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Sciences et Santé

CHD/Goho : Les usagers s’insurgent contre des coups de feu

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Des usagers du Centre hospitalier départemental (CHD) Goho dans la commune d’Abomey dénoncent la récurrence de coups de feu « tirés à l’emporte-pièce » au sein de l’hôpital pour tuer des chauves-souris.

Fustigeant la situation, plusieurs parents accompagnateurs de malades dans cet hôpital qui affirment avoir entendu dimanche dernier des coups de feu derrière le service de réanimation du centre alors que des patients y étaient en soins et certains dans un état comateux.

« Ils ont tiré trois coups assourdissants et je me suis révolté comme tous les usagers perturbés, de même que les bonnes dames qui vendent dans l’hôpital », a expliqué tout en colère un parent de malade admis au service de réanimation.

Joint au téléphone, le Chef service financier du centre, Augustin Hounkanrin a reconnu que des coups de feu ont été effectivement tirés mais pour disperser les chauves-souris qui ont envahi les arbres dans l’enceinte de l’hôpital et créent des dommages matériels.

Cependant, il regrette que des dispositions n’ont pas été prises pour informer les usagers avant l’opération.

« Nous en avons marre de ces détonations récurrentes qui perturbent la quiétude de nos malades », lance un garde-malade.

« Ils ont tué des chauves-souris à coups de fusil et en ont ramassé dans des sacs sans se soucier de la santé des malades », s’est insurgé un autre usager du CHD Goho déplorant une pratique récurrente dans cet hôpital de référence au niveau départemental.

Certaines rumeurs persistantes laissent croire que le décès, il y a quelques semaines du patient Jules Aké, la cinquantaine, accidenté et hospitalisé dans un état comateux, était décédé lié aux coups de feu tirés juste derrière la salle de réanimation.

Abp.info

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Importation de viande avariée du Brésil : L’Exécutif réagit et met en garde

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Dans sa parution du vendredi, 24 mars 2017, votre journal “Matin Libre“ tirait déjà la sonnette d’alarme sur le scandale d’exportation de viande avariée du Brésil. Le Bénin étant un grand importateur de viandes du Brésil, la sécurité alimentaire des consommateurs béninois se trouve menacée. Dans un communiqué signé conjointement par les ministres chargés de l’agriculture Delphin Koudandé et du commerce Lazare Sèhouéto, rendu publique hier, lundi, 27 mars 2017,  il est fortement déconseillé de consommer de la viande de bœuf et de volaille. « Des multinationales de la viande notamment le bœuf et la volaille, ont maquillé des produits dont la date de péremption était dépassée, falsifié les dates de consommation sur les étiquettes, injectés des substances interdites dans les saucisses, traité les viandes avec des substances cancérigènes pour dissimuler les avaries. Des produits cancérigènes sont également utilisés pour améliorer l’aspect extérieur des produits destinés à l’exportation », averti le communiqué. Compte tenu des risques sanitaires élevés, des instructions sont données aux structures compétentes pour renforcer les contrôles en vue de protéger les consommateurs. Après Hong Kong, le Mexique, le Japon et autres pays, le Bénin entend prendre des mesures subséquentes qui pourraient aller jusqu’à la suspension des importations de viande depuis le Brésil. Plusieurs autres pays européens menacent également de fermer leurs marchés aux exportateurs brésiliens qui, selon une enquête policière du Brésil, commercialisaient de la viande avariée à travers le monde. L'affaire a éclaté lorsque la police brésilienne a découvert vendredi que des gros exportateurs de viandes avaient corrompu des inspecteurs des services d'hygiène pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation. Si Hong Kong, cinquième rang, avec des importations à hauteur de 357,2 millions de dollars a suspendu l’importation, le Bénin se doit de sonner l’alerte et redoubler de vigilance.  La viande brésilienne est exportée vers 150 pays, pour un total de 10 milliards de dollars en ce qui concerne le bœuf et le poulet. Selon le Centre de la sécurité alimentaire de Hong Kong, "la qualité de la viande en provenance du Brésil est sujette à caution", motif invoqué pour suspendre temporairement les importations de viande congelée ou réfrigérée, ainsi que de volaille. Faut-il le souligner, d'autres marchés importants ont tourné le dos au Brésil, y compris la Chine, deuxième acheteur de viande bovine et de poulet. L'Union européenne a quant à elle demandé "au Brésil de retirer immédiatement tous les établissements impliqués dans la fraude de la liste" des sociétés approuvées par l'UE pour l'exportation, selon Enrico Brivio, un porte-parole de la Commission européenne.

A.B

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Amélioration de la santé sexuelle en milieu scolaire : La JCI Cotonou Espoir engagée

JCI-Cotonou-Espoir

Après le complexe scolaire ‘’Bon Berger’’ en 2016, les locaux du CEG Sègbèya (situé dans le 3è arrondissement de Cotonou) ont servi de cadre, vendredi 24 mars 2017, à l’organisation de la 2è édition du projet « Santé-Plus ».

Organisée par les membres de la JCI Cotonou Espoir, cette noble initiative a impacté la santé sexuelle et reproductive de milliers d’apprenants du collège. Ils étaient venu en milliers, pour répondre présents à la sollicitation des membres de la « JCI Cotonou Espoir », dans le cadre de la 2è édition du projet « Santé Plus ». Sous la houlette de André M. Sagbo, Directeur du CEG de Sègbèya, de Koudaogo Ouédraogo, Représentant résident de l’Unfpa au Bénin et parrain de l’événement et de Ghislain Gbaglo, Président 2017 de la JCI Cotonou Espoir, des milliers de collégiens ont été impactés à travers les thèmes abordés : le renforcement des connaissances sur la santé de reproduction, et la lutte contre les maladies liées à l’hygiène en milieu scolaire. Projet novateur qui contribue aux 3è et 6è objectifs du développement durable, la tenue de la 2è édition du projet a permis de sensibiliser le vendredi 24 mars dernier, plus de 1.000 apprenants, dont près de 300 jeunes dépistés du Vih/Sida, du cancer du col de l’utérus et des  seins. Tout ceci, renchéri par la distribution de 5.000 préservatifs. Dans son allocution, le Président 2017 de la JCI Cotonou Ghislain Gbaglo s’est adressés à des adolescents visiblement préoccupés et conscients de l’importance que revêt le thème. « Les grossesses précoces ou non désirés constituent un obstacle pour l’achèvement de vos études et augmentent le taux de déscolarisation des filles », conscientise-t-il. A l’en croire, la réalisation de cette 2è édition du dit projet se déroule en deux (02) phases. Après celle du vendredi 24 mars dernier, l’autre sera consacrée à la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base. Elle est prévue pour le vendredi 31 mars 2017. A l’occasion, 2.000 écoliers seront sensibilisés ; 24 kits de lavages des mains seront distribués dans trois (03) écoles, (Fifatin, Kpankpan et Midombo) avec à la clé, 10 poubelles mis à disposition du CEG Sègbèya. Le Chef du 3è arrondissement de Cotonou, le Président 2017 de la JCI-Bénin, Amour et Vie, Apessa, Unfpa, Abms-Psi, Ceradis et bien d’autres Ong partenaires de la JCI Cotonou Espoir ont rehaussé l’événement de par leur présences et participations actives.

Loth HOUSSOU

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Caravane médicale de dépistage de la cardiopathie : Le Fas.pef fidèle à ses engagements

Fas-pef

Du 25 au 31 mars 2017, se tiendra à la Bluezone à Zongo, la grande caravane médicale de sensibilisation et de dépistage des malformations cardiaques chez les enfants au Bénin. Organisée par le Foyer d’actions sociales pour la protection des enfants et de promotion de la femme (Fas.pef), elle  a, aux dires des organisateurs, pour objectif, d’améliorer les conditions de vie des enfants du Bénin et du monde entier. En effet, d’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la cardiopathie, constitue la première cause de mortalité en Afrique après le Sida et le Cancer. Elle est beaucoup plus fréquente chez les enfants notamment en Afrique Subsaharienne à cause des urgences médico-chirurgicales qui, non prises en charge se soldent par des décès. Rappelons que cette caravane est organisée sous le haut parrainage de Alassane Seydou, ministre de la Santé, en partenariat avec le Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (Cnhu-HKM) et Fatima Dhaibi, avec le soutien actif de Adjagba Larissa Miss Bénin 2016. Les localités concernées par cette Caravane médicale sont : Bohicon, Lokossa, Cotonou, et Porto – Novo. Elle est dirigée de main de maître par Mouhcine Abid-Allah.

Zoom sur Mouhcine Abid-Allah

Professeur de Chirurgie Cardio Thoracic et Vasculaire, Spécialiste en Chirurgie Cardiaque Congénitale et du nouveau-né, Chef de l’Unité de Chirurgie Cardiovasculaire, Clinique multidisciplinaire  Achifaa-Casablanca Maroc, Mouhcine Abid-Allah, dispose d’un parcours qui témoigne de ses capacités. A son actif, des publications de plusieurs articles nationaux et internationaux, présentation de plusieurs communications scientifiques, conduite de plusieurs travaux de recherche et de thèse de doctorat de Médecine Carrière chirurgicale, réalisation des premières dérivations cavopulmonaires totales au Maroc, réalisation de chirurgie cardiaque complexe comme la reconstruction de l'arbre, réalisation de plus de 5 500  cas  de chirurgie cardiaque cœur ouvert  incluant chirurgie cardiaque adulte, pédiatrique et néonatale pulmonaire dans le cadre des atrésies pulmonaires, intervention de Norwood du cadre des hypoplasies du cœur Gauche, plastie mitrale chez l’adulte dans la pathologie rhumatismale, reconstruction de l’aorte chez l’enfant et l’adulte, intervention de Tayron David.

M.M

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Journée mondiale de la santé bucco-dentaire : Sensibiliser sur l’hygiène dentaire

alassane-seidou

La communauté internationale a commémoré hier, lundi 20 mars 2017, la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire. Une occasion pour l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) de sensibiliser les populations sur une question de santé essentielle axée sur l’importance de l’hygiène bucco-dentaire et les différentes maladies buccales telles que la carie dentaire, la présente édition de la Journée a été  célébrée sous le thème « Dirige ta vie, dessine ta bouche ». Comme à l’accoutumée, les professionnels – chirurgiens-dentistes, assistantes dentaires et prothésistes ont, au cours des séances de sensibilisation, proposé aux patients et à leurs familles d’adopter de bonnes habitudes d’hygiène bucco-dentaire. Ceci en évitant les facteurs de risque et en procédant à des examens bucco-dentaires réguliers, pour prévenir les maladies bucco-dentaires. L’hygiène bucco-dentaire est l’une des préoccupations majeures de l’OMS. Un accent particulier est mis sur la santé buccale, car faisant partie des multiples problèmes de santé publique que l’on retrouve à travers le monde.  En effet, cette journée a été créée pour attirer l’attention du grand public et l’inciter à effectuer une visite de contrôle annuelle chez son dentiste. Selon l’OMS, 60% des jeunes à travers le monde, entre 6 et 15 ans souffrent de caries qui pourraient être évitées grâce à une bonne hygiène bucco-dentaire, toujours préférable à des soins curatifs.

A.B

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Après la traque des faux médicaments : Nécessité de réunifier et d’assainir le sous-secteur

sante

Le sous-secteur pharmaceutique est secoué par une crise qui perdure depuis des années au Bénin. Difficile de s’accorder sur les mésententes, la famille des pharmaciens est depuis peu régie par deux différents ordres. Si l’opération de démantèlement des marchés illicites de faux médicaments, déclenchée il y a quelques jours, fait des pharmacies, les seules sources d’approvisionnement des populations en médicaments, le défi de la couverture intégrale du territoire national s’impose. Mais la crise au sein des pharmaciens ne semble point faciliter les choses.

En effet, conformément aux dispositions légales régissant la profession, tout prétendant à l’exercice de la profession de pharmacien  doit être inscrit à l’Ordre national des pharmaciens  pour être autorisé à exercer son art. Autrement, il ferait de l’exercice illégal de la profession et devra subir, une fois épinglé, la rigueur de la loi. Dans la situation actuelle de deux (02) ordres, les jeunes pharmaciens ne savent à quel ordre s’adresser pour les formalités. A quel ordre national des pharmaciens faut-il s’inscrire en vue de remplir les formalités pour exercer la profession ? Celui dirigé par le Président Charles Ainadou et dont le siège se trouve au Ministère ou encore l’aile dirigée par la Présidente MoutiatouToukourou ? C’est la question que se posent les jeunes pharmaciens. Quel Ordre aurait-il de crédibilité ?Une situation qui ne favorise guère une bonne régulation de la corporation. Avec la lutte musclée amorcée par la Rupture et qui se caractérise par la saisie d’importantes quantités de faux médicaments, il faudra impérativement assurer une couverture intégrale du territoire national en officines de pharmacies. Mais le fait que les juridictions nationales n’ont pu jusqu’à ce jour solutionner la crise en reconnaissant un seul Ordre des pharmaciens laisse sceptiques plus d’un quant à ce dernier défi de couverture du territoire en officines.

Le paradoxe est qu’ils sont très nombreux, ces pharmaciens, à ne pas pouvoir exercer pour ladite raison. Toute chose constituant une entorse à la disponibilité et l’accessibilité des médicaments de qualité pour les populations. L’objectif visé à travers la lutte contre l’industrie criminelle des faux médicaments serait donc loin d’être atteint. Le climat délétère caractéristique de la profession et le statu quo observé sont préjudiciables aussi bien pour les professionnels que pour les paisibles populations.

Assainir la corporation, c’est maintenant…

Outre la longue crise qui divise désormais la famille des pharmaciens, les sociétés grossistes sont également accusées d’alimenter le marché informel, violant ainsi les dispositions légales régissant le sous-secteur. Une situation qui inquiète et appelle à des actions subséquentes notamment l’inspection de toutes les sociétés grossistes afin que des sanctions soient infligées aux sociétés indélicates. De même, plusieurs pharmaciens feraient de l’exercice illégal de la profession en s’abstenant de s’inscrire à l’Ordre des pharmaciens du Bénin. Chose curieuse, la situation est davantage plus compliquée aujourd’hui pour les jeunes pharmaciens qui ne savent plus à quel Ordre s’inscrire pour exercer dans la légalité. Face à la situation qui inquiète plus d’un, le Président du Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab), Dr Louis Koukpemedji déplore le fait que le secteur soit régi par un système de gouvernance et de régulation défaillant. Il faut donc que le gouvernement prenne également ses responsabilités pour protéger la santé des citoyens contre les dérives des pharmaciens par une saine régulation du secteur.

Aziz BADAROU

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Autorisation de ratification de la convention Medicrime : L’arsenal juridique renforcé contre les faux médicaments

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Le Bénin veut bien cesser d’être la plaque tournante du trafic et de la vente illicite des médicaments contrefaits. Ainsi, après l’opération Pangea IX qui a permis de démanteler les marchés illicites des faux médicaments, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres de ce mercredi, 08 mars 2017, le Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la Convention Medicrime. L’appel du Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab) a reçu donc un écho favorable. En effet, la Convention Medicrime est une Convention de droit pénal contre le trafic des faux produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique. Cette convention du Conseil de l’Europe, ouverte à tous les pays, est entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Elle vise à prévenir et à combattre les menaces qui pèsent sur la santé publique. Elle incrimine certains actes, protège les droits des victimes des infractions établies conformément à la Convention.

La ratification, par le Bénin, de cette Convention, participe de la volonté du Gouvernement de renforcer la législation sur le trafic des faux médicaments et la vente illicite des produits pharmaceutiques. Le gouvernement est donc décidé à renforcer l’arsenal juridique en vue de garantir l’efficacité de la lutte contre les médicaments contrefaits au Bénin. « La ratification de la Convention MEDICRIME … vise à améliorer les services sociaux de base, à renforcer l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique et ce, dans l’intérêt de la santé des populations » lit-on dans le compte-rendu du Conseil des ministres. Toute chose qui témoigne de l’engagement du Bénin à faire reculer la criminalité pharmaceutique à tout prix. Les ministres concernés ont été alors instruits à l’effet d’obtenir de l’Assemblée nationale, l’autorisation de ratification de la Convention MEDICRIME, et la formalisation de ladite ratification auprès du Conseil de l’Europe. Déjà le président du Siphab, Dr Louis Koukpemedji invite le parlement à accompagner l’Exécutif dans la traque des vendeurs de faux médicaments en autorisant la ratification de ladite convention.

Aziz BADAROU

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Campagne nationale de vaccination contre la méningite : Dix jours pour vacciner plus de 450 mille enfants

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Le ministre de la santé, Alassane Seidou a officiellement lancé mardi, la campagne de vaccination contre la méningite dans l'enceinte du Collège d'enseignement général de Ouaké. Une campagne qui se déroulera dans les communes de Ouaké, Tanguiéta, Cobly, Matéri, Boukoumbé et Kérou. Au total, plus de 450 mille enfants âgés de 1 an et plus seront vaccinés durant les dix jours de vaccination. Il ne s’agira pas d’une vaccination porte à porte. Elle se fera dans les centres de santé et dans certains points clés qui ont été détectés dans les villages. Notons que ces communes ont été ciblées pour cette campagne en fonction de l’analyse des données de la surveillance épidémiologique. Lesquelles données ont montré l’augmentation des cas suspects avec l’atteinte du seuil d’alerte. « Nous avons décidé de ceinturer les portes d’entrée à forte affluence, d’où la présence des communes de Boukoumbé et Ouaké sur la liste des zones ciblées. Au niveau de Kérou, trois cas ont été enregistrés l’année dernière. Le Tétravalent qui sera utilisé est très efficace et est composé des mélingo A, C et Y », a déclaré le docteur SalifouSoukatou. La méningite continue d'être un fardeau pour l'Afrique avec des décès constatés. Au Benin en 2016 il a été enregistré 906 cas de méningite. Le lancement de cette campagne, selon le ministre de la santé est donc l'expression de la solidarité internationale pour aider le Benin à lutter efficacement contre l'épidémie. A la fin de cette cérémonie de lancement, une sensibilisation a été faite à l'assistance sur les règles et précautions à prendre pour éviter la contamination au virus Lassa.

Aziz BADAROU

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Traque aux “faux“ médicaments : L’accessibilité des produits en pharmacie, l’autre défi

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La lutte contre la criminalité pharmaceutique est davantage musclée au Bénin depuis vendredi 24 février dernier, notamment avec l’opération Pangea IX. Si l’engagement du gouvernement de contrer l’industrie mortelle des médicaments contrefaits est à saluer, il faut reconnaitre que l’acte qui sera le plus salutaire aujourd’hui sera de gagner le pari de l’accessibilité des produits pharmaceutiques.

L’opiniâtreté des populations (plus de 85% selon une étude réalisée) à recourir aux étalages pour se soulager plutôt que les pharmacies se justifient en partie par le fait que les médicaments en pharmacie ne soient pas aussi accessibles que ceux taxés de contrefaits. Quand bien même les populations restent convaincues en majorité que le “médicament de la rue tue’’, la sensibilisation n’a pu prendre le dessus sur l’accessibilité des marchands d’appoint vendant souvent les produits à l’unité en raison faible pouvoir d’achat des populations par rapport aux médicaments vendus en officine. D’où la nécessité pour le gouvernement et les acteurs du sous-secteur de la pharmacie d’œuvrer à favoriser l’accès des médicaments aux populations. Il s’agira prioritairement de revoir, d’une manière ou d’une autre, à la baisse les coûts des médicaments en officine et surtout réviser la carte pharmaceutique de sorte à assurer une couverture intégrale du territoire national en officine de pharmacie. Au lendemain du démarrage de l’opération PangeaIX, le Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab) a invité les populations à recourir aux officines pour se procurer les médicaments et à réclamer au besoin les génériques qui sont des médicaments de qualité à moindre coût. Mais il faut aller loin et détourner définitivement l’attention des pauvres populations des médicaments vendus à la criée. Faut-il pourtant le rappeler, d’après une étude de l’Oms, 200.000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie.Au Bénin, selon une étude récente du ministère de la santé, plus de 6 000 personnes seraient impliquées dans le commerce de faux médicaments et 85 % de la population s’approvisionneraient sur le marché informel.Le gouvernement du Nouveau départ aurait donc gagné le pari de la lutte contre la criminalité pharmaceutique si le défi de l’accessibilité des produits en officines parvient à être relevé.

Aziz BADAROU

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Fièvre hémorragique à virus Lassa : L’Atacora touché

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« Le département de l’Atacora est touché par l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa dans l’Atacora, notamment dans la zone sanitaire Tanguiéta-Cobly-Matéri » a alerté ce lundi matin, le directeur départemental de la santé de l’Atacora, Dr Jacob Namboni dans une interview accordée à l’ABP.

Selon le directeur départemental de la santé, grâce à la surveillance des signes chez les malades, un cas suspect prélevé la semaine écoulée à Tanguiéta a été confirmé positif par les tests au laboratoire. « Nous avons eu un autre cas suspect le samedi passé à Natitingou qui a été transféré à Tanguiéta, on n’a pas encore les résultats du prélèvement donc on ne peut le considérer comme un cas de Lassa », a précisé le directeur. A en croire Dr Jacob Namboni, le Lassa est une virose endémique qui revient toutes les saisons dans certains pays comme le Nigéria et le Bénin en période de chaleur.

« Lorsque les gens ont les premiers signes qui pratiquement ressemblent à ceux du paludisme, la forte fièvre, les courbatures etc, il faut qu’ils se fassent consulter » a exhorté Dr Namboni, avant d’ajouter que les signes les plus compliqués sont entre autres, le saignement par la bouche, le nez et l’anus.

Source ABP

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