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Sciences et Santé

Transfusion sanguine : Le Bénin dispose désormais d’un centre de formation

transfusion-sanguine

Le Ministre de la Santé, Alassane Séibou, a annoncé ce mardi au cours d’une conférence de presse au siège de son institution, qu’un centre de formation en transfusion sanguine est créé pour renforcer durablement les capacités des agents paramédicaux en transfusion sanguine.

Faisant le point, le ministre de la Santé a notifié que le personnel est en nombre insuffisant dans les formations sanitaires, les actes transfusionnels sont réalisés sur la base des formations générales délivrées par les instituts de formation.

Il fait remarquer qu’étant donné que de nombreuses autres responsabilités incombent aux médecins, l’acte transfusionnel est souvent et habituellement délégué au paramédicaux, alors qu’il a eu ces dernières années, de nombreux départs à la retraite, sans qu’il soit possible d’assurer une relève de qualité.

Pour cette raison, a souligné le ministre Alassane Seibou, la formation qui sera donnée dans ce centre permettra au personnel de la santé d’améliorer ses prestations en transfusion sanguine à travers une utilisation de plus en plus rationnelle des produits sanguins ; d’améliorer la qualité des soins et le fonctionnement efficace des comités d’hémovigilance.

La formation en transfusion sanguine qui sera donnée dans ce centre aux infirmiers, sages-femmes diplômées d’Etat et aux bio-technologistes, tant en théorie et en pratique durera huit (8) mois.

Les apprenants seront formés par des spécialistes en transfusion sanguine et en médecine légale.

Le Ministre Alassane Séibou a rappelé que grâce à l’appui de l’association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger « APEFE », il a été mis en œuvre un projet qui accompagne l’Agence nationale pour la transfusion sanguine dans le démarrage de la mise en place du centre de formation en transfusion sanguine en 2011.

abp.info

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L’azoospermie : Une des causes de l’infertilité dans les couples

Josue-Avakoudjo

La stérilité au sein des couples est de plus en plus constatée de nos jours. Les raisons sont cherchées de part et d’autre que ce soit du côté de l’homme que de la femme. Mais, il est à noter que dans la plupart des cas, la faute est rejetée sur la femme qui, peut ne pas être responsable. Il est,en effet, possible, que le mal provienne de l’homme. Entre autres causes, l’azoospermie :l’absence de spermatozoïdes dans le sperme.Mal silencieux, peu connu mais bien réel. Qu’est-ce donc l’azoospermie? quelles sont ses causes et conséquences? quelles peuvent être les solutions possibles pour lutter contre cette maladie? Pour apporter des réponses à ces interrogations, votre quotidien Matin Libre s’est rapproché du DocteurJosué Avakoudjo,chirurgien Urologue au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) Hubert Koutoukou Maga à Cotonou.

Matin libre : Qu’est-ce que l’azoospermie Docteur?

Docteur Josué Avakoudjo: Le terme d’azoospermie désigne l’absence de spermatozoïdes dans le sperme. Cette anomalie du sperme est découverte habituellement lors de l’exploration biologique d’un homme qui  ne parvient pas à être auteur de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés, sans usage de produits contraceptifs par la partenaire.

Comment diagnostique-t-on le mal?

Le médecin biologiste ou l’ingénieur biologiste recueille du sperme du patient et procède à son analyse au microscope. L’azoospermie est donc un diagnostic qui se pose au laboratoire après étude du sperme. Le personnel de santé recommande deux analyses de sperme réalisées à intervalle d’environ 3 mois avant de confirmer une azoospermie.Les azoospermies sont regroupées en deux groupes. L’azoospermie par défaut de production des spermatozoïdes, désignée par azoospermie non obstructive ou azoospermie sécrétoire. Elle représente 60 à 65% des cas. On a aussi l’azoospermie par obstruction des voies de sortie du sperme, azoospermie obstructive ou azoospermie excrétoire qui représente 35 à 40 % des cas. De rares fois, ces deux groupes cohabitent chez le même sujet. On parle d’azoospermie mixte.

Quelles sont les causes des azoospermies?

Nous avons plusieurs causes. S’agissant de l’azoospermie par obstruction des voies de sortie du sperme, d’abord, les testicules non descendus dans leur enveloppe scrotale appelée Cryptorchidie bilatérale et la torsion des vaisseaux sanguins du testicule privent le testicule de l’apport sanguin vital pour sa survie et un retard dans la chirurgie expose à sa destruction. Nous avons également un traumatisme testiculaire c’est à dire un choc violent, un coup de pied lors des sports de combat, une  blessure par arme à feu, l’inflammation du testicule d’origine bactérienne ou virale appelé Orchite. Nous pouvons aussi parler des molécules employées pour soigner certains cancers de l’homme qui détruisent les cellules qui fabriquent les spermatozoïdes. Nous pensons à l’exposition toxique telle que les engrais, les industries chimiques, et autres polluants, etc... L’insuffisance rénale, le retard pubertaire, les maladies génétiques tels que le syndrome de Klinefelter, le dopage par les produits anabolisants, varices des testiculesappelé varicocèles, les professions exerçant dans de fortes chaleurs par exemple les cuisiniers, la chaudronnerie, etc, en sont aussi des causes.Pour ce qui est de l’azoospermie non obstructive, les causes congénitales sont représentées par l’agénésie bilatérale du canal déférent c'est-à-dire que le canal déférent du fœtus n’a pas été formé. Les infections des organes génitaux masculins, épididymes, prostate, vésicules séminales, sont par ailleurs des causes. Il peut y avoir aussi les chirurgies des hernies de l’aine,la vasectomie, etc.

Comment se fait la prise en charge des malades atteint d’azoospermies?

Elle se fait par une équipe pluridisciplinaire incluant au moins un urologue, un biologiste, et un gynécologue. D’autres spécialistes  sont sollicités au besoin des anomalies révélées par l’examen du patient. Pour ce qui est d’un malade atteint d’azoospermie non obstructive, elle se ,fait par prélèvement chirurgical du tissu testiculaire qui permet d’y rechercher la présence de rares spermatozoïdes qui  pourront être utilisés pour une  micro injection intra-cytoplasmique de l’ovule de la femme.C’est une technique appelée Icsi. En l’absence avérée de spermatozoïdes, les autres possibilités demeurent l’adoption d’enfant ou la fécondation par sperme d’un donneur fertile. La proposition du recours au don de sperme se fait à deux conditions : patient azoospermes dont l’extraction des spermatozoïdes a été infructueuse ou le patient ayant refusé cette chirurgie. Pour le cas d’un patient souffrant d’azoospermie obstructive, la prise en charge se fait par une re-perméabilisation des voies génitales dans des hôpitaux équipés du plateau technique adapté. Une microchirurgie permet d’aspirer les spermatozoïdes au sein des épididymes en vue d’une procréation médicalement assistée. Le testicule peut également être biopsie.

Ces prises en charge sont-elles effectives au Bénin? Ce sera votre mot de la fin.

Il faut noter qu’au Benin, la perspective d’un centre de reproduction humaine  publique est attendue. Des tentatives seraient en cours. L’avènement d’un pareil centre apporterait un soulagement à nos populations qui peinent à se prendre en charge dans les centres privés nationaux et sous-régionaux.De nombreux couples sont mal orientés et consultent un urologue quand toutes les chances de  soins sont épuisés et parfois après de longues années de traitement. Au bout de 1 an de vie commune sans enfant, le couple peut consulter pour qu’un bilan initial soit réalisé.

Thèrèse GNITONA (Stag)

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Santé : Grande marche contre le paludisme à Ouidah

paludisme

Plus de cinq cents (500) femmes ont marché samedi, dans la ville de Ouidah pour encourager la lutte contre le paludisme. Une mobilisation initiée par le Centre international des arts et de la musique de Ouidah (CIAMO) et du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Plusieurs autorités qui ont pris part à cette mobilisation qui a abouti au  lancement officiel du projet « 1000 femmes en marche contre le paludisme », un projet de l’USAID qui entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre le paludisme.

Des autorités communales, locales, religieuses, des artistes et plusieurs centaines de femmes sont partis du "Fort français" pour se retrouver à l’Institut régional de santé publique (IRSP) où s’est déroulé le lancement du projet, après plusieurs escales. Le long du trajet, le message véhiculé est d’encourager les populations à dormir sous les moustiquaires imprégnées.Le directeur adjoint de cabinet du ministère de la santé, Dr Landry Yansunnu a souligné l’engagement et la détermination du gouvernement du Bénin à capitaliser les acquis en matière de lutte contre le paludisme afin d’en finir avec la morbidité et de la mortalité dues à cette maladie.Le Chef-section santé de l’USAID Michelle Kouletio a précisé que "...Le peuple béninois jouit aujourd’hui de plusieurs opportunités pour lutter efficacement contre le paludisme à cause de la volonté du gouvernement qui aide les couches défavorisées à avoir toutes, des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action."Alexis Tchévoédé, Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, a quant à lui, appelé tous les acteurs à maintenir la veille contre la maladie qui est en net recul au Bénin.

Plus de cinq cents moustiquaires ont été distribués à toutes les femmes participantes à l’issue de la cérémonie.

A.B

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Crise au sein de l’Ordre des pharmaciens du Bénin : Dr Louis Koukpemedji décortique les arrêts de la Cour

Louis-Koukpemedji

La crise au sein de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin est encore loin d’être résolue malgré les récents arrêts de la Cour suprême qui déclarent irrecevables, les requêtes du bureau de MoutiatouToukourou. Si pour cette dernière, la Cour n’a ni examiné le fond des requêtes ni invalidé son bureau, le Président du Syndicat indépendant des pharmaciens (Siphab), Dr Louis Koukpemedji estime que quand on a saisi soi-même la Cour suprême qui dans ses arrêts vous dit que votre requête est irrecevable, on se plie. Ceci pour le bonheur de la corporation.

Alors qu’on pensait que la crise au sein de l’Ordre des pharmaciens relèverait du passé après les derniers arrêts rendus par la Chambre administrative de la Cour suprême. Des arrêts qui ont déclaré irrecevable, la requête du bureau dirigé par MoutiatouToukourou qui demandait l'annulation de l'élection de Charles Henri Ainadou. Visiblement, la famille des pharmaciens est encore loin de retrouver l’union rêvée. Puisque le camp Toukourou accuse la Cour de n'avoir pas examiné le fond de la requête. Une position que déplore Dr Louis Koukpemedji, Président du Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab). « Leur réaction n'est ni citoyenne ni honorable pour notre profession qui est quand-même une noble profession. Quand on a saisi soi-même la Cour suprême qui dans ses arrêts vous dit que votre requête est irrecevable, on se plie et si on a une requête qu'elle soit au fond on la soumet et on attend. Mais en bon citoyen on n’organise pas une guérilla ni contre la Cour ni contre ces confrères parce que après tout, nous demeurons fils d'une même nation » a-t-il fait observé.

L’aile Toukourou pourrait bien avoir raison…

Pour le bureau de l’Ordre des pharmaciens dirigé par MoutiatouToukourou, inutile de crier victoire dans le camp adverse car la Cour n'a pas précisé dans sa décision qu'un bureau est légal et que l'autre ne l'est pas. Il s'agit juste d'une requête déclarée irrecevable. Alors s’il est pourtant établi la pertinence de ce raisonnement, le Président du Siphab estime que l’analyse ne tient pas du tout puisque la Cour ne répond qu'à la requête qui lui a été soumise. « Il est connu de tous que l'élection du bureau de Aïnadou ne souffrait d'aucune irrégularité. Ce bureau est issu d'un processus électoral régulièrement encadré. La base légale de ce processus est l'arrêté ministériel du 09 décembre 2014 portant modalités d'organisation des élections. En revanche c'est le bureau de Madame Toukourou qui était à la recherche de la légalité puisqu'elle sait elle-même qu'elle a fini son mandat et que le pseudo-renouvellement de son bureau ne reposait sur aucune base légale. Raison pour laquelle elle tentait de briser la base légale de l'élection du bureau de Aïnadou en demandant à la Cour l'annulation de l'arrêté ministériel pour excès de pouvoir. Si la Cour accédait à sa requête et annulait l'arrêté querellé, le bureau de Aïnadou tombait de lui-même puisqu'il serait sans base légale. La Cour déclare irrecevable leur requête. Ce qui signifie en termes terre à terre que la base légale demeure ainsi que le bureau de Aïnadou. La preuve de tout ceci est que le 28 mars 2017, la Cour elle-même a adressé un courrier à Monsieur Henri Charles Aïnadou en qualité de président de l'ordre national des Pharmaciens du Bénin pour lui notifier les arrêts du 19 janvier 2017. Pensez-vous que la Cour suprême s'amuserait à désigner comme destinataire de son courrier Monsieur Aïnadou président de l'ordre des pharmaciens si Madame Toukourou continuait de porter légalement ce titre? Absolument pas, la Cour ne peut pas se donner à un jeu pareil » a-t-il clarifié.

Le silence du camp Ainadou : Manque d’arguments ou posture de perdant ?

Le camp Ainadou n'est toujours pas monté au créneau pour désapprouver les interprétations de Toukourou. Le bureau de Charles Ainadou semble pratiquement, s’effacé des débats qui se mènent autour de la crise ainsi que des décisions de justice. Toute chose qui fait croire que la version servie reste incontestable. « Je ne suis pas moi-même satisfait du mutisme ou de la trop grande discrétion du président Aïnadou. Nous sommes au siècle de l'information. Quand vous ne communiquez pas, vous laissez croire que vous vous accusez ou vous n'avez pas raison. Cependant, l'attitude n'est qu'un appel au dialogue et à la paix. Malheureusement, nos confrères d'en face n'aiment pas la posture de la paix. Et pourtant, il est clairement établi aujourd'hui qu'ils n'ont gagné un seul des procès qu'eux-mêmes ont engagé depuis 2013. Les quatre derniers arrêts de la cour suprême dans le dossier du contentieux électoral en sont des preuves éloquentes et irréfutables », affirme Dr Louis Koukpemedji.

Des années déjà que dure la crise, comment départager définitivement les deux camps et réunifier la famille ?

« Je pense que le droit a été dit. Plusieurs fois nous avons proposé la voie du règlement à l’amiable à nos amis d'en face puisqu'on dit qu'un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès. Ils ont proclamé sur toutes nos chaînes qu'ils font confiance à la justice de notre pays. Quand on a fait tout ça et qu'on a pris en otage toute une profession dont certains membres sont au début de leur carrière professionnelle pendant qu’eux sont entrain de finir, lorsqu'on a fait tout cela en faisant perdre du temps et une décision de justice est rendue, on la respecte un point tiret et la vie continue. C’est la seule issue. Il ne reste plus rien. Bien entendu nous sommes tous de la même famille professionnelle et nous devons contribuer à travailler ensemble pour le bien de nos populations. En décembre 2018, il doit y avoir le renouvellement du bureau de l'ordre dirigé par Aïnadou. Je les exhorte à se préparer pour participer à cette élection. Ils peuvent encore gagner s'ils continuent de bénéficier de la confiance de la majorité des pharmaciens », Conclut Dr Louis Koukpemedji.


Aziz BADAROU

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Centre Hospitalier Universitaire Départemental Borgou-Alibori : Le syndicat exige le remboursement des dettes de l’Etat envers l’hôpital

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Ibrahim Nodichao, le secrétaire général du SYNTRA-CHUD/B-A déplore les nombreuses dettes de l’Etat vis-à-vis de ce centre hospitalier. Il a saisi l’occasion de la célébration de la fête du 1er mai pour se faire entendre et exiger par la même occasion le remboursement desdites créances.

Le responsable syndical a expliqué que ces dettes sont essentiellement des frais de prise en charge des mesures sociales notamment : la gratuité de la césarienne et du traitement du paludisme, les frais de prise en charge des fonctionnaires de l’Etat et des dialysés ainsi que les soins des indigents. A ces dettes, Ibrahim Nodichao a ajouté, le manque d’infrastructures, d’équipementsmédico-techniques et d’eau potable. Ce qui empêche ce centre hospitalier de référence, de disposer des moyens nécessaires à son fonctionnement correct et une prise en charge correcte des patients.

Il n’a pas manqué de faire remarquer, la réduction de moitié du montant des crédits délégués alloués au CHUD/B-A par rapport aux années antérieures et l’absence de manuel de procédure, document très important qui définit les rôles et responsabilités, les attributions et cahier de charges des agents ainsi que les procédures de prise en charge des usagers des formations sanitaires.
Le directeur du CHUD/B-A, Dr Emile Mensah et le Directeur départemental de la santé (DDS-Borgou), Dr Yacoubou Imorou tout en saluant les efforts des travailleurs du CHUD/B-A, ils ont invité ces derniersà plus d’ardeur au travail pour des résultats plus probants. Ces deux responsables ont rassuré le responsable du syndicat de ce que les doléances sont transmises à qui de droit.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Soirée récréative au Ceg le Littoral : L’Ocj sensibilise sur les Ist

Ocj

Dans l’après-midi de ce samedi 29 avril 2017, la cour du Collège d’enseignement général (Ceg) le Littoral fourmillait de monde. Des  élèves, toutes classes confondues, y avaient fait le déplacement pour participer à la soirée récréative organisée par l’Organe consultatif de la jeunesse (Ocj), du 1er arrondissement de Cotonou. C’est, en réalité, le canal choisi par l’organe pour  sensibiliserles élèves sur les Infections sexuellement transmissibles (Ist). La remarque étant que beaucoup de jeunes vont précocement au sexe sans ‘’même’’ utiliser de préservatifs.A travers donc une communication assurée par Mariette Montcho, tout a été dit sur les voies de transmission des Ist, les conséquences, et les précautions à prendre pour les éviter. Ce fut une communication interactive dans une ambiance bonenfant au cours de laquelle, la cible a exprimé ses inquiétudes.«Aujourd’hui, la jeunesse veut tout avoir tout suite. Etant chef d’arrondissement, je vois beaucoup d’actes passés. Je vois l’âge des mères surtout. Il y a des mamans à 13 ans, 15 ans, c’est un peu trop tôt», se désole le Ca du 1er arrondissement de Cotonou, Arlette Saïzonou. En acceptant d’accompagner l’Ocj dans cette initiative, son vœu, souligne-t-elle, est que cette séance de sensibilisation puisse véritablement conduire les élèves à changer de comportement. Aux dires du président del’Ocj/1er arrondissement de Cotonou, Virgile Hounkpèvi, elle «impactera les jeunes». Elle permettra, espère-t-il, d’«avoir des jeunes conscients qui, avant d’aller à l’acte sexuel, penseront deux fois aux conséquences qui peuvent en découler». Le Ceg du Littoral n’est, en effet, pas épargné des cas de grossesses en milieux scolaires. Et c’est Eugénie HoungboAhouandjinou directrice du collège le Littoral qui le confie. Ainsi, pour elle, l’initiative est louable et toute sa reconnaissance va à l’endroit de l’Ocj.

C.K

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Tribune Libre de l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin : Mettre Définitivement Fin au Paludisme est un Investissement Sûr

Lucy-Tamlyn

Des progrès mondiaux ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme depuis l’an 2000 et le gouvernement des États-Unis a joué un rôle clé dans cette réalisation. L'Organisation  Mondiale de la Santé (OMS) estime que plus de 6,8 millions de décès dus au paludisme ont été évités dans le monde entre 2001 et 2015, principalement chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne.

Alors que nous commémorons la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme le 25 avril, nous célébrons ce succès. En tant que principal donateur au Fonds Mondial, les États-Unis s'engagent à collaborer avec leurs partenaires pour intensifier les efforts afin de mettre définitivement fin au paludisme. Nous saluons le gouvernement du Bénin pour son engagement récent à augmenter les dépenses dans le secteur de la santé à hauteur de 15% du budget national total, afin de soutenir la lutte contre le paludisme et le renforcement du système intersectoriel de santé.

Le Bénin a maintenant l'un des pourcentages les plus élevés en matière d'utilisation de moustiquaires en Afrique subsaharienne, ceci permet de sauver des milliers de vies de jeunes enfants et est le résultat direct de l'investissement collectif et de la coopération entre le gouvernement, les communautés, les donateurs et les partenaires.

Pour sa part, le gouvernement des États-Unis a démontré un engagement inébranlable à mettre fin au fléau du paludisme, en particulier depuis le lancement de l'initiative Présidentielle de Lutte contre le Paludisme (PMI) en 2005. L'Initiative est mise en œuvre dans 19 des pays les plus touchés en Afrique subsaharienne, y compris le Bénin. L'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) dirige l'Initiative, conjointement avec les Centres américains pour le Contrôle et la Prévention des Maladies (CDC).

A la suite du soutien apporté par PMI, des centaines de millions de personnes ont bénéficié de mesures de protection contre le paludisme et des centaines de millions d'autres ont été diagnostiquées et traitées contre le paludisme.

PMI travaille avec les Ministères de la Santé, les Programmes nationaux de lutte contre le paludisme et les programmes d'élimination, les partenaires et les communautés pour s'assurer que les moustiquaires imprégnées d'insecticide soient livrées aux ménages, aux femmes enceintes et à  leurs nouveau-nés et qu’elles soient protégées contre le paludisme. Chaque cas suspect est testé et les cas confirmés sont traités rapidement.

PMI s'appuie sur les investissements réalisés par d'autres partenaires pour améliorer et étendre les soins liés au paludisme, y compris les subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds Mondial), le Département du Développement International (DFID) du Royaume-Uni et d'autres institutions.

Près de la moitié de la population mondiale vit dans des zones où des personnes courent le risque de contracter le paludisme par les piqûres de moustiques infectés, l'Afrique subsaharienne ayant une part disproportionnée du fardeau mondial du paludisme. En 2015, la région abritait 90% des cas de paludisme et 92% des décès par paludisme.

Malheureusement, un enfant meurt toutes les deux minutes de la maladie. Cette année, le paludisme a tué plus de 400.000 personnes. La grande majorité sera des jeunes enfants dans la sous-région.

Le contrôle du paludisme est essentiel pour améliorer la survie de l'enfant et la santé maternelle, et contribue de manière substantielle à l'éradication de l'extrême pauvreté et à l'amélioration de l'éducation. De nombreux enfants et adultes sont infectés par le paludisme plusieurs fois par an. En Afrique subsaharienne, le paludisme renforce encore la pauvreté et intensifie l'insécurité alimentaire en arrachant les agriculteurs des champs et en éloignant les enfants des salles de classe. Moins de paludisme signifie moins d’absence à l'école et au travail et donc des communautés plus productives. Les experts estiment à 40 dollars la rentabilité pour chaque dollar investi globalement pour réduire le paludisme et à60 dollars la rentabilité pour chaque dollar investi en Afrique subsaharienne.

Le Rapport mondial sur le paludisme de 2016 réaffirme l’urgente nécessité d'atteindre toutes les personnes exposées à la maladie grâce aux  outils de prévention efficaces et vitaux, ainsi qu'un diagnostic et un traitement efficaces. Que les pays continuent à intensifier les interventions de base contre le paludisme ou qu’ils aient largement atteint leur objectif de mise à l’échelle, soutenir et s'appuyer sur les réalisations antérieures doit être au cœur des efforts de PMI dans les années à venir.

Diminuer notre attention entraînera une résurgence de la morbidité et de la mortalité du paludisme, ce qui représente un risque pour les progrès extraordinaires réalisés à ce jour et les investissements substantiels réalisés jusqu'ici.

Je tiens à remercier mes collègues et homologues du Bénin, qui travaillent sans relâche chaque jour dans les communautés, de Cotonou à Kandi. Vous rendez possible notre rêve de mettre fin au paludisme. Mais nous ne pouvons pas le faire seuls. Les ressources des donateurs ne suffisent pas pour atteindre nos objectifs. Nous avons besoin d'approches novatrices pour le financement et un engagement accru du secteur privé. J'invite tous les partenaires, les entreprises et les communautés à se joindre à nos efforts pour mettre fin au paludisme, une fois pour toutes, au Bénin et dans le monde entier.

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Journée mondiale du Paludisme : Icône 360 commémore l’évènement à l’Epp Sènadé Sekon

paludisme

A l’instar de la communauté internationale, l’Ong Icone360° a célébré au Bénin la Journée mondiale du paludisme, mardi 25 avril 2017. Les manifestations commémoratives se sont déroulées à Akpakpa précisément dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique Sènadé Sekon.

« Le paludisme n’est pas une fatalité, il peut être éradiqué », c’est le thème qui a focalisé les attentions au cours des activités. Partie intégrante de la grande croisade contre le paludisme lancée par l’Ong Icône 360 et dénommée « Zéro piqûre-Zéro Palu ! Je m’engage », la célébration de la présente Journée devra contribuer à mobiliser et à créer  une synergie entre les différents acteurs de lutte contre le paludisme au Bénin. Aussi, vise-t-elle à susciter l’engagement politique au plus haut niveau de l’Etat pour l’élimination du paludisme au Bénin. Ainsi, très tôt dans la matinée, une séance de sarclage de l’Epp Sènadé Sekon a été initiée. Elle sera suivie de la pulvérisation des endroits susceptibles de porter les larves des moustiques. Dans son mot de bienvenu, la cofondatrice de l’Ong Icône 360, Yvette  Alavo a contextualisé la Journée avant de rappeler la vraie menace de santé que constitue le paludisme. Elle a, par ailleurs, appelé tous à œuvrer pour l’éradication du fléau au Bénin. Dans son message de sensibilisation, le médecin généraliste, Joseph Adoko a fait savoir que : 90% des cas de paludisme liés au VIH se retrouvent en Afrique au sud du Sahara, 92% des décès liés au paludisme se retrouvent également dans la zone et la couche la plus vulnérable est celle des enfants de moins de 5ans qui représentent 72 % des cas. Quant au Directeur de l’Ecole, il a témoigné sa profonde gratitude aux organisateurs pour ces messages forts qui permettront aux écoliers et parents d’adopter désormais de bonnes pratiques pour prévenir le paludisme.

Icône 360 est une plateforme d’innovation dont la vision s’inscrit dans un monde où le développement pérenne de l’Afrique s’articule autour de la productivité sociale grâce à l’innovation participative avec un souci d’impact social, environnemental et économique.

A.B

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10ème Journée mondiale de lutte contre le paludisme à Parakou : Des engagements pour accélérer et consolider des acquis

Djibril-Mama-Cisse-et-Landry-Gnansounou

La commune de Parakou a abrité le 25 avril 2017 les manifestations officielles de la 10ème journée mondiale de lutte contre le paludisme. Le thème de cette 10ème  journée est intitulé « En finir définitivement avec le paludisme » souligne la nécessité d’accélérer et de consolider les efforts afin de vaincre le paludisme qui reste une priorité mondiale et régionale, parce que cette maladie continue de faire plus de 400.000 morts par an à travers le monde. L’objectif est de bouter le paludisme hors du territoire béninois d’ici 2030, un objectif qui se trouve être un des Objectifs de développement durable ODD. Dans cette perspective, les efforts fournis en Afrique à travers les différents acteurs de la lutte, ont permis une réduction de l’incidence des cas de paludisme de 23% entre 2010 et 2015.

Djibril Mama Cissé, préfet du département du Borgou s’est réjoui du choix porté sur son département pour abriter le lancement officiel de la 10ème journée mondiale de lutte contre le paludisme. Ce qui témoigne de l’attention particulière dont bénéficie la ville de Parakou de la part du Chef de l’Etat Patrice Talon, qui ne cesse d’œuvrer pour le mieux-être des populations béninoises. Pour l’autorité préfectorale, le thème de la 10ème journée traduit, s’il en était encore besoin, la volonté et le courage d’en découdre avec cette maladie. Et pour ce faire, il a exhorté les populations à se protéger et surtout à protéger les enfants en les faisant dormir sous moustiquaires imprégnées.

Le représentant du représentant résident de l’OMS au Bénin, docteur Raoul Saïzonou, a fait remarquer que les résultats de la prévention accélérée du paludisme sont éloquents. Le rapport sur le paludisme dans le monde 2016 montre clairement que, depuis cinq ans, près du double de la population à risque de paludisme en Afrique subsaharienne dort sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. De même, le pourcentage d’enfants soumis à un test de diagnostic rapide du paludisme s’est sensiblement accru de 77% et la proportion des femmes enceintes bénéficiant du traitement préventif intermittent pendant la grossesse a été multipliée par cinq dans 20 pays en Afrique. Toute chose, qui montre que les différents efforts sont en train de porter leur fruit. C’est pourquoi, pour consolider les acquis, les pays africains ont adopté en 2016, un cadre de mise en œuvre de la stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, qui décrit les interventions et les mesures importantes à prendre par les pays. Il a, pour finir, exhorté les différents acteurs à une coordination solide, des stratégies claires et des actions fermes afin de parvenir à une Afrique sans paludisme.

Procédant au lancement officiel de la 10ème journée mondiale de lutte contre le paludisme, en lieu et place  du ministre de la  santé Alassane Séïdou, le directeur adjoint de cabinet  du ministère, Landry Gnansounou, a confié que les JMP sont une occasion pour commémorer les avancées de la lutte contre le paludisme. Pour ce dernier, le thème de cette année est une alerte et interpelle la conscience de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le paludisme. Tout en témoignant les gratitudes du Bénin à l’endroit des PTFs qui accompagnent le Bénin dans cette lutte, à travers leurs efforts inlassables, il n’a pas manqué d’exhorter les directeurs départementaux de la santé à poursuivre les séances de sensibilisation des populations et la mobilisation sociale.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Utilisation des ‘’pesticides coton’’ pour le maraîchage : Une pratique pernicieuse, selon Wilfried Yèhouessi

Wilfried-Yehouessi

( La mort est dans le plat )
Les citadins béninois mangent plus de pesticides chimiques que de légumes selon l’ingénieur agronome Wilfried Yehouessi. Toute chose qui, selon ce phytotechnicien et consultant indépendant en Agriculture urbaine et périurbaine durable (Aupd), est fort préjudiciable à la santé. Pourtant, des légumes, il faut en consommer.

Matin Libre : Monsieur Wilfried Yèhouessi dites-nous d’entrée, qu’est-ce qu’un pesticide?

Wilfried Yèhouessi: L’Organisation mondiale de la santé (Oms) définit le pesticide comme un produit chimique utilisé dans l’agriculture pour protéger les récoltes des insectes, des acariens, des champignons, des mauvaises herbes et d’autres nuisibles. On distingue  aussi les insecticides, les acaricides, les fongicides, les herbicides, etc. Au Bénin, comme dans plusieurs pays d’Afrique où se pratique la culture du coton, deux types de pesticides se démarquent. Les "pesticides coton" caractérisés par des matières actives toxiques et mortelles telles que le flubendiamide, le spirotétramate, et  les  pyréthrinoïdes. A l’opposé, les pesticides spécifiques aux denrées alimentaires en l’occurrence, les légumes, dont les matières actives lambdacyhalothrine, acetamipride, etc, sont relativement moins toxiques. Ce dernier groupe est également caractérisé par le "délai de carence" ou "délai avant récolte" c'est-à-dire le délai entre la dernière application du pesticide et la récolte qui reste variable entre 7 et 21 jours ou même plus.  Les légumes eux, sont les parties comestibles (feuille, fruit, tige, racine, tubercules, etc) des plantes potagères c’est-à-dire les plantes employées pour l’alimentation. Des exemples de légumes cultivés au Bénin sont, la grande morelle, les choux, la carotte, l’oignon, etc. Ils constituent un apport alimentaire important et fournissent dans des proportions variables, de l’énergie, de l’eau (90–95% dans les légumes frais), des vitamines (vitamine A, vitamine C, vitamine B9, vitamine K, etc), des sels minéraux (calcium, potassium, magnésium, etc), des fibres alimentaires et d’autres nutriments comme les flavonoïdes aux pouvoirs antioxydants. Toutes ces propriétés font qu'il est recommandable de consommer des légumes tous les jours, sous la forme d'une portion à chaque repas, et sous des formes les plus variées possibles. Selon l’Oms, jusqu’à 1,7 millions de vies pourraient être épargnées chaque année moyennant une consommation suffisante de fruits et légumes.

Les citadins béninois selon-vous, mangent plus de pesticides chimiques que de légumes, comment?

La production des légumes est souvent sujette à plusieurs types de nuisibles provoquant une utilisation outrée des pesticides chimiques notamment par les maraîchers béninois. C’est ce désastre qui justifie ma décision de monter au pupitre de Matin Libre pour tirer à temps la sonnette d’alarme afin d’éveiller les consciences sur les pratiques phytosanitaires pernicieuses observées au niveau des périmètres maraîchers urbains et les dommages sanitaires qu’elles sont susceptibles de causer aux consommateurs. L’état des lieux que je vais présenter est tiré de plusieurs études réalisées au Bénin sur les pratiques phytosanitaires en production maraîchère. Ces études ont unanimement révélé trois faits alarmants. D’abord, les pesticides recommandés en culture cotonnière mais non en culture maraîchère sont très souvent utilisés sur les légumes.   Ensuite, les dosages et fréquences appliqués lors du traitement dépassent largement ceux qui sont recommandés. Enfin, le délai avant récolte, qui est, pour rappel, la période entre la dernière application du pesticide et la récolte, est considérablement réduit. Ainsi, on trouve des traces de pesticides sur les légumes destinés aux consommateurs.

Comment reconnaître les légumes contaminés par les pesticides chimiques et quels sont les risques sanitaires liés à leur consommation?  

C’est embarrassant. Il est très difficile aux consommateurs de distinguer à vue d’œil,les légumes contaminés par les pesticides chimiques et donc, quasiment impossible pour eux de choisir la qualité dans les lieux de vente. Le rapport des Nations-Unies sur le droit à l’alimentation publié le 24 janvier 2017, indique que les consommateurs ingèrent souvent un «cocktail» de pesticides via l’alimentation. Selon ce même rapport, une exposition cumulative élevée des consommateurs aux pesticides est préoccupante, en particulier, s’agissant des pesticides lipophiles qui se lient aux graisses et s’accumulent dans le corps. L’exposition des femmes enceintes aux pesticides entraîne un risque plus élevé de leucémie et d’autres cancers dans l’enfance, d’autisme, et de maladies respiratoires. Les résidus de pesticides sur la nourriture peuvent avoir des effets dévastateurs sur la santé des enfants notamment, perturber leur croissance physique et mentale et déclencher des maladies et des troubles dont ils souffriront à vie. Les pesticides peuvent aussi passer dans le lait maternel, ce qui est particulièrement  inquiétant étant donné que le lait maternel est pour de nombreux nourrissons, la seule source de nourriture,et que leur métabolisme n’est pas suffisamment développé pour combattre les produits chimiques dangereux.Des risques cardio-vasculaires, d’atteinte à la reproduction, et aussi cancérigènes, ont été relevés par le scientifique Multigner en 2005. D’ailleurs, l’Agence internationale de la recherche sur le cancer (Iarc) reliée à l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a classé certaines molécules chimiques, comme le glyphosate, une matière active d’herbicides utilisés dans la production du coton au Bénin, cancérigène “probable” ou “possible” pour l’homme.

La situation est manifestement alarmante. Quels seront donc vos conseils?

D’entrée, à l’endroit des pouvoirs publics, je conseille des actions répressives contre les distributeurs de pesticides prohibés ; des sanctions contre les individus de mauvaise foi qui détournent les pesticides coton vers les exploitations maraîchères et des contrôles périodiques sur les sites maraîchers pour veiller au respect des doses, fréquences de traitement et délais avant récolte des pesticides chimiques.  Aussi, des analyses chimiques pour contrôler la qualité des légumes récoltés avant leur acheminement dans les marchés, s’avèrent nécessaires. En attendant l’application de ces mesures gouvernementales, je conseille aux consommateurs précisément à nos femmes, d’opter pour les légumes marqués de pourritures ou de perforations par les insectes (légumes tachetés) à défaut des légumes certifiés biologiques. C’est l’assurance qu’il y a encore une présence de vie.  

Cyrience KOUGNANDE

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