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Sciences et Santé

Cnhu : La situation des dialysés inquiète !

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Les difficultés rencontrées par les dialysés au Bénin deviennent davantage inquiétantes. Malgré de nombreux cris de détresse lancés par ces derniers via divers canaux, le secours tarde toujours à venir. Invité sur l’émission « Cartes sur table » de la radio Océan FM ce dimanche 12 août 2018, le Secrétaire général permanent des hémodialysés et insuffisants rénaux de l’Uemoa. Edmond Amoussoua déploré la situation des dialysés béninois. Il a d’abord souligné l’absence du Néo-recormon (produit indispensable à la survie des  dialysés) pendant trois mois environ. Il reconnaît, par ailleurs, que ce souci a été solutionné il y a quelques jours seulement. « Le Néo-récormon est désormais disponible au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hubert Maga de Cotonou.Les hémodialysés et insuffisants rénaux de ce centre peuvent à nouveau bénéficier de ce produit » a déclaré le Secrétaire général permanent des hémodialysés et insuffisants rénaux de l’Uémoa. Il a également évoqué l’épuisement des machines et du personnel de la structure de dialyse. Une situation qui ne favorise point le mieux-être des dialysés. A en croire Edmond Amoussou, les patients qui subissent la dialyse de 0h à 6 heures du matin  ne sont pas bien dialysés. « L’idéal aurait été qu’il ait au plus 3 séances de dialyse par jour afin de mettre les machines au repos à partir de zéro heure pour l’entretien et recommencer à 6h du matin du lendemain », préconise le Secrétaire général permanent des hémodialysés et insuffisants rénaux de l’Uémoa. Autant de difficultés que rencontrent les dialysés au Bénin et qui doivent interpeller les autorités du secteur de la santé. De plus, il est souhaitable que tous les douze (12) départements soient dotés de centres de dialyse en vue d’une efficacité dans la prise en charge des dialysés. Vivement que le gouvernement vienne au secours des dialysés au Bénin !

A.B

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Lutte contre la vente de Faux médicaments : Le Procureur ordonne la cessation de vente illégale de produits pharmaceutiques

Faux-Medicaments

Tous les commerçants illégaux des produits pharmaceutiques doivent abandonner leur activité au plus tard le 30 Août 2018. C’est ce qui ressort du communiqué de presse n° 0010/CAB/PR/02018 du Parquet de Cotonou.

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou, Gilbert Ulrich Togbonou a ordonné la cessation de vente de produits pharmaceutiques à toute personnes exerçant de façon illégale cette activité. Elles doivent procéder sans délai au dépôt de leurs stocks vers un arrondissement de leur choix et sous anonymat. « Au-delà du 30 août 2018, tout contrevenant subira avec rigueur les sanctions prévues à cet effet », indique le communiqué.

Selon les dispositions de la loi 2007-21 du 16 octobre 2007 portant protection du consommateur en République du Bénin, les contrevenants encourent des peines allant jusqu’à 5 ans d’emprisonnement, assorties d’une d’amende allant de 500 mille à 100 millions de Francs CFA.

(Source externe)

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Semaine mondiale de l’allaitement maternel : Fiacre Alladaye invite les autorités à plus de responsabilités

Fiacre-Alladaye

(On ne peut pas développer ce pays avec un capital humain malnutri)
Chaque année, du 1er au 07 août, la communauté internationale célèbre la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (Smam). Comment ladite semaine est-elle célébrée au Bénin ? Qu’elle est la situation actuelle du pays en termes d’allaitement maternel ? Et quelles sont les mesures urgentes à prendre pour un réel développement du Bénin? Matin Libre de concert avec le nutritionniste Fiacre Alladaye, président de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Food  and nutritional security for all (Fnsa), se veulent pédagogues !

Matin Libre: Comment la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, est-elle célébrée au Bénin ?

Fiacre Alladaye: Sous d’autres cieux, même si la Semaine mondiale de l’allaitement maternel n’est pas célébrée dans la première semaine du mois d’août, il y a au moins une semaine fixe décrétée et connue de tous pour le faire. Au Bénin, après avoir célébré de nombreuses fêtes nationales, pendant que des centaines d’enfants meurent par faute d’allaitement maternel, les gouvernants décident d’une semaine en fonction de leur disponibilité. Pire, la célébration de cette semaine se résume pour la plupart du temps, à une cérémonie de lancement officiel, habillée de beaux discours avec des engagements à ne jamais honorer. Dans de pareilles conditions, permettez-moi de remarquer combien de fois l’allaitement maternel, facteur de tout développement (humain, économique, socio-culturel…), est négligé au plus haut sommet de l’Etat. Les Partenaires techniques et financiers ainsi que d’autres acteurs intervenant dans le domaine de la nutrition et de l’alimentation ont à plusieurs reprises, déploré ce choix hasardeux de la semaine de l’allaitement maternel au Bénin mais, il semble que leur doléance ne parvient pas au sommet de l’Etat.

Pourquoi pensez-vous que le choix d’une semaine fixe pour célébrer l’allaitement maternel pourrait améliorer la situation au Bénin ? Pensez-vous vraiment que l’allaitement maternel apporterait un plus au développement du Bénin ?

Fiacre Alladaye: Vous savez l’importance que les Béninois accordent à une fête quand ils y trouvent leur intérêt. Faut-il encore rappeler l’engouement, la motivation ou la détermination des Béninois à la veille de certaines fêtes, fête de l’indépendance, fête de nouvel an, etc ? Le simple fait de savoir qu’il y aura une célébration d’envergure nationale, que dis-je, d’envergure internationale, suscite toute une organisation préalable aussi bien de la part de la population que des gouvernants. Aussi, tout Béninois comprendrait davantage l’importance de l’allaitement et se retrouverait dans l’obligation d’y veiller autour de lui. Par ailleurs, les Partenaires techniques et financiers ainsi que les autres acteurs, pourront développer toutes les activités prévues à cet effet. Le Bénin fait partie des rares pays au monde à ignorer ou à faire semblant d’ignorer l’importance de l’allaitement maternel dans le processus de développement d’une nation. Comment pensiez-vous développer ce pays avec un capital humain malnutri, atteint de maladies parfois irréversibles depuis les bas âges ?  Toute modestie gardée, je peux jurer sur honneur que le respect strict des normes d’allaitement maternel, suffirait pour développer le Bénin. En réalité un individu qui n’a pas reçu le colostrum, qui n’a été allaité exclusivement au lait maternel pendant ses six premiers mois de sa vie ou qui n’a pas bénéficié de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 23 mois, est un être à priori‘’déséquilibré’’. Non seulement, il n’aura pas toutes ces facultés pour contribuer au développement de sa nation mais il sera encore une charge supplémentaire pour son pays. C’est un individu assujetti à toute sorte de maladie depuis son enfance jusqu’à sa mort. Chaque béninois sait à peu près le montant qu’il investit pour préserver ou rétablir sa santé alors qu’il pourrait en être à l’abri s’il était bien allaité. En société, un individu bien allaité ne peut devenir un délinquant (faire du désordre, exercer des violences sur son prochain, gaspiller les biens publics, détourner les ressources de l’Etat…) ou espérer un employeur après avoir fini ses études. Un enfant bien allaité ne peut jamais échouer à un examen.

Si vous le dites ! Mais, n’est-ce pas prétentieux de votre part ? Qu’en est-t-il des jumeaux, triplés, et quadruplés ? Aussi, Selon les statistiques, le Bénin a connu des avancées en termes d’allaitement maternel, quel est votre point de vue ?

L’exception confirme la règle madame la journaliste. Mais, la maman doit beaucoup manger pour pouvoir produire assez de lait maternel. Quel que soit le cas, il est à prioriser. Le lait maternel couvre les besoins de deux enfants jusqu’à 6 mois. Les statistiques fiables sont des denrées très rares dans les pays comme le Bénin. En 2012, selon l’Enquête démographique de la santé (Edsb-IV) 2011-2012, environ 33% des enfants béninois sont allaités exclusivement au lait maternel. Ce taux semble s’améliorer (41,4%) en 2014, avec l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (Mics) mais malheureusement, la réalité est triste. En mai 2014, une étude financée par l’Aiea et menée dans une zone sanitaire du Bénin a révélé que 3,1% d’enfants sont allaités exclusivement au lait maternel pendant les six premiers mois de leur vie. Or les enquêtes antérieures avaient obtenu 97% de taux d’allaitement maternel exclusif dans la même zone d’étude selon les déclarations faites par les mères d’enfants. Quel taux allons-nous obtenir au niveau national si on généralisait cette méthode d’enquête ?

Que faire alors pour remédier à la situation ? C’est votre mot de la fin

Il y a urgence que le gouvernement actuel avec à sa tête Son excellence monsieur Patrice Talon décrète une semaine officielle pour la célébration de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel au Bénin. Ensuite, le gouvernement va veiller au strict respect du décret N° 97-643 portant sur la règlementation de la commercialisation des substituts du lait maternel du 31 Décembre 1997 au Bénin qui stipule entre autres, la suppression des photos de bébés sur les boites de lait artificiel ainsi que la commercialisation et les dons de ces produits dans les établissements de santé. L’Etat doit également penser au recrutement d’au moins un nutritionniste dans chaque établissement de santé public afin que ce dernier développe des paquets d’activités pour promouvoir l’allaitement maternel dans sa zone d’intervention. Il urge également de recycler les agents de santé sur les pratiques optimales d’allaitement maternel à commencer par la correction des inscriptions marquées aux versos des carnets de santé vendus dans les centres de santé. Enfin, toute la population béninoise doit être sensibilisée sur l’importance de l’allaitement maternel afin de pouvoir soutenir et motiver les mères à allaiter leurs enfants qui constituent l’avenir de la nation.Plus qu’un aliment, plus qu’un vaccin, le lait maternel est tout pour un être humain et constitue le secret de tout développement harmonieux.
 
Propos recueillis par Cyrience KOUGNANDE

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Prolifération de cabinets de santé illégaux au Bénin : Les mises en garde de l’Ordre des médecins

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COMMUNIQUE DE PRESSE du Conseil
National de l’Ordre National des Médecins du Bénin

Le Conseil National de l’Ordre National des Médecins du Bénin (ONMB) communique:

Il nous a été donné de constater que malgré les mises en garde répétées, notre secteur continue à être pris d’assaut par des non-professionnels qui érigent à leur guise des cabinets et cliniques médicaux clandestins au détriment de la santé de la population. L’ordre tient à rappeler que la loi n°97-020 du 17 juin 1997 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales précise clairement les conditions de l’exercice en clientèle privée et celles de l’exploitation ou de l’ouverture d’un établissement privé d’exercice de la profession en République du Benin.
En attendant les conclusions du séminaire du nouveau Conseil National de l’ONMB prévu pour les 27 et 28 juillet 2018, nous tenons à réitérer ce qui suit:
– les non professionnels exerçant dans la clandestinité sont passibles de sanctions prévues par la loi et l’ordre jouera sa partition afin de permettre à la profession de retrouver ses lettres de noblesses ;
– les collègues médecins sur toute l’étendue du territoire doivent obligatoirement s’inscrire au Tableau de l’Ordre, et être à jour de leurs cotisations ;
– les collègues qui sont en attente de leur autorisation d’exercice ou d’exploitation ou d’ouverture doivent aussi se conformer aux dispositions de ladite loi dont le texte est disponible en libre accès sur Internet. Pour rappel, les demandes d’autorisation sont à déposer au secrétariat de l’ordre sis dans l’enceinte du Ministère de la Santé.
Le conseil de l’ordre en appelle à la conscience professionnelle de chaque médecin pour le respect des dispositions en vigueur.

Fait à Cotonou le 25 juillet 2018
Pour le Conseil National de l’ONMB
Le Président,
Dr Francis DOSSOU

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Santé et Média : La publicité sur les médicaments et professions médicales interdite

sante

Par décret du N°2018- 262 du 28 juin 2018, le Président de la République, Patrice Talon a interdit la publicité sur les professions médicales, les activités médicales, les médicaments et autres produits médicinaux.

« Est interdite, la publicité portant sur les professions médicales, les activités médicales, les médicaments et autres produits médicinaux», stipule l’article premier dudit décret.  Les dispositions de cet article ne portent, selon l’article 2, aucun préjudice à l’émission, l’affichage ou la diffusion des messages à caractère informatif et non commercial portant sur les activités médicales, les médicaments et autres produits médicinaux. Par ailleurs, des mesures administratives et autres sanctions pénales seront prises en cas de violation de ces articles. Les auteurs, co-auteurs ou complices d’émission, d’affichage ou de diffusion de la publicité seront punis d’une amande d’un million(1.000.000) à cinq millions (5.000.000) francs Cfa. A travers ce décret qui abroge les dispositions de l’arrêté n° 0969/MSP/DC/SGM/DPMED/C-PMT/SA du 03 novembre 2004 du ministre de la santé et toutes dispositions antérieures contraires, les ministres concernés ont été instruits à l’effet de veiller à l’application des dispositions du présent décret.

Zakariahou Alhousseini (Stag)

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Atelier d’appropriation du projet ‘’Arch’’ du gouvernement : L’Unstb pour la pérennisation du Ramu

UNSTB

«L’objectif en initiant cet atelier est de permettre aux leaders syndicaux de bien s’approprier et pour relayer par la suite, le contenu du projet Arch du gouvernement », confie Emmanuel Zounon, Secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). A la bourse du travail, hier jeudi 19 juillet 2018, en sa qualité notamment de représentant de toutes les Confédérations et Centrales syndicales au sein du Conseil d’administration de l’Agence nationale d’assurance maladie universelle (Anam), il a fait part de ses préoccupations quant à la mise en œuvre du projet sur l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Emmanuel Zounon déplore, en effet, l’exclusion des travailleurs dans le processus et craint pour l’avenir de la loi n° 2015-42 du 07 mars 2016 portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). «Le projet Arch conçu pour être substitué dans une de ses prestations de service au projet du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) exclusivement centré sur l’assurance maladie universelle, est prévu pour être mis en œuvre en juin 2018. Mais force est de constater qu’en dehors des rencontres ciblées réalisées par l’Unité de coordination du projet Arch visant à informer et à sensibiliser les partenaires sociaux que sont les organisations syndicales, les travailleurs restent pratiquement en marge du processus de réalisation de ce projet de grande portée sociale», fait-t-il observer. Pour lui, l’appropriation de l’Arch est nécessaire. Et son souhait le plus ardent, livre-t-il, est qu’à l’issue de l’atelier et après avoir été suffisamment imprégnées du contenu du projet, les Confédérations et Centrales syndicales puissent apporter leur contribution au processus de réalisation dudit projet par des propositions alternatives pour l’efficacité du projet dans sa globalité et pour la pérennisation en particulier du volet assurance maladie universelle au Bénin. Face à ces inquiétudes, la Directrice adjointe de cabinet, représentant la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, se montera rassurante. «J’ai bien entendu les préoccupations du Secrétaire général…Pour le moment, nous sommes toujours à la phase de recueil des commentaires, des suggestions, des propositions. Ce n’est pas un projet qui est déjà finalisé complètement et qui est en train d’être mis en œuvre mais, pour le moment, nous sommes en train d’approcher les partenaires sociaux. Ne vous inquiétez pas, Arch n’est pas encore mis en œuvre. Des études se poursuivent», a-t-elle signifié. Arch, poursuit-elle, ne vise pas à fermer les structures qui existent. Comme, pour dire que, le Ramu a encore de beaux jours devant lui.

Cyrience KOUGNANDE

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Appel contre l’incarcération des directeurs de sociétés grossistes : Voici la déclaration de l’Intersyndicale des pharmaciens

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DECLARATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES PHARMACIENS DU BENIN

Cela fait quatre (4) mois que les directeurs généraux des sociétés grossistes répartiteurs de médicaments au Bénin ont été incarcérés et condamnés en première instance à 4 ans de prison ferme. Un appel a été fait de cette décision.
Les pharmaciens réunis en Assemblée Générale, ce vendredi 13 juillet 2018, au Chant d’oiseau à Cotonou, se sont préoccupés de la lenteur du dossier au niveau de la cour d’appel.

Tout en reconnaissant l’indépendance et le temps de la justice, les pharmaciens sollicitent la bienveillance du pouvoir judiciaire à l’égard des concernés pour accélérer la procédure d’appel, au regard de la position stratégique qu’occupent les directeurs des sociétés grossistes dans le dispositif d’approvisionnement en médicaments de notre pays.
La santé chancelante de certains d’entre eux constitue aussi l’un des motifs sérieux d’inquiétude des pharmaciens.

Enfin, l’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin réaffirme son soutien aux réformes en cours dans le secteur pharmaceutique dans l’intérêt de la santé de nos populations. Toutefois, elle souhaite être associée à toutes les étapes de la réforme.

Fait à Cotonou, le 13 juillet 2018
Assemblée générale des pharmaciens du Bénin

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Lutte contre les maladies infectieuses : La Fondation Etisalat offre 100 dispositifs de lavage de mains

fondation-Etisalat

Les écoles frontalières constituent des portes d’entrée de certaines pandémies comme la fièvre hémorragique à virus Lassa. Pour protéger les apprenants, couche la plus sensible, la Fondation Etisalat Bénin a répondu à l’appel du Ministère des enseignements maternel et primaire (Memp) et de l’Unité focale de lutte contre le Sida, la tuberculose et  le paludisme (Ufls-Tp). Vendredi 13 juillet dernier, elle a mis à la disposition des écoles frontalières 100 dispositifs de lavage de mains à l’eau et au savon. La cérémonie de remise officielle s’est déroulée au Memp en présence des apprenants, du directeur de cabinet Dèwanou Avodagbé, du la coordonnatrice de l’Ufls-Tp Espérance Obonte épouse Nata et de la secrétaire exécutive d’Etisalat Bénin Dolorès Chabi Kao.

D’une valeur totale de 8 millions 250 mille FCFA, les 100 dispositifs de lavage de mains sont réalisés en matériaux définitifs, c’est-à-dire en fer, au profit des écoles frontalières des départements de la Donga et de l’Atacora. Près de 36 communes recevront ces joyaux à raison d’au moins un dispositif par école frontalière. Don de la Fondation Etisalat Bénin, ces dispositifs vont contribuer à lutter efficacement contre les maladies infectieuses telles que les fièvres Ebola et Lassa dans les écoles frontalières réputées pour être des lieux de propagation des virus.

Rappelant l’historique du projet, la coordonnatrice de Ufls-Tp Espérance Obonte épouse Nata a expliqué que c’est dès sa prise de service qu’elle a envoyé des correspondances à plusieurs structures dont Moov Bénin. Le réseau de téléphonie mobile l’a alors orientée vers sa Fondation d’œuvres sociales Etisalat Bénin. Parmi les projets soumis au financement, celui de la mise à disposition des écoles frontalières de dispositifs de lavage de mains a retenu l’attention de la Fondation Etisalat Bénin qui n’a pas hésité à verser dans le compte UBA de l’Ufls-Tp la bagatelle somme de 8 millions 250 mille FCFA. Somme qui a permis à l’Ufls-Tp de solliciter les services d’un entrepreneur local en la personne de Christophe Sogbossi pour la réalisation des dispositifs. Pour Dolorès Chabi Kao, la secrétaire exécutive de la Fondation Etisalat Bénin, le simple geste de se laver les mains peut sauver des vies. Le projet soumis au financement entre donc en droite ligne de la campagne sociale 2018 de la Fondation dont le thème est : « Ensemble, sauvons des vies ». Partant du principe que chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne, Dolorès Chabi Kao estime que l’enseignement à lui seul ne suffit pas pour faire de l’enfant l’homme de demain. Il lui faut apprendre aussi le savoir-faire et le savoir-être qui lui impriment un changement de comportement qui va l’aider à évoluer dans la société. Consciente du fait que 100 dispositifs de lavage de mains ne seront pas suffisants pour lutter efficacement contre les pandémies dans toutes les écoles frontalières, elle a invité d’autres structures qui œuvrent dans le social à emboiter le pas à la Fondation Etisalat Bénin qui, déjà en 2015, a mené une campagne de sensibilisation sur le sujet. Représentant le Ministre des enseignements maternel et primaire, le directeur de cabinet Dèwanou Avodagbé a souligné que c’est avec un grand effroi que le ministère a accueilli la nouvelle de la détection de la fièvre hémorragique à virus Lassa qui a fait de nombreuses victimes dans la partie septentrionale du pays. Les écoles frontalières étant les plus exposées vu la porosité des frontières, ces dispositifs permettront, selon lui, d’assurer l’hygiène de façon permanente afin d’endiguer la propagation de la pandémie. Tout en saluant le geste salutaire et salvatrice de la Fondation Etisalat Bénin, il a invité les autres réseaux de téléphonie mobile à lui emboiter le pas car il faut au moins 5000 dispositifs de lavage de mains pour que toutes les écoles frontalières soient prises en compte.

Après les mots de remerciement de la représentante des élèves, le dispositif et son mode de fonctionnement ont été présentés aux apprenants de l’école publique de Dandji qui ont promis d’en faire un bon usage.

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Retrait du droit de grève aux agents de la santé : Le Syntisfar-Bénin donne de la voix et menace

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Çà grogne déjà dans le secteur de la santé. Suite à la décision de la Cour constitutionnelle portant retrait de droit de grève aux agents de santé, du secteur de la justice et des forces armées, le Syndicat national des techniciens infirmiers et sages-femmes anesthésistes réanimateurs du Bénin (Syntisfar Bénin) a, à travers un communiqué signé de son secrétaire général, Daga Maxime Armand et relayé sur les réseaux sociaux, appelé à un sursaut patriotique, comme par le passé, pour dire non aux lois liberticides des pouvoirs législatif, exécutif et constitutionnel. Il invite tous les agents de santé en général et les anesthésistes en particulier, à comprendre avec lui le danger qui plane sur le secteur de la santé au Bénin. « Tous nos acquis sociaux et démocratiques sont en danger, le pays entier est en danger », a notifié le secrétaire général. Dans ledit communiqué, Daga Maxime Armand fait savoir que « bon nombre de nos avantages sont déjà en téléchargement de suppression au ministère de la santé. Si nous restons sans rien faire, nous allons subir, subir et subir le rouleau compresseur en déploiement, en ce moment, pour nous museler afin que les réformes, mal conçues et contre le peuple béninois, en cours dans notre secteur soient conduites sans la moindre résistance ». A cet effet, le Syntisfar appelle tous les travailleurs à une grande mobilisation afin d’opposer échec au plan de destruction et de déstructuration de ses acquis. Ceci, en la concertation enclenchée dans tous les états-majors du monde syndical à opposer une résistance sans nul pareil à ce qui se trame contre les acquis sociaux et démocratiques des travailleurs.

 

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Conduite alimentaire en période d’examen : À quoi s'en tenir ?

Fiacre-Alladaye

Dès la semaine prochaine, les candidats aux examens vont, respectivement, selon le calendrier établi, plancher. D'aucuns, pour le Certificat d'études primaires (Cep), certains, pour le Brevet d'études du premier cycle (Bepc), et d'autres, pour le Baccalauréat. Seulement, un fait se dégage généralement pendant cette période. Les candidats, en effet, s'alimentent mal. Toute chose qui n'est pas sans conséquences sur leur rendement. Matin Libre est préoccupé. Convaincu en fait, qu'un bon taux de réussite provient d'abord de l'État physique du candidat. Comment donc s'alimenter en période d'examen? Fiacre Alladaye, agro-nutritionniste, président de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Food  and nutritionalsecurity for all (Fnsa), s'est prêté à nos questions.

Matin Libre : Constatez-vous avec nous que bon nombre de candidats s'alimentent mal en période d'examen ?

Fiacre Alladaye : Bien sûr que oui. Le constat, c'est depuis même le temps des révisions. En effet,pendant les périodes de révision ou d’examen, certains candidats modifient complètement leur habitude alimentaire. D’une part, les parents, poussés par le désir de faire plaisir à leurs enfants, introduisent de nouveaux repas dans le régime alimentaire des apprenants et d’autre part, ce sont ces derniers dominés par le stress et la masse des cours à réviser, qui oublient qu’ils devraient manger à une certaine heure et s’adonnent au grignotage et aux stupéfiants.

Des conséquences sur leur rendement ne sont quand même pas négligeables !

Évidemment ! Une habitude alimentaire, modifiée de façon brusque, a des conséquences néfastes voir irréversibles sur l’état de santé des individus. Changer son régime alimentaire en période de révision ou à la veille des examens exige un travail supplémentaire d’adaptation au cerveau qui devra en plus, assimiler toutes les leçons apprises. Ce faisant, le candidat qui modifie ces horaires de repas ou qui change de régime alimentaire à la veille des examens, soumet son cerveau à une baisse de performance. C’est ainsi que certains candidats ont des troubles de mémoire et n’arrivent pas à se rappeler des leçons apprises une fois en face des feuilles de composition.

Que faire alors?   

Le meilleur carburant du cerveau se trouve dans les aliments. Quelle que soit la pression ou le niveau de stress, les candidats doivent, maintenir les habitudes alimentaires pour éviter les changements brusques ; avoir un planning alimentaire pour éviter les sauts de repas et les manques d’énergie ; boire une quantité suffisante d’eau chaque jour pour approvisionner l’organisme en oligoéléments ; augmenter la consommation de céréales complètes et des produits laitiers pour fournir suffisamment d’énergie, des vitamines du groupe B afin de mieux gérer le stress et les crises de nerfs ;  augmenter la consommation en fruits riches en caroténoïdes, de fruits secs, de noix, et des légumes surtout crus pour garantir la disponibilité de sucres lents, de la vitamine A, du fer, du zinc, et d’autres micronutriments dans l’organisme ; limiter ou éviter dans la mesure du possible, le grignotage des bonbons, chocolats, biscuits et tous les aliments dérivés de la farine raffinée de blé ; abandonner complètement la prise des stupéfiants/stimulants pour veiller. Ces produits ne profitent jamais au cerveau. Enfin, nous tenons à dire aux parents des candidats que les jours de composition sont des jours de concentration et non des jours de fête. Prière ne pas alimenter les enfants de façon extraordinaire. Servez-leur juste,  leurs repas habituels.

Peu de mots mais bien importants. Votre mot de la fin à présent

Outre ces quelques aspects de bonne alimentation, il est important que les candidats donnent suffisamment de temps de repos à leur cerveau. La prise de stimulants tels que les comprimés, le café, l’alcool, le tabac… permettant de rester en éveil, ne favorisent en rien le bon fonctionnement du cerveau. Le cerveau a essentiellement besoin d’aliments sains, d’air pur, et du repos pour être opérationnel le jour de l’examen. Bonne composition à tous les candidats aux différents examens et que Dieu bénisse leurs efforts.

Propos recueillis par Cyrience KOUGNANDE

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