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Sciences et Santé

Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques : L’Oms et le ministère sensibilisent à l’Uac

antibiotiques

C’est à travers une importante caravane de sensibilisation et d’information à l’Université d’Abomey-Calavi que l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et le ministère de la santé ont entamé la commémoration de l’édition 2017 de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques. Cet évènement qui se célèbre du 13 au 19 novembre 2017 sera marqué par une série d’activités de sensibilisation et d’information à l’Uac.

Le thème retenu pour cette édition 2017 est intitulé : « Demandez conseil à un professionnel de santé qualifié avant de prendre des antibiotiques ». L’Organisation mondiale de la santé (Oms) et le Ministère de la santé sont en guerre contre l’usage excessif ou inapproprié des antibiotiques. La résistance antimicrobienne notamment aux antibiotiques constitue aujourd’hui, l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale et le développement. Un nombre croissant d’infections surtout bactériennes devient difficile, voire impossible à traiter du fait de la perte d’efficacité des antibiotiques utilisés pour les soigner. Il s’agit d’un phénomène naturel, mais qui s’accélère principalement à cause du mauvais usage des médicaments aussi bien chez l’homme que chez l’animal. Selon des projections, si rien n’est fait d’ici à 2050, la résistance des microbes aux antibiotiques pourrait entraîner 10 millions de décès chaque année et une réduction de 2 à 3,5 % du produit intérieur brut. La caravane de sensibilisation initiée par l’Oms et le ministère a démarré à l’hôtel de ville d’Abomey-Calavipour échouer dans l’enceinte de l’Université d’Abomey-Calavi plus précisément dans l’Amphithéâtre Houdégbé. Des slogans, chants et même des messages inscrits sur les banderoles et T-shirts conçus et arborés pour la circonstance ont permis d’édifier. Entre autres, il a été demandé à la communauté estudiantine de prendre des antibiotiques uniquement sur conseil d’un professionnel qualifié de santé.


Aziz BADAROU

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Suspension de la grève dans les hôpitaux : Les hôpitaux revivent dès ce jour !

sante

(Lire la motion du Collectif des syndicats de la santé)
A
Madame le ministre du Travail et de la fonction publique (Mtfp)
Monsieur le ministre de l’Economie et des finances (Mef)
Monsieur le ministre de la santé (Ms)
Cotonou
Considérant la conférence de presse du collectif des syndicats du secteur de la santé en date du 02 août 2017 ;
Considérant les décisions des Assemblées générales tenues dans les différentes départements au Centre hospitalier et universitaire de la mère et de l’enfant lagune (Chu-Mel) et au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) du 4 au 11 août 2017 ;
Considérant la motion de grève d’avertissement de 48 heures en date du 24 août 2017 ;
Considérant la motion de grève de 48 heures renouvelable par tacite reconduction en date du 19 septembre 2017 ;
Considérant la motion de grève de 72 heures renouvelable par tacite reconduction en date du 19 septembre 2017 ;
Considérant les multiples séances d’échanges que nous avons eues avec le comité ministériel mis sur pied par le Chef de l’Etat ;
Considérant la rencontre que nous avons eue avec le Chef de l’Eta en date du 11 novembre 2017 au Palais de la Présidence de la République ;
Considérant que le Chef de l’Etat nous avoué que le document de réforme est soumis à un comité de relecture ;
Considérant que le président de la République, s’est engagé à prendre en considération nos propositions dans le cadre de la réforme ;
Considérant que le Chef de l’Etat s’est engagé à nous associer à toutes les étapes de la mise en œuvre des réformes ;
Considérant que le Chef de l’Etat a martelé que ni le Cnhu, ni les autres structures hospitalières ne seront privatisées ;
Considérant que le gouvernement s’est engagé à payer les salaires à tous les ayants droits au plus tard à la fin du mois de décembre 2017 ;
Considérant les avancées obtenues dans le traitement des dossiers des agents de santé immatriculés à la Cnss ;
Considérant la signature de l’arrêté 052 /Ms/Dc/Sgm/Ctj/Daf/Srhds/Sa du 13/11/17 portant création d’un comité ad hoc chargé de l’examen des modalités de correction des disparités salariales du personnel paramédical agent contractuel de l’Etat ;
Considérant la signature de l’arrêté 053/Ms/Dc/Sgm/Ctj/Daf/Srhds/Sadu 13/11/17 portant création d’un comité ad hoc chargé de l’examen des modalités d’uniformisation du corps des infirmiers au Bénin ;
Considérant les engagements du Gouvernement au sujet du paiement de la prime de motivation au titre de 2007 et des rappels de la prime de risque ;
Considérant la volonté du chef de l’Etat de donner une suite favorable au reclassement des agents de santé qui ont effectué une formation complémentaire sans être inscrit au plan de formation, si l’Etat utilise les intéressés avec leur nouveau profil ;
Considérant le relevé des conclusions des négociations entre le gouvernement et le collectif des Syndicats du secteur de la santé ;
Sur décision des Assemblées Générales tenues le mardi 14 novembre 2017 simultanément à la bourse du travail de Cotonou, au Chud Parakou et au Cs de Djougou ;
Le collectif des syndicats du secteur de la santé,
A. Décide de suspendre le mouvement de débrayage démarré depuis le 30 août 2017 dans le secteur de la santé.
B. Appelle tous les militants à reprendre le chemin du service et désormais sans interruption pour compter du vendredi 17 novembre 2017 à 08heures jusqu’au prochain mot d’ordre.
C. Demande aux travailleurs de se tenir prêts et mobilisés pour reprendre les hostilités, si le gouvernement ne respecte pas les échéances fixées pour la mise en œuvre des engagements.

Fait à Cotonou, le 15 novembre 2017

Ont signé pour le Collectif,
Pour le Cph, Président    Pour l’Irhs, Coordonnateur
Dr Joseph Lanwassonou Adolphe Houssou
Pour le Syntrasesh, secrétaire général
Soule Salako

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Secteur de la santé : La grève suspendue, la reprise prévue pour demain

Talon-syndicats

Fini, les grèves dans le secteur de la santé ! La rencontre du Chef de l’Etat dans la matinée de ce samedi 11 novembre 2017 avec les syndicats du secteur de la santé semble déjà fructueuse. Après les consultations des bases et l’Assemblée générale tenue ce mardi, 14 novembre 2017 à la Bourse du travail de Cotonou, le Collectif des syndicats de la santé a décidé de la suspension du mouvement de débrayage déclenché depuis le 30 août 2017 dans le secteur. Cependant, les activités ne reprendront normalement dans les hôpitaux que ce vendredi, 17 novembre 2017 à 08 heures.

Le dégel de la crise dans le secteur de la santé semble déjà effectif.  Faut-il le souligner, la situation devenant de plus en plus critique dans le secteur de la santé malgré les multiples séances de négociations et le message d’assurance du gouvernement, le chef de l’Etat, Patrice Talon a décidé de s’assoir à la table des négociations samedi dernier. Après de longues échanges, le gouvernement a accédé aux principales revendications des syndicats et rassuré des mesures prises en vue leur satisfaction.  « Le gouvernement est en phase de relecture des propositions faites par la commission de la santé avant la mise en œuvre éventuelle des reformes. Nous sommes disposés à remettre en cause certaines intentions si besoin. Vos recommandations seront prises en compte, dans la mesure où elles viseront à améliorer ce que nous proposons», a déclaré le président Patrice Talon pour rassurer les agents de santé que leurs propositions seront prises en compte si elles sont jugées pertinentes et nécessaires. Le Président de la République a également signifié qu’il n'est pas du rôle des syndicats de conduire les réformes, ni de demander de surseoir aux travaux de la commission. « Il n'a jamais été question de privatiser le Cnhu. L'affermage et la mise en concession sont des modes de gestion à expérimenter. Nos hôpitaux sont mal gérés. La gestion d'un hôpital n'est pas normalement de la responsabilité d'un médecin» a clarifié le Chef de l’Etat. Quant aux primes de motivation et de risques, le collectif des syndicats a accepté que les arriérés soient payés conformément à l’accord retenu. La prime de motivation sera échelonnée et celle liée aux risques sera payée en bloc dans les prochains mois. Pour matérialiser les engagements pris à l’issue de cette rencontre importante, il a été procédé à la signature d’un protocole d’entente entre le gouvernement et les syndicats du secteur de la santé. Rassurés des engagements pris en vue de la satisfaction de leur plateforme revendicative, les responsables syndicaux ont décidé donc de suspendre la grève dans les hôpitaux.


Aziz BADAROU

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Pour pallier le manque criard d’équipements au Cnhu-Hkm : Le gouvernement quémande auprès de la diaspora

sante

Patrice Talon et son équipe ne sont certainement pas prêts à injecter assez de ressources publiques dans la santé. Face aux besoins exprimés dans ce secteur sensible, le gouvernement a préféré solliciter l’appui des Béninois de la diaspora.  

La Rupture ne fera pas de miracle dans le secteur de la santé. Peut-être rien ne changera dans ce domaine avant 2021. Le gouvernement a donné une preuve de sa mauvaise volonté dans une lettre envoyée aux Béninois de la diaspora. L’ambassadeur du Bénin près la France, Auguste Alavo a en effet sollicité l’aide des responsables de certaines associations afin d’améliorer les prestations au Centre national hospitalier universitaire, Hubert Koutoucou Maga (Cnhu-Hkm). Le soutien des Béninois de la diaspora devrait à en croire le contenu de la correspondance permettre de remplacer entre autre des lits vétustes déchirés et inadaptés, des matelas usagés et de juguler l’absence de moustiquaires, de draps ainsi que le manque de matériels de travail : fauteuils roulants, brancards, aspirateurs etc. C’est plutôt étonnant et attristant que le gouvernement fasse appel à l’aide de la diaspora pour faire à face à ces «petits besoins » du plus grand hôpital public du Bénin. C’est d’autant étonnant qu’on peut se demander si,  en dehors des réformes annoncées avec en toile de fond l’affermage sauvage des centres hospitaliers, la Rupture n’a rien prévu pour améliorer les prestations du Cnhu-Hkm qualifié d’ailleurs par certains observateurs de mouroir. Il est vrai qu’outre les taxes et impôts qu’il paie, le citoyen est aussi appelé à apporter autrement son aide à l’Etat pour des œuvres de développement. Mais cela doit-il constituer pour le gouvernement une occasion pour se soustraire à un devoir? Quelle que soit la situation économique nationale, le gouvernement peut-il moins s’intéresser au fonctionnement des hôpitaux publics? Ce courrier de l’ambassadeur Alavo prouve à tout point de vue que le  secteur de la santé ne constitue pas une priorité pour la Rupture. L’homme d’affaires Patrice Talon  et ses collaborateurs préfèrent injecter l’argent public dans les secteurs plus juteux et devant permettre aux nombreuses entreprises des affidés du pouvoir de s’enrichir. Au Bénin, on préfère quémander auprès de la diaspora pour contenir les problèmes liés à la santé que de définir des programmes de restructuration objectifs pour sauver des vies. Le gouvernement donne l’impression que la vie des citoyens béninois ne mérite pas d’être sauvée. La belle preuve, le temps mis pour rencontrer les syndicats de la santé pour un dégel de la grève qui dure depuis trois mois alors qu’à la justice, on a tôt fait de circonscrire le mal. Est-ce parce que le Chef de l’Etat ne se soigne pas au Cnhu ? A chacun de faire son opinion.

(Lire ci-après la lettre de l’ambassadeur Alavo). 

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Mike MAHOUNA   

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Rencontre Talon-syndicats de la santé : Le gouvernement capitule, la grève bientôt suspendue

Talon-syndicats

La rencontre du Chef de l’Etat dans la matinée de ce samedi 11 novembre 2017 avec les syndicats du secteur de la santé semble déjà fructueuse. Après de longs échanges, le gouvernement a accédé aux principales revendications des syndicats et rassuré des mesures prises en vue de leur satisfaction. Plus ou moins rassurés des engagements pris par le Chef de l’Etat, les responsables syndicaux de la santé ont procédé à la signature d’un protocole d’accord. Après les concertations avec leurs bases, les syndicats devront bientôt décider de la levée de la motion de grève dans le secteur…

Le dégel de la crise dans le secteur de la santé semble être en bonne voie.  La situation devenant de plus en plus critique malgré les multiples séances de négociations et le message d’assurance du gouvernement, le chef de l’Etat, Patrice Talon a décidé de s’assoir à la table des négociations samedi dernier. Le président Patrice Talon, à l’entame des échanges, a remercié les syndicats de la santé pour leur sens d’écoute et les efforts qu’ils s’engagent à consentir pour le dénouement de la crise qui secoue les hôpitaux depuis le 30 août 2017.Concernant les nouvelles réformes, un des points de discorde entre les partenaires sociaux et le ministre de la santé, le Chef de l’Etat a précisé que le rapport déposé par la commission est en cours de relecture. « Le gouvernement est en phase de relecture des propositions faites par la commission de la santé avant la mise en œuvre éventuelle des reformes. Nous sommes disposés à remettre en cause certaines intentions si besoin. Vos recommandations seront prises en compte, dans la mesure où elles viseront à améliorer ce que nous proposons», a déclaré  le président Patrice Talon pour  rassurer les agents de santé que leurs propositions seront prises en compte si elles sont jugées pertinentes et nécessaires. Le Président de la République a également signifié qu’il n'est pas du rôle des syndicats de conduire les réformes, ni de demander de surseoir aux travaux de la commission. « Il n'a jamais été question de privatiser le Cnhu. L'affermage et la mise en concession sont des modes de gestion à expérimenter. Nos hôpitaux sont mal gérés. La gestion d'un  hôpital n'est pas normalement de la responsabilité d'un médecin», a clarifié le Chef de l’Etat. Quant aux primes de motivation et de risques, le collectif des syndicats a accepté que les arriérés soient payés conformément à l’accord retenu. La prime de motivation sera échelonnée et celle liée aux risques sera payée en bloc dans les prochains mois. « Depuis dix-huit mois que nous sommes là, nous avons payé plus de 18 milliards FCFA de rattrapage sur votre traitement financier », affirme le Chef de l’État pour rassurer des efforts consentis pour leur donner gain de cause. Pour matérialiser les engagements pris à l’issue de cette rencontre importante, il a été procédé à la signature d’un protocole d’entente entre le gouvernement et les syndicats du secteur de la santé. De sources proches des responsables syndicaux, un compte rendu fidèle des négociations sera soumis à l’appréciation de leurs bases respectives avant toute décision de levée de la motion de grève. Selon ces derniers, le week-end sera mis à profit et d’ici lundi ou mardi, la levée de la motion devra être constatée. « Le chef de L’État nous a rassuré qu’il y a une commission de relecture du rapport et à chaque étape d’exécution, il va nous associer. C’est déjà rassurant. Par rapport aux revendications liées aux carrières, les autorités ont demandé à ce que nous leur donnons le temps pour que le 16 novembre, ils puissent nous rendre compte et par rapport aux primes, ils nous ont fait une proposition que nous avons accepté, nous avons vu que le chef de l’Etat est ouvert puisqu’il a bien communiqué avec nous ,a déclaré le porte-parole du collectif des syndicats, Adolphe Houssou. La paralysie des hôpitaux devrait bientôt prendre fin.

Aziz BADAROU

 

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Santé/Après la ruse du trio ministériel : Talon obligé d’éteindre le feu

patrice  talon

Les syndicats reçus à la Prèsidence demain
La situation devenant de plus en plus critique dans le secteur de la santé malgré les multiples séances de négociations et le message d’assurance du gouvernement, le chef de l’Etat, Patrice Talon a décidé de s’assoir à la table des négociations. Ce samedi, 11 novembre 2017, les responsables syndicaux de la santé vont s’entretenir avec le Président de la République en vue de tenter à nouveau, le dégel de la crise.

Le ton était plus que jamais à la révolte dans le rang des responsables syndicaux du secteur de la santé quand le ministre de la santé a, au cours de sa sortie médiatique du 07 novembre 2017, brandi la menace de défalcation. Ce qui envenima simplement la situation puisque les agents de santé menacent, à leur tour,  de recourir à un mouvement de paralysie sans service minimum si un kopeck venait à être défalqué de leurs salaires mensuels. L’échec de la délégation gouvernementale dans la résolution de la crise venait alors de se constater. Il revenait au Chef de l’Etat de sauver les meubles pour éviter le pire aux patients. A cet effet, la séance d’échanges avec le Collectif des syndicats de la santé devra permettre de rassurer les uns et les autres sur les différents points de revendications. Le Chef de l’Etat a pris la mesure de la situation et décidé de rencontrer les syndicats du secteur pour un terrain d’entente ce samedi 11 novembre 2017, au palais de la République. Evoquant les mesures pratiques prises par le gouvernement, le ministre affirme que «  par rapport au paiement des arriérés de prime de motivation et de risque, un montant de deux milliards quatre cent soixante-neuf millions cent cinquante-huit mille (2.469.158.000) soit le tiers du montant total dû depuis 10 ans, sera immédiatement débloqué au profit des travailleurs. Les deux autres tiers seront payés sur deux semestres de manière à solder au plus tard en décembre 2018 la totalité des arriérés.  En ce qui concerne les doléances d’ordre administratif et relatives à la carrière des agents, les instructions sont données à toutes les structures impliquées pour que les diligences nécessaires soient faites pour une prise en compte rapide des préoccupations des travailleurs. Le rapport de la commission des réformes a été remis au collectif des syndicats depuis le 18 Septembre 2017. Nous attendons de recevoir leurs observations et contributions pertinentes. A ce propos, vous pouvez vous-mêmes relever qu’il est curieux que près de deux mois après réception dudit rapport, les partenaires sociaux n’aient formulé aucune observation ni suggestion, mais s’emploient à dénoncer des choses qui n’existent d’ailleurs pas au rapport, et parcourent les plateaux de télévision pour critiquer au lieu de soumettre leurs observations. Quant à l’exigence de rapporter la décision de création du comité technique de mise en œuvre desdites réformes, le Gouvernement estime que les partenaires sociaux vont au-delà de leurs prérogatives. Cette revendication est de nature à empêcher la concrétisation des réformes qui sont opportunes et indispensables pour apporter des solutions aux maux qui minent le secteur de la santé. Mais comme je l’ai mentionné plus haut, le Gouvernement reste entièrement disponible pour considérer les propositions pertinentes que feront les partenaires sociaux suite à l’examen du rapport.» Un point des négociations, désapprouvé par les responsables syndicaux qui estiment qu’il y a marché de dupe. Les agents de santé n’entendent point démordre et annoncent même une gigantesque marche de protestation dans l’Ouémé. Tout en exprimant son étonnement face à la poursuite du mouvement de paralysie malgré les mesures prises par le gouvernement, le ministre estime que les responsables syndicaux du secteur distillent des contre-vérités dans l’opinion publique. Selon ses dires, il n’est point question, dans les réformes, de privatiser les hôpitaux ni de remettre en cause les acquis des travailleurs. Pour lui, l’effectif pléthorique des syndicats dans le secteur de la santé n’est pas de nature à favoriser un dialogue efficace. A présent, les regards seront tournés vers le Palais de la République ce samedi pour espérer une sortie de crise !

Aziz BADAROU

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Hausse du budget alloué à l’achat des produits contraceptifs : Que d’engagements pris par le Bénin !

produits-contraceptifs

Si à la Conférence d’Addis Abeba en Novembre 2013, le gouvernement béninois a pris l’engagement d’augmenter progressivement le montant alloué à l’achat des produits contraceptifs à 250 millions de F Cfa à l’horizon 2018, il s’est à nouveau engagé avec les pays du Partenariat de Ouagadougou à augmenter d’au moins 10% par an sa part contributive dans le budget alloué auxdits achats. Ce nouvel engagement a été pris le 11 juillet 2017 au Sommet de Londres pour la planification familiale. Chose curieuse, le montant alloué aux achats des produits contraceptifs tourne aujourd’hui autour de 100 millions de Fcfa.

Le Bénin s’est engagé depuis 2013 à la face du monde à réussir un coup de maitre en matière de Planification familiale à l’horizon 2018 notamment en ce qui concerne l’offre, l’accessibilité, la disponibilité des produits contraceptifs. Il s’agit surtout de quitter  le statut du faible taux de la prévalence contraceptive de la sous-région (8%) à un taux supérieur de 20% en 2018. Et ceci, en subventionnant à hauteur de 250 millions de francs Cfa, l’achat des produits contraceptifs à l’horizon 2018. Un défi aussi grand qu’il soit parait, pourtant plus simple à relever. Cependant, les choses semblent trainer à quelques mois seulement de l’échéance. « Il est bien vrai qu’on n’est pas encore en 2018. Aujourd’hui, c’est à cent (100) millions maximum que nous sommes pour l’achat des produits contraceptifs. C’est ce que le budget met à disposition de manière directe. Cependant en 2015, le montant alloué avait avoisiné 200 millions de Frans cfa » a confié Dr Gaston Ahounou, Chef service planification familiale de la Dsme/MS. Le Bénin est alors en passe de faillir à cet important engagement. Alors qu’on pouvait déjà se réjouir d’une lueur d’espoir en 2015 avec une hausse du budget à hauteur de 200 millions, le Bénin alloue seulement 100 millions de franc Cfa aux achats des produits contraceptifs. S’expliquant sur la situation, Dr Gaston Ahounou a estimé que les fonds étaient logés sur des projets et la gestion posait problème. C’est ainsi que  le “Projet intégré de santé familiale“ financé à hauteur de 100 millions a été supprimé par l’Etat. « C’est pourquoi nous nous retrouvons autour de cent (100) millions de Fcfa aujourd’hui alors qu’on doit atteindre deux cent cinquante (250) millions de Fcfa en 2018 » a clarifié Dr Ahounou. A l’en croire, des actions importantes ont été tout de même menées pour que cet engagement soit effectivement respecté à l’horizon 2018. Entre autres actions menées pour  réviser à la hausse ce montant, Dr Ahounou a évoqué la sécurisation de la ligne d’achats des produits contraceptifs, désormais sur la ligne médicament du ministère de la santé. Des démarches ont été également menées afin que le montant de 250 millions de Fcfa soit inscrit dans le budget de l’Etat exercice 2018. Mais peut-on espérer que cet engagement soit respecté par le gouvernement béninois ? « C’est une question de ligne budgétaire. Si cela est inscrit dans le budget de l’année prochaine, le montant sera alloué aux achats des produits contraceptifs. En tout cas, au niveau du Ministère de la santé, on espère que cette  action sera inscrite dans le budget du département ministériel. Nous avons mené également des actions à l’endroit du Ministère du développement qui joue un rôle important dans l’élaboration du budget global de l’Etat à ce sujet. Nous avons fait le plaidoyer avec les bailleurs qui nous ont rassurés qu’il suffit juste que le Ministère de la santé l’inscrive dans son budget et ils accompagneront » a rassuré Dr Gaston Ahounou.

Un nouvel engagement pris à Londres…

Signataire de la déclaration d’engagements régionaux des pays du Partenariat de Ouagadougou (PO) au sommet de Londres pour la Planification familiale, le Bénin s’est engagé le 11 juillet 2017, à l’instar des huit (08) autres pays du PO, à sécuriser et augmenter d’au moins 10% par an, la part contributive du gouvernement dans le budget alloué à l’achat des produits contraceptifs. Le Bénin s’est également engagé à mettre en place une approche inclusive de mobilisation de ressources impliquant les collectivités territoriales décentralisées afin de garantir la redevabilité vis-à-vis du financement de la santé de la population. Un nouvel engagement pris par le Bénin qui devra d’une manière ou d’une autre solutionner les préoccupations liées à l’offre, l’accessibilité, la disponibilité des produits contraceptifs. La planification familiale occupant une place importante dans la marche vers le développement et surtout dans la réalisation du dividende démographique, le Bénin a simplement compris la nécessité d’en faire une priorité. En témoigne, les engagements pris à cet effet. Le comble serait que le gouvernement béninois travailler à honorer ses engagements pris à la face du monde.

Aziz BADAROU

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Grève dans le secteur santé : La menace de défalcation plane

alassane-seidou

Pendant que le ton est plus que jamais à la révolte dans le rang des responsables syndicaux du secteur de la santé, le gouvernement pourrait recourir à la manière forte pour tenter de faire plier les agents de santé en grève depuis le 30 août 2017. En effet, face à la presse hier, mardi, 07 novembre 2017, le ministre de la santé, Alassane Seidou a accusé les responsables syndicaux de vouloir faire perdurer la grève malgré l’avancée des négociations. D’après sa déclaration, le gouvernement pourrait brandir la menace de défalcation…

« Je voudrais souligner que l’Etat ne saurait continuer d’utiliser les ressources du contribuable pour payer les salaires et primes à des agents qui refusent délibérément d’accomplir leur devoir.» C’est ce qu’a laissé entendre hier le ministre de la santé, Alassane Seidou au cours de sa sortie médiatique. Désapprouvant le fait que les syndicats de la santé poursuivent le mouvement de paralysie des hôpitaux malgré les concessions faites par le gouvernement pour satisfaire aux revendications, le gouvernement envisagerait-il de procéder à des défalcations sur les salaires des agents pour fait de grève ? En tout cas, c’est que l’on peut aisément déduire de la déclaration de l’autorité ministérielle. Voilà qui pourrait envenimer davantage la situation déjà critique dans ce secteur aussi sensible. Joint au téléphone dimanche dernier, le porte-parole du Collectif des syndicats de la santé, Adolphe Houssou avait déjà annoncé que le plan du gouvernement serait de les décrédibiliser aux yeux des populations afin de procéder à des défalcations sur leurs salaires. Et voilà, le morceau semble avoir été lâché. L’Etat ne saurait continuer à payer les salaires et primes à des agents qui refusent délibérément d’accomplir leur devoir, selon les ministres. C’est désormais clair, les défalcations sont brandies comme menace pour contraindre les agents à retourner au travail. En face, les agents de santé n’entendent point démordre et annoncent même une gigantesque marche de protestation dans l’Ouémé. Evoquant les mesures pratiques prises par le gouvernement, le ministre affirme que «  par rapport au paiement des arriérés de prime de motivation et de risque, un montant de deux milliards quatre cent soixante-neuf millions cent cinquante-huit mille (2.469.158.000) soit le tiers du montant total dû depuis 10 ans, seront immédiatement débloqués au profit des travailleurs. Les deux autres tiers seront payés sur deux semestres de manière à solder au plus tard en décembre 2018 la totalité des arriérés. En ce qui concerne les doléances d’ordre administratif et relatives à la carrière des agents, les instructions sont données à toutes les structures impliquées pour que les diligences nécessaires soient faites pour une prise en compte rapide des préoccupations des travailleurs. Le rapport de la commission des réformes a été remis au collectif des syndicats depuis le 18 Septembre 2017. Nous attendons de recevoir leurs observations et contributions pertinentes. A ce propos, vous pouvez vous-mêmes relever qu’il est curieux que près de deux mois après réception dudit rapport, les partenaires sociaux n’aient formulé aucune observation ni suggestion, mais s’emploient à dénoncer des choses qui n’existent d’ailleurs pas au rapport, et parcourent les plateaux de télévision pour critiquer au lieu de soumettre leurs observations. Quant à l’exigence de rapporter la décision de création du comité technique de mise en œuvre desdites réformes, le Gouvernement estime que les partenaires sociaux vont au-delà de leurs prérogatives. Cette revendication est de nature à empêcher la concrétisation des réformes qui sont opportunes et indispensables pour apporter des solutions aux maux qui minent le secteur de la santé. Mais comme je l’ai mentionné plus haut, le Gouvernement reste entièrement disponible pour considérer les propositions pertinentes que feront les partenaires sociaux suite à l’examen du rapport.» Tout en exprimant son étonnement face à la poursuite du mouvement de paralysie malgré les mesures prises par le gouvernement, le ministre estime que les responsables syndicaux du secteur distillent des contre-vérités dans l’opinion publique. Selon ses dires, il n’est point question, dans les réformes, de privatiser les hôpitaux ni de remettre en cause les acquis des travailleurs. Pour lui, l’effectif pléthorique des syndicats dans le secteur de la santé n’est pas de nature à favoriser un dialogue efficace. Le bras de fer se poursuit et le calvaire des patients inquiète !

Aziz BADAROU

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Adolphe Houssou du secteur de la Santé : «A la ruse, nous allons répondre par la rage»

Adolphe-Houssou

La grève se  poursuit dans les hôpitaux. Les grévistes dénoncent la trahison du gouvernement.
Le ton est plus que jamais à la révolte dans le rang des responsables syndicaux du secteur de la santé. La sortie médiatique du gouvernement en fin de semaine écoulée n’a fait qu’envenimer la situation.  Tout en désapprouvant le point des négociations fait par le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, ces derniers dénoncent un marché de dupe et menacent simplement de durcir le ton. La crise dans le secteur de la santé est encore loin d’être désamorcée.

« Nous allons répondre à la ruse par la rage », a menacé le porte-parole du Collectif des syndicats de la santé. Si le gouvernement estime avoir donné satisfaction aux principales revendications des partenaires sociaux du secteur, le Collectif des syndicats de la santé reconnait qu’aucun accord n’a été trouvé et qu’il sera bientôt question d’intensifier le mouvement de paralysie. A en croire le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, Président du comité interministériel des négociations gouvernement-syndicats, « le gouvernement a accédé à toutes les revendications des travailleurs. » Concernant le paiement des primes de motivation et de risque, le gouvernement a décidé de payer immédiatement le tiers de ces deux primes et le reste en deux semestres. Pour ce qui est des revendications relatives à  la gestion des carrières, le ministre a annoncé que « le gouvernement ensemble avec les syndicats ont mis sur pied des commissions techniques conjointes qui travaillent déjà au règlement de ces problèmes. » Quant à la revendication liée aux réformes, le ministre d’État a fait savoir que « le rapport a été remis aux syndicats qui devront le lire et faire leurs observations au comité chargé de la mise en œuvre des réformes. » Alors que le gouvernement appelle à une levée de la motion de grève, l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs) a, dans un compte rendu, fait savoir que rien de concret n’a été décidé pour suspendre la grève. D’après ce rapport de l’Irhs, les discussions autour des doléances d’ordre administratif sont reportées pour le 16 novembre 2017 et sur les questions de primes, les responsables syndicaux ont exigé du gouvernement, le paiement de la moitié de la somme due immédiatement et le reste sur deux semestres. Ce que le gouvernement n’a pas approuvé.  Concernant les réformes, le rapportage de la décision de mise sur pied de la commission en œuvre des réformes est encore loin d’être un acquis. Les syndicalistes ont alors exigé du gouvernement, une séance pour débattre des amendements sur le rapport de la Commission des réformes. Les syndicats de la santé n’entendent pas lâcher prise sans une satisfaction totale de leur plateforme revendicative et annoncent déjà une gigantesque marche de protestation dans l’Ouémé dans les tout prochains jours. « La grève continue. S’ils pensent vouloir désamorcer la crise ainsi, ils se trompent. Nous allons tenir des assemblées générales sur toute l’étendue du territoire national. Ce mardi, nous serons à Calavi. Et après la tournée d’échanges avec nos bases, nous allons tenir une marche de protestation dans l’Ouémé. Ils sont dans une dynamique de communication pour démobiliser la troupe. Nous n’allons pas laisser faire » a confié le porte-parole du Collectif des syndicats de la santé, Adolphe Houssou joint au téléphone. Voilà qui complique davantage la situation déjà critique dans le secteur sanitaire. Cependant, les responsables syndicaux se disent disponibles pour poursuivre le dialogue avec le gouvernement.

Aziz BADAROU

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Supposé règlement de la crise dans le secteur de la santé : « La grève continue, ils veulent nous démobiliser », dixit Adolphe Houssou

Adolphe-Houssou

La crise dans le secteur de la santé est encore loin d’être désamorcée. Et ce, malgré l’assurance donnée par le gouvernement en début de week-end au cours d’un point de presse. Si le gouvernement estime avoir donné satisfaction aux principales revendications des partenaires sociaux du secteur, le Collectif des syndicats de la santé reconnait qu’aucun accord n’a été trouvé et qu’il sera bientôt question d’intensifier le mouvement de paralysie. Une marche de protestation est d’ailleurs projetée dans l’Ouémé…

« La grève continue. S’ils pensent vouloir désamorcer la crise ainsi, ils se trompent. Nous allons tenir des assemblées générales sur toute l’étendue du territoire national. Ce mardi, nous serons à Calavi. Et après la tournée d’échanges avec nos bases, nous allons tenir une marche de protestation dans l’Ouémé. Ils sont dans une dynamique de communication pour démobiliser la troupe. Nous n’allons pas laisser faire », a confié le porte-parole du collectif des syndicats de la santé, Adolphe Houssou joint au téléphone. Chose curieuse, le gouvernement annonçait au cours d’une sortie médiatique vendredi dernier que des dispositions pratiques et rassurantes ont été prises pour donner gain de cause aux agents de santé, en grève depuis le 30 août 2017. A en croire le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, Président du comité interministériel des négociations gouvernement-syndicats, « le gouvernement a accédé à toutes les revendications des travailleurs». Concernant le paiement des primes de motivation et de risque, le gouvernement a décidé de payer immédiatement le tiers de ces deux primes et le reste en deux semestres. Pour ce qui est des revendications relatives à  la gestion des carrières, le ministre a annoncé que « le gouvernement ensemble avec les syndicats ont mis sur pied des commissions techniques conjointes qui travaillent déjà au règlement de ces problèmes. » Quant à la revendication liée aux réformes, le ministre d’État a fait savoir que « le rapport a été remis aux syndicats qui devront la lire et faire leurs observations au comité chargé de la mise en œuvre des réformes. » Alors que le gouvernement appelle à une levée de la motion de grève, l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs) a, dans un compte rendu, fait savoir que rien de concret n’a été décidé pour suspendre la grève. D’après ce rapport de l’Irhs, les discussions autour des doléances d’ordre administratif sont reportées pour le 16 novembre 2017 et sur les questions de primes, les responsables syndicaux ont exigé du gouvernement, le paiement de la moitié de la somme due immédiatement et le reste sur deux semestres. Ce que le gouvernement n’a pas approuvé. Concernant les réformes, le rapportage de la décision de mise sur pied de la commission en œuvre des réformes est encore loin d’être un acquis. Les syndicalistes ont alors exigé du gouvernement, une séance pour débattre des amendements sur le rapport de la Commission des réformes. Les syndicats de la santé n’entendent pas lâcher prise sans une satisfaction totale de leur plateforme revendication et annoncent déjà une gigantesque marche de protestation dans l’Ouémé dans les tout prochains jours. La grève se poursuit dans le secteur de la santé et le calvaire des patients semble avoir assez perduré.

Aziz BADAROU

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