

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fespaco

La 25è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), se déroulera du 25 février au 04 mars 2017, sous le thème «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel». Le Bénin, pour cette édition, se taille la part du lion dans cinq catégories avec, au total, 07 chefs-d’œuvre en compétition.

Dans la catégorie ‘’Film des écoles africaines de Cinéma’’, c’est l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel(Isma) qui fera bonne figureavec deux représentants. Il s’agit de Géovania Atodjinou-Zinsou  avec son film intitulé  ‘’La maladie de la honte’’ et de Blandine Kpadé avec "La mangrove, une richesse pour le lac Ahémé". Toujours dans la même catégorie, on retrouve le jeune Fidèle Hounhouèdé qui est actuellement en formation à l’Ecole nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic). Le cinéaste béninois Sylvestre Amoussou sera lui aussi présent à ce grand rendez-vous avec son long métrage ‘’L’orage africain: un continent sous influence". Il est en compétition dans la catégorie ‘’Fiction long métrage’’. L’autre représentant du Bénin à cette édition du Fespaco est Christiane Chabi Kao dans la catégorie ‘’Série’’ avec ‘’Les chenapans’’. Les deux dernières  catégories dans lesquelles le Bénin est représenté sont ‘’Documentaire’’ et ‘’Panorama long métrage’’. On y retrouve respectivement, le réalisateur  Ayeman Aymar  Esse avec son film documentaire  "Okuta, la pierre"et Sènami Kpètèhogbé avec "Le voyage des oubliés". Il faut rappeler que la Côte d’Ivoire (pays invité d’honneur pour cette édition), le Maghreb, et le Burkina Faso, dominent la liste des films en compétition pour l’Etalon de Yennenga, la plus grande distinction du festival. Pendant ce temps, le Nigéria est absent.

Codjo Donatien SODEGLA (stag)

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Causerie-débat au centre ‘’Okpara Culture’’ : Les défis pour l’éclosion de la musique béninoise

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causerie-debat

La musique traditionnelle béninoise est riche et diversifiée. Mais, profite-t-elle au développement  de la musique en général? Toute la question est à ce niveau. Et c’est autour de cet axe que des réflexions ont été menées samedi 18 février 2017 à l’espace de création, de promotion et de diffusion des arts et de la culture, ‘’Okpara Culture’’. Etaient autour de la table, de grandes figures de la musique traditionnelle et du Ballet béninois.

Il y a un mois en arrière, la question relative au fonctionnement du monde musical au Bénin était sur le tapis. Les responsables de l’association ‘’Okpara culture’’ ont jugé utile de revenir là-dessus sur un angle beaucoup plus particulier. Pour ce faire, ils ont rassemblé autour du thème : «les défis du rayonnement de la musique traditionnelle au Bénin», Aladé koffi Adolphe, un des grands maîtres du ballet béninois, Jean-Pierre Hountin Kiki, un féru de la musique traditionnelle béninoise, et Marcel Zounnon, directeur de l’Ensemble artistique national. À l’occasion, ces grandes figures de la culture béninoise ont d’abord procédé à l’état des lieux de l’évolution de la musique béninoise avant de statuer sur les défis importants à relever pour une véritable éclosion de la musique béninoise. A ce sujet, Jean-Pierre Hountin Kiki a montré que beaucoup de principes de la musique font aujourd’hui objet d’usage malencontreux au niveau de la jeune génération. Il a fait savoir que le contenu thématique des musiques qui se font est vide et la forme donne également à réfléchir. Ce qui fait que le public n’a plus droit à une musique saine. L’autre pan intéressant de la question abordé par l’expert du fond des arts et de la culture, est que, les jeunes n’ont vraiment pas connaissance de l’historique de telle ou telle forme de musique. Toute chose qui éloigne leur curiosité des recherches sur les musiques traditionnelles qui devraient leur servir de terreau pour les différentes formes de musique qu’ils développent. Et puisqu’on ne parle pas de musique sans parler de la danse, le maître chorégraphe Aladé Koffi Adolphe, souligne que le ballet, tel qu’il est monté aujourd’hui, est sans repère. «On observe des mélanges de pas de danse inexplicable», va-t-il faire savoir. Toute chose qui contribue fortement à l’enlisement de la musique traditionnelle et qui freine l’élan de développement des autres formes de musique. Pour Marcel Zounnon, il est désormais plus que capital d’initier des séances de formation à l’endroit de la jeunesse. Aussi, faudra-t-il les sensibiliser sur le grenier de richesses que constitue la musique traditionnelle afin de les amener à s’en inspirer désormais pour la bonne marche du secteur musical au Bénin.

Teddy GANDIGBE

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Département de l’Ouémé : Que retenir du bilan du préfet Joachim Apithy ?

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Sous la direction de Préfet Joachim Marie-Flores Vignon Apithy et avec le soutien du gouvernement et de tous les partenaires techniques et financiers, la préfecture du département de l’Ouémé à Porto-Novo a  fait du chemin depuis le 28 juin 2016, date de prise de service du nouveau préfet. Au niveau de la préfecture, au lieu de 12 réunions ordinaires de la Conférence administrative départementale (CAD), il y a eu 13 séances avec un taux de participation de 70 %. Il en est de même du Conseil départemental de concertation et de coordination (CDCC) qui a été tenu 04 fois au lieu de 02 sessions statutaires avec un taux de participation de 69,6%. Malgré l’abattement à plus de 60% qu’ont connu les crédits délégués de la Préfecture de Porto-Novo après le vote du collectif budgétaire en avril 2016, priorité a été donnée aux dettes et aux activités très pertinentes inscrites dans le Programme annuel d’assistance conseil aux communes (PAAC) qui est exécuté à un taux physique et financier de 98%, et du Plan de Travail Annuel qui est exécuté à plus de 90% sans occulter  le taux de conformité des actes communaux qui est de 95%. En ce qui concerne l’exécution du Plan de travail annuel (PTA) en fin décembre 2016, il est réalisé un taux d’exécution physique de 98% comparativement à celui de 2015 qui était de 94% au 31 décembre. Il a été réalisé la clôture de la préfecture écroulée courant le mois de juillet 2016 et l’acquisition d’une moto au profit du vaguemestre de la préfecture. « Plusieurs méthodes de travail utilisées en 2016 seront rééditées en 2017 pour un meilleur résultat », affirme le Préfet Joachim Apithy.

La tournée statutaire a été réalisée de façon conjointe avec les 02 autorités préfectorales dans les communes des départements de l’Ouémé et du Plateau. Lors de cette tournée, un accent particulier a été mis sur la mobilisation des ressources propres par les autorités locales, le suivi de tous les projets gouvernementaux que ça soit en cours d’exécution ou en souffrance et la tenue régulière des séances de redditions de compte. Il est à noter aussi la campagne de salubrité et de l’assainissement au niveau des abords de nos plages, qui a vu l’implication personnelle du Préfet. Parlant de l’ambiance de travail, Joachim Apithy, a fait savoir que la Préfecture de Porto-Novo à l’heure actuelle est devenue une institution où règne la paix, la concorde et toutes choses qui favorisent un mieux-être social dans une ambiance de convivialité.

Au cours de cette année 2017, seulement deux mois passés et on peut mettre à l’actif du préfet Joachim Apithy, deux  actions majeures. Il s’agit de l’opération de déguerpissement des espaces publics décidée par le gouvernement de la Rupture et surtout le début de résolution de crise entre les communes de Porto-Novo et Akpro-Missérété au sujet de la délimitation de leurs frontières. Sur les deux sujets, la gestion heureuse n’était pas gagnée d’avance. Il a fallu compter avec le sens de réalisme   et de dialogue du préfet Joachim Apithy. Pour le premier cas, les populations grâce aux sensibilisations ont opté libérer elles-mêmes les espaces publics hormis quelque unes parmi elles  qui ont été déguerpies de force. Pour le second cas, les affrontements ont été évités in extremis. A ce niveau, le préfet Joachim Apithy a joué à la médiation  et invité les deux parties à l’expertise et l’information de l’Institut géographique national (IGN).
 
Kola Paqui

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Bénin Marina Hôtel : L’administrateur désigné enfin aux commandes

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La tentative d’hier a été la bonne pour l’administrateur désigné par le gouvernement pour prendre momentanément le contrôle de Bénin Marina Hôtel. Il a pris service ce lundi par exploit d’huissier. Il a pour nom Macaire Agbantè. C’est lui qui dirigera l’ex Bénin Sheraton en attendant la fin de la procédure judiciaire devant faire toute la lumière sur la gestion de cet hôtel. L’opération de ce lundi a été menée selon nos sources avec l’appui des forces de l’ordre. Les mêmes sources confient que Macaire Agbantèqui était au Bénin Marina Hôtel le dimanche 19 février 2017, n’avait pu réussir à prendre les clés de ce grand établissement hôtelier. Ledit hôtel, faut-il le rappeler, fait partie d’un lot de quatre établissements repris par l’Etat lors du Conseil des ministres du 15 février 2017.  Outre Bénin Marina Hôtel, il y a également Hôtel Croix du sud, Motel d’Abomey  et Hôtel  Alédjo. On reproche aux gestionnaires de ces hôtels la mauvaise gestion.A en croire le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, les conclusions de plusieurs études révèlent « … le non-respect des obligations  substantielles  du contrat  de la part des partenaires ».  « Les partenaires privés ont manqué à leurs obligations essentielles dans l’exploitation de ces hôtels », soulignera Pascal Irénée Koupaki. Mais certaines sources contestent les incriminations du gouvernement contre le gestionnaire de Bénin Marina Hôtel. Selon elles, la convention liant l’Etat à l’acquéreur dudit hôtel, fait obligation au vendeur d’élaborer le cahier des charges qui détaille les obligations du partenaire. Un cahier de charges qui n’a été établi qu’en 2011, soit 7 ans après la signature de la Convention. Pis, l’acquéreur devrait également bénéficier de certains avantages fiscaux. Mais la décision devant consacrer ces privilèges n’aurait été signée qu’en 2015. La nouvelle affaire Bénin Marina Hôtel relèverait bien d’un clair-obscur qui cacherait beaucoup de non-dits.  

Mike MAHOUNA

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Innovation dans le secteur des Gsm au Bénin : « MyMTN », l’application qui vous simplifie désormais la vie

  • Publié dans Hi-Tech

MyMTN

Le souci de la qualité des services fournis par le réseau, l’écoute des abonnés et clients, l’enregistrement et le traitement de leurs préoccupations avec ses près de 200 agences un peu partout sur l’étendue du territoire national, et enfin l’innovation. C’est ce qui caractérise Mtn-Bénin dans ses activités au quotidien. Fort de cela, l’opérateur Gsm met à la disposition de sa clientèle, une application. MyMTN, c’est le nom donné à cette interface qui n’est rien d’autre qu’un conseiller clientèle en poche. Son lancement officiel a eu lieu hier lundi 20 février 2017 à la nouvelle Direction générale de Mtn-Bénin.

Avec MyMTN, tout devient désormais plus simple chez MTN. Il suffit juste de télécharger la nouvelle application dans Google play, App store ou windows store sur votre smartphone ou Android. Après l’avoir installée, vous avez tous les produits MTN dans une application. En effet, avec MyMTN, vous avez la possibilité d’activer directement et de gérer plus facilement votre compte, vos opérations Mobile money, vos forfaits, de transférer du crédit à un proche, de voir le relevé de vos transactions, d’envoyer des requêtes au service client. Cerise sur le gâteau, grâce à MyMTN,  vous pouvez  géo localiser une agence MTN pour vos besoins. Autant de clients, autant de besoins ou de préoccupations. Conscient de cela et pour satisfaire au mieux sa clientèle dans un monde qui se modernise et se numérise à grand pas, MTN a eu l’ingénieuse idée d’inventer cette application aux nombreux avantages. Pour Alain Bossou, Point focal Bénin de MyMTN, c’est une application à très faible volume (moins de 4 Mo), compatible avec les smart, Android… et qui permet au client de gagner en temps. C’est encore nulle part ailleurs ! Pour preuve, sur les 22 opérations que compte le Groupe MTN, MTN Bénin est le premier opérateur à procéder au lancement de cette innovation.  C’est donc à juste titre que le Directeur général de MTN-Bénin, Stephen Blewett s’est réjoui de cette prouesse devant la délégation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep), les représentants des consommateurs et autres invités présents à la cérémonie.

Carolle Toho Acclassato, Vice-présidente de l’Arcep-Bénin livre ses impressions :

« Vous savez très bien que dans le programme d’actions du gouvernement, le Bénin a pour objectif de transformer sa plateforme en une plateforme numérique. L’innovation de MTN est à saluer (…). C’est une application qui est la bienvenue (…). Il y a beaucoup de choses que nous venons de découvrir à travers ce lancement et nous pensons que c’est une application que les abonnés vont apprécier surtout que MTN a promis de faire en sorte que l’Internet soit à un niveau tel que l’Arcep l’a défini »

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Syndicalisme ‘‘new look’’ au Bénin : Les posts sur les réseaux sociaux, et après

syndicats

La “Rupture“ semble laisser depuis avril 2016 ses empreintes aussi bien dans la classe politique que dans le monde syndical. Rompre avec les anciennes habitudes, les anciennes stratégies de lutte syndicale, les centrales et confédérations syndicales semblent déjà se conformer à la tendance. Plus de sit-in ni de marche de protestation encore moins des menaces de paralysie générale de l’administration publique. Cependant, par médias interposés, ces responsables syndicaux laissent comprendre qu’il y a mauvaise gouvernance,  prédation des libertés, menace sur les emplois, etc. Quand bien même ils ont toujours “le bec dans l’eau“, la plupart des responsables syndicaux préfèrent désormais la voie des posts sur les réseaux sociaux qu’à la rue. Mais ceci pour quels acquis sous la Rupture ?

A défaut d’être actifs, de dénoncer, de s’indigner et de proposer sur le terrain, ils le font sur leur page Facebook et autres réseaux sociaux. En tout cas, ils se prononcent presque toujours sur les sujets d’actualité même si les stratégies diffèrent largement de celles qu’on reconnaissait aux secrétaires généraux des centrales syndicales et autres responsables syndicaux dans ce pays. « Ça va être le même combat peut-être avec un autre style parce que nous n’avons pas le même tempérament que le Sg Lokossou. Toujours dans la dénonciation, dans la veille citoyenne, il faut que ça continue mais nous avons l’ambition de faire en sorte que nous devons nous crédibiliser vis-à-vis du gouvernement. Nous devons apparaitre désormais comme des partenaires crédibles et faire des propositions pertinentes sur la gestion du budget, la gouvernance », affirmait déjà Anselme Amoussou au lendemain de son élection à la tête de la deuxième grande centrale syndicale, la Csa-Bénin. Ce nouveau style serait-il donc l’option des posts ? De toute façon, tout porte à croire désormais que la nouvelle génération des secrétaires généraux veut bien se démarquer de l’ancienne d’une manière ou d’une autre. Si le successeur de Dieudonné Lokossou préfère la voie des post pour défendre les libertés, les intérêts des travailleurs, le remplaçant du tonitruant syndicaliste Pascal Todjinou semble toujours ne pas encore trouver une raison de sortir de son mutisme. De la suppression des emplois au Maep à la grève des enseignants de la maternelle et du primaire sans oublier le mouvement de débrayage des médecins en spécialisation, les secrétaires généraux des centrales syndicales et autres syndicalistes ont affiché leur position sur leur page Facebook et par médias interposés. On les a peut-être vus aux côtés des professionnels des médias pour exiger la réouverture des organes mis sous scellés de façon arbitraire par la Haac. Encore qu’ici, le mouvement se tenait dans leur tanière ( la bourse du travail).

Les posts pour revendiquer

En réalité, c’est ici que se trouve la vraie question car seuls les résultats comptent peu importe les moyens dont on fait usage pour parvenir au but. De quels acquis peuvent se targuer aujourd’hui ces responsables syndicaux des centrales et confédérations d’avoir obtenu sous la Rupture ? Les enseignants de la maternelle et du primaire ont boycotté les activités académiques pour obtenir le rapportage des arrêtés autorisant le retour des inspecteurs retraités dans les écoles. Ici encore, on n’a pratiquement pas eu droit à aucun sit-in ou autre action syndicale ou tout au moins une sortie médiatique d’une Confédération pour accompagner les syndicats. Les soutiens étaient beaucoup plus visibles sur les pages Facebook et Whatsapp. Le champion en matière de militantisme sur Facebook, Thierry Dovonou en a d’ailleurs profité pour se rendre plus populaire. Les propositions pertinentes d’Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin sur l’enseignement maternel et primaire ont été relayées via sa page Facebook. C’est le même constat qui est fait chaque fois que le peuple a les yeux rivés sur les centrales syndicales et responsables syndicaux pour dénoncer ou inviter le gouvernement à prendre ses responsabilités. Somme toute, l’on est en droit d’affirmer aujourd’hui que cette stratégie des post n’a pu faire obtenir des acquis aux travailleurs. D’ailleurs, cela ne pouvait en être autrement lorsqu’on sait la sourde oreille que font généralement les gouvernants aux revendications et dénonciations dans ce pays.

Essè Iko, plus d’armes ou en mode “Rupture“ ?

Le plus bouillant des syndicalistes béninois parle moins pour ne pas dire ne parle plus. Paul Essè Iko de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ne fait plus de vacarme alors qu’il affirme bien que le pays est mal géré. Menant souvent seul sa lutte, car accusant ses pairs de connivence avec les gouvernants, le communiste Essè Iko semble en manque d’armes pour se faire entendre depuis l’avènement de la “Rupture“. D’autres médias annoncent déjà le soutien de sa centrale syndicale, la plus grande d’ailleurs, au régime en place. Ceci, au lendemain de la décision du gouvernement de récupérer le patrimoine hôtelier des mains des privés. Une décision qu’a applaudie Paul Essè Iko et interprétée déjà comme un soutien au régime. De toute façon, il y a lieu aujourd’hui de se demander si le flambeau du syndicalisme n’est pas en berne au Bénin. Il est peut-être temps que les responsables syndicaux quittent les réseaux sociaux pour regagner le terrain et défendre valablement les étudiants de l’Uac, les intérêts des travailleurs, ceux licenciés du Maep, les enseignants Ace recrutés depuis 2008, les agents de la santé etc. inutile de faire regretter au monde des partenaires sociaux, le départ des secrétaires généraux Dieudonné Lokossou et Pascal Todjinou…

Aziz BADAROU

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Répression de l’Ag des étudiants à Abomey-Calavi : Le Rectorat nie toute implication

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« Le rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) n’est impliqué ni de près, ni de loin dans l’intervention des forces de l’ordre pour empêcher la tenue de la conférence de presse des étudiants ». Ce sont les propos tenus par le chargé de communication du rectorat de l’Uac, Armel Attenounkon joint par téléphone sur l’émission 5 sur 7 Matin de ce lundi 20 février 2017 sur l’Ortb. Il soutient que le rectorat n’est territorialement compétent que sur la superficie que couvre l’Uac et qu’en conséquence, ses prérogatives ne sauraient s’étendre jusqu’à l’hôtel "Le Refuge" où devrait se tenir la rencontre des étudiants, vendredi 17 février 2017. Faut-il le rappeler, les organisations estudiantines à savoir l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) avait appelé à une mobilisation des étudiants vendredi dernier à l’hôtel Le Refuge sis à Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi pour fustiger et dénoncer les décisions de l’équipe rectorale notamment celle relative à l’interdiction d’accès au campus aux 21 étudiants exclus pour cinq (05) ans. Mais un arsenal militaire a été déployé sur les lieux pour les en empêcher. Le quartier des étudiants communément appelé Zogbadjè, a été dans la matinée de ce vendredi, le théâtre d’un affrontement entre les étudiants et les hommes en uniforme. Les étudiants ont été dispersés par les policiers avec des gaz lacrymogènes et des matraques. Qui a donc mis les flics aux trousses des étudiants ? La question reste toute posée.

Aziz BADAROU

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Plan d’actions 2017 de Direct-Aid Bénin : 5 milliards d’investissement pour contrer le triangle de la terreur

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L’Organisation Internationale koweïtienne Direct-Aid Bénin  redouble d' ardeur  pour  lutter  contre le triangle  de la terreur. Pour cette année 2017, elle a dégagé  une enveloppe de 5 milliards FCFA pour impacter positivement les communautés.  Vendredi  dernier à son  siège à Fidjrossè Fiyégnon, elle  a présenté  à  la communauté  son  plan d’actions exercice  2017 en présence  d'un parterre  de personnalités  béninoises  et d'  ailleurs.

5 milliards FCFA d’investissement  au Bénin en  2017. C’est l'enveloppe   dégagée par l’Organisation Internationale koweïtienne Direct-Aid.   Créée  en 1981,  cette organisation  à  caractère  humanitaire et de développement  accompagne  les gouvernements  africains  dans leur  politique  de lutte contre  le triangle  de la  terreur ( pauvreté-ignorance-maladie). Pour  le compte  de cette année,  elle entend investir dans différents domaines au profit des communautés à travers le territoire national.  Pour  ce faire,  Direct -Aid  Bénin  s’engage à mieux faire que par le passé.  C’est ce qui justifie  l'augmentation d'un milliard  cette année  dans son plan d' actions.  Le contenu du plan démontre aisément tout l’engagement sans cesse renouvelé de l’organisation pour le bien-être des populations sans distinction de sexe, de race et de religion depuis  son implantation  au Bénin en 1997.

Au total, 842 programmes structurants sont inscrits au plan d’actions 2017 de Direct-Aid Bénin présenté  par Facile Mohamed, son directeur  financier. Les domaines d’intervention sont la santé, l’éducation, la formation, l’eau, les microprojets, le social et le secours. Dans un contexte où le classement du Bénin dans le rapport de l’indice de Développement humain de 2015 fait froid dans le dos -166ème sur 188-, Direct-Aid est déterminée à faire un pas de plus vers les démunies du pays.

‘’Le triangle de la terreur", la tête  de turc  de Direct -Aid

Selon Hamid El  Absodi, représentant  résident  de Direct -Aid Bénin,  l' ambition de l'organisation dont  il a la charge  s’est traduite  à travers la prise en charge de 1000 orphelins et orphelines, la construction et la gestion de 22 écoles (maternelles, primaires, collèges et lycées), la mise en service d’un hôpital moderne et de cinq dispensaires, des dons divers, des micro-crédits aux couches défavorisées, la formation professionnelle et la promotion de l’emploi. Mais l’organisation, assure le représentant résident, rêve grand pour le Bénin. C’est pourquoi Direct-Aid Bénin entend élargir ses interventions dans le domaine de l’enseignement à travers la construction d’une université moderne à vocation sous-régionale qui est déjà en construction dans la commune de Comè.

Direct-Aid fascine  la communauté des ONG du monde

Dans son adresse, le chargé  de mission  du chef de l' État,  Dr ZulKifl Salami, représentant du chef de l’Etat, a  traduit toute la joie  des  autorités  béninoises  face au travail  gargantuesque  qu' abat Direct -Aid  de par  le monde  et le Bénin.  "Cette organisation fascine la communauté des ONG du monde du fait de l’immensité de ses actions. ", a-t-il  confessé. Le chargé de mission du chef de l’Etat a salué la qualité du plan d’actions 2017 de l’organisation qui est en parfaite symbiose avec le Programme d’actions du gouvernement. « Il y a une bonne passerelle entre les activités de l’organisation et les ambitions du gouvernement du nouveau départ », a-t-il indiqué.
Sur la base  de l' excellente  qualité  de la relation  entre  le Bénin  et le Koweït,  le diplomate  Kwotien Dr  Faisal Musaileem  plaide  pour  que les actions de Direct -Aid  impactent  davantage  les communautés  béninoises où  qu' elles se trouvent.

Une remise de cadeaux des enfants koweïtiens aux enfants béninois   a mis fin à cette rencontre qui a pris  la posture  d'une liesse  populaire.   

MM

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Libération des espaces publics : Pourquoi Toboula et Léhady doivent former un tandem

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Avantages et inconvénients de l’opération

Le sondage réalisé par le Cabinet Plus Value Research and Marketing (Pvrm Sarl) au profit de votre quotidien Matin Libre continue de livrer ses résultats. Après l’appréciation des Cotonois sur le déguerpissement, leurs attentes quant aux espaces libérés et  le rôle joué par la mairie de Cotonou, nous allons partir des avantages et inconvénients recensés dans le cadre de ce sondage pour aboutir aux recommandations faites par les populations à l’endroit de l’Etat central et de la marie de Cotonou.
Avantages et inconvénients du déguerpissement
Interprétation des résultats

81% des personnes interviewées ayant approuvé l’opération de libération des espaces publics, cela va sans dire que c’est une opération qui a quelques avantages. Au nombre de ceux-ci, ils sont 48% à soutenir que le 1er avantage du déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics, c’est la création d’espace pour la libre circulation des usagers de la route. On peut dire que la diffusion de spots publicitaires sur la télévision nationale sur l’occupation anarchique des trottoirs obligeant les piétons à descendre sur la chaussée, s’exposant ainsi aux accidents de circulation, a conforté les populations dans cet argumentaire. 48% pensent que la libération des espaces publics est la solution à ce phénomène. Par contre, 44% des personnes interrogées pensent que cette opération pourra permettre l’aménagement et l’embellissement de la ville. Rien d’étonnant puisque les populations à 51% avaient comme attentes la construction d’espaces verts et des centres de divertissement une fois l’opération terminée. La récurrente problématique de l’inondation n’a pas été occultée. Ils  sont, en effet, 8% à penser que le déguerpissement pourrait faire diminuer l’inondation  à Cotonou.

Inconvénients

C’est sur le terrain social que les inconvénients du déguerpissement se font le plus sentir. Quoi de plus normal quand on sait que les populations approuvent à 73% les actions de relogement du maire Léhady Soglo. 40% des personnes interviewées estiment que l’augmentation du taux de chômage est le premier grand inconvénient de l’opération de libération des espaces publics. Cela se justifie par le fait que la plupart des ceux qui sont dégagés des abords des voies se donnent, faute d’emplois décents, à de petits commerces comme la vente de l’essence frelatée pour survivre. Si ces personnes sont contraintes au chômage, l’insécurité est l’autre corollaire du déguerpissement. 20% des interviewés abondent dans ce sens contre 21% qui voient dans cet exercice le recours aux dépenses supplémentaires à cause de la reconstruction des boutiques détruites. Les difficultés de relogement et de recasement des victimes préoccupent 19% des interviewés.
 
Recommandations

Dans l’exécution de cette opération de libération des espaces publics, les populations ont perçu un conflit entre le maire de la ville de Cotonou et le préfet du Littoral Modeste Toboula. Les sorties médiatiques de Modeste Toboula à l’encontre du maire ont alimenté cette perception. Aussi, ont-elles formulé des recommandations à l’endroit des deux autorités. Au maire de Cotonou, il est demandé, à 53%, la poursuite du relogement des victimes et une assistance financière (14%). Les Cotonois invitent le maire Léhady Soglo à collaborer avec les autorités hiérarchiques et le peuple pour que l’opération soit un succès. De plus le maire de Cotonou doit rendre plus visibles ses actions, jouer un rôle d’équilibre en compensant les manquements de l’exécutif. A l’endroit du préfet Modeste Toboula, il est demandé d’associer la marie à ses déplacements. Il devra se montrer plus social que répressif et surtout éviter de s’accaparer les biens des victimes. En somme, c’est à un tandem préfecture-marie de Cotonou qu’invitent les populations pour que l’opération soit une réussite. Un tandem qui n’a rien à voir avec l’image que projette le préfet du Littoral dans l’exécution de cette décision. Car, en effet, les Cotonois ont le sentiment que c’est Modeste Toboula qui ne facilite pas une bonne collaboration en adoptant une position braquée à l’égard de Léhady Soglo. Le Préfet du Littoral a donc intérêt à ramener la balle à terre, associer la marie dans ses déplacements comme le font si bien les autres préfets.

La Rédaction

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