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Sciences et Santé

Ratification de la convention Médicrime : Le Siphab félicite le parlement et le gouvernement

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Communiqué du SIPHAB

L’Assemblée nationale du Bénin a autorisé au cours de sa plénière de ce lundi, 19 juin 2017 la ratification de la convention MEDICRIME.Le Syndicat Indépendant des Pharmaciens du Bénin (SIPHAB) accueille avec satisfaction cette bonne nouvelle et profite pour adresser ses vives félicitations au Président de l'Assemblée Nationale et à tous les honorables députés pour cet acte patriotique. Aussi, Le SIPHAB saisit-il cette occasion pour renouveler ses sincères remerciements au gouvernement du Président Patrice TALON et au ministre de la santé pour l'intérêt accordé à ce dossier et les exhorte à poursuivre de façon inlassable les réformes entamées dans le secteur pharmaceutique. Enfin, le SIPHAB tient à rassurer le peuple béninois qu'il continuera d'oeuvrer au côté des autorités compétentes pour faciliter l'accès de nos populations aux médicaments de qualité.

Fait à Cotonou, le 19 Juin 2019, Le Président Dr Koukpemedji Louis

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Don de sang des étudiants en médecine de l’UP : Réneta Tamégnon accompagne l’opération

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Conformément à son cahier de charge qu’elle s’est donnée à l’occasion de son élection en Août 2016 comme miss Facebook, mademoiselle Réneta SéssitoTamégnon,s’est associée aux étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Parakou pour l’activité de don de sang que ces derniers organisent au lendemain de la célébration de la Journée nationale du don de sang depuis 2014. Pour l’édition 2017, de cette activité dont l’utilité n’est plus à démontrer, mademoiselle Réneta SéssitoTamégnon a décidé de se joindre aux étudiants pour la réussite de cette activité. Selon miss Facebook 2016, cette activité s’inscrit en droite ligne de ses actions. Pour cette ambassadrice de la beauté, le don de sang est pour pallier le manque criard du sang en cette période de saison de pluie qui rime très souvent avec la prolifération de plusieurs maladies, surtout le paludisme qui cause l’anémie dans le rang des enfants. Cette opération de don de sang permettra de mettre à la disposition de la banque de sang des poches de sang pour sauver des vies humaines qui seront à coup sûr dans le besoin. C’est sa façon, à elle, d’agir pour aider les populations. Elle n’a pas manqué de demander à la communauté universitaire et à toute la population de Parakou et environ de faire massivement le déplacement des résidences Mohamed XI de l’Université de Parakou pour donner un peu de leur sang pendant les deux jours de l’opération afin de sauver les vies humaines. Car, sang donné est égal à vie sauvée.

Albérique HOUNDJO (BrBorgou-Alibori)

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Hôpitaux : Forte demande de sang à Cotonou

poches-de-sang

Le chef section prélèvement de l’antenne départementale de l’Agence nationale de la transfusion du Littoral, Justes Alfred Oké a déclaré ce mercredi que la demande de poches de sang en saison pluvieuse est forte dans les hôpitaux de Cotonou.

« Il nous faut beaucoup de donneurs donc beaucoup de poches de sang pour sauver des vies humaines », a indiqué Justes Alfred Oké, le chef section prélèvement de l’antenne départementale de l’Agence nationale de la transfusion du Littoral.

« En période de pluies, la demande de poches de sang est très forte à cause du paludisme qui sévit et qui entraîne l’anémie des personnes atteintes », a-t-il expliqué avant de faire comprendre que c’est le sang qui doit attendre le malade et que le contraire est toujours catastrophique.

Beaucoup de donneurs de sang contactés sur place, ont approuvé cette nécessité de donner du sang pour sauver les vies humaines. Une opération de don de sang organisée ce mercredi dans le cadre la journée mondiale des donneurs de sang a permis de recueillir une centaine de poches avant la fin, apprend-on.

Abp.info

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Centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan : Fbr, le personnel soignant motivé, les patients retrouvent le sourire

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L’une des trois composantes du Projet de renforcement de la performance du système de santé (Prpss), le Financement basé sur les résultats (Fbr) est une approche qui a révolutionné le paysage sanitaire au Bénin et dont les résultats sont évocateurs aujourd’hui sur le terrain. Financé dans 08 Zones Sanitaires au départ par la Banque Mondiale, l’approche a été généralisée à l’ensemble des 34 Zones sanitaires grâce au Fonds Mondial, de l’Alliance mondiale pour la vaccination (GAVI) et de la Coopération technique Belge (CTB). Ici, au Centre de santé d’arrondissement (Csa) d’Agblangandan, du personnel soignant aux patients, on plaide pour la pérennisation de l’initiative en raison de son impact sur les bénéficiaires…

“Le Fbr, nous ne voulons même pas que cela finisse » ce sont les premiers mots lancés à notre endroit par l’Infirmière diplômée d’Etat, Daouda Salamatou en service au Csa d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji. Et à la jeune mère Avlessi Reine, patiente d’ajouter « Cela nous soulage vraiment, je souhaite que cela se poursuive ». Considéré, il y a quelques années, comme une simple maternité moins fréquentée par les populations, le Centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan (Zone sanitaire Sèmè-Podji-Aguégués-Porto-Novo) connait désormais une affluence des patients grâce à l’approche Financement basé sur les résultats du Prpss. « Grâce au Fbr, nous enregistrons plus d’affluence, le coût des médicaments ainsi que celui des accouchements ont diminué. Ce qui fait que nous avons beaucoup de femmes qui viennent accoucher ici, pour faire des consultations prénatales et puis le centre est désormais plus fréquenté. De plus, il y a la propreté et quand il y a des matériels défaillants, les responsables s’empressent de les réparer et tout est mise en œuvre de sorte à ce que le centre soit vraiment attrayant », témoigne AdononNepoEugenie, sage-femme au sein du Centre. Centre de santé propre, agents de santé plus accueillants, disponibles, offrant des soins de qualité, disponibilité des médicaments et du matériel médicotechnique. Tels sont autres témoignages et perceptions recueillis sur les lieux. Faut-il le rappeler, l’objectif visé à travers la mise en œuvre du Fbr est le renforcement de la couverture en services de santé de qualité. Les indicateurs quantitatifs et qualitatifs ont connu une nette amélioration dans les différentes zones sanitaires. Perçu comme une solution concrète à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans le secteur de la santé, le Fbrsolutionne la question de motivation des prestataires des soins de santé et la qualité des soins offerts aux patients. « « Le Fbr a été vraiment positif au Centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan. C’est une initiative formidable et profitable non seulement aux malades mais aussi au personnel soignant. Vous faites bien vous avez un quota qu’on vous déverse dans votre caisse qui vous permet d’acheter le matériel et une partie destinée à la motivation du personnel. Cela fait que ceux qui ne voulaient pas faire certaines choses acceptent facilement le faire parce qu’ils se disent que c’est moyennant quelque chose et le bilan est positif. On ne peut vouloir que quelque chose de si motivant finisse »,martèle l’infirmière d’Etat, Daouda Salamatou. « Cela nous a fait changer beaucoup de comportements, il y a de ces gestes qu’on faisait. On prenait les malades sans des précautions appropriées, maintenant cela a permis un changement de comportements de l’accueil à la prise en charge des patients. La manière dont nous prenons les malades en charge, on remplissait les choses au rabais mais le Fbr à des grilles qu’il faut respecter.  Vous respectez les grilles, ça vaut quelque chose en retour donc personne ne veut perdre. Ce qui nous même parfois en compétition entre centres de santé en matière de qualité des prestations »,poursuit-elle. A en croire la sage-femme Eugénie Nepo Adonon, le Fbr donne plus de pouvoirs aux patients, renforce la motivation du personnel de santé, augmente les ressources et l’autonomie des centres de santé et accroit surtout la demande en soins de santé.

Fbr: le sourire aux patients

C’est une approche de financement où l’on achète aux formations sanitaires en contrat avec le ministère de la santé, des résultats de qualité. Ainsi, les formations sanitaires à partir des ressources résultant de la vente de leurs prestations, motivent leur personnel et prennent en charge une partie de leur charge de fonctionnement. Cette approche novatrice permet non seulement de résoudre un tant soit peu le problème lié à la motivation du personnel mais aussi s’inscrit dans la vision du gouvernement à développer les mécanismes efficaces et équitables d’incitation des ressources humaines, basés sur la performance à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Au centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan, les patients affluent mais repartent le sourire aux lèvres, signe de satisfaction. Toute chose qui n’était pas possible bien avant la mise en œuvre du Financement basé sur les résultats. « Quand j’ai amené mon enfant, il a été vraiment bien pris en charge. J’y étais, les mains vides mais ils l’ont soigné d’abord et vendu des médicaments avant que je ne revienne solder. Je repars toujours du centre, le sourire aux lèvres.  Je souhaiterais que ce soit une initiative pérenne car cela nous soulage vraiment », témoigne Avlessi Reine, une patiente retrouvée dans les locaux du dispensaire. « A mon arrivée, j’ai été très bien accueillie et la prise en charge aussi s’était bien déroulée. J’étais venu pour accoucher mais avant que je ne donne vie au bébé, elles ont été très amusantes avec moi et c’est dans l’allégresse que j’ai accouché ! Tout s’est bien passé ! Le Fbr nous fait vraiment du bien et nous souhaitons que cela se poursuive », martèle une autre patiente, Miakpe Rosine. Cependant, la motivation ne reste pas uniquement ce qui fait le plaisir du personnel de santé ici. A en croire la sage-femme Eugénie Nepo, c’est surtout la qualité des soins offerts qui importe et le fait de voir les patients repartis très satisfaits. « Pour servir dans le domaine de la santé, c’est une affaire de passion, d’amour pour ce que l’on fait d’abord. Il faut d’abord aimer le travail.  Les patients sont satisfaits, les patients que je reçois et ceux reçus par mes collègues se disent toujours satisfaits. Même quand ils reviennent pour échec thérapeutique, souvent ce n’est plus notre faute car c’est eux qui prennent mal les produits recommandés. Il y ararement de cas de rechute », va rassurer l’infirmière diplômée d’Etat, Daouda Salamatou. A l’en croire, les acquis du Fbr seront pérennisés. « Mon souhait est que le Fbr se poursuive et même s’il finit, nous allons toujours garder ces bonnes habitudes pour une meilleure prise en charge des patients, nous allons mettre les acquis du Fbr au service des patients pour mieux les satisfaire car leur satisfaction fait notre plaisir » fit-elle savoir.  

Rappelons que lors de sa récente descente sur le terrain, la représentante Résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey a touché du doigt les acquis, les améliorations dans les prestations de service, la qualité des soins, la prestation au niveau des accouchements. Elle a pu également rendre compte de la motivation des prestataires de service, des médecins, des infirmiers, des sages-femmes, des aides-soignantes. « Ils sont tous motivés par ce que le Financement basé sur les Résultats a pu leur apporter. Et aussi, au niveau des Comité de Gestion, des relais communautaires, je constate qu’il y a là aussi une grande motivation pour les bénéfices et les réalisations de ce projet. Je salue tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet pour tout ce qui a été fait » avait-elle martelé pour rassurer de l’engagement du groupe de la Banque mondiale à continuer à apporter son appui au secteur de la santé du Bénin et au Financement Basé sur les Résultats.

Le Prpss en bref

Le projet de renforcement du système de santé (PRSS) au Bénin vise à renforcer le système de santé et à contribuer ainsi à l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le développement sur la santé maternelle à travers l’achat des résultats. Les objectifs du projet sont :l’amélioration de la performance des centres de santé à travers le Financement Basé sur les Résultats (FBR) ;l’appui à l’amélioration de l’accessibilité financière aux services de santé (réforme et financement du Fonds Sanitaires des Indigents) ;le renforcement des capacités institutionnelles du Ministère de la Santé.Ce projet combine à la fois prime à la performance, investissements et assistance technique. La santé maternelle et néonatale étant fortement influencée par la performance du système de santé, les indicateurs relatifs à la santé maternelle et néonatale seront utilisés pour mesurer les résultats finaux du projet. Le projet prévoit de couvrir l’ensemble des Zones Sanitaires du Bénin à travers un contrat liant les financements aux résultats. Ceux-ci concerneront l’augmentation de la production des services de santé mais aussi la qualité des prestations. Ce mécanisme liant incitations financières et résultats devrait accroître fortement la responsabilisation et la motivation des établissements de santé et de leur personnel. Le programme est financé conjointement par le Gouvernement du Bénin, la Banque Mondiale, GAVI et le Fonds Mondial.

Réalisation : Aziz BADAROU

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Menace de paralysie du secteur de la santé : Un moratoire de 15 jours accordé au gouvernement

alassane-seidou

La menace de débrayage vient à nouveau d’être brandie par les agents de la santé réunis au sein de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs) et du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine du Bénin (Syntrasesh). Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité ministérielle, Alassane Séidou, ces derniers accordent un moratoire de 15 jours au gouvernement pour donner suite à leurs revendications. Ils dénoncent, par ailleurs, le mutisme des autorités et se disent victimes de duperie pour avoir été invités à renoncer à la grève après des assurances de satisfaction de leur plateforme revendicative. « Combien d’agents de santé attendent toujours leurs contrats depuis 30 mois? Combien de travailleurs du secteur sont encore dans l’attente de reversement en (Ace) ? Combien sont sans salaire depuis 2 à 4 ans? Quelle suite a-t-on donnée aux conclusions des travaux du comité interministériel créé par arrêté n° 173/Mtfpas du 5 mai 2016 ? » Lit-on dans ladite lettre. Le Syndicat national des travailleurs des services de la santé du Bénin (Syntrasesh) et l’intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs), exigent dans un délai de 15 jours, l’annulation du document de réformes à eux présenté le 10 mai 2017 au Palais des congrès, la prise, l’étude et la signature de tous les actes de carrière en souffrance au ministère de la santé depuis des années ;  l’apurement de toutes les dettes de l’Etat vis-à-vis des hôpitaux et agences de gratuité, puis  la mise en œuvre des engagements contenus dans le rapport du comité interministériel mis sur pieds par arrêté 173/Mtfpas du 5 mai décembre 2016. Voilà qui annonce des jours sombres dans le secteur de la santé au Bénin.


A.B

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Formations sanitaires au Bénin : L’Etat, bourreau du CHUD Borgou-Alibori

CHUD-Borgou-Alibori

La situation dans laquelle végète le centre  hospitalier universitaire départemental Borgou-Alibori (CHUD) n’honore pas du tout notre pays. Mieux, elle crée d’énormes préjudices tant bien au personnel sanitaire qu’à la population. Aujourd’hui, il est plus certain de ressortir de ce centre de santé dit de référence les pieds devant, quand vous y entrez malade. Le centre est dans le dénuement total, il manque du minimum pour une bonne prise en charge sanitaire des populations du Borgou-Alibori. Le CHUD Borgou-Alibori se révèle être plus un mouroir qu’un centre de référence. Car son pronostic vital est sérieusement entamé, il souffre d’un cancer en phase terminale.

Manque criard de matériels médicaux et paramédicaux, vétusté des matériels sanitaires, défaut de plateau technique adéquat, morgue moribonde, manque de réactifs pour les analyses biomédicales, pharmacie vide sans les produits de première nécessité, centre de production d’oxygène non fonctionnel, plus de 750 millions de francs Cfa de créances de l'État vis-à-vis du centre, plus de 30 millions de dettes du CHUD Borgou-Aliborivis-à-vis de la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels (CAME), absence d'eau et d'électricité et manque d'infrastructures devant abriter les agents et les malades. Tel se présente le tableau clinique du CHUD Borgou-Aliborid’aprèsle résultat du diagnostic.

La liste des maux dont souffre cette formation sanitaire qui, en plus de l’administration des soins de santé aux malades, assure également, la formation théorique et pratique des futurs médecins et chercheurs en sciences de la santé n’est pas exhaustive.  

Une situation qui n'est pas de nature à assurer des soins de qualité aux patients. Il ne serait pas exagéré d'affirmer, au vue de ce qui manque à ce centre, qu'il n'est plus une référence en matière de soins sanitaires au Bénin.

« Je viens de faire 12 jours au CHUD B-A avec mon oncle qui souffre d’un problème de nerfs, aucun soin sérieux n’a pu lui être administré, parce que l’hôpital ne dispose pas des produits de première nécessité. J’ai décidé de l’envoyer dans un autre centre de santé. Ce qui se passe ici est grave », s’est indigné monsieur B.O un garde malade rencontré dans les couloirs du pavillon de la chirurgie du  CHUD B-A.

Telle est la renommée de centre hospitalier universitaire dans l’opinion publique, qui, a pourtant déjà mis sur le marché de l’emploi neuf promotions de docteurs en médecine.

« Nous sommes dans le rouge, faute de moyens », lâche Dr Emile Mensah, directeur du CHUD B-A qui compte pourtant dans ses rangs un personnel de qualité qui fait ses preuves au-delà des frontières nationales, composé de 442 agents dont 39 médecins, 60 médecins praticiens.

« Si les créances de l'État nous étaient remboursées, nous pouvions trouver un souffle pour prendre le devant des activités afin de mettre le personnel dont nous avons la charge dans des conditions bonnes afin que les prestations que nous avons à faire pour sauver les populations soient meilleures  » se désole Dr Emile Mensah qui explique par ailleurs que, les créances de l’Etat central vis-à-vis du CHUD Borgou-Alibori sont le produit des mesures de gratuité telles que la césarienne, la prise en charge du paludisme, de la dialyse, du traitement des indigents et du personnel permanent et contractuel de l'État. Il pense que le non paiement de ces créances par l’Etat, malgré les nombreuses démarches à l’endroit du ministère de la santé et des finances, a contribué à mettre le centre dans l‘état dans lequel, il se trouve actuellement. Pour le directeur du CHUD Borgou-Alibori, le règlement de ces créances permettra au centre de trouver un souffle pour prendre le devant des activités afin de mettre le personnel dans des conditions bonnes pour la fourniture de meilleures prestations pour sauver les populations.

Et au secrétaire général du syndicat des travailleurs du CHUD Borgou-Alibori, Ibrahim Nondichao de corroborer les propos du directeur Emile Mensah pour faire remarquer que « le CHUD se porte très mal... ». Pour lui, c’est à cause des dettes du CHUD que la CAME refuse de lui fournir les médicaments ce qui fait que la pharmacie du CHUD BA est vide, pas de seringue ni de gants encore moins de paracétamol.  
« Nous sommes au CHUD Borgou Alibori, pourtant, si vous allez à la pharmacie de ce centre à l'heure où je parle, vous ne pouvez pas acheter de la seringue, il n'y en a pas, vous ne pouvez pas acheter du simple paracétamol, il n'y en a pas. La pharmacie est complètement vide », se désole Ibrahim Nondichao, secrétaire général du SYNTRAC CHUD.  

Détails des problèmes du CHUD Borgou Alibori selon le SG Nondichao

Le syndicaliste va au-delà de ce qui est perceptible comme problème au CHUD B-A. Il a fait remarquer la vétusté de plusieurs appareils sanitaires, qui condamne les agents de santé à se surpasser pour administrer des soins aux patients. Le manque de locaux qui amène les médecins à se changer dans leur véhicule, à transformer les couloirs en salle de consultations, ce qui agit sur le rendement.

L’autre problème très grave du CHUD B-A est le manque d'eau et d'électricité. Il est inutile de rappeler l'utilité de l'eau dans un hôpital. Cependant, le CHUD n'en dispose pas à plein temps. Des médecins sont obligés de prescrire parfois de l'eau en sachet communément appelée "Pur Water" dans les ordonnances pour administrer des soins. Il n’est pas rare de voir, les aides soignants avec des bassines d'eau sur la tête pour monter les marches des escaliers de l'hôpital pour les soins aux patients.

En cas de coupure d'électricité par la SBEE, le CHUD B-A a recours à un groupe électrogène, lui aussi éprouvé et qui consomme 60 litres de gasoil par heure. Ce que les finances de l’hôpital n’arrivent pas à supporter tout le temps. Des interventions chirurgicales sont interrompues à cause des coupures d’électricité. La totale a été la réduction drastique de 50% du budget 2016 et 2017 de l’hôpital. C’est à croire qu’il y a une intention de tuer la maison.

L’espoir est-il permis ?

Sur le terrain des efforts pour l'amélioration de la situation, on y retrouve le directeur de l’hôpital Dr Emile Mensah et les travailleurs à travers les différents syndicats qui se donnent la main. Plaidoyers à l’endroit des autorités locales et centrales, revendications et sit-in sont les stratégies qui sont mises en œuvre.

Consciente de la situation grabataire de l’hôpital, l'équipe dirigeante a menée différentes actions à l'endroit des autorités compétentes dont les fruits ne tarderont pas à tomber, confie Dr Emile Mensah.  Grace au partenariat Parakou-Orléans, l'hôpital recevra une partie du matériel médical grâce à la mairie de Parakou et la préfecture du Borgou, l’autre partie étant perdue à cause de la lourdeur administrative.
Le directeur de l’hôpital a rassuré de ce qu’il a fait le point de la situation CHUD B-A à la conférence administrative départementale et au médiateur de la République.

Pendant ce temps, les deux syndicats de la maison sont montés au créneau par un sit-in pour exiger une amélioration de la situation. Ils n’entendent pas se taire tant que la situation ne changera pas. Pour Ibrahim Nondichao, secrétaire général du syndicat des travailleurs du CHUD du Borgou Alibori, « les travailleurs du CHUD Borgou Alibori ont été obligés de se manifester, de donner de la voix à travers un sit-in organisé par les deux syndicats de la maison ». Par ce sit-in, affirme le syndicaliste, les travailleurs réclament les meilleures conditions de travail. Les syndicats, invitent à travers leur sit-in, l'État à jouer sa partition en envoyant ce qu'il doit au centre pour ravitailler la pharmacie du CHUD. Ils réclament également l'achèvement des chantiers de construction des infrastructures en cours depuis 2010. Des propositions de réformes ont également été faites à l'administration par les syndicats pour une meilleure gestion du centre, a soutenu le syndicaliste.

« Il y a urgence. A partir de ce moment, nous avons donné une semaine à l'administration. Passé ce délai, nous seront obligés de revenir à la charge  », Ibrahim Nondichao.   

Face à cette situation, il urgence de sauver le CHUD B-A qui se meurt chaque jour que Dieu fait, ce qui amène les agents de santé de ce centre à se transformer en des magiciens pour pouvoir administrer les soins aux patients qui ont recours au CHUD B-A. L’Etat a un grand rôle à jouer au-delà du fait d’honorer les engagements vis-à-vis de centre hospitalier. C’est une question de souveraineté nationale.

Par Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Family health forum sur le choléra : Spécial olympics et Lions Clubs pour le même combat

sensibilisation

La santé et le bien-être des personnes ayant une déficience intellectuelle préoccupent Spécial olympics Bénin dirigé par Moustapha Yaya. Dans ce cadre, Spécial olympics Bénin en collaboration avec Lions clubs international a organisé, samedi 27 mai 2017, à l’Infosec de Cotonou,Family health forum(Forum santé famille sur le choléra, ndlr) afin de sensibiliser les familles et les athlètes qu’il (Spécial olympics Bénin) encadre. En effet, Spécial olympics Bénin est un programme qui s’occupe des personnes ayant des déficiences intellectuelles à travers le sport et le volet sanitaire. «Aujourd’hui, nous voulons sensibiliser les parents sur le choléra…Vous savez, la pluie a déjà commencé», a affirmé Moustapha Yaya. A l’en croire, Family health forum est un programme qui vise à inculquer les bonnes méthodes aux parents pour qu’ils puissent prendre conscience de ce mal et prendre les dispositions très tôt. «…Ils négligent ces enfants et se préoccupent des enfants dits normaux alors qu’ils ont aussi besoin d’avoir des soins par rapport au choléra», a-t-il fait observer. Selon ses dires, la sensibilisation ne s’arrêtera pas uniquement à Cotonou. En collaboration avec leur partenaire Lions clubs international (qui s’occupe beaucoup plus du volet sanitaire et des appuis aux des personnes démunies), ils entendent étendre la sensibilisation aussi bien à Bohicon sur le paludisme qu’à Parakou sur la nutrition. Moustapha Yaya va alors lancer un appel aux parents. «Je dirai à toutes les familles qui ont des enfants à déficience intellectuelle de s’approcher de Spécial olympics. Que les parents fassent l’effort de venir écouter d’abord pour le bien-être de leurs enfants», a-t-il conseillé. «C’est le moment de s’inscrire à Spécial Olympics et quand des opportunités viendront, leurs enfants vont en bénéficier», informe-t-il.

A.F.S.

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Transfusion sanguine : Le Bénin dispose désormais d’un centre de formation

transfusion-sanguine

Le Ministre de la Santé, Alassane Séibou, a annoncé ce mardi au cours d’une conférence de presse au siège de son institution, qu’un centre de formation en transfusion sanguine est créé pour renforcer durablement les capacités des agents paramédicaux en transfusion sanguine.

Faisant le point, le ministre de la Santé a notifié que le personnel est en nombre insuffisant dans les formations sanitaires, les actes transfusionnels sont réalisés sur la base des formations générales délivrées par les instituts de formation.

Il fait remarquer qu’étant donné que de nombreuses autres responsabilités incombent aux médecins, l’acte transfusionnel est souvent et habituellement délégué au paramédicaux, alors qu’il a eu ces dernières années, de nombreux départs à la retraite, sans qu’il soit possible d’assurer une relève de qualité.

Pour cette raison, a souligné le ministre Alassane Seibou, la formation qui sera donnée dans ce centre permettra au personnel de la santé d’améliorer ses prestations en transfusion sanguine à travers une utilisation de plus en plus rationnelle des produits sanguins ; d’améliorer la qualité des soins et le fonctionnement efficace des comités d’hémovigilance.

La formation en transfusion sanguine qui sera donnée dans ce centre aux infirmiers, sages-femmes diplômées d’Etat et aux bio-technologistes, tant en théorie et en pratique durera huit (8) mois.

Les apprenants seront formés par des spécialistes en transfusion sanguine et en médecine légale.

Le Ministre Alassane Séibou a rappelé que grâce à l’appui de l’association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger « APEFE », il a été mis en œuvre un projet qui accompagne l’Agence nationale pour la transfusion sanguine dans le démarrage de la mise en place du centre de formation en transfusion sanguine en 2011.

abp.info

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L’azoospermie : Une des causes de l’infertilité dans les couples

Josue-Avakoudjo

La stérilité au sein des couples est de plus en plus constatée de nos jours. Les raisons sont cherchées de part et d’autre que ce soit du côté de l’homme que de la femme. Mais, il est à noter que dans la plupart des cas, la faute est rejetée sur la femme qui, peut ne pas être responsable. Il est,en effet, possible, que le mal provienne de l’homme. Entre autres causes, l’azoospermie :l’absence de spermatozoïdes dans le sperme.Mal silencieux, peu connu mais bien réel. Qu’est-ce donc l’azoospermie? quelles sont ses causes et conséquences? quelles peuvent être les solutions possibles pour lutter contre cette maladie? Pour apporter des réponses à ces interrogations, votre quotidien Matin Libre s’est rapproché du DocteurJosué Avakoudjo,chirurgien Urologue au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) Hubert Koutoukou Maga à Cotonou.

Matin libre : Qu’est-ce que l’azoospermie Docteur?

Docteur Josué Avakoudjo: Le terme d’azoospermie désigne l’absence de spermatozoïdes dans le sperme. Cette anomalie du sperme est découverte habituellement lors de l’exploration biologique d’un homme qui  ne parvient pas à être auteur de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés, sans usage de produits contraceptifs par la partenaire.

Comment diagnostique-t-on le mal?

Le médecin biologiste ou l’ingénieur biologiste recueille du sperme du patient et procède à son analyse au microscope. L’azoospermie est donc un diagnostic qui se pose au laboratoire après étude du sperme. Le personnel de santé recommande deux analyses de sperme réalisées à intervalle d’environ 3 mois avant de confirmer une azoospermie.Les azoospermies sont regroupées en deux groupes. L’azoospermie par défaut de production des spermatozoïdes, désignée par azoospermie non obstructive ou azoospermie sécrétoire. Elle représente 60 à 65% des cas. On a aussi l’azoospermie par obstruction des voies de sortie du sperme, azoospermie obstructive ou azoospermie excrétoire qui représente 35 à 40 % des cas. De rares fois, ces deux groupes cohabitent chez le même sujet. On parle d’azoospermie mixte.

Quelles sont les causes des azoospermies?

Nous avons plusieurs causes. S’agissant de l’azoospermie par obstruction des voies de sortie du sperme, d’abord, les testicules non descendus dans leur enveloppe scrotale appelée Cryptorchidie bilatérale et la torsion des vaisseaux sanguins du testicule privent le testicule de l’apport sanguin vital pour sa survie et un retard dans la chirurgie expose à sa destruction. Nous avons également un traumatisme testiculaire c’est à dire un choc violent, un coup de pied lors des sports de combat, une  blessure par arme à feu, l’inflammation du testicule d’origine bactérienne ou virale appelé Orchite. Nous pouvons aussi parler des molécules employées pour soigner certains cancers de l’homme qui détruisent les cellules qui fabriquent les spermatozoïdes. Nous pensons à l’exposition toxique telle que les engrais, les industries chimiques, et autres polluants, etc... L’insuffisance rénale, le retard pubertaire, les maladies génétiques tels que le syndrome de Klinefelter, le dopage par les produits anabolisants, varices des testiculesappelé varicocèles, les professions exerçant dans de fortes chaleurs par exemple les cuisiniers, la chaudronnerie, etc, en sont aussi des causes.Pour ce qui est de l’azoospermie non obstructive, les causes congénitales sont représentées par l’agénésie bilatérale du canal déférent c'est-à-dire que le canal déférent du fœtus n’a pas été formé. Les infections des organes génitaux masculins, épididymes, prostate, vésicules séminales, sont par ailleurs des causes. Il peut y avoir aussi les chirurgies des hernies de l’aine,la vasectomie, etc.

Comment se fait la prise en charge des malades atteint d’azoospermies?

Elle se fait par une équipe pluridisciplinaire incluant au moins un urologue, un biologiste, et un gynécologue. D’autres spécialistes  sont sollicités au besoin des anomalies révélées par l’examen du patient. Pour ce qui est d’un malade atteint d’azoospermie non obstructive, elle se ,fait par prélèvement chirurgical du tissu testiculaire qui permet d’y rechercher la présence de rares spermatozoïdes qui  pourront être utilisés pour une  micro injection intra-cytoplasmique de l’ovule de la femme.C’est une technique appelée Icsi. En l’absence avérée de spermatozoïdes, les autres possibilités demeurent l’adoption d’enfant ou la fécondation par sperme d’un donneur fertile. La proposition du recours au don de sperme se fait à deux conditions : patient azoospermes dont l’extraction des spermatozoïdes a été infructueuse ou le patient ayant refusé cette chirurgie. Pour le cas d’un patient souffrant d’azoospermie obstructive, la prise en charge se fait par une re-perméabilisation des voies génitales dans des hôpitaux équipés du plateau technique adapté. Une microchirurgie permet d’aspirer les spermatozoïdes au sein des épididymes en vue d’une procréation médicalement assistée. Le testicule peut également être biopsie.

Ces prises en charge sont-elles effectives au Bénin? Ce sera votre mot de la fin.

Il faut noter qu’au Benin, la perspective d’un centre de reproduction humaine  publique est attendue. Des tentatives seraient en cours. L’avènement d’un pareil centre apporterait un soulagement à nos populations qui peinent à se prendre en charge dans les centres privés nationaux et sous-régionaux.De nombreux couples sont mal orientés et consultent un urologue quand toutes les chances de  soins sont épuisés et parfois après de longues années de traitement. Au bout de 1 an de vie commune sans enfant, le couple peut consulter pour qu’un bilan initial soit réalisé.

Thèrèse GNITONA (Stag)

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Santé : Grande marche contre le paludisme à Ouidah

paludisme

Plus de cinq cents (500) femmes ont marché samedi, dans la ville de Ouidah pour encourager la lutte contre le paludisme. Une mobilisation initiée par le Centre international des arts et de la musique de Ouidah (CIAMO) et du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Plusieurs autorités qui ont pris part à cette mobilisation qui a abouti au  lancement officiel du projet « 1000 femmes en marche contre le paludisme », un projet de l’USAID qui entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre le paludisme.

Des autorités communales, locales, religieuses, des artistes et plusieurs centaines de femmes sont partis du "Fort français" pour se retrouver à l’Institut régional de santé publique (IRSP) où s’est déroulé le lancement du projet, après plusieurs escales. Le long du trajet, le message véhiculé est d’encourager les populations à dormir sous les moustiquaires imprégnées.Le directeur adjoint de cabinet du ministère de la santé, Dr Landry Yansunnu a souligné l’engagement et la détermination du gouvernement du Bénin à capitaliser les acquis en matière de lutte contre le paludisme afin d’en finir avec la morbidité et de la mortalité dues à cette maladie.Le Chef-section santé de l’USAID Michelle Kouletio a précisé que "...Le peuple béninois jouit aujourd’hui de plusieurs opportunités pour lutter efficacement contre le paludisme à cause de la volonté du gouvernement qui aide les couches défavorisées à avoir toutes, des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action."Alexis Tchévoédé, Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, a quant à lui, appelé tous les acteurs à maintenir la veille contre la maladie qui est en net recul au Bénin.

Plus de cinq cents moustiquaires ont été distribués à toutes les femmes participantes à l’issue de la cérémonie.

A.B

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