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Sciences et Santé

Projet Arch : Bintou Chabi Adam Taro présente les grands axes

Bintou-Chabi-Adam-Taro

La ministre des affaires sociales et de la micro finance Bintou Chabi Adam Taro a présenté lundi  à l’hémicycle, les grands axe du projet  Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH), un projet d’un montant total de plus de 313 milliards prévu sur une durée de cinq ans.

Le projet ARCH qui a pour encrage institutionnel le ministère des affaires sociales ambitionne  d’améliorer la protection sociale au Bénin. Il  cible une population de  2 468 254 bénéficiaires extrêmement pauvres répartis dans 375 458 ménages et  1 895 810 non extrêmement pauvres répartis dans 321 737 ménages. La première cible sera intégralement prise en charge par l’Etat  tandis que la seconde le sera partiellement. Les artisans, les agriculteurs, les commerçants qui sont déjà dans leurs professions et qui n’ont plus d’opportunité d’améliorer leur compétence et éventuellement les jeunes qui veulent se convertir à des métiers spécifiques par  la formation professionnelle sont principalement  concernés.

Le projet Arch, regroupe  quatre services principaux avec cependant  l’option faite d’une opérationnalisation progressive.

Au cours de la phase pilote, a indiqué le coordonnateur de l’Unité de coordination du projet  Venan Quenum,  seul le volet assurance maladie  sera mis  en œuvre.  Les autres services y seront intégrés au fur et à mesure de la maîtrise de la gestion de chaque volet. Contrairement au Régime assurance maladie universelle (RAMU), le projet Arch,  indique-t-on, s’est basé sur des études techniques d’opérationnalisation.  L’outil biométrique sera mis à contribution pour s’assurer que les  personnes identifiées sont celles qui ont effectivement accès au  service désigné.  A cet effet, le processus d’identification des bénéficiaires a déjà commencé et prendra fin avec l’élaboration du registre de  protection sociale en synergie avec la base du  Recensement à vocation d'identification de la population (RAVIP). Au plan des dispositifs d’opérationnalisation, il y a l’agence nationale de protection sociale appuyée par  ses antennes départementales et communales pour offrir les services Arch. Les pauvres extrêmes identifiés, a fait comprendre le ministre, seront prises en charge à 100% tandis que les pauvres non extrêmes seront prises en charge selon leur degré de pauvreté. Les contributions très significatives et très pertinentes des députés ont aussi retenu l’attention  de la ministre qui a promis d’en tenir compte.  Il faut rappeler que le projet Arch a été conçu pour  combler le vide et apporter une réponse  adéquate  au déficit de protection sociale pour les acteurs du secteur informel en général.

abp.info

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Affaire «faux médicaments» : Ce qui explique le retard dans les réformes

medicaments

Difficile d’imaginer une réforme dans un secteur aussi complexe et sensible qu’est le secteur pharmaceutique sans associer les acteurs de 1ers plans : les grossistes-répartiteurs notamment leurs Directeurs généraux. Quand on sait que d’éminents pharmaciens,qui ont été au début du secteur pharmaceutique et jusqu’au jour de leur incarcération, détiennent des informations clés de ce secteur, il est vraiment difficile de mettre un comité de réformes en place avec des Directeurs intérimaires, des membres de Conseil d’administration (qui ne comprennent pas grand-chose à l’exploitation) et des cadres de l’administration publique, qui ont régulièrement siégé dans les commissions pour donner les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) aux Laboratoires demandeurs… Même s’ils font tous partie du corps pharmaceutique, il serait illusoire de penser qu’ils pourraient apporter les éléments d’analyse qu’un Directeur grossiste apporterait dans une commission comme celle-là. Du coup, on peut comprendre aisément l’embarras de l’Exécutif qui tarde à mettre en place cette commission dont les recommandations manqueront à coup sûr de réalisme et d’expérience. Une réforme du secteur pharmaceutique devrait, une fois pour toutes, tenir compte des failles des textes actuels, mais aussi ouvrir des perspectives nouvelles en termes de carrières aux nombreux pharmaciens qui sortent de la Faculté des Sciences de la Santé et des autres Universités de la sous-région.

Une réforme ne saurait se limiter à une lutte contre les Faux médicaments…Il faut réformer pour l’avenir et surtout pour des générations. Et une pareille réforme doit être inclusive. Le gouvernement devra trouver le moyen pour y arriver.

Espérant que le procès en appel se tiendra dans des délais courts pour permettre à ces cadres de mettre à la disposition du pays, leur expérience pour le renouveau du secteur pharmaceutique béninois.

M.M

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Respect des engagements pris au sujet de la PF : Le Bénin, mauvais élève !

produits-contraceptifs

(De nouveaux engagements pris au sommet de Londres)
Dans la dynamique d’un repositionnement de la planification familiale, le gouvernement béninois a pris d’importants engagements à la Conférence d’Addis Abeba en Novembre 2013 et récemment le 11 juillet 2017 au Sommet de Londres. Le hic est que la quasi-totalité des engagements pris en 2013 sont loin d’être respectés et les récents engagements pris à Londres semblent ne plus être une priorité pour le gouvernement. Quelle image pour un pays qui prend des engagements à la face du monde et qui ne les respecte pas ?

Huit importants engagements ont été pris par le Bénin à la Conférence d’AddisAbeba en 2013. Il s’agissait de faire passer le taux de prévalence contraceptive (Tpc) à 20% au plus tard en 2018 ; d’augmenter aussi progressivement le montant alloué à l’achat des produits contraceptifs à 250 millions de F Cfa ; de réviser les politiques, normes, et protocoles, pour renforcer la délégation de tâches et améliorer la santé reproductive ; de disséminer la déclaration de politique de population national (Depolopo) ; de développer une stratégie de contractualisation avec le secteur privé dans le cadre de la Pf ; d’assurer la disponibilité et l’accessibilité des produits contraceptifs sur toute l’étendue du territoire national en impliquant les relais communautaires ; de rendre gratuit au plus tard en2015 l’accès aux méthodes modernes de contraception dans les formations sanitaires publiques pour la couche des adolescents et jeunes ; de renforcer la communication autour de la Pf notamment au niveau des groupe cibles (femmes exprimant un besoin non-satisfait, les adolescents et jeunes). En ce qui concerne le premier engagement relatif au taux de prévalence contraceptive, le Bénin reste l’un des pays ayant le plus faible Tpc. Le taux de prévalence contraceptive du Bénin tourne encore autour de 12,5% ou 17% selon d’autres sources. Ceci, à quelques mois de l’échéance, soit décembre 2018. Si à la Conférence d’Addis Abeba en Novembre 2013, le gouvernement béninois a pris l’engagement d’augmenter progressivement le montant alloué à l’achat des produits contraceptifs à 250 millions de F Cfa à l’horizon 2018, il s’est à nouveau engagé avec les pays du Partenariat de Ouagadougou à augmenter d’au moins 10% par an sa part contributive dans le budget alloué auxdits achats. Chose curieuse, le montant alloué aux achats des produits contraceptifs tourne aujourd’hui autour de 100 millions de Fcfa et la sécurisation de la ligne d’achats des produits contraceptifs sur la ligne médicament du Ministère de la santé n’est toujours pas effective. L’accessibilité, la disponibilité des produits contraceptifs continuent d’être un véritable problème. La preuve, les besoins non satisfaits sont aujourd’hui de 33%. Le constat est aussi déplorable en ce qui concerne les autres engagements et le Bénin s’illustre simplement comme un mauvais élève en matière de respect  des engagements pris sur le plan international pour la maîtrise de la fécondité par la planification familiale. Malgré le plaidoyer des Organisations de la société civile, les autorités béninoises n’ont pu rendre opérationnelles, les politiques qui s’imposent pour faire passer la barrière des 20% de taux de prévalence contraceptive au Bénin à l’horizon 2018. Chose curieuse, le Bénin ne s’est pas abstenu de prendre récemment de nouveaux engagements précisément le 11 juillet 2017…

De nouveaux engagements pris à Londres…

A l’instar des autres pays du Partenariat de Ouagadougou, le Bénin s’est engagé, au Sommet de Londres en juillet 2017, à sécuriser et augmenter d’au moins 10% par an, la part contributive du gouvernement dans le budget alloué à l’achat des produits contraceptifs. Le Bénin s’est également engagé à mettre en place une approche inclusive de mobilisation de ressources impliquant les collectivités territoriales décentralisées afin de garantir la redevabilité vis-à-vis du financement de la santé de la population ; mettre en œuvre une deuxième génération de Plan d’action national budgétisé, avec de nouveaux taux de prévalence contraceptive à atteindre d’ici 2020, tout en y intégrant les stratégies à hauts impacts recommandées par la réunion ministérielle de décembre 2015 à Dakar. Le Bénin s’est aussi engagé à mettre en œuvre et/ou à passer à l’échelle, les stratégies porteuses de délégation de tâches sur les méthodes de longue durée d’action, des injectables et d’offre initiale de la pilule… etc, en vue de renforcer l’offre de services de Planification familiale au niveau communautaire à travers une gamme complète de méthodes modernes de contraception. Des actions pertinentes ont été annoncées pour favoriser l’extension et le renforcement de l’offre de services de la Pf  et réduire considérablement les ruptures de stocks des produits contraceptifs en renforçant les chaînes d’approvisionnement, afin de garantir une offre de services continue, accessible, et de qualité aux populations. D’importants engagements qui devront d’une manière ou d’une autre solutionner les préoccupations liées à l’offre, l’accessibilité, la disponibilité des produits contraceptifs. Mais le Bénin respectera-t-il ces nouveaux engagements ? La question reste toute posée…

Aziz BADAROU

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Dossier « Faux Médicaments » : A quand les réformes dans le secteur pharmaceutique ?

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Annoncer en grande pompe à la veille de l’an 2 du régime, force est de constater qu’un mois après on est toujours dans le statu quo.   

On n’est tenté de croire que cela ne fait plus partir des priorités du Chef de l’Etat qui pourtant semblait être préoccupé par cette question de santé publique.

Et pourtant, cette saga judiciaire, à laquelle nous avons assisté, a tout simplement révélé la défaillance de l’Etat dans la chaîne d’approvisionnement des produits pharmaceutiques mais aussi dans la délivrance des autorisations de mise sur le marché des médicaments.

L’Etat doit assurer efficacement son rôle de contrôle et garantir la bonne qualité des produits vendus sur le territoire national. Pour cela, il est important de mener des réformes au sein de la Dpmed (Direction de la Pharmacie) afin de la doter d’outils nécessaires pour pouvoir assurer efficacement sa mission. Des réformes s’imposent également au sein de la commission en charge de la délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits afin de s’assurer au préalable de l’existence de ces laboratoires.

Les réformes sont urgentes pour la sécurité des populations

Evoquer la lutte des « faux médicaments » comme réalisation pour les 2ans de la Rupture est bien, mais conduire diligemment ce dossier est gage de survie pour nos populations.

Avait-on besoin de jeter l’opprobre sur le secteur pharmaceutique pour prouver la nécessité des réformes?  Conséquence, les Populations pensent que les médicaments vendus en Pharmacie sont pareils à ceux vendus par la bonne dame au coin de la rue. Ce qui n’est pas vrai du tout, les pharmacies sont les seuls endroits sûrs pour avoir des médicaments non contrefaits.

Les Réformes sont urgentes et la commission annoncée par le Chef de l’Etat devrait se mettre au boulot au plut tôt.

Worou BORO

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Menaces sur la santé maternelle et risques d’avortements clandestins : 9 sur 10 femmes post parthum n’ont pas accès à la Pf

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Si d’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la planification familiale contribue à réduire de 30%, la mortalité maternelle, l’urgence de recourir aux méthodes contraceptives n’est visiblement pas encore perçue par les femmes béninoises. Et pour preuve, le contre rapport associatif de l’Alliance droits et santé sur le Plan national budgétisé pour le repositionnement de la Pf au Bénin fait état de ce que 9 sur 10 femmes post parthum (qui viennent d’accoucher et qui vivent maritalement) n’ont pas accès à la Pf. Toute chose qui justifie les naissances rapprochées, la récurrence des avortements clandestins et les conséquences restent dommageables pour la santé voire la vie de la femme…

Neuf sur dix femmes post parthum n’ont pas accès à la planification familiale et le corollaire immédiat est non négligeable. 70% des avortements seraient pratiqués sur des femmes mariées, selon le Professeur Adisso, dans l’une de ses récentes communications. Une situation suffisamment inquiétante pour interpeller la conscience de tous sur la nécessité de recourir aux services de la Pf pour le bien-être de la femme et le mieux-vivre des ménages. A en croire la Responsable du Projet de prévention des avortements à risques à PSI-Bénin, AyiviPrudencia, il est inadmissible qu’une femme en post parthum n’adopte pas de méthode contraceptive étant donné qu’elle est exposée à un risque de grossesses rapprochées. « Après avoir porté une grossesse pendant neuf mois, après l’accouchement qui a été peut-être laborieux, elle a toujours la charge du nourrisson et dans ce contexte, elle se retrouve encore enceinte. Que peut-elle faire ? Rares sont les femmes qui acceptent garder deux grossesses dans une même année. D’une manière ou d’une autre, elles se débrouillent pour aller se faire avorter dans la clandestinité. Car la loi interdit l’avortement sauf en cas de viol, d’inceste, de malformation fœtale ou de maladies graves. Mais voilà que cette femme ne remplit aucune des quatre conditions pour qu’elle soit autorisée à avorter. Autant de risques pour les femmes qui sont dans le post parthum et qui n’adoptent pas la Pf» a-t-elle fait savoir. Refusant souvent d’être la risée de leur communauté pour s’être retrouvée à nouveau enceinte alors qu’elle continue d’allaiter un nouveau né, ces femmes recourent donc à des pratiques dangereuses ou aux services des non professionnels de la santé pour se débarrasser de la grossesse. Et ceci ne reste point sans conséquences sur la santé. L’acte est susceptible de coûter la vie à la femme. D’ailleurs, d’après les récentes statistiques, 15% des décès maternels sont liés aux avortements clandestins. Chose curieuse, les méthodes contraceptives restent pourtant un moyen incontournable pour procréer quand l’on veut et quand il le faut.Face au fait, il convient de s’interroger sur les raisons motivant la non adhésion massive des femmes à la planification familiale. « Une étude a montré que les femmes ne veulent pas se mettre sous planification familiale de peur des effets secondaires qui pourtant constituent des effets passagers. Car même la simple quinine peut produire des effets secondaires. C’est plutôt une question de communication. Les prestataires doivent sensibiliser les femmes sur les effets secondaires tout en les aidant à surmonter lesdits effets. Au niveau de l’Abms/Psi nous formons les prestataires à gérer les effets secondaires », a confié Ayivi Prudencia de Psi-Bénin avant d’être davantage rassurante : « Il y a 25 ou 30 ans, on parlait d’analyses préalables mais les choses ont évolué et aujourd’hui, il y a un outil qu’on appelle les critères d’éligibilité à la méthode de contraception. Cet outil a été conçu par l’Organisation mondiale de la santé. C’est-à-dire en demandant un bilan avant d’adopter une méthode contraceptive, on recherche des pathologies données. Ces maladies ont des signes, des antécédents médicaux. Ces signes sont répertoriés dans l’outil appelé le Disque d’éligibilité de l’Oms. Face à la cliente, le prestataire formé à cet outil de l’Oms, il suffit qu’il pose des questions qui sont sur le disque et selon que la femme réponde oui ou non, il y a une cotation par rapport à chaque maladie. Lorsque la cotation donne 1, cela veut dire que cette personne peut utiliser la méthode sans restriction aucune ni problème. Si la cotation donne 2, cela signifie qu’elle peut utiliser mais qu’il faut faire attention et lorsqu’elle donne 3, cela veut dire que quelque soit ce qui se passe, ne lui faites pas adopter cette méthode. Cet outil remplace valablement le bilan».  Cela ne fait donc plus l’objet d’aucun doute, les effets secondaires sont non seulement passagers mais aussi maîtrisables. De même, contrairement à ce qui serait distillé dans l’opinion publique, la planification familiale ne vise pas à limiter les naissances mais plutôt à les espacer, les maîtriser. Et l’adhésion des confessions religieuses aux méthodes contraceptives témoigne désormais de l’impérieuse nécessité pour les femmes, les couples d’adopter la planification familiale pour un véritable progrès de l’humanité.

Aziz BADAROU

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Ayivi Prudencia, responsable à PSI-Bénin au sujet de l’importance de la PF : “15% des décès maternels sont liés aux avortements clandestins“

Ayivi-Prudencia

Les avortements deviennent de plus en plus fréquents au Bénin et les femmes n’acceptent toujours pas de porter le poids d’une « grossesse non désirée ». Dans la foulée, des décès se font enregistrer dans le rang des femmes qui recourent à des avortements clandestins. Dans une interview exclusive accordée à votre journal, la Responsable du projet de prévention des avortements à risques à PSI-Bénin, AyiviPrudencia estime que 15% des décès maternels sont liés aux avortements clandestins. Selon elle, face à la situation, la planification familiale est une solution indispensable… Lisez plutôt !

Face à la fréquence inquiétante des avortements notamment clandestins, peut-on percevoir aujourd’hui la PF comme une solution indispensable ?

On peut considérer plusieurs types d’avortements notamment des avortements spontanés  qui peuvent être provoqués par des infections urinaires, le paludisme, et autres maladies. Nous avons les avortements eugéniques, c’est-à-dire l’enfant que porte la maman porte une tare et toutes les analyses montrent que l’enfant, s’il naît, sera toujours malade, un poids à trainer par ses parents. Nous avons aussi l’avortement thérapeutique et ici, c’est la vie de la maman qui est en danger. Donc, on décide d’interrompre cette grossesse après des analyses gynécologiques. Et il y a enfin les avortements clandestins qui sont les plus fréquents et qui compromettent le plus, la vie de la maman. C’est cela, le grand problème. Aujourd’hui, 15% des décès maternels sont liés aux avortements clandestins. Et le plus souvent, c’est le cas où la femme estime qu’elle porte une grossesse non désirée pour des raisons liées soit aux problèmes de ménages soit des difficultés financières soit au fait que la maman venait juste de donner vie à un bébé. Alors que dans les normes de la santé de la reproduction, une femme qui accouche doit attendre deux ans avant d’avoir une nouvelle grossesse au risque de mettre en danger sa propre santé et celle du bébé. Toute chose qui affecte les ressources, les revenus du ménage. Alors, pour éviter les avortements clandestins, il faut impérativement recourir aux méthodes contraceptives car pour faire ces avortements, elles ne font pas appel aux services des professionnels de la santé. On consulte les amis, on va voir quelqu’un qui met un corps étranger dans le col de la femme et on dit le col va se dilater, le contenu de l’utérus sera évacué mais pendant ce temps, on s’expose à la perforation de l’utérus, des antres et la femme devient très malade. Elle peut saigner et en mourir. Il y a plusieurs pratiques très dangereuses et d’autres utilisent des produits ménagers très toxiques notamment le potassium ave coca-cola, Guinness, etc. et cela devient une complication, difficile à gérer. Lorsqu’une femme n’est pas prête pour avoir une grossesse, il faut qu’elle utilise les méthodes de contraception. Il en existe toute une gamme. Il y a des méthodes naturelles, des méthodes hormonales et je pense qu’on a suffisamment communiqué là-dessus. D’après l’enquête démographique sur la santé, sur 10 femmes interrogées, 08 femmes au moins vous parleront d’une méthode contraceptive. Pourquoi alors ne pas les utiliser ? Il est donc indispensable d’utiliser les méthodes contraceptives pour éviter les grossesses non désirées afin d’être à l’abri des avortements clandestins.

D’après le contre rapport associatif publié par les organisations de la société civile dans le cadre de la revue du Plan national budgétisé pour le repositionnement de la PF, 9 sur 10 femmes post parthum ne seraient pas sous PF. Qu’est-ce qui explique cela, selon vous ?

Je crois que la responsabilité est partagée étant donné que la communauté ne fait toujours pas confiance aux méthodes de contraception par crainte de complications et autres. En dehors des rumeurs, il faut souligner qu’au niveau des prestataires, les services ne sont pas toujours disponibles. Dans les structures privées, nous sommes confrontés à un problème. Dans nos interventions dans les cliniques privées, nous formons la sage-femme de la maternité et comme le budget ne permet pas d’offrir la formation à tous les agents de la clinique, le problème est que lorsque la sage-femme formée n’est pas de garde, toutes les femmes qui viennent accoucher, ne pourront pas bénéficier des services de la PF. Il y a un problème de disponibilité des services qui se pose. Je pense qu’à l’étape où nous en sommes aujourd’hui avec la PF, l’Etat doit prendre l’engagement de former systématiquement les professionnels de la santé pour l’offre des services de PF.

Quels sont les risques encourus par une femme en post parthum qui n’est pas sous méthode contraceptive ?

Pour les femmes qui accouchent et qui ne sont pas sous PF, il y a des risques de grossesses rapprochées et la femme devient ainsi la risée de sa communauté. En ce qui concerne son pouvoir économique, après avoir porté une grossesse pendant neuf mois, après l’accouchement qui a été peut-être laborieux, elle a toujours la charge du nourrisson et dans ce contexte, elle se retrouve encore enceinte. Que peut-elle faire ? Rares sont les femmes qui acceptent garder deux grossesses dans une même année. D’une manière ou d’une autre, elles se débrouillent pour aller se faire avorter dans la clandestinité. Car la loi interdit l’avortement sauf en cas de viol, d’inceste, de malformation fœtale ou de maladies graves. Mais voilà que cette femme ne remplit aucune des quatre conditions pour qu’elle soit autorisée à avorter.

Les campagnes de sensibilisation et des initiatives pertinentes se multiplient sur le terrain mais les défis à la PF sont encore loin d’être relevés au Bénin ? Que proposez-vous ?

Il faut renforcer les capacités des prestataires, rendre les produits et services disponibles. Il faut également que le gouvernement béninois et les Ptf travaillent à systématiser les services de Pf pour les centres de santé. Aucun agent de la santé ne devrait se voir délivrer son diplôme sans la maitrise parfaite des techniques de méthodes de contraception.  J’ai l’impression que l’Etat ne fait pas de la communication autour de la PF. Il faut que l’Etat confie aux professionnels de la santé, des cahiers de charge dans lesquels, ils devront aller parler de la PF sur les émissions de grande écoute. Aujourd’hui, c’est vraiment nécessaire d’espacer les naissances pour permettre à la femme de bien s’occuper du dernier né, de retrouver ses énergies et vaquer à ses activités génératrices de revenus avant de penser à en avoir un autre. Une grossesse qui intervient dans un ménage doit être une source de joie et non source de tristesse parceque ce ne fut pas un souhait.

Propos recueillis par Aziz BADAROU

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Conséquence de l’affaire «Kinninsi» et de la grève : Pénurie de sang dans les hôpitaux

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(Les donneurs sollicités)
Il y a pénurie de sang dans les hôpitaux. C’est du moins ce qu’a confié à votre journal, Ephrem Kpadé, contrôleur de commerce, président communal de l'Association des donneurs de sang bénévole de Porto-Novo. «Ce n'est pas seulement dans l’Ouémé et le plateau. La pénurie est générale. Les demandes que nous recevons hors des deux départements confirment la pénurie dans les autres départements. A l'heure où je vous parle, je suis à la banque de sang pour le contrôle. J’ai devant moi des gens qui ont quitté Dékanmè, Zinvié, Pobè, Cotonou, Comè. Ça  veut dire que dans chacun de ces départements, il y a pénurie», confie-t-il. A l’entendre, cela s'explique par «la période de pointe» que traversent chaque année les banques de sang. Seulement,  se désole le président, «nous ne sommes pas encore de plein pied dans la période de pointe. La période de pointe est une période dans laquelle la demande devient forte. La banque de sang peut recevoir 150 demandes et ne satisfait qu'une soixantaine. C’est une période de pluie intense qui entraîne l'augmentation du taux de paludisme chez les enfants d'où l'anémie».

Du Kinninsi et des poches de sang

 «Cette année, la situation est particulière à cause de l'actualité du kinninsi et aussi des grèves dans les lycées et collèges, principaux donneurs», affirme le président communal de l'Association des donneurs de sang bénévole de Porto-Novo. Pourtant, martèle-t-il, contrairement à ce que ‘’beaucoup’’ croient, «le sang prélevé dans nos poches ne saurait faire objet de la nourriture de kinninsi». En effet, explique Ephrem Kpadé, la poche de sang contient en elle-même un liquide qui contient du sel. La poche, poursuit-il, depuis sa fabrication, contient un anti coagulant. «Le vodoun kinninsi a un principe actif et au nombre des étapes pour lui donner le sang d'un être, le sang salé ne lui est pas favorable», va-t-il renseigner.

Appel à la population

«Il existe une sécurité transfusionnelle depuis le prélèvement du sang chez le donneur, en passant par les analyses effectuées sur ce sang, la préparation du produit sanguin, le convoiement à la banque de sang pour la cession, la transfusion proprement dite, son suivi, le retour de la poche vide jusqu'à la destruction de la poche dans l'incinérateur approprié», informe Ephrem Kpadé. Selon son propos, les poches de sang sont codées et une poche de sang retrouvée n'importe où peut être retracée jusqu'au jour de son ravitaillement en sang. A l’entendre, l’heure est grave. Il faut sauver des vies. «J’invite nos donneurs de sang à sortir de leur réserve. Le sang donné sert effectivement à ce que de droit, sauver des vies», rassure-t-il.

C.K

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Maladies cardiovasculaires : Tout savoir en 6 questions

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1- Comment les béninois entretiennent ils leur santé cardiovasculaire ?

La notion de santé cardiovasculaire ne me semble pas être bien connue dela majorité des béninois. La santé cardiovasculaire des béninois est caractérisée par :
-    Une connaissance insuffisante des maladies cardiovasculaire liée en partie à un manque d’information  
-    Un dépistage insuffisant de ces maladies
-    Une prévention peu organisée
-    Une faible capacité de prise individuelle et collective

2- Qu’est ce qui justifie la fréquence des maladies cardiovasculaires de nos jours ?

Les facteurs qui contribuent à une augmentation des maladies cardiovasculaires dans le monde sont : une augmentation de l’espérance de vie, le stress imposé par la complexité du fonctionnement des sociétés qui sont de plus en plus dérégulées, le changement du mode de vie avec la baisse des activités physiques et une modification qualitativement mauvaise de l’alimentation, l’adoption d’habitude de vie nocive à la santé comme le tabagisme, l’augmentation de fréquence de certaines maladies comme le diabète qui sont de gros pourvoyeurs de maladie cardiovasculaires

3- Le Bénin a-t-il une politique globale de prise en charge des maladies cardiovasculaires ?

Le Bénin a le mérite d’avoir mis  en place le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles. Et les maladies cardiovasculaires font partie des maladies non transmissibles. Des actions de prévention sont entreprises dans ce cadre dont il faut saluer l’existence et améliorer les performances dans le domaine particulier de la prévention cardiovasculaire. La situation est moins intéressante en ce qui concerne le traitement effectif des maladies cardiovasculaires déclarées. Même si les autorités ont toujours été conscientes de la nécessité d’améliorer la situation et ont posé des actes dans ce sens,  je ne connais pas de planification effective d’une politique hospitalière cohérente et durable pour la gestion des maladies cardiovasculaires. Aux  actions efficaces entreprises à différentes périodes ont succédé  des lendemains plutôt déprimants. Deux exemples illustrent cette situation. Le premier exemple est celui du CNHU. Le service de cardiologie du CNHU qui est le service national de référence n a jamais eu  le niveau d’équipements, de consommables et de médicamentsqu’ il faut. Le deuxième exemple est celui du service de cardiologie de l’Hôpital d’Instruction des Armées de Parakou. Ce service a  été créé en 2011 avec un plateau technique optimal pour notre niveau de développement. Il  était le service de cardiologie le plus équipé du Bénin et le seul service de cardiologie équipé des régions du centre et du nord de notre pays. Après un bon démarrage et des performances appréciées des populations et des autorités,  il est devenu rapidement moins performant puis actuellement est  en état  de cessation de fonctionnement avec un équipement chèrement acquisnon utilisé. c’est dire que nous devons faire mieux par respect  et pour une meilleure santé de  nos populations.

4- Le Bénin possède-t-il le plateau technique pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires ?

Le niveau d’équipement est faible et aléatoire. Un effort d’équipement et de maintenance s’impose

5- Comment peut-on prévenir les affections cardiovasculaires ?

Les actions nécessaires à une bonne  prévention des affections cardiovasculaires  doivent être entreprises à trois niveaux  Il y a des actions à entreprendre par les professionnels de la santé, celles  qui relèvent des attributions des  autorités et enfin celle qui sont de la responsabilité individuelle
Les professionnels de la santé doivent procéder à l’étude de la situation des maladies cardiovasculaires et concevoir les actions de communication pour un changement de comportement par rapport aux maladies cardiovasculaires et aux facteurs qui engendrent leur survenue. Puis ils doivent s’impliquer dans la mise en œuvre de ces actions, ce qu’ils font assez bien mais encore à une échelle faible, en partie par manque de logistique et d’organisation. Ainsi, les études dans notre pays ont montré que l’hypertension artérielle ( HTA)  est présente chez  un  béninois adulte sur 3 environ et que la majorité des personnes atteintes ne savent pas qu’elle sont porteuses de cette maladie. Ces études ont montré aussi que l’HTA est favorisée ou aggravée par l’excès de consommation de sel, l’excès de poids, le stress, l’insuffisance de consommations de fruits et légumes. Elles ont montré aussi que cette HTA engendre  d’autres maladies qui sont :
-    Au niveau du  cœur, l’insuffisance cardiaque qui est une   défaillance du cœur entrainant  un essoufflement),
-    Au niveau du cerveau  une souffrance cérébrale  par hémorragie dans le cerveau ou privation d’une partie du cerveau en oxygène appelée accident vasculaire cérébral)
-    Au niveau du rein l’insuffisance rénale  qui est  une insuffisance de la fonction d’épuration des reins avec une  accumulation d’eau et de substances toxiques que devrait évacuer le rein.
Des actions de sensibilisation sont régulièrement entreprises par les professionnels de santé  dans le cadre de différentes organisations et dans le cadre des actions du Programme National de lutte contre les Maladies Non Transmissibles.
 Les autorités ont mis en place des actions dans le cadre de la santé publique. Il est souhaitable que ce  soutien à la prévention cardiovasculaire soit plus ferme et plus constant avec l’aide renforcée des institutions internationales.

Les actions individuelles comportent :
-     la lutte contre la sédentarité avec un exercice physique soutenu et  régulier,
-     la diminution de la consommation de sel d’alcool et de matières grasses,
-     une consommation régulière et substantielle de fruits et légumes selon les conseils des nutritionnistes ( 5 potions de fruits et légumes par jour),
-    une surveillance du poids corporel et de la tension artérielle dans le cadre d’une consultation annuelle chez un docteur en médecine

6- Quel est le lien entre vieillissement des populations et les  maladies cardiovasculaires ?

La surveillance des paramètres de fonctionnement des organes au cours de plusieurs décennies dans différentes populations a montré que l’augmentation de l’âge notamment au-delà de 45- 50 ans était un facteur corrélé à la survenue de nombreuses maladies comme :
-    l’HTA,
-   l’athérosclérose qui est un encrassement de l’intérieur des artères à l’origine de crises cardiaque graves souvent mortelles ou de perturbations de la circulation sanguine dans les membres pouvant aboutir à la nécessité d’amputation , ou de perturbation de la circulation du cerveau pouvant entrainer  une paralysie des membres ou une démence
-    la thrombose veineuse (coagulation de sang dans les vaisseaux assurant la circulation retour vers le cœur) qui peut engendre comme complication une perturbation du fonctionnement des poumons qui peut être mortelle)
-    les troubles du rythme cardiaque
-    etc…

Le mécanisme est une altération avec l’âge  du fonctionnement de certains tissus essentiels.

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Survenue des moustiques génétiquement modifiés : Le réseau Jinukun tire la sonnette d’alarme

Jinukun

Le réseau Jinukun a organisé, mercredi 4 avril 2018, et ce, en partenariat avec Copagen, un Cour régional Afrique francophone sur le thème : « Les Ogm : l’expérience du Burkina-Faso et sur la survenue des moustiquesOgm ». Les travaux se sont déroulés au Codiam à Cotonou.

Ce cours entre dans le cadre de la lutte engagée depuis lors, par le réseau Jinukun, contre l’usage de Organismes génétiquement modifiés (Ogm) dans l’agriculture, l’élevage et dans l’environnement. Il vise à en croire le président du réseau, René Sègbènou, à mener des réflexions sur les politiques agricoles, à travers des plaidoyers pour la prise en compte de l’agriculture dans les politiques publiques, mais également sur l’agro écologie, comme solution endogène pour plus d’efficacité dans la lutte.

Mobilisation contre les Ogm

Plusieurs communications ont nourri le débatentretenu par les participants venus de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry, du Tchad, du Togo, du Niger,du Mali, du Sénégal, du Burkina-Faso et du Bénin. Selon, l’expert,Ali Tapsoba, le Burkina-Faso est le seul pays à expérimenter les Ogm en Afrique de l’Ouest. Cette expérimentation est essentiellement liée  à des considérations politiques, avec le Chef d’Etat d’alors, Blaise Compaoré. L’entrée des Ogm sur le territoire burkinabè s’est opérée de façon discrète,a-t-il signifié, avec les premières expérimentations en 2001. L’information est protée à la connaissance du public en 2003 et en 2006, le parlement a voté une loi sur la biosécurité. Ce qui a suscité en 2007, une marche pacifique contre les Ogm. En 2008, les premiers Ogm du coton Bt seront commercialisés. A Mosantoles producteur sont été rassurés quant à l’augmentation du rendement et la réduction de la pénibilité du travail, mais très tôt, fait-il remarquer, le coton Bt en expérimentation a présenté des carences : résistances avec augmentation des traitementsen pesticides, mauvais rendement, fibres court.., et surtout, l’exigence de l’achat des semences, d’où le divorce entre Mosanto et l’interprofession du coton en 2014.  Ce qui a suscité l’abandon du coton génétiquement modifié au Burkina-Faso. Une victoire rendue possible par les luttes menées par les experts africains avec le soutien de la société civile. Christian Legay s’est pour sa part penché sur les coûts liés à l’usage des Ogm.

Des moustiques Ogm

Le communicateur a également évoqué le cas de l’expérimentation des moustiques Ogm financée par la Fondation Bill et Milinda Gates pour lutter contre le paludisme. Cette pratique consiste à réduire l’anophèle femme, vecteur du paludisme. Mais les experts dénoncent un projet sans étude préalable et sujet à des dangers liés à la perturbation de la chaîne alimentaire, la production de nouvelles espèces résistant au traitement anti paludéen, la persistance et l’invasion par des insectes génériquement modifiés y compris le transfert horizontal de gènes, microbes pathogènes, infection et maladies et interactions entre insectes génétiquement modifiés. Il a fini ses propos en invitant à la mobilisation et à la solidarité autour de la question de la souveraineté alimentaire. Luc Djogbénou, Chef département santé et environnement à l’Institut régional de la santé publique,  invite pour sa part, à adopter des mesures alternatives, notamment, à intensifier la lutte contre les moustiques, œuvrer à la réduction de la population des moustiques, réduire le contact entre l’homme et le moustique, impliquer les africains dans la lutte et tenir compte des réalités du terrain, améliorer les connaissances sur le principe qui sous-tend la technique de lâcher de mâle stérile d’insectes, et intensifier l’information sur l’historique de l’utilisation de cette technique dans la lutte contre d’autres maladies.

Thomas AZANMASSO

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Polio : La 23ème édition des journées nationales de lutte démarre vendredi prochain

polio

Le premier passage de la 23ème édition des journées nationales de lutte contre la poliomyélite démarre vendredi prochain, a-t-on appris dans un communiqué du ministre béninois de la santé.

Cette campagne de vaccination, annonce le communiqué, va durer du 06 au 08 avril 2018 et sera couplée avec l’administration de la vitamine A. La campagne, faut-il le rappeler, prend en compte tous les enfants de moins de 5 ans en ce qui concerne la vaccination contre la polio et ceux de 6 mois à 5 ans pour ce qui est de l’administration de la vitamine A.

Les autorités sanitaires mobilisent à cet effet, les chefs de couvents, les leaders d’opinion et religieux, les têtes couronnées, les partenaires du secteur de la santé et les élus locaux notamment les chefs d’arrondissement avec leur chefs de village ou de quartier de ville pour le succès de l'opération.

abp.info

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