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Sciences et Santé

Pour éradiquer la poliomyélite : Géante marche du Rotary international demain à Cotonou

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Dans le cadre de l'éradication de la Polio, le Rotary  organise demain sa troisième édition de la Marche Polio.  Ainsi, les rotariens et non rotariens prendront le départ à 7 heures du stade René Pleven pour l’Etoile rouge.

5000 participants. C’est le nombre de marcheurs sur lequel compte le Rotary pour attirer l’attention de la population sur la poliomyélite.  A travers cette marche, les rotariens et non rotariens montrerons l’engagement de cette organisation à éradiquer cette maladie invalidante qui touche les enfants.  Elle servira aussi d’occasion de collecter de fonds pour financer l’achat de vaccin contre la poliomyélite. Avec un peu d'effort le Rotary international pourra aider la communauté à venir à bout de cette maladie. Donc il s'agit d'écrire  une page de l'histoire de l'humanité.

Par ailleurs cette marche entre aussi dans les festivités de la commémoration du 113 ème anniversaire du Rotary international et se déroule de façon simultanée dans les quatre pays du district 9102 à savoir le Ghana, le Togo, le Niger et le Bénin.

Il est important de souligner que le Rotary international est le chef de file des organisations pour l'éradication de la poliomyélite à travers son programme Polio plus avec le soutien financier de la Fondation Rotary.

En finir avec la polio

Il est plus que urgent de mettre un terme à la maladie de la poliomyélite qui sévie depuis des décennies. Le Rotary international a vite pris la mesure de la situation en procédant pour la première campagne la vaccination d’enfants aux Philippines en 1979. L’objectif c’est de réduire le nombre de cas de polio de 99,9%. Ainsi, il est temps de supprimer définitivement cette maladie, et pour ce faire, le Rotary a besoin de l’aide des uns et des autres pour écrire cette page de l’histoire. A cet effet, il faut retenir que, grâce aux actions des  Rotariens, plus de 2.5 milliards d'enfants ont été vaccinés contre la polio dans 122 pays. Un enfant peut être protégé à vie contre cette maladie à raison d’environ 50 centimes d'euro. Un don fait à Polio Plus vous rend éligible pour devenir membre du Cercle Paul Harris. Rotariens, n’hésitez donc pas à accroitre le soutien de votre club et région à l'éradication de la polio en organisant une collecte de fonds. Le combat contre la polio n’est pas seulement l’affaire du Rotary, c’est également votre devoir et nous avons besoins de vous pour porter ce message au monde. Prenez des initiatives pour lever des fonds et expliquer pourquoi il est urgent de rapidement mettre fin à la maladie, ralliez les dirigeants politiques à notre cause. Et pour donner du poids à cette action, il convient de signer une pétition pressante aux chefs d'États du monde entier de financer l'effort final d'éradication. Nos enfants, vos enfants, ont besoins de ce sursaut patriotique pour être à l’abri de cette maladie dévoreur.

M.M

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Implication des sociétés grossistes dans le commerce de faux médicaments : Matin Libre et le Siphab avaient donné l’alerte !

Faux-Médicaments

(Dr Louis Koukpemedji appelle les pharmaciens au calme et à la sérénité)
L’affaire de faux médicaments dans lequel serait impliqué le député Atao Hinnouho connaît un nouveau rebondissement depuis mardi dernier avec l’arrestation de plusieurs responsables de sociétés grossistes. Des grossistes à qui, il est reproché, d’être impliqués dans le commerce de faux médicaments. Si cela parait surprenant que des sociétés censées alimenter formellement les pharmacies se trouvent complices de la criminalité pharmaceutique, il faut dire qu’il y a plusieurs mois déjà que votre journal “Matin Libre“, à travers une série de publications, avait donné l’alerte. Des déclarations de presse du Siphab avaient également prévenu du danger…

Dans sa parution du 06 juillet 2017 et à travers l’article intitulé « Implication d’Ub Phar dans une affaire de trafic de médicaments : Les pharmaciens exigent des sanctions appropriées », le journal “Matin Libre“ avait souligné la nécessité de procéder à l’inspection de toutes les sociétés grossistes. Ceci, en raison des pratiques très peu orthodoxes de certaines sociétés grossistes dont Ub Phar, pris en flagrant délit en train de livrer des médicaments sur le marché informel dans le département du Plateau par le président du Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin. Un dossier qui avait fait beaucoup de bruits mais malgré les démarches menées par le Collectif des pharmaciens du Bénin unis contre la vente illicite des médicaments, l’affaire a été très tôt rangée sans suite. Ceci, avait d’ailleurs amené les pharmaciens à lancer une pétition pour appeler au boycott de la société grossiste en ce qui concerne les commandes de médicaments. Faut-il le rappeler, l’affaire avait été conduite par Dr Koukpémèdji, avec le concours du Chef de la Brigade de recherche de Pobè et qui a permis de mettre la main sur la dame à qui étaient destinés lesdits médicaments. Le bordereau de livraison a permis de remonter au grossiste qui serait un coutumier des faits. Suite aux tentatives d’étouffement de l’affaire, les pharmaciens avaient exigé que des sanctions appropriées soient infligées à Ub Phar conformément à la règlementation pharmaceutique notamment la fermeture des comptes-client secondaires et étrangers destinés aux achats douteux et frauduleux. Ils ont également, à travers une déclaration de presse, souhaité la mise en place d’une commission d’enquête pour inspecter toutes les sociétés grossistes privées et publiques.

Quelques mois après, ça revient sur tapis…

Depuis mardi dernier, plusieurs responsables de sociétés grossistes passent simplement de sales moments. Accusés d’être impliqués dans une affaire de faux médicaments, ces derniers ont été présentés hier au Procureur de la République. Après une audience qui aura duré plusieurs heures, le procès a été reporté au 06 mars prochain. Donc, ils ont été placés sous mandat de dépôt en attendant de comparaitre à nouveau pour être entendus dans l’affaire “Atao“. Il s’agit entre autres des responsables de la Came, UbPhar, Ubipharm, Promo Pharma, Gapob, Promopharma ainsi que deux collaborateurs du député Atao Hinnouho. Ils sont accusés de "vente de médicaments falsifiés, exposition, détention en vue de vente, mise en vente ou vente de substances médicamenteuses falsifiées".

Aziz BADAROU

COMMUNIQUÉ DU SYNDICAT INDÉPENDANT DES PHARMACIENS DU BÉNIN (SIPHAB)

Le bureau du SIPHAB a été informé ce soir du mardi 20 février 2018 de la mise sous mandat de dépôt des directeurs généraux des sociétés grossistes-répartiteurs de médicaments par le tribunal de première instance de Cotonou.

Cette mesure entrerait dans le cadre de l'instruction du dossier de détention illégale de produits pharmaceutiques par un honorable député actuellement poursuivi.

Tout en compatissant aux difficultés de nos confrères et consoeur qui font actuellement objet de poursuite judiciaire, le bureau du SIPHAB voudrait inviter les pharmaciens au calme et à la sérénité afin de permettre à la justice de situer les responsabilités dans cette affaire qui, si elle n'est pas clarifiée, risque ďébranler tout le système d'approvisionnement pharmaceutique de notre pays et d'entamer la confiance de nos populations.

Le bureau du SIPHAB continue de faire confiance à la justice pour la gestion transparente de ce dossier dans l'intérêt supérieur de la nation.

Fait à Cotonou, le 20 février 2018.

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Affaire Atao-‘’Médicaments falsifiés’’ : Le Directeur de la Pharmacie, Fernand Gbaguidi, intouchable

Fernand-Gbaguidi

Pour leur première comparution hier mercredi, au Tribunal de première instance de Cotonou, les patrons des sociétés de distribution de produits pharmaceutiques : Ubphar, Ubipharm, Promo-Pharma, Gapob et la Came, retournent en prison avec deux collaborateurs du député Atao Hinnouho. Dans cette affaire dite de trafic illicite médicaments, plusieurs grossistes répartiteurs, présumés complices, ont été interpellés même si le plus recherché député de la 15ème circonscription électorale est en cavale depuis plus de deux mois. Si nombre de Béninois avaient souhaité le démantèlement de tout le réseau, il se fait qu’aujourd’hui tout se réunit pour donner raison à ceux qui soutiennent que le gouvernement de Patrice Talon mène une lutte sélective contre l’impunité et la corruption. Tenez ! Avant que l’on ne trouve les grossistes répartiteurs dans la chaîne, il faudrait d’abord qu’ils soient livrés à partir des marchandises importées et autorisées à échouer sur le territoire.  En première loge, le Directeur de la Pharmacie, du médicament et des explorations diagnostics (D-Pmed), sans oublier les structures en charge de la sécurité et du dédouanement. Mais tenons-nous d’abord au D-Pmed, Fernand A. Gbaguidi qui, à la stupéfaction de tous, est libre de ses mouvements alors même qu’en novembre 2017 seulement, il avait autorisé l’enlèvement de 716 cartons de consommables médicaux par la grosse structure au cœur de l’affaire. Comment cela a-t-il été possible quand on sait que selon l’agrément reçu, ladite société ne doit commercialiser que les matériels ou équipements médicaux ? Pourquoi jusque-là, le professeur  Fernand A. Gbaguidi jouit-il de sa liberté ? N’est-ce pas là la preuve d’une Justice à double vitesse ? Pour certains observateurs, il ne pouvait en être autrement quand on sait que l’intéressé multiplie des actions de soutien au gouvernement et à son chef. En solo ou épaulé par la ministre Marie Odile Attanasso, il a sonné la mobilisation des opérateurs économiques et des populations des Collines notamment de Savalou, sa région natale, autour du Programme d’action du gouvernement (Pag). Est-ce le bon parapluie contre la pluie de la prison ? La suite du procès annoncé pour le 6 mars nous édifiera.

Worou Borou

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Affaire faux médicaments : Tous les grossistes répartiteurs interpellés,… en prison

medicaments

(Le juge renvoie le dossier au 06 mars prochain)
Les responsables de sociétés suspectés de s’approvisionner chez le député Atao Mohamed Hinnouho dans l’affaire «Faux médicaments» attendront encore quelques jours avant d’être fixés sur le sort.  Présentés au Tribunal de première instance (Tpi) de Cotonou hier, ils sont maintenus dans les liens de la détention.  Le juge a décidé de renvoyer le dossier au 06 mars 2018.

Face au juge hier mercredi, les présumés complices du député Atao Hinnouho n’ont pu obtenir grand-chose au cours de leur première comparution. Alors que les avocats ont réclamé la mise liberté sous caution de leurs clients, le Procureur de la République, Gilbert Togbonon a défendu leur maintien en détention. Pour les avocats, la responsabilité des mis en cause ne saurait être établie en droit béninois. Mais le ministère public qui soutenait la thèse contraire, a souligné la nécessité de retourner en prison les patrons de l’Ubphar, de l’Ubipharm, de la Promo-Pharma, du Gapob, de la Came ainsi que deux collaborateurs du député Atao Hinnouho. Selon lui, les mis en cause à qui on reproche de vendre des médicaments falsifiés, doivent comparaître à nouveau le 06 mars prochain en même temps qu’un expatrié poursuivi dans la même affaire de « faux médicaments ». Le procès d’un Indien suspecté d’alimenter le réseau de médicaments falsifiés au Bénin devrait s’ouvrir le 06 mars. A en croire le Procureur de la République, on ne saurait conduire distinctement les deux procédures judiciaires. Les débats étaient houleux. Chaque camp voulait faire passer sa position. Mais le juge a donné suite à la demande  du ministère public. Seul le Directeur de la pharmacie a été mis en liberté provisoire. Il faut noter qu’hier, le Maire de Comè, M. Essou qui a passé service à l’actuel Directeur de la Came a fait un malaise. Présent au tribunal, il a en effet perdu connaissance et  a été conduit  à l’hôpital.

Mike MAHOUNA  

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Centres hospitaliers à Porto-Novo : Awep fait don d’équipements médicaux

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La première adjointe au maire de la ville de Porto-Novo Jocelyne Zinsou a reçu une délégation des partenaires au développement, AWEP qui ont voulu appuyer cinq centres de santé des arrondissements de la ville de Porto-Novo en équipements médicaux.

En effet, les centres hospitaliers de Porto-Novo sont en général en phase critique. L'État de délabrement de ces centres communautaires hospitaliers est criard. La vétusté règne en maître sous le regard impuissant de la nouvelle équipe dirigeante de la mairie de Porto-Novo. En attendant le grand projet de rénovation qui prendra en compte presque tous les centres de santé  de la ville, la première adjointe au maire  de Porto-Novo, Jocelyne Zinsou a convaincu les femmes entrepreneurs réunies au sein de African's Women Entreprenariatship Programme (AWEP)  à venir en aide à quelques centres de santé. Ainsi profitant de la célébration du "Awep'sday" ces femmes ont amené à la mairie de Porto-Novo des lits d'accouchement, des lits d'hospitalisation, des stérilisateurs, des aspirateurs, des fauteuils roulants, bref un paquetage de matériels médicaux. C'est ce qui justifie leur descente le vendredi 16 février 2018 au niveau de ces centres afin de constater eux même l'état de délabrement au niveau de ces centres. Il s'agit pour ces partenaires de connaître les centres bénéficiaires de ce don. Ainsi, les centres de santé de Ouando, de Houinmè, d'Oganla, d' Acron et d'Atakè ont été visités. Pour Greta Luce Gangbo, présidente AWEP-Bénin, il a été constaté lors de cette visite qu'il y a des centres en état de délabrement total, d'autres moins vétustes, d'autres nouvellement construits mais manquent d'équipements et enfin certains qui ne sont pas du tout entretenus. "Je voudrais demander aux populations bénéficiaires de ces équipements, qui sont dans un état flambant neuf à prendre bien soin de ceux-ci pour pourvoir assurer la pérennisation de cette action " a déclaré Ismène Ahamidé Zounmènou, Secrétaire générale de AWEP-Bénin.

Kola PAQUI

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Mort d’une personne avec saignement au nez : Pas de cas de Lassa confirmé dans le Mono

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Pas de panique ! Il n’y a pas de cas de malade du virus de Lassa confirmé dans le Mono contrairement à ce qui circule sur les réseaux sociaux depuis samedi dernier. En effet, un malade saignant du nez a été hospitalisé à « l’hôpital cent lits » de Comé. Très tôt, la rumeur évoquant la thèse d’un cas de virus de Lassa a fait le tour de la toile. Cependant, le prélèvement du sang envoyé pour examen au Laboratoire a donné un résultat négatif. A en croire, Dr Etienne Hounkonnou, directeur départemental de la Santé, il n’y a  « pas de Lassa pour le moment dans le Mono ». Par contre dans le Couffo précisément à Aplahoué dans le village Gougan, un fabricant de pailles à toiture, originaire de Saligbé/Togo et résidant à Aplahoué a été retrouvé mort,au petit matin du samedi, sous un arbre avec assez de sang sortant de ses narines et de sa bouche. Alertées, les autorités locales et sanitaires se sont rendues sur les lieux où il a été découvert que le sieur AkleTogbedji, avant de mourir, avait vomi assez de sang. Aussitôt enterré pour limiter les risques de contamination, on ne peut affirmer ou non qu’il s’agit d’une mort provoquée par le virus de Lassa car le prélèvement n’a pu être fait.  « Des dispositions ont été prises, cependant, pour procéder à un enterrement digne et sécurisé de la dépouille », a indiqué le directeur départemental de la Santé dans le Couffo, Dr Jean Yaovi Daho. Il ajoutera que les personnes ayant côtoyé le vieil artisan avant son décès, ont été recensées et mises en observation.

Aziz BADAROU

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Secteur de la santé : La motion de grève suspendue !

CNHU

Les hôpitaux reprennent vie après plus d’un mois de grève. Le Collectif des syndicats de la santé a procédé à la suspension de sa motion de grève, vendredi 16 février 2018. Il s’agit d’une décision prise au cours de l’Assemblée générale qui s’est tenue jeudi dernier à la Bourse du travail à Cotonou. Dès ce lundi, 19 février 2018, tous les agents de santé sont invités à se rendre au chevet des patients…

A en croire le porte-parole du Collectif des syndicats de la santé, Adolphe  Houssou, cette suspension est motivée par le rejet de l’interdiction du droit de grève par la Cour constitutionnelle et  la volonté manifeste du gouvernement à étudier les revendications des travailleurs de la santé. Selon ses propos, un comité a été mis en place à cet effetet des démarches concrètes auraient été entreprises par le gouvernement en vue de leur donner gain de cause. Tout en reconnaissant qu’aucune revendication des travailleurs de la santé n’a encore été satisfaite malgré les promesses faites par le gouvernement, il a invité le gouvernement à faire diligence afin de ne pas replonger le secteur de la santé dans une nouvelle crise. Quant aux déclarations selon lesquelles, les syndicats de la santé voudraient contraindre le gouvernement à réagir en laissant des patients mourir dans les hôpitaux, Adolphe Houssou a fait savoir qu’il s’agit de la pure intoxication, d’une campagne de dénigrement. D’ailleurs, « il y a même plus de morts quand on travaille que lorsqu’on est en grève », affirme-t-il.De son point de vue, ce sont les conditions de travail dans les hôpitaux qui sont généralement à l’origine des décès des patients. Justifiant les raisons de leur recours à la grève, il déplore que le gouvernement actuel s’emploie à mettre les formations sanitaires publiques sous gestion déléguée sous prétexte que la qualité des prestations poserait problème. Pour les syndicats de la santé, la gestion déléguée des hôpitaux est loin d’être la solution.

Rappelons que la pomme de discorde n’était autre que le rapport de la Commission des réformes. Un rapport qui ne prendrait pas en compte les vrais problèmes du secteur, selon les syndicalistes qui soupçonnaient une intention de privatisation des hôpitaux.

Aziz BADAROU

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Crise au sein de l’Ordre des pharmaciens du Bénin : Décembre 2018, fin des mandats de Toukourou et Ainadou !

Toukourou-et-Ainadou

(Fin de la crise ou la reconduction du bicéphalisme à la tête du Cnopb)
Quatre années durant, le sous-secteur pharmaceutique a sombré dans une crise sans précédent et malgré les décisions de justice et arrêts de la Cour suprême, rien ne semble présager, jusqu’à ce jour, la fin de cette situation qui laisse la famille des pharmaciens du Bénin, totalement divisée avec les camps du Dr MoutiatouToukourou et du Dr Charles Aïnadou. Dans quelques mois seulement précisément en décembre 2018, se tiennent de nouvelles élections ordinales. S’achemine-t-on vers la réunification des pharmaciens ou le bicéphalisme se poursuivra à la tête de l’Ordre des pharmaciens ?
 
27 décembre 2014, cette date restera gravée dans les annales notamment des pharmaciens du Bénin car marquant les élections ordinales ayant conduit à l’installation de deux différents bureaux à la tête de l’Ordre des pharmaciens du Bénin. Chaque camp clamant sa légitimité et légalité, la bataille judiciaire s’en est très tôt suivie. Mais que ce soient les décisions rendues par la Cour constitutionnelle ou encore celles rendues par la Chambre administrative de la Cour suprême, aucune d’entre elles n’ont pu jusque-là mettre fin à cette crise qui aura assez duré. Mais, dans quelques mois seulement, les mandats des deux bureaux arrivent à terme. Chose curieuse, durant quatre ans, l’aile MoutiatouToukourou et le camp Charles Aïnadou ont entretenu la crise sans que les textes ne fassent plier un camp au détriment de l’autre. Quand bien même la plupart des décisions rendues dans ce dossier sont en défaveur du camp Toukourou, le bureau présidé par Charles Aïnadou n’a pu avoir accès aux comptes et locaux du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens jusqu’à quelques mois seulement de la fin de son mandat. D’ailleurs, le ministre de la santé, Alassane Séidou a eu sa dose pour avoir déclaré devant les députés à l’Assemblée nationale lors de la séance d’autorisation de ratification de la convention MEDICRIME que le seul bureau reconnu reste celui présidé par Charles Ainadou. « …les récentes déclarations faites par le ministre de la santé, monsieur Alassane Seidou, le lundi, 19 juin 2017 devant la représentation nationale lors de la plénière consacrée à l’examen et l’adoption de la loi portant ratification de la convention MEDICRIME,  sont d’une  extrême gravité et méritent d’être condamnées parce qu’il ne lui revenait pas de se prononcer sur le fond d’une affaire encore pendante devant les juridictions », avait réagi la Présidente MoutiatouToukourou dans une correspondance adressée au ministre.                

Fin des mandats synonyme de fin de crise ?

C’est la question qui hante à présent les esprits au regard de l’imminence des prochaines élections ordinales. Devrait-on assister en décembre prochain à la réunification de la famille des pharmaciens ou à la régénérescence du bicéphalisme à la tête du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin ? La question reste toute posée et difficile d’y apporter en tout cas, pour l’heure, une réponse certaine même si le Président du Syndicat indépendant des pharmaciens affiche une sérénité quant au retour à un seul bureau du Cnopb. Pour plusieurs observateurs, il n’est pas exclu que les deux camps convoquent, chacun, sa Commission électorale ordinale et que chaque camp renouvelle les membres de son bureau. Et ceci relancerait simplement la crise qui plombe d’une manière ou d’une autre la lutte contre les faux médicaments faute de synergie d’actions. L’autre chose évidente aujourd’hui est qu’aucun camp, que soit celui de Toukourou ou de Aïnadou, n’affiche une intention de fléchir. La preuve, les arrêts de la Cour suprême sont souvent interprétés différemment peut-être chacun en sa faveur. « Je n’ai pas retrouvé dans ses différents arrêts, les obligations qui étaient mises à ma charge. Ce ne sont que des arrêts d’irrecevabilité qui portent seulement sur la forme et non le fond du dossier», avait fait observer Dr MoutiatouToukourou. Et de l’autre côté, les ficelles sont à nouveau tirées. « Si la Cour accédait à sa requête et annulait l'arrêté querellé, le bureau de Ainadou tombait de lui-même puisqu'il serait sans base légale. La cour déclare irrecevable leur requête. Ce qui signifie en termes terre à terre que la base légale demeure ainsi que le bureau de Ainadou. La preuve de tout ceci est que le 28 mars 2017, la Cour elle-même a adressé un courrier à Monsieur Henri Charles Ainadou en qualité de président de l'ordre national des Pharmaciens du Bénin pour lui notifier les arrêts du 19 janvier 2017» a rétorqué Dr Louis Koukpemedji du camp Aïnadou. Alors qu’on pensait qu’avec l’interruption de leur déclaration dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les faux médicaments par les forces de l’ordre, le camp MoutiatouToukourou allait être contraint de se ranger dans les rangs, mais rien ! Pour cette dernière, c’est inutile de crier victoire dans le camp adverse car la Cour n'a pas précisé dans sa décision qu'un bureau est légal et que l'autre ne l'est pas et qu’il s'agit juste d'une requête déclarée irrecevable. En tout cas, aucun signe ne montre encore la fin de la scission de la famille des pharmaciens à la veille des élections ordinales. Si pour Dr MoutiatouToukourou, seule la Cour suprême pourra départager les uns et les autres à travers des décisions justes et équitables qu’elle rendra sur les recours encore pendants devant elle, le camp Aïnadou invite le camp adverse à prendre part aux prochaines élections qu’il organise pour taire les querelles. Les jours à venir nous édifieront davantage !

Aziz BADAROU

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Promotion de la santé, des droits sexuels et reproductifs au Bénin : Un nouveau projet, pour le bonheur des adolescents et adultes

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Promouvoir la santé et les droits sexuels et reproductifs au Bénin. C'est l'objectif d'un tout nouveau projet mis en œuvre par un consortium d’Ong à savoir l'Agence béninoise pour le marketing social (Abms), l'Agence béninoise de la planification familiale (Abpf) et Care Bénin-Togo, sous le leadership du ministère de la santé. La cérémonie officielle de lancement dudit projet a eu lieu, mardi 6 février 2018, à la salle de conférence du ministère de la santé.

Le projet de "Promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs au Bénin" est destiné aux jeunes filles de 10 à 24 ans, les femmes en âge de procréer, les garçons et les hommes.  D'une durée de trois ans (1er janvier 2018-31 décembre 2020), il est cofinancé  par le Royaume des Pays-Bas et le Gouvernement du Canada. Ce projet d'envergure, couvre 12 zones sanitaires, soit un peu plus de 40% du territoire national.

Face aux défis de mariages forcés, de violences faites aux femmes, de taux de mortalité maternelle et infantile élevé, de taux de grossesses précoces ou non désirées élevé en milieu scolaire, de prévalence du Vih préoccupante et de prévalence contraceptive moderne faible, ce projet est le bienvenu tant les résultats attendus rassurent. En effet, à en croire Octave Moumpala, Directeur exécutif de l’Abms qui a présenté le projet dans les détails au nom du consortium, à terme, les jeunes filles et garçons ainsi que les femmes et les hommes dans les zones du projet doivent jouir de leur droit à la santé reproductive, de leurs droits sexuels avec un mécanisme de coordination multi sectoriel qui sera fonctionnel à tous les niveaux. De façon concrète, l'objectif c'est de réduire, d'ici 2020, le taux  de mortalité maternelle, le taux de fécondité des femmes, des adolescentes, réduire de moitié la prévalence actuelle du Vih dans la tranche 15 - 24 ans de même que les grossesses non désirées. Aussi, le taux d'alphabétisation de la cible devra s'accroître de 20℅ en passant de 46 à 66℅. Procédant au lancement du projet, le ministre de la santé, Dr Alassane Seidou a remercié les deux bailleurs de fonds: le Canada représenté par sa ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau et les Pays-Bas représenté par son ambassadeur, Harry Van Dijk, pour leur contribution à ce projet qui cadre avec le programme d'action du gouvernement béninois (Pag) et les Objectifs du développement durable (Odd). Il a rassuré que son département ministériel ne ménagera aucun effort pour l'atteinte des objectifs fixés.

JB

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Fièvre hémorragique à virus de Lassa : Déjà 3 cas de décès enregistrés

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La Fièvre hémorragique à virus de Lassa a resurgi au Bénin et sévit actuellement dans la partie septentrionale du pays. « A ce jour, 4 cas ont été détectés, tous des Béninois résidant au Nigeria et rentrés au Bénin pour raison de santé. Nous déplorons malheureusement trois décès parmi eux. (...) Notre pays le Bénin, subit ainsi une épidémie de la fièvre hémorragique à Virus Lassa », a déclaré le ministre de la Santé, Alassane Seidou, au cours d’une conférence de presse donnée samedi.Le premier cas a été décelé le lundi 8 janvier dernier dans la commune de Boukoumbé, dans le département de l’Atacora.Le malade qui résidait au Nigeria, était rentré dans son village pour des raisons de santé et présentait des symptômes de mal de tête, de fièvre, de vomissements avec du sang, conjonctives infectées et difficultés respiratoires avec fatigue générale. Mais il n’a pas survécu. Face à cette situation, la surveillance épidémiologique a été renforcée avec des équipes d’intervention rapide qui sont à l’œuvre appuyés par des cadres des services d’épidémiologie pour la poursuite des investigations afin de circonscrire le virus, a expliqué le ministre.Il a par ailleurs, dans un message, invité les populations à rester vigilantes car « le virus se transmet d’une personne infectée malade à une personne non malade par contact avec les liquides biologiques (sang, selles, commissures, urines…) et par contact avec les excréments des rongeurs, notamment le rat à multiples mamelles. Il a alors invité à l’observance de certaines mesures dont se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, à couvrir les restes et réserves de nourritures, à éviter la manipulation et la consommation des rats et à éviter tout contact avec une personne suspecte.

A.B

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