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Politique d’exemption du paiement direct des services de la Planification familiale : “Alliance droits et santé“ appelle le gouvernement au respect de l’engagement pris

nourou-adjibade

Le Bénin a pris, à la Conférence d’Addis-Abéba de Novembre 2013, des engagements importants dans l’optique d’une maitrise de la fécondité et de la réduction du taux de mortalité maternelle des adolescentes et jeunes. Ainsi, le gouvernement béninois a pris l’engagement de rendre gratuit au plus tard en 2015, l’accès aux méthodes modernes de contraception dans les formations sanitaires publiques pour la couche des adolescents et jeunes. Une promesse non tenue jusqu’ici et qui a motivé d’ailleurs la sortie médiatique de l’Alliance Droits et santé/Section Bénin ce mercredi, 09 août 2017 au Codiam à Cotonou.

“Membres du gouvernement du Bénin, respectez vos engagements en adoptant la politique d’exemption du paiement direct des coûts des services et produits de la planification familiale au profit des jeunes et adolescents du Bénin“. C’est le message fort lancé hier par les membres de la section Bénin de l’Alliance droits et santé. En effet, face au taux de croissance rapide estimé à 3,5% et la jeunesse de la population ainsi que le risque de voir la population béninoise doubler d’ici 2030, le gouvernement a pris d’importants engagements au plan international notamment à la Conférence d’Addis-Abbeba en 2013. De même, dans le document de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (Scrp 2011-2015), le Bénin a opté pour une maitrise de la fécondité en améliorant l’accès à l’information et aux services de la santé de la reproduction. Ceci, devra permettre aux adolescents d’éviter des grossesses non désirées, de prévenir le Vih et les Ist, les avortements clandestins. Plus important, c’est que le gouvernement s’est engagé à rendre gratuit l’accès aux services de la planification familiale au plus tard en 2015 pour les adolescents et jeunes. Mais plus de bourdonnement autour de la politique depuis. « Or, on remarque aisément que les couvertures nationales sont faibles soit 5,2 selon l’Eds 2011-2012 chez l’ensemble des adolescentes sexuellement actives. En plus, le taux d’adolescents ayant des besoins non-satisfaits augmente selon les résultats de l’Edsb soit de 26% en 2006 et 35% en 2011. Il y a donc une demande potentielle en contraception chez les adolescents qui reste à satisfaire » se désole le porte-parole des organisations de l’Alliance Droits et santé, Dr NourouAdjibadé. A l’en croire, l’accès financier pourrait bien être un obstacle important à l’accès de tous aux méthodes modernes de contraception. D’où la nécessité pour le gouvernement d’honorer son engagement en vue de réduire considérablement les grossesses chez les adolescents et les jeunes, les avortements clandestins et la mortalité maternelle des adolescentes et jeunes. La levée des barrières financières à l’accès aux prestations s’imposait également pour relever le défi lié à l’accélération de la prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018. « …il faut que dans les meilleurs délais cette politique soit adoptée et rendue opérationnelle » a lancé Dr NourouAdjibadé.

Aziz BADAROU

Dernière modification levendredi, 11 août 2017 05:58
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