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Sciences et Santé

Requête pour abus de pouvoir dans l’élection des membres du Cnopb : La Cour suprême déboute l’aile Moutiatou Toukourou

Moutiatou-Toukourou

La crise dans le sous-secteur de la pharmacie, a assez duré et le bout du tunnel semble ne plus être loin. Hier, jeudi, 19 janvier 2017 à la faveur d’une rencontre avec les deux Ordres des pharmaciens du Bénin, la Cour suprême a jugé irrecevable la requête formulée par l’aile MoutiatouToukourou pour dénoncer un abus de pouvoir de l’ancienne ministre de la santé dans le processus de renouvellement des membres du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin (Cnopb)….

La Cour suprême vient simplement débouter l’Ordre des pharmaciens conduit par la présidente MoutiatouToukourou. Sa requête visant à établir l’illégalité du bureau dirigé par Dr Henri Charles Ainadou a été jugée irrecevable par la Cour suprême. Cependant, le souhait d’avoir une corporation pacifiée et réconciliée est encore loin d’être effectif. C’est plutôt un autre épisode qui s’ouvre.  La décision n’ayant pas été notifiée par écrit aux différentes parties, les interprétations diffèrent d’un camp à l’autre. Si pour les pharmaciens de l’aile Ainadou, la bataille est déjà gagnée, ceux d’en face pensent qu’il y a une mauvaise interprétation de la décision rendue par la Cour suprême. « C’est prétentieux de leur part de commenter le verdict de droit. La cour suprême a jugé irrecevable la requête pour abus du pouvoir.  Cela ne veut pas dire que l’autre camp a gagné. Cela ne veut pas dire non plus qu’on a gagné.  Ça veut dire que les deux ordres sont toujours en poste. Parce que si ce n’était pas le cas, on allait nous donner l’ordre de déguerpir et de remettre les attributs » nous a confié au téléphone Dr Arthur Goncalves, vice-président de l’Ordre des pharmaciens du Bénin dirigé par MoutiatouToukourou. Pour MoutiatouToukourou, la Cour est restée superficielle et ne s’est pas intéressée au fond du dossier. « Elle a juste déclaré irrecevable les recours et pour nous, on est toujours à la case départ », a-t-elle fait savoir. Au cours de son intervention hier sur la chaine de télévision Canal 3 Charles Henri Aïnadou a déclaré « Je veux dire à Madame Toukourou et à ses sympathisants que c’est la profession pharmaceutique qui a gagnée et qu’il n’y a eu nivainqueur ni vaincu. ». Tout n’est visiblement pas terminé. « C'est des gymnastiques juridiques » laisse entendre un pharmacien-administrateur dans une société grossiste et appartenant à l’aile Henri Charles Ainadou. « Quand vous saisissez un juge lui demandant de déclarer un bureau élu illégal et que le juge vous dit que votre requête est irrecevable. Ça signifie quoi? Que vous avez été débouté » a déclaré ce dernier avant d’ajouter qu’ils finiront, pas admettre leur défaite. Faut-il le rappeler, le sous-secteur connait depuis bientôt 4 ans une crise qui a effrité la cohésion au sein de la famille des pharmaciens. Ainsi, deux différents Ordres des pharmaciens ont été mis sur pied. Le bureau du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin conduit par Charles Ainadou, bénéficiant à l’époque du soutien du ministre Dorothée Gazard, a été installé le 08 janvier 2015 tandis que le bureau de MoutiatouToukourou a été élu le lendemain, c’est-à-dire le 09 janvier 2017. Dans la foulée, les juridictions avaient été saisies par les deux parties, mais les ordonnances rendues par le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou en défaveur du camp Toukourou n’ont pu contraindre ces derniers à remettre les attributs et libérer les locaux à l’équipe de Charles Ainadou. La présente décision de la Cour suprême pourrait permettre de décanter définitivement la situation critique dans le sous-secteur.

Aziz BADAROU

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Coulisses des hôpitaux et cliniques/Acte I : Le Forfait journalier étouffe les malades

cnhu

(Le ministre de la santé interpellé)
Il n’est pas rare de voir, sous nos cieux, des malades opposés un refus catégorique quand il leur est demandé d’aller se faire soigner dans les hôpitaux ou cliniques. Entre autres raisons avancées, la nuitée ou le Forfait journalier hospitalier coûterait l’œil de la tête. Coulisses des hôpitaux et cliniques au Bénin, et voici présentée, la substance de l’enquête menée par Matin Libre.

Nous sommes au Centre national hospitalier universitaire Hubert Maga (Cnhu) précisément dans une salle de pédiatrie. «C’est ma fille qui est malade. Je paye chaque jour, en dehors des ordonnances, 6500 F Cfa pour l’hospitalisation», nous confie, le visage cafardeux, maman Marie.«Mais ça dépend encore de la salle. Là où nous sommes restées premièrement à l’urgence, on a payé 8500 F Cfa. Il y a des chambres de 12 000, 15 000. Ils nous  ont proposé une salle où ma fille pouvait rester seule mais c’est à 30 000. Après négociation, on nous a trouvé une salle de 20 000 par jour. Il y avait même au fond une salle de 50 000 F Cfa», a-t-elle poursuivi.Et du service de pédiatrie rendons-nous à la Cugo où cette maman a accouché par césarienne des jumeaux. Très indignée, elle nous confie : «Je paye 12 000 F Cfa par jour et comme vous le voyez, je ne suis même pas seule à occuper la salle. Il n’y a même pas d’espace pour que ma mère puisse dormir les nuits. La salle est bien petite. Voyez vous-mêmes! Les toilettes ne fonctionnent même pas bien. Quand j’étais dans la salle de soins intensifs, je payais chaque jour 16 000. Mes enfants restés à la crèche sont chacun à 12 000 par jour, soit 24 000 pour les deux, tout ceci, en dehors des prix des médicaments et nous en avons environ pour une semaine». A l’entendre elle aussi, il y a des salles plus chères que ça.  Selon que le bébé est malade ou pas, mi-prématuré ou prématuré, on lui attribue la salle et donc le prix. Notre enquête suit son cours et nous voilà dans une des salles de dialyse. «A notre arrivée, on nous a demandé de payer une avance de 100 000 F Cfa pour dix jours, soit 10 000 la nuitée. Et comme vous le voyez, elles sont huit à être dans la salle. La garde-malade que je suis, je ne sais pas encore où poser ma tête quand viendra la nuit», lâche déconcertée et avec soupirs,  cette enseignante dont le parent est hospitalisé. Du Cnhu, rendons-nous à la clinique Bethesda à Wologuèdè où nous assistons à des plaintes d’une garde-malade par rapport au coût élevé de l’hospitalisation ou du forfait journalier hospitalier (3500 F Cfa)vu le caractère religieux et social de la clinique brandi aux malades. Pour elle, au terme du ‘’séjour’’, l’hospitalisation revient plus chère que les soins et avant tout traitement journalier, fustige-t-elle,elle est d’abord exigée. Et au médecin de rétorquer :«Estimez-vous heureuse. Nous sommes les moins chers. Au Cnhu, quand même on vous admet dans les couloirs au sol, pas manque de salles, vous payez 6000 pour l’hospitalisation chaque jour». De Bethesda à la clinique Saint-Luc, les prix changent. 3000 et 5000 nous apprend-on. A la clinique les Grâces, compte tenu du confort des chambres, les prix varient de 7.000 à 25.000.L’hôpital de Zone d’Abomey-Calavi n’est pas épargné par l’enquête de votre journal. «Ça dépend des services. Le coût à la médecine n’est pas le même à la maternité par exemple. A la maternité, aux soins intensifs, la nuit est  à  5000. Si ce n’est pas les urgences, alors le patient paye 3000», renseigne ce docteur. Finissons notre enquête par le camp Ghézo. «Ah! il y a les tarifs par standing de chambre. Moi, je suis restée dans les chambres Vip et c’est à 15 000 par jour. Il y en a aussi de 10 000. Ça dépend du pavillon», nous apprend une allaitante. A l’en croire, il y a des salles «foutre tout» que 3, 4, ou 5 personnes partagent et dont les prix sont relativement en deçà de 15 000 ou 10 000 F Cfa. Terminus, tout le monde descend. Ainsi prend fin l’Acte I de notre randonnée dans les Coulisses des hôpitaux et cliniques au Bénin.

Cyrience KOUGNANDE

Harmonisation et baisse des coûts de l’hospitalisation…

Le Forfait journalier hospitalier aux dires du Docteur Uriel Dassoundo, spécialiste en santé et sécurité au travail, expert en santé et environnement, à la Polyclinique de l’Amitié ‘’ le Bon Samaritain’’, fait partie des prestations du cabinet ou de la clinique. Entre autres prestations, l’électricité, l’eau, la climatisation, l'hébergement, le chauffage, la lingerie, l'entretien des équipements, l’alimentation (déjeuner ou diner), mises à la disposition des malades. A l’entendre, il y a normalement un prix fixé par l’Association des cliniques privées du Bénin. Mais, confie-t-il, ces prix ne sont pas respectés. «Chacun fait pour lui», a laissé entendre Uriel Dossoundo.

Toutefois, combien de cliniques ou hôpitaux offrent réellement lesdites prestations? combien de kilowatt-heure, combien de litres d’eau, consomme par jour chaque malade ou son garde? La nourriture qui leur est ‘’vendue’’ est-ce une obligation? Encore que là, il y a beaucoup à dire. Maintenant, faisons un peu de calcul. Supposons que pour son loyer, le patient paye15 000 F Cfa par mois et qu’en plus des frais d’électricité et d’eau, se retrouve à 30 000. Il tombe malade dans son pays et pour avoir passé deux semaines ou un mois à l’hôpital ou dans une clinique, se voit en train de payer successivement par exemple (6500 x 14 ou 30) soit 91 000 ou 195 000F Cfa ceci, sans les ordonnances et dans les conditions qu’on sait et sur lesquelles nous allons certainement revenir. A Bethesda par exemple, au cours de notre enquête, le gant dont le médecin se sert chaque jour pour soigner chaque patient, est facturé et c’est le malade qui paye. Mais, ma foi! depuis quand les hôpitaux sont devenus des hôtels pour qu’on parle de salles Vip? Ne devraient-elles pas exister que pour les officiels?A quel fonds de commerce faisons-nous face? Le clou! pendant que ces fameuses salles Vip sont vides, les malades seraient étalés dans les couloirs à même le sol et reçoivent des soins. Au Bénin, l’idéal serait-il donc de ne pas tomber malade?Que devient le droit à la santé? Faut-il le rappeler, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), «la concrétisation du droit à la santé implique que les pays mettent en place des services de santé qui soient disponibles en toutes circonstances, accessibles à tous, de bonne qualité et acceptables (c’est à dire conformes à l’éthique médicale, et respectueux des différences biologiques et culturelles)». Que se passe-t-il donc au Bénin?En tout cas, quand on sait le niveau de vie du Béninois lambda, une baisse voire une harmonisation du Forfait journalier hospitalier dans les hôpitaux d’une part, et les cliniques d’autre part, reste une urgence. Et sur ce chantier, Le Gouvernement de la rupture à travers son Ministère de la santé est très attendu afin de mettre fin à cette anarchie qui a tout l’air d’une escroquerie.

C.K

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Violation de la carte pharmaceutique à Womey : Un arrêté ministériel légalise l’ injustice

alassane-seidou

(Le Siphab condamne, dénonce et plaide justice dans ce dossier)
Le sous-secteur pharmaceutique est une fois encore sous les projecteurs avec des machinations désormais récurrentes. Après la polémique relative à l’implication de la société grossiste Ubphar dans une affaire d’approvisionnement de l’informel en médicaments, une autre anarchie et injustice viennent d’être orchestrées dans l’installation d’une pharmacie à Womey. Et ceci, en violation de la carte pharmaceutique conçue pour la période 2015-2018.

De quoi s’agit-il réellement dans ce nouveau scandale dans le secteur de la santé, plus précisément dans le sous-secteur pharmaceutique?Le titulaire d’une  pharmacie à Womey se trouve victime d’une brigue qui pourrait être préjudiciable à son officine. En effet, conformément à la carte pharmaceutique, il a été prévu l’ouverture d’une nouvelle pharmacie à Womey avec des limites bien définies et précises afin d’éviter tout différend entre les confrères et consœurs. Le site N°23 attribué au promoteur de  la nouvelle pharmacie est établi du marché Womey à l’Epp Womey Yénawa. La mise en exploitation du site prévue pour 2016. Le pharmacien à qui le site a été accordé a produit comme tous les autres postulants et conformément aux exigences de la commission un acte notarial qui l’engage à respecter les limites de son site et le délai de mise en exploitation.

Malheureusement, il a été constaté en juin 2016 au démarrage des travaux d’implantation de la nouvelle pharmacie que le bénéficiaire est sorti des limites du site qui lui a été attribué et que le site choisi pour ses travaux se rapproche de l’ancienne pharmacie du même quartier de plus de 300 mètres. Ce que le titulaire de l’ancienne pharmacie de Womey n’a pas manqué de signaler au ministre de la santé et aux différentes organisations de la profession à travers une plainte déposée le 29 juin 2016. Ainsi, au cours d’une séance de concertation du bureau du Conseil régional des pharmaciens de la Zone Atlantique, mercredi 06 juillet 2016, le titulaire du nouveau site interpellé dit s’être trompé de limites mais qu’il ne pourra plus rejoindre son vrai site parce qu’il aurait déjà engagé des dépenses. Cette nouvelle délimitation étant préjudiciable à l’ancienne pharmacie, le titulaire a exigé que son confrère se conforme à l’arrêté d’attribution de site. Le bureau du Conseil régional des pharmaciens a donc demandé au confrère de suspendre les travaux et de réaménager un endroit sur son site tel que délimité dans l’arrêté pour y installer son officine. Chose curieuse, ce dernier n’a pas adhéré aux conclusions de ladite séance et a refusé de signer le compte-rendu. Malgré la légitimité de la revendication de cette dernière, on a tenté vainement de la convaincre à  retirer sa plainte en laissant l’autre s’installer illégalement sur le site. Le constat fait par notre équipe sur le terrain est que les deux pharmacies sont distantes d’à peine un kilomètre. Or environ 300 mètres après l’ancienne pharmacie se trouve la zone litigieuse, la zone du Ceg Womey.  Donc il n’y a que la brousse ! Donc la population, la grande masse ne se trouve pratiquement qu’après cette zone litigieuse, l’endroit même où la nouvelle pharmacie est en cours d’implantation. Au regard de la position géographique de la zone et du fait qu’une autre pharmacie est prévue pour être installée dans la zone en 2018,Il s’avère nécessaire que le dossier soit tranché dans le respect des textes…

Un arrêté rectificatif du ministère pour légaliser l’arbitraire…

Par arrêté N° 0411/MS/ DC/SGM/DPMED/DA/SA 010 SGG 16 portant rectificatif du point 28 du tableau consacrant la matrice des délimitations de la carte pharmaceutique et programmation des zones de création des officines de pharmacie en République du Bénin pour la période 2015-2018, le ministère de la santé a autorisé le confrère accusé à s’y installer après lui avoir infligé seulement une amende d’un million (1000 000 FCFA). « La délivrance du quitus pour l’ouverture, au public, de la pharmacie de…. est subordonnée au versement de la somme visée à l’article 1er dans un compte bancaire ouvert au nom de la Direction des pharmacies, du médicament et des exploitations diagnostiques », précise l’article 2 du présent arrêté. Pire encore, c’est que la décision n’a même pas été notifiée à la plaignante. Elle n’a pris connaissance de l’arrêté rectificatif que le lundi 09 janvier 2017 lorsque l’huissier commis par cette dernière est venu sur le site pour sommation avec ordre de déguerpir. Alors que la décision a été prise et notifiée à l’autre depuis le 06 décembre 2016. D’ailleurs, la quittance de paiement de l’amende fournie, par ce dernier, date du 07 décembre 2016. Inadmissible ! Voilà comment le ministère autorise donc l’anarchie dans le sous-secteur pharmaceutique. Un sous-secteur déjà perturbé par le phénomène de faux médicaments. Les organisations professionnelles n’ayant pas réussi à faire entendre raison à ce dernier, la seule alternative était pourtant que l’autorité publique, saisie, puisse user de ses prérogatives pour le contraindre à respecter ses engagements notariés. D’après nos investigations, l’accusé serait le gendre d’un ancien Président de l’Assemblée nationale et les responsables craignaient une décision venant du haut. Le dossier semble déjà dès lors prendre une coloration politique.

Le Syndicat des pharmaciens dénonce et condamne…

L’organisation syndicale des pharmaciens du Bénin a également levé le ton pour fustiger la manière dont l’autorité publique tranche l’affaire. « Le Ministère de la santé saisi de cette dérive, au lieu de faire respecter les textes, a préféré légaliser l’arbitraire sous le prétexte de pressions politiques. C’est bien dommage et triste. Nous faisons savoir aux autorités publiques que leur rôle est de protéger tous les citoyens de ce pays et de faire droit à toute personne qui se sent lésée. Nous estimons que le cas actuel est une brimade inutile que nous pouvons éviter pour ne pas en rajouter aux nombreuses difficultés qui mettent en mal la profession et la santé de nos pauvres populations. Deux pharmacies trop rapprochées seront tentées d’user des méthodes concurrentielles proscrites par les textes pour survivre et c’est la population qui en partira. Ce sera aussi la porte ouverte à toutes les dérives. Il y a encore beaucoup de jeunes qui attendent un site. Celui autorisé pour aller s’installer à Kilibo peut être tenté aussi de s’installer à Cotonou par erreur et il suffira juste de lui accorder un arrêté rectificatif pour régulariser sa situation car notre constitution nous donne tous les mêmes droits. Nous savons que nous n’avons pas le pouvoir de changer quelque chose mais nous avons le devoir de faire savoir. Que la justice soit rétablie », a clamé le président du syndicat. Faut-il le rappeler, le syndicat s’est battu aux côtés d’autres organisations de la profession pour que le blocus qui était imposé aux jeunes pharmaciens soit levé afin de permettre à la grande majorité d’entre eux de s’installer. Pour une fois les sites ont été attribués au mérite en tenant compte de l’ancienneté d’inscription à l’ordre, de l’expérience professionnelle et bien d’autres critères qui garantissent la justice et limitent les frustrations. Mais c’est à des attributions illégales de sites que nous assistons actuellement sous le nouveau régime. Il urge, de ce fait, que le Chef de l’Etat, très attaché au principe de bonne gouvernance et de respect des textes, se saisisse du dossier afin que justice soit rendue dans ce dossier. A suivre !!!

Aziz BADAROU

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Président d’un Jour : Déo-Gracias Waro parle des frais de consultation gratuite

DEo-Gracias-Waro

Il est élève en classe de 6ème au Complexe scolaire Grâce de Marie. Déo-Gracias Espoir Waro, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est notre invité dans ce numéro de votre Rubrique Président d’un jour. Agé de 12 ans, il nous reçoit dans sa demeure à Godomey-N’Ounvènoumèdé dans la commune d’Abomey-Calavi.

Matin Libre : 2017 déjà! Notre toute première question pour vous monsieur le président est de savoir comment va le Bénin?

Déo-Gracias Waro : Le Bénin se porte très bien

Ah ! Pourtant les Béninois se plaignent. Il n’y aurait pas d’argent, les activités ne marchent pas, etc.

Oui. Je dis que le Bénin va bien parce qu’on a la paix. Il y a la vie, la joie. Dans certains pays, il y a la guerre, la famine.

Dans le secteur de la santé quels sont vos défis en cette nouvelle année ?

Les citoyens se plaignent beaucoup. Quand ils vont à l’hôpital, les soins ne sont pas bien donnés. Quand ils n’ont pas d’argent on les laisse. Je vais rendre gratuits les frais de consultations. Quand le malade fait l’effort d’aller à l’hôpital, il faut le soigner. Quand la personne a 20 000 et c’est 40 000 F Cfa que les médecins demandent, on laisse le malade mourir. Même s’ils ont besoin de l’argent pour les soigner, qu’ils prennent soin d’eux d’abord, garder la personne et ses parents vont payer après.

Mais, il arrive qu’on assiste à des fuites de malades pris en charge!

En cas de fuite, l’Etat va payer les frais.

Vos défis dans le secteur de l’éducation à présent

Il y a des enseignants qui manquent beaucoup l’école. Parfois, on les voit se promener dans la cour de l’école et les élèves sont dans les classes, s’amusent ou se battent. Ils ne font pas bien leur travail. Après, le Directeur, la secrétaire, et le fondé se promènent pour renvoyer les élèves parce qu’ils n’ont pas payé la contribution. On doit corriger ça. Les professeurs doivent faire ce pourquoi ils sont payés.

Président Déo-Gracias Waro, quelles sont vos mesures pour pallier le déficit énergique ?

Il faut doter chaque maison de groupes électrogènes. On doit aussi développer l’énergie solaire. Il faut installer les panneaux solaires.

Le déguerpissement des espaces publics en cours, est-il nécessaire?

Oui. Il faut embellir les villes. En plus, les espaces ne sont pas pour eux (occupants Ndlr). Le Béninois fait trop la tête. Avant qu’on ne les chasse, on les a avertis. On leur a demandé de quitter.

Vos vœux à l’endroit des Béninois en cette nouvelle année monsieur le président

A tous les enfants du Bénin, je souhaite mes meilleurs vœux. Que l’argent vienne, que la paix soit toujours au Bénin. Plus de vol ni de mensonge.
 
Cyrience KOUGNANDE

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Mécontentements dans le secteur de la santé : Grève illimitée des médecins en spécialité

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Ils n’entendent point baisser la garde jusqu’à satisfaction totale de leur plateforme revendicative. Indignés et frustrés contre les conditions précaires et misérables de leur formation, les médecins en spécialité décident donc de recourir à un mouvement illimité de paralysie des activités dans les Centres hospitaliers universitaires (Chu). Et ceci depuis lundi dernier. Réunis au sein de l’Association Médecins en Spécialité (AMES), ces derniers exigent l’abrogation de l’arrêté rectoral N° 048-2015/UAC /SG/AC/ VR-AARU/SS du 15 juillet 2015 portant fixation des droits universitaires des apprenants en formation pour les diplômes d’études spécialisées à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi. A en croire les grévistes, avec cet arrêté, les frais ont subi une augmentation de 500.000 FCFA d’emblée contraignant beaucoup de médecins à mettre en berne leur volonté de se spécialiser. « Cette hausse des frais de formation survient dans un contexte où il y a une absence de bourses d’entrée en spécialité avec un concours d’internat qui a du plomb dans l’aile », a souligné Dr Gilbert Fassinou, le porte-parole de l’association. les médecins en spécialisation revendiquent également, entre autres, la définition du statut du médecin en spécialité au Bénin, l’amélioration du plateau technique des CHU, la baisse des coûts des prestations des soins au CNHU afin de faciliter l’accès des populations à des soins de qualité et l’attribution d’un salaire minimum à tous les médecins en spécialité.

Aziz BADAROU

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Période d’harmattan et floraison du germe de la méningite : Uriel Dassoundo en parle

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(Avis aux malades de la sinusite et de la tuberculose)
La période de l’harmattan bat son plein au Bénin. Avec son cortège de vent sec et de poussière,elle fait des siennes.Déjà un cas de méningite à Parakou! Matin Libre dans ce numéro de votre page Santé s’est intéressé à cette affection. Qu’est-ce que la méningite? Quels sont ses causes et symptômes? Est-elle bénigne? Contagieuse? Tue-t-elle? La réponse à toutes ces questions, c’est avec le Docteur Uriel Dassoundo, spécialiste en santé et sécurité au travail, expert en santé et environnement, à la Polyclinique de l’Amitié ‘’ le Bon Samaritain’’.

Matin Libre : Qu’est-ce que la méningite et quelles en sont les causes?

Uriel Dassoundo : La méningite est l’inflammation des méninges, le plus souvent par une infection. Les méninges, ce sont des organes qui recouvrent le plus souvent le cerveau. Par anatomie, nous pouvons parler de la dure-mère, une enveloppe qui recouvre le cerveau;l’espace sous-dural; l’arachnoïde; l’espace sous arachnoïdien; le liquide céphalo-rachidien; et enfin, la pie-mère. Tout cet ensemble s’appelle méninge et ça recouvre le cerveau. La méningite est une maladie qui est très fréquente dans les pays en développement. Parfois même, nous parlons de ceinture méningitique ou de ceinture sahélienne. C’est-à-dire,  des pays qui sont pour la plupart touchés par cette affection.La voie de transmission est aérienne.Les voies de contagion sont par exemple l’inhalation. Les germes passent par la voie aérienne et atteignent le cerveau ou passent par la bouche. Il y a aussi un mode de contamination qui peut être secondaire.C’est-à-dire, par l’intermédiaire d’une infection au niveau des voies respiratoires telle que la sinusite ou un abcès sur la peau. Les germes qui peuvent créer la méningite peuvent être les bactéries. On peut aussi avoir des virus. Les différentes bactéries que nous constatons, c’est souvent le méningocoque, le pneumocoque, et le Neisseria meningitidis. Chez l’enfant, le méningocoque et le pneumocoque dominent. Au Bénin, en période d’harmattan surtout, le méningocoque et le pneumocoque pullulent notamment  en zone septentrionale et vous avez ces genres d’affections et c’est très facile d’avoir une épidémie de méningite tout de suite quand la chaîne de transmission n’est pas vite coupée. Le germe de la méningite sévit dans les endroits secs. Les milieux secs ou le vent est très sec. Il faut reconnaître que le début de la méningite est souvent brusque et puis le syndrome méningé est perceptible après des signes de grippe généralement chez l’enfant.Parfois, on peut retrouver une cause tuberculeuse.

Parlez-nous de ses symptômes

Sur le plan clinique, nous avons ce qu’on appelle le syndrome méningé. Le syndrome méningé recouvre les signes fonctionnels. C’est-à-dire les signes que le malade ressent. Le malade, souvent, quand vous l’observez, il est en chien de fusil. C’est-à-dire,une position qui ressemble à un chien couché sur la partie latérale droite avec les membres de part et d’autre sur le sol. Ce malade fait généralement dos à la lumière. Nous appelons ça photophobie c’est-à-dire, la peur de la lumière. Le malade de la méningite a des céphalées intenses qui sont rebelles aux antalgiques habituels, c’est-à-dire le paracétamol et consorts. Ce qu’on a l’habitude de prendre et  qui nous soulage en cas de céphalées, vous constatez que les céphalées de la méningite ne cèdent pas rapidement à ces genres d’antalgies.  Le malade vomit aussi. Ici on parle de vomissement en jet, c’est-à-dire qu’il vomit de façon brutale et puis ça sort en jet, comme les jets d’eau. Après les signes fonctionnels, on a aussi le Syndrome infectieux. Le signe le plus important c’est la fièvre. Vous verrez chez ce malade une fièvre à 40 degré de température pratiquement. On a aussi les signes physiques. C’est le médecin qui essaie de les identifier lors de son examen clinique. Comme signes physiques importants nous avons la raideur rachidienne. Au niveau du cou, vous constatez que la colonne vertébrale et le cou du patient sont raids et très durs. Nous avons également la raideur de la nuque. Deux signes qu’il faut identifier chez quelqu’un qui souffre de la méningite, c’est le signe de Kernig et le signe de Brudzinski. Face au signe de Brudzinski, la flexion antérieure de la nuque provoque généralement la flexion des hanches et des genoux. Quand le patient est couché et qu’on essaye de  fléchir sa nuque vers le front, ça entraîne en même temps une flexion de la hanche et du genou. Le signe de Kernig,c’est l’impossibilité de fléchir en angle droit les membres inférieurs sous le tronc, sans provoquer une vive douleur lombaire et une flexion au niveau des genoux. Ces signes sont très indispensables en cas de méningite et pour confirmer, il faut faire la ponction lombaire en urgence. On fait la ponction lombaire pour identifier le germe en jeu afin d’administrer le traitement. Pour faire la ponction lombaire, il faut que le malade soit assis souvent avec un dos bien rond. On prend les repères, on met une aiguille adaptée et on prélève le liquide céphalo-rachidien. Dans le liquide, nous allons chercher le germe qui est en cause. Si c’est une bactérie ou un virus, la ponction lombaire nous situe. Souvent, il y a deux situations qui se produisent. Quand le liquide est trouble ou purulent et que vous constatez que c’est jaunâtre, il y a beaucoup de chance que ce soit une méningite bactérienne. Mais, quand le liquide est clair avec très peu d’élément set une prédominance de certaines cellules, vous êtes sûr que c’est une méningite d’origine virale.

Chez le nourrisson, la méningite se manifeste par la somnolence, l’agitation, la fixité du regard, le refus d’alimentation, les convulsions. L’enfant fait une forte fièvre jusqu’à parfois convulser.  Par ailleurs, sa nuque est molle à cause d’une hypotonie musculaire.

La méningite serait contagieuse et mortelle!

Non, la méningite n’est pas contagieuse. Sa voie de contagion est aérienne. On peut dire que c’est contagieux si la personne souffre d’un rhume et que le germe de la méningite est à l’origine de ce rhume. Quand cette personne vous côtoie, vous êtes sûr que vous pouvez avoir une méningite.Mais, on en guérit. La méningite est une maladie bénigne. Toutefois, on peut en mourir. Si vous avez une méningite et on ne démarre pas l’antibiotique à temps, ça peut prendre le cerveau et vous pouvez en mourir. Il y a des cas graves qui tuent tout de suite.

Votre mot de la fin

Celui qui souffre de la sinusite ou d’affections Orl doit beaucoup faire attention en période d’harmattan. Il doit normalement se protéger les narines surtout si la personne est dans une zone endémique comme la zone septentrionale. Je rappelle que la méningite est préventive. On peut faire la vaccination contre la méningite et ce, déjà tout petit dans le calendrier vaccinal du nouveau-né.

Cyrience KOUGNANDE

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Tentative d’étouffement du dossier “UB PHAR“ : La preuve du faux combat contre les faux médicaments

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(Lire le rapport de l’Ordre des pharmaciens du Burkina Faso)
L’affaire relative à l’implication de la société grossiste “UbPhar“ dans l’approvisionnement de l’informel en médicaments pourrait ne plus connaitre de suite. Des machinations auraient été bien peaufinées pour que ce dossier qui a pourtant défrayé l’actualité soit rangé dans le tiroir. Et pour preuve, le rapport ou le Procès-verbal de l’audition de Dr Dindane Inoussa, envoyé par l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso aux autorités compétentes du Bénin dans le cadre de l’enquête ouverte sur le dossier, est toujours laissé sur le carreau. Faut-il le rappeler, l’Union béninoise des pharmaciens (UB PHAR) avait été prise en flagrant délit en train de livrer, deux grands cartons remplis de médicaments sur le marché informel à Kétou. Ceci, dans la soirée du mercredi, 29 juin 2016 à Kétou. L’opération étant conduite par les éléments de la brigade de gendarmerie de Pobè. Le bordereau de livraison portant le nom de la pharmacie burkinabé Lafia Sarl appartenant à Dr Dindane Inoussa, l’Ordre des pharmaciens du Burkina Faso avait été saisie pour clarifier les faits. De l’audition de ce dernier, il ressort qu’il n’a jamais passé de commande auprès d’Ubphar bien que son officine dispose d’un compte client auprès de la société grossiste. Cependant, de sources concordantes, le rapport de la Direction de la concurrence et de la lutte contre la fraude (Dclf) évoque un coup monté pour couler UbPhar. Une tentative d’étouffement du dossier qui atteste simplement qu’il s’agit d’un faux combat qui se mène contre les faux médicaments au Bénin. Dès lors que l’informel et le formel s’approvisionnent auprès des mêmes grossistes et que les vrais acteurs de la lutte sont au cœur de telles brigues, le vacarme éternisant contre les médicaments de rue manque de crédibilité !

 

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Habitudes alimentaires en période de fêtes : Le cri de cœur de Fiacre Alladaye

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Au Bénin, la période des fêtes s’étend jusqu’à la fin du mois de janvier dit-on. Seulement, pendant ce temps, l’estomac devient à la limite une poubelle. On y verse un peu de tout sans se préoccuper de rien. Fiacre Alladaye,  agro-nutritionniste, président de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Food  and nutritional security for all (Sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous) refuse de se taire. Les habitudes alimentaires sous nos cieux à l’entendre laissent à désirer et il urge d’y remédier. Lisez son message.

«Si je te l’avais dit, tu ne m’aurais pas cru. Maintenant, je te le dis et te prie de reprendre les emballages (bouteilles, boîtes, sachets, cartons…). Nous allons faire cet exercice. Cherche la partie où se trouvent les ingrédients et faisons la lecture. Les ingrédients, intrants ou matières premières sont normalement des produits naturels connus de tous. Partons de ton premier repas du jour de fête : salade, hors d’œuvre, thé ou autres repas. Dans la composition de ces plats, il y a certainement du lait, de la mayonnaise, la sardine ou autres conserves. C’était vraiment délicieux, je sais. Vérifions !  Sur la boîte de lait, dans la liste des ingrédients, y a-t-il le lait de vache ou d’autres animaux par hasard ? Moi, je n’en trouve pas sur les boîtes que j’ai sur moi. Sûrement que tu as consommé autre chose que le lait. Pour la mayonnaise, ce sont les grands chimistes qui reconnaîtront à peine un ou deux de ces composants. Pour la sardine, où serait passée la tête du poisson    est qui surnage le poisson ? Essaye de goûter et tire tes conclusions.

Ma maman vérifiait les yeux des poissons pour apprécier leur qualité et estimer approximativement le nombre de jours passés au réfrigérateur. Mais, je ne sais pas l’indice que tu utilises pour apprécier la qualité de tes poissons ou pis tes viandes sans tête dont tu ne sais rien de son élevage. Autre que le goût et la facilité de broyer la viande, j’espère tu sais au moins comment la viande d’un animal élevé à l’extérieur, déplumé, congelé, et transporté de l’extérieur, puisse coûter moins cher que la viande de l’animal élevé à côté de toi. J’oubliais. Il m’a semblé que ce tu appelles tomate n’est pas celle que les botanistes et naturalistes appellent tomate. Tu as certainement préparé ta sauce avec de la pomme pourrie ou de l’amidon coloré au rouge. Oui, c’est sûr, c’est avec la tomate fruit que toi tu as fait ta cuisine mais voici comment tu l’as maltraitée. Pour faire ta friture, tu as chauffé ton huile, je ne sais jusqu’à quelle température. Quand tu y as versé la tomate, tout le quartier était alerté, chez toi, tu fais la bonne cuisine, je n’en doute point. Est-ce vraiment la friture que tu as préparée ou de la tomate calcinée dans l’huile ? J’espère qu’il y reste encore au moins quelque chose de nutritionnelle. Chez les voisins, c’est la sauce aux légumes. Tout y est : viande, œuf, fromage, poisson frais, fretins ‘’goussi’’ vulgairement appelé sésame par défaut. Il y a aussi la peau de bœuf couramment appelée ‘’akpanman’’ et même les caillots de sang. Je sais qu’il est conseillé de prendre des protéines mais cette façon de manger, te conduirait tôt ou tard à l’hôpital. Permets-moi aussi de te dire que je ne suis pas auteur de la récente découverte des riz et spaghetti en plastique. Je ne suis pas non plus l’auteur de la découverte de l’incorporation du formol dans certains aliments.   

Laissons les aliments, la liste est trop longue, allons voir du côté des boissons. J’espère au moins que tu as pu estimer la quantité de rouille que tu as consommée. Si non, reprends les capsules des boissons consommées. Tu les as consommées fraîches, ‘’bien frappées’’ dit-on. Les dates de péremption n’étaient pas nécessaires, ‘’tout passe’’. Inutile de me dire que le taux d’alcool est faible, ça a toujours été une fausse indication.

Détrompe-toi si tu penses avoir pris une boisson sans alcool. La seule boisson sans alcool est l’eau. Pour toi, elle n’est certainement pas idéale pour la fête mais tu ferais mieux de demander au vieux de la famille pourquoi il est revenu à l’eau après avoir parcouru toutes les boissons. Quand je te parle de l’eau, c’est la plus simple des eaux. Prenons la bouteille de celle supposée citronnée que tu préfères, as-tu trouvé le citron dans la liste des composants ? si non, tu es entrain d’adopter la consommation d’une nouvelle source de produits chimiques.  Je sais que tu n’aimes pas lire les textes trop longs, raison pour laquelle je vais devoir m’arrêter sur ces quelques mauvaises habitudes alimentaires. Elles nous aideront à ne pas fréquenter les hôpitaux en cette nouvelle année. Sagesse alimentaire pour vivre sain comme un Saint. Heureuse année a chacun et a tous !»


Cyrience KOUGNANDE

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Premières sessions ordinaire et extraordinaire 2016 du Crc/Ocal : Asseoir une commission ad’hoc de suivi de renouvellement des membres

Crc-Ocal

Les membres et non membres du Comité régional de coordination des interventions du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le Paludisme pour l’organisation du corridor Abidjan Lagos (Crc/Ocal) ont tenu leurs premières sessions annuelles de 2016. Il s’agit de la première session ordinaire et celle extraordinaire tenues respectivement les 22 et 23 décembre au Novotel hôtel à Cotonou.
 

Au menu des deux réunions, il était question pour les participants d’examiner, d’une part les différents rapports d’activités et les affaires courantes relatives aux suivis des activités et à la mise en œuvre des subventions mobilisées. D’autre part, valider le projet de documents-cadres révisés de gouvernance du Crc/Ocal, mettre en place une commission ad’hoc de suivi du renouvellement des membres et adopter les prochaines étapes des activités du Crc/Ocal au titre de 2016 à l’échéance de mars 2017. Pour la présidente du Crc/Ocal, professeur Dorothée Kindé Gazard, cette session statutaire qui se tient pratiquement à la fin de l’année 2016, après celle tenue depuis janvier 2015 « est la bienvenue puisque depuis janvier 2015 nous ne nous sommes pas rencontrés à cause des différents changements qu’il y a eus au niveau de chaque Ccm pays, mais également à cause de la difficulté que nous avons à mobiliser le budget sur le Fonds mondial ; car il n’est plus un secret pour personne qu’aujourd’hui le Fonds mondial soutient de moins en moins les organisations régionales ». A en croire Mme Gazard, la question de financement ou de subvention préoccupe ; car depuis 2002 que les chefs d’Etat des 5 pays membres du corridor à savoir : Bénin, Togo, Ghana Côte d’Ivoire et Nigeria, ont mis en place l’Ocal pour apporter une réponse transfrontalier aux maladies transmissibles dont le Vih/Sida qui plombent le développement socio-économique des pays concernés, les comportements à risque se constatent toujours sur le corridor. « En dépit de diverses mutations dans la politique et les stratégies de subvention du Fonds mondial, nous continuons de bénéficier de cette manne financière même si aujourd’hui, les mutations vont nous amener vers une dévolution de la plupart de nos activités vers les pays afin que les programmes de lutte contre le Sida puissent prendre en compte les personnes à risque. C’est ce que va nous permettre de faire le financement que le Fonds mondial nous a alloué pour la période 2016-2018 dans le nouveau modèle du Fonds mondial », a déclaré la présidente du Crc/Ocal. Dans son allocution, elle a pour finir, insisté pour un engagement des présidents Ccm pays afin que dans ce procesus de dévolution progressive, les pays puissent prendre leurs responsabilités « dans le sens de ce qui se faisait sur le corridor ». La rencontre a été ouverte par Landry Yansunu, Directeur adjoint de cabinet du ministre béninois de la santé qui a souhaité  plein succès aux travaux. Il faut dire que le corridor Abidjan-Lagos, est le plus important de la sous-région car il concentre 65% des activités de la sous-région, draine 40 millions de personnes en transit par an, avec une population résident estimée à 30 millions d’habitants pour l’ensemble des 5 pays.

M.M

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Centre d’accueil St Camille de Lellis Calavi Tokan La Caravane du matin au chevet des malades mentaux

Santé

Les pensionnaires du Centre d'accueil de l'association St Camille de Lellis de Calavi-Tokan ont été gratifiés, samedi 24 décembre 2016, de sacs de riz, de maïs, des bidons d'huile, des légumes, laitues, de détergent, de macaroni, des comprimés etc... Un don fait aux malades mentaux du Centre par l'émission "Caravane du matin" de Radio Tokpa. L'initiative avait été donc lancée par Benjamin Agon, journaliste-animateur de l'émission puis soutenue par la plupart des auditeurs qui ont témoigné leur solidarité à l'endroit des bénéficiaires. A en croire Monsieur Zouvoèdo, l'objectif est de porter assistance aux pensionnaires mais surtout de festoyer en leur compagnie. Non agressifs, les malades mentaux ont donc partagé un repas avec l'équipe de l'émission "Caravane du matin". Quant au Directeur du Centre, Houlenou Ernest, le personnel vit en convivialité avec plus d'une centaine de malades sans aucune agression. Après avoir évoqué la genèse du centre, il s'est réjoui des merveilles faites en matière de soins apportés aux victimes de la dépression. Selon ses dires, plusieurs malades sont soignés et retournés à leurs familles. Pour finir, il a évoqué des difficultés d'entretien, d'alimentation que connait le centre pour inviter les autorités à voler au secours des pensionnaires. Prenant la parole, le représentant des bénéficiaires s'est acquitté d'un devoir de reconnaissance à l'endroit des donateurs et a souhaité les avoir toujours proches d'eux. Notons que les initiateurs se sont engagés à ne pas s'en arrêter à ce geste.

A.B

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