TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Banniere web 728x90px-01

Culture

Entretien avec l’artiste musicien béninois Yonnah : « Le véritable artiste est toujours le vrai représentant de sa propre culture »

Yonnah

Dans l’univers musical du Bénin,Yonnah est un artiste chanteur-compositeur, musicien,  et arrangeur, d’une simplicité majestueuse. Issu d’une famille religieuse protestante. Il a opté pour la world musique avec des couleurs traditionnelles très affirmées.  Dans le présent entretien, il nous parle de sa carrière, et surtout de son tout dernier single intitulé « Ahoho » qui est une interjection signifiant le dépit face à des situations qui paraissent incongrues.

Qui est Yonnah ?

Je suis Yonnah, fils du pasteur Henry de l’église protestante, et d’une mère prédicatrice et maître de chœur. Je suis né dans la ville capitale politique du Bénin, Porto-Novo dans les années 70. J’ai eu à participer à l’arrangement et la composition musicale des vedettes béninoises à l’instar de H2O, le groupe TERRIBA, SESSIME, FATY, NELLY et beaucoup d’autres. Je travaille de manière créative les rythmes traditionnels du Benin. Contée où la polyrythmie est très développée.

Quel est ton parcours musical ?

Mes débuts dans le monde musical remontent à mon enfance. J’ai été membre de la chorale, maître de chœur, et percussionniste. C’est ce qui a stimulé le sens artistique en moi. Plus tard  j’ai été basiste et chanteur dans l’orchestre de l’université d’Abomey-calavi (les casseurs), dans les années 2000 membre fondateur du groupe « Athon’s » et « ZEM ». Ensuite je décide de faire une carrière solo, ce qui me permet de sortir cette année 2018, un nouveau single « Ahoho » une interjection populaire, pour annoncer  les couleurs d’un album typiquement béninois, coloré et fusion de la musique tradi-moderne.

Qu’est-ce qui a poussé Yonnah à faire une carrière solo ?

A vrai dire il y a effectivement deux choses qui m’ont poussé à faire carrière seul :

-    Premièrement, un artiste accompli, c’est celui-là qui a un regard critique sur la société qui l’a vu naitre et grandir.

-    Deuxièmement, j’aurais envie de montrer qu’on pourrait faire de la musique populaire sans vouloir verser dans la vulgarité.

En sommes voici les raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire carrière solo.

Yonnah étant issu d’une famille religieuse, pourquoi n’avoir pas opté pour du gospel ?

Juste pour ne pas enfermer ma musique dans une catégorie, et que le véritable artiste est toujours le vrai représentant  de sa propre culture.

Et si tu nous faisais un zoom sur ton futur album ?

Mon tout nouveau chef d’œuvre est pour cette fin d’année 2018, un album entièrement de la world musique avec des couleurs traditionnelles. Il comportera 12 titres,tous ayant une similitude les uns entre les autres. A travers cet album je vous amène dans un univers où les rythmes du «Tipenti»,au «Tôba», en passant par le «Goumbé»,le «Agbadja», le «Tèkè», etc…  se suivent avec des sonorités hors pair. Toutes les langues parlées au monde sont pour Dieu. Ainsi, dans cet album  j’ai chanté en  Mina, Yoruba, Dendi, et Anglais.

Quelles sont les projets de Yonnah?

Mon souci c’est d’apporter de l’eau au moulin de l’univers musical du Bénin et répondre aux appels à candidature des festivals internationaux de musiques pour y défendre les couleurs nationales.

L’avenir est à Dieu. Et je bénis son nom. Merci pour m’avoir accordé cette interview. Que Dieu bénisse le quotidien « Matin Libre» et tout son personnel. Je lui souhaite un joyeux anniversaire et longue vie.

Propos recueillis par Kamar ADJIBADE

En savoir plus...

Nouveauté dans l’univers musical au Bénin : Landry+, deux talents qui donnent un nouveau visage à la musique

Landry

Depuis 2015, un nouveau groupe musical béninois fait parler de lui à travers le duo Landry Padonou, clarinettiste et flutiste puis Landry Magnidet, chanteur, compositeur et guitariste. Baptisé Landry+, ce groupe gagne d’audience en audience et séduit les mélomanes à travers leurs voix et l’originalité de leurs morceaux. Ce duo n’est plus méconnu du public béninois car ila offert des prestations en live à Cotonou, Porto-Novo et même à Savalou dans le cadre du Festival des Arts Mahi et d’IléIfè.

Montrer à la face du monde qu’avec la guitare et la clarinette et une belle voix, il est possible de faire de la bonne musique en live. Tel est l’objectif du groupe Landry+ dont la particularité se trouve dans la composition de leurs morceaux mais également dans leur manière exceptionnelle de transmettre les émotions aux Béninois, aux Africains et au monde entier. Révélé grâce à leur premier morceau ‘’Sohouétô’’ qui tourne en boucle dans les radios de la place, le groupe Landry+ s’est engagé depuis peu dans la médiation culturelle de proximité en allant à la conquête de leurs mélomanes. « Nous avons initié un projet pour une tournée dans les collèges à la rencontre des élèves en classe d’examen. Le but est les conscientiser à travers nos morceaux éducatifs composés pour la circonstance », laisse entendre Landry Padonou qui confie qu’ils ont déjà parcouru une trentaine de collèges à Cotonou. Le duo projette faire le même exercice à Porto-Novo ainsi qu’une tournée de découverte du groupe dans les espaces culturels du Bénin.

Ayant aujourd’hui à son actif trois singles Sohouetô, Aflinmi et Kponmi, le groupe Landry+ gagne en notoriété. Dans le cadre du festival Bonjour Bénin 2017, le groupe Landry+ a séduit par sa prestation, les humoristes étrangers lors de la soirée de défilé de mode de la styliste marocaine au centre ArtisttikAfrica. « Ils sont supers. C’est vraiment des professionnels », s’exclame le camerounais Nana Ardo quand dans sa curiosité, on lui a fait comprendre qu’ils sont à leur début. Ce groupe n’a pas démérité lors de sa participation au Festival des Arts et de la Marionnette (Teni-Tedji) à Porto-Novo. Même à Savalou, au Festival des Arts Mahi et d’IléIfè, les populations ont fortement ovationné le groupe Landry+ dont les chansons, les musiques ne laissent personne indifférent. Par ailleurs, le groupe Landry+ est sollicité sur plusieurs scènes des artistes de renom tels que Sessimè, Thibaut le Magicien, et sur bien d'autres.  « Aux âmes biens-nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Le Groupe Landry+ en est la preuve.

TG

En savoir plus...

5ème édition du Facto : Musique, Danse et Théâtre font vibrer Toffo

comediens

La journée du vendredi 10 août est marquée par une série d'activités dans le cadre du 5ème anniversaire du Festival des Arts, des Cultures et du Tourisme dans la commune de Toffo. Le village du FACTO déjà pris d'assaut par les vendeurs des produits artisanaux était noir de monde avec les prestations des artistes Adjahoun et Kinfon puis de la troupe Toffodji  qui a présenté deux tableaux de danse. S'en est suivie la représentation des spectacles "7milliards de voisins" du Bénin et "Autobio" du Togo.

Déjà sur scène autour de 16H, l'artiste Adjahoun et sa troupe folklorique ont tenu en haleine les populations de Toffo dont le nombre augmentait au rythme et au son des percussions majestueusement orchestrées. Toujours dans la catégorie de la musique folklorique, Kinfon et sa troupe ont fait danser les populations au rythme du Tchingounmin. Ils ont sensibilisé le public et les festivaliers sur certains faits de la société et ont également loué les mérites de FACTO qui célèbre son 5ème anniversaire. Mais avant et après la prestation de l'artiste Kinfon, la troupe Toffodji de Franklin Senou a présenté deux spectacles de danse purement ancrés dans la tradition : Ibêrè et la danse du feu. Ibêrè qui veut dire commencement" en Nagot, est un spectacle de danse qui met en exergue la divinité Dan à travers "Aidohouèdo" avec des scénarii qui exhortent à la valorisation de la tradition béninoise et à l'Union dans la diversité. Quant au second tableau, il s'agit de la danse du feu exécutée par Franklin Senou, directeur de la compagnie Toffodji qui manipule et joue avec le feu sans se faire brûler. Après ces spectacles gracieusement offerts aux populations, les spectacles de théâtre ont été sanctionnés par une entrée payante. L'expérience a commencé l'année dernière avec pour vision d'incruster dans l'esprit des populations de Toffo l'habitude de payer pour suivre un spectacle. Comme à la 4ème édition, les populations ont fait salle comble pour suivre les spectacles "7 milliards de voisins" du Bénin et "Autobio" du Togo. Écrit par Giovanni Houansou et mis en scène par Carlos Zinsou, le spectacle "7 milliards de voisins" est joué par le trio Carlos Zinsou, Cybelline de-Souza et Victor Goudahouandji. Ce spectacle de la Cie "Théâtre au compteur" est  empreint d'humour qui fait vibrer de rire les spectateurs. Mais au-delà de son caractère comique, cette représentation exhorte à éviter les petites querelles qui conduisent aux grandes guerres dans le monde. Le second spectacle "Autobio" de la Cie "Héritage" du Togo raconte l'histoire d'une femme leader qui a connu une enfance difficile marquée par le viol d'un curé et d'autres vicissitudes de la vie. Les événements sont rehaussés par la présence de Léonard Koffi Yakanou, un monument du théâtre au Togo, l'ex directeur du Festival de Théâtre de la Fraternité qui a fait le déplacement de Toffo afin de vivre les trois jours d'activités marquant la célébration du 5ème anniversaire de Facto.


H. M. (Coll.)

En savoir plus...

Musique béninoise : « …le rap dans son ensemble a pris un sérieux coup » dixit Morgan sur Urbenhits

Morgan

On l'a lu sur les questions liées à la musique Hip Hop: ça fait un bon moment. Malgré son emploi du temps, il nous a ouvert ses portes pour qu'on parle musique, et pas que.

Ça fait longtemps on t'a entendu. On te lit souvent sur les réseaux sociaux et à en croire tes publications Morgan et le showbiz c'est fini?

D'abord ça ne pourra jamais se terminer entre le showbiz et Morgan

Je demeure dans une certaine mesure, membre et acteur du milieu du showbiz, même si aujourd’hui, d’autres fonctions on ne peut plus administratives et passionnantes également m’ont été confiées. Cela n’empêche pas ma personne de répondre aux sollicitations des acteurs du milieu culturel qui ont la preuve que je reste disponible. Des exemples, il y en a tellement. Mais il faut reconnaitre que présent, et ça s’est fait remarquer à plusieurs occasions et sur les réseaux sociaux également.

Pendant qu'on y est: dis-nous ce que tu penses de ceci "le RAP béninois est mort"!

C'est un peu abusé de dire que le RAP béninois est mort, mais ce ne serait pas abusé de dire que le rap dans son ensemble a pris un sérieux coup, et cela se ressent par le faible taux de rappeurs qui arrivent à imposer leur musique 100 pourcent RAP. Je dirai juste que le RAP béninois est de moins en moins accompagné et que la tendance a pris le pas sans oublier que certains ténors du mouvement ont pris du recul. Certains artistes que j'ai toujours considérés comme des rappeurs ne servent plus forcément du rap. Beaucoup d'artistes se laissent donc porter par la tendance; un peu comme ce qu'un artiste a eu à dire dans une de ses chansons.

Si on doit dire que le RAP béninois est mort ou s'il a évolué: ça dépend de ce qu'on fait maintenant. Et je dirai que notre RAP n'est plus ce qu'il était avant. Avec tout ce qu'on a connu depuis le groupe Ardiess, jusqu'à l'avènement de Diamant Noir et leur succession: le RAP béninois ne devrait plus être à cette étape-là. Humblement, je pense qu'on devrait être à un autre stade; même si certains jeunes rappeurs essaient malgré tout de s'affirmer ; ce que j’encourage d’ailleurs

Est-ce que ces ténors du RAP béninois qui ne rappent plus aujourd'hui ou qui ont laissé la musique n'en seraient pas pour quelque chose ? Quant à l'abandon des vers pour le chant chez les jeunes artistes...

Oui ils y sont pour quelque chose, on ne va pas se le cacher car Ils étaient source de motivation pour ces nouveaux talents. Inutile de préciser que nombreux sont venus au RAP parce qu'ils étaient impressionnés et influencés par ces artistes ainés. Maintenant si ceux-là abandonnent ou ne font plus véritablement la musique RAP: c'est normal que les nouveaux artistes s'éloignent également du mouvement.

Si tout le monde fait de la musique dansante: qui fera le RAP ? Dans le temps où Diamant Noir, Kaysee Edge, etc étaient vraiment en feu, le public allait en boîte danser; les concerts étaient pleins également. Je pense qu'il faut juste que chacun reste dans son domaine et fasse sa musique.

Alors comment on fait si on veut changer les choses ?

Le premier pas serait de détecter les réels maux de ce secteur musical puis appeler à une union sacrée. Les acteurs doivent s'organiser pour amener le public à croire et consommer à nouveau entièrement la musique Rap. C'est à eux donc de remplir les conditions qu'il faut pour intéresser ce public. D'abord servir de la bonne musique au public, et même si elle est payante: le public ira vers l’achat. Les artistes, et acteurs du showbiz se réunissent pour adopter un modèle unique pour la consommation de la musique béninoise. Les autorités aussi devraient agir et prendre des décisions dans ce sens. Pourquoi pas une ligue proprement dite?! Il faut donc une restructuration, une ouverture aux critiques et une réelle implication de tous.

Les autorités devraient-elles jouer un rôle particulier dans ce changement ?

Bien évidemment qu’elles (autorités) ont un rôle plus que déterminant car elles disposent des moyens et ouvertures pour pousser ce milieu. Mieux encore, elles ont le devoir et l’obligation de donner un vrai coup de pouce et une protection totale aux acteurs et à cet univers. Des rencontres périodiques s’imposent, aller à la rencontre des acteurs de la culture afin de comprendre le secteur. Il ne faut pas faire une rencontre dans l'année pour faire un bilan: ça doit se répéter afin que ces autorités soient informées de ce qui se passe réellement dans le monde de la musique et que la synchronisation entre les deux parties laisse place à un réel développement. Je crois qu'il faut que cette rencontre soit périodique et accompagnée d’actions.

As-tu déjà pensé à une décision qui prône la musique béninoise sur les radiodiffusions et télévisions à 100% ? Est-ce que ça peut marcher?

Elle est possible mais pas à 100%.Dans tous les pays du monde, il faut de la diversité musicale et en cela nous devons ouvrir nos frontières à d’autres sonorités. Je dis toujours qu’écouter de la musique, c’est voyager, alors il faut de tout pour rester dans cette vision. Mais en ce qui concerne la diffusion des œuvres locales, Il y a ceux qui produisent de la bonne musique et ceux qui ne prennent pas la mesure des choses en structurant vraiment leur carrière musicale. Ceux qui le font sont à encourager et dans ce sens et c’est là que j’interpelle sur un phénomène que je déplore depuis toujours ;je veux parler de ce fléau qui consiste à ce que nos animateurs exigent forcément de l’argent à nos artistes pour les diffuser pendant que les artistes des autres pays qui ne les connaissent même pas sont joués; leurs morceaux sont téléchargés avec les moyens du contribuable pour la plupart(un débat très intéressant et sensible d’ailleurs).

Je trouve que c’est parfois de la mauvaise foi car ils devraient être reconnaissants envers ces quelques artistes locaux qui leur apportent de quoi meubler leur playlist et tenir leur tranche d’antenne. Pour une simple diffusion: je crois qu'on ne devrait pas exiger d'un artiste un geste. Celui qui amène une œuvre de qualité, aidez-le. Faites un partenariat gagnant-gagnant et laissez l'artiste vous faire un geste s'il en a les moyens car même le tournage et la réalisation du clip c'est coûteux.

D'un monde à un autre....Morgan est désormais politicien Askip...Tu fais la politique vrai ou faux ?

Au Bénin, quand vous dites que vous faites la politique, ça sous-entend tout ce qu’il y a de mauvais, alors pour être plus précis, je suis en fonction au cabinet et dans l’équipe de communication d’un désormais homme politique qui nourrit des ambitions très nobles pour notre cher pays le Bénin, et je n’ai pas eu du mal à le rejoindre car j’épouse sa vision et j’ai toujours rêvé trouver le canal idéal pour mener certaines luttes. Alors oui je suis dans le monde de la politique par mon poste, et pas plus pour le moment.

Entre le politicien et l’artiste : tu as vite fait ton choix!

On ne choisit pas entre deux choses qu’on aime. Il arrive juste que priorité soit donnée à un moment à l’une même si on garde un œil sur l’autre et c’est ce qui se fait en ce moment. Je suis dans un autre domaine parce qu’appelé vers d’autres responsabilités et cahiers de charge, mais je ne quitterai pas le milieu culturel ni les artistes, Et comme je l’avais dit, ça ne m’empêche pas d’être disponible pour ceux qui me sollicitent. Le showbiz, c’est une autre partie de moi dont nul ne pourra me séparer.

Et si on parlait du visage qu'a le monde politique béninois: quel est ton regard sur tout ce qui se fait et ne se fait pas ?

D’aucuns diront que je suis opposant, mais je répondrai Oui, je suis opposant à la gestion actuelle de mon pays ainsi qu’à l’instrumentalisation de nos institutions et la trahison à laquelle nous assistons depuis la prise de pouvoir du régime en place. On n’a plus peur de se payer la tête du peuple, on n’a plus peur d’inventer des chiffres, on n’a plus peur de tailler des lois sur mesure, on n’a plus peur de torturer les concurrent, mais une chose est sure, ils nous ont prouvé à ce jour qu’ils n’ont jamais aimé la compétition comme ils tentaient de le faire croire. Mais comme le disent les ivoiriens, ce n’est pas encore perdu. Nous jouerons notre partition pour aider le pays à se reprendre.

Parlons justement de la révision de Constitution béninoise qui a défrayé la chronique il y a peu!

Oui la révision de la Constitution a permis de par l’échec connu par le gouvernement, de prouver que certaines autorités sont encore avec le peuple et ne veulent pas être complices des lois taillées sur mesure et des violations des libertés des uns et des autres. Ce projet ne méritait pas de passer et devrait permettre au chef de l’état de revoir sa façon de faire, ainsi que son entourage qui ne lui rend pas vraiment les choses et avis tels que dits par le peuple. Certains sont prêts à détruire ce pays pour leurs intérêts et je pense que ce projet de révision ne devrait plus revenir sous cette forme et que les réelles questions de développement doivent être la priorité. Il y a des chantiers qui attendent la rupture. Qu’elle fasse bien les choses. Il ne reste plus beaucoup de temps.

Les chroniques de Morgan reviendront bientôt ?

Les chroniques de Morgan vont revenir certainement. Mais il va falloir que je réaménage mon emploi du temps pour pouvoir respecter cet engagement. Ça restera culturel mais je ferai encore plus de dénonciations car j'ai pris le temps et de ma position j'ai compris beaucoup d'autres choses et je pense que des personnes me suivent et je me dois de porter ma plume encore plus loin.

On va conclure cet entretien Morgan. Qu'est-ce que tu as envie de dire à ceux qui nous lisent ?

Je remercie Urbenhits, merci aussi à ceux qui ont pris la peine de nous suivre jusqu'à la fin et ont compris ma logique tout au long de cet entretien. Merci à ceux qui me soutiennent, et à toutes les personnes qui me sont chères.Je reste disponible et ouvert tout en rassurant les uns et les autres.
Je serai toujours là et toujours disponible pour ce milieu que j’aime tant et qui m’a beaucoup donné.
Vive la musique,Vive le Bénin.

Merci Morgan, et vivement les Chroniques de Morgan !
Source Urbenhits

En savoir plus...

Ouvrage sur la politique étrangère sous le renouveau démocratique : Le Dr Eric Padonou révèle les paradigmes de la diplomatie béninoise

Eric-Padonou

« La politique étrangère du Bénin sous le renouveau démocratique : Paradigmes et acteurs». C’est le nouvel ouvrage qui vient d’investir les librairies. Publié aux éditions l’Harmattan-Bénin, il est écrit par le Dr Eric Padonou et préfacé par l’ambassadeur Gratien Pognon. Le livre a été présenté au public à Cotonou, le mardi 07 août 2018. Il traite d’un sujet qui n’a pas encore été abordé par les écrivains au Bénin. L’auteur y a en effet souligné les rouages et les acteurs de la politique étrangère du Bénin. « C’est un ouvrage qui pose les jalons dans un domaine resté jusque-là vierge», a souligné le Professeur Frédéric Joël Aïvo, le Postfacier du livre. A l’entendre, l’auteur a fait un travail de qualité puisque le document remonte tout le circuit de l’appareil diplomatique national et permet aux lecteurs de connaître la politique étrangère du Bénin de 1990 à 2016. Selon l’auteur, l’ouvrage n’est pas une critique diplomatique stérile. Il a pour objectifs de contribuer à une meilleure compréhension  du comportement  et des réactions  du Bénin  sur la scène internationale depuis 1990, de mieux situer la politique étrangère par rapport à des valeurs à découvrir et de remédier à la faible production  scientifique sur le sujet. Eric Padonou a souligné qu’à l’instar de tous les autres Etats, le Bénin dispose d’une politique étrangère. « Il s’agit d’une politique pragmatique qui s’inspire à la fois du réalisme classique de Raymond Aron, du néoréalisme structuraliste de Kenneth Waltz et du culte des principes  abstraits propre à l’idéalisme», a-t-il déclaré. Il soutiendra que la politique étrangère du Bénin est restée constante malgré les alternances observées au sommet de l’Etat. « Notre analyse permet d’installer le pouvoir exécutif au cœur  du pouvoir décisionnel conformément aux grands classiques des régimes politiques de type libéral. Contrairement à une opinion répandue qui fait du ministre des Affaires étrangères l’acteur principal de la politique étrangère, c’est le président de la République qui détient le monopole de la prise de décisions», a éclairé l’auteur. A l’entendre, au Bénin, il y a une guerre entre les ministères qui fragilise la diplomatie. Un facteur, a fait remarquer l’auteur, qui ne permet pas à la politique étrangère de briller de mille feux malgré quelques succès. Pour lui, il sera difficile pour la diplomatie béninoise d’être efficace seule. « La seule voie qui s’offre à moyen et long terme aux petits Etats, comme le Bénin,… est la régionalisation de leurs politiques étrangères nationales», a-t-il fait savoir. Et l’ancien Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Robert Zantan de renchérir : « Il faut une refonte de notre système. Il faut trouver de nouveaux mécanismes». L’ambassadeur a par ailleurs montré qu’il faudra maintenant doter le Bénin d’un document de politique étrangère.   

A.S

En savoir plus...

Géant Concert ‘’Hommage aux forces armées béninoises’’ : Miss Espoir innove avec le concept ‘’Mister Kponon’’

Miss-Espoir

(Rendez-vous ce soir à l’Etat-Major)
C’est devenu désormais une tradition pour l’artiste chanteuse Miss Espoir d’aller déstresser et égayer les hommes en uniforme chaque année. L’initiative est à sa sixième édition et rassemble un nombre important d’artistes ce soir à partir de 18 heures à la base l’Etat-Major des forces armées béninoise.

À la faveur d’une conférence de presse tenue mercredi 08 août 2018 à l’hôtel Best Western l’artiste chanteuse Miss Espoir et son staff ont annoncé la tenue effective de l’événement ‘’Hommage aux forces armées béninoises’’. Il s’agit d’une initiative que l’artiste a mise en place depuis cinq ans pour permettre aux hommes en arme de se défouler un tant soit peu après d’intenses moments de dur labeur cousu de stress, de pression et de fatigue. Un géant concert qui dévoile chaque année les vrais  talents en matière de danse au milieu de ces hommes qui sont connus pour leur rigueur et leur discipline. La sixième édition déroule son tapis dans quelques heures avec à la clé les innovations annoncées. Pour le compte de cette édition, en dehors du spectacle, il y aura l’élection du plus bel homme et de la plus belle femme de l’armée béninoise. Et ce sera là le clou de  cette soirée de divertissement. Plein d’artistes sont conviés pour tenir le public en haleine comme à l’accoutumée. Entre autres, Nikanor, Rico’s Campos, Stan Tohon, Fati, Fanny Sènan, etc.

Teddy GANDIGBE

En savoir plus...

Rencontre d’échange de renforcement de capacité au ‘’Ciamo’’ : 50 jeunes leaders en préparation pour impacter le développement

CIAMO

Le centre international d’art et de musique de Ouidah (Ciamo) abrite du 07 au 11 août 2018, la première édition du camp des filles leaders (Cfl). Une initiative de l’Ong ‘’Femme et Développement’’ qui vise à donner  à ces leaders en devenir, les outils nécessaires pour s’affirmer. Le lancement de cette rencontre d’échange et de partage a été présidé par un parterre de personnalités, d’autorités politico-administratives.

Au total, cinquante (50) jeunes élèves issues des collèges de la commune de Ouidah et dont l’âge est compris entre 17 et 19 ans ont été sélectionnées par l’Ong ‘’Femme et Développement’’ pour un camp qui a démarré avant-hier 07 août et prendra fin le 11 du même mois. A l’entame de la cérémonie d’ouverture, Wilfried Houndjè, grand acteur culturel connu dans Ouidah et environ et cheville ouvrière dudit camp a fait observer une minute de silence en mémoire de Oscar Kidjo, directeur du centre international d’art et de musique de Ouidah (Ciamo), décédé il y a quelques semaines. Dans son discours introductif, la directrice exécutive de l’Ong ‘’Femme et Développement’’ Vitouley Aimée Isabelle a expliqué à l’assistance que des facteurs sociologiques limitent les femmes dans leur implication dans le développement de leur communauté. On en vient  à conclure que pour réussir le pari d’une société de type nouveau, il faut donner à la jeune fille d’aujourd’hui, femme de demain, les outils qui vont lui permettre de contribuer pleinement au progrès de sa communauté. A l’en croire, au même titre que l’homme, la femme est un agent de développement qui doit contribuer efficacement à la production de la richesse et à la gestion de la cité. Aussi, a-t-elle cité quelques thématiques qui seront développées durant tout le camp à savoir, le leadership féminin, la nécessité des actes d’Etat civil, la santé de reproduction chez les jeunes filles, les violences faites aux femmes et aux filles, etc. Elle n’a pas manqué de dire sa gratitude aux partenaires qui accompagnent l’initiative.

La porte-parole des participantes a, au nom de ses camarades, exprimé sa joie d’être sélectionnée pour participer gracieusement à cette première édition du camp qui porte sur le thème : « le leadership féminin comme contribution au développement ». « Pendant ces 5 jours, nous aurons l’opportunité d’apprendre, de renforcer notre connaissance sur des thématiques aussi variées qu’importantes, qui  à notre avis, sont des outils pouvant nous aider à bâtir notre leadership, c’est pour cela que notre engagement est total. Au sorti du camp, nous sommes certaines d’avoir fait un pas de plus que nos sœurs qui n’ont pas été sélectionnées. Comptez sur nous, le camp aura un effet multiplicateur», a laissé entendre Sahossi Marie Romaine.

L’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin Lucy  Tamlyn dira qu’avec ce camp, il y aura plus de filles à l’école, plus de filles leaders dans leurs communautés et plus de filles dotées de compétences et de confiance en soi pour aider le Bénin à croître et à prospérer.

En déclarant officiellement ouverte la première édition du camp des filles leaders, la conseillère technique juridique de la ministre des affaires sociales et de la microfinance Simone Honvou a fait savoir que la femme est la pierre angulaire du développement de la communauté. Elle précise que le ministère des affaires sociales et de la microfinance appréciera à sa juste valeur les effets de cette belle initiative. « Je voudrais vous exhorter à participer activement aux travaux pour en tirer de meilleurs profits. Vous devez vous considérer à l’issue de camp comme des ambassadrices désormais investies de la mission d’accompagnement de vos sœurs et amis, surtout avec la formation que vous recevrez au cours de ce camp. Vous devez donc vous distinguer par votre exemplarité pour contribuer efficacement et durablement au progrès de la société », a lancé la conseillère à l’endroit des 50 filles.

Teddy GANDIGBE

En savoir plus...

Fête du 15 août : L’igname pilée sera célébrée avec le rythme Tchingounmè

Gbeze

Point n’est besoin de faire obligatoirement le déplacement de Savalou, la belle cité, pour vivre l’apothéose de la célébration de l’igname. L’événement sera commémoré  en pompe au bar Guerra situé au stade de l’amitié. Autour du chanteur Gbèzé, l’une des voix prisées du rythme Tchingounmè, les populations de Cotonou vont se rassembler pour gouter à la chaleur de cette fête, qui pour le moins qu’on puisse dire, rallie chaque année du monde dans la cité de Savalou. A l’occasion l’artiste revisitera son répertoire au grand bonheur des participants. Ce sera une fête au cours de laquelle l’igname pilée sera disponible en quantité suffisante pour satisfaire les demandes.


TG

En savoir plus...

Miss littérature Bénin-2018 : Mariette Hounkonnou s’offre la couronne

Mariette-Hounkonnou

Mariette Hounkonnou, 21 ans étudiante en 3ème année de Lettres Modernes à l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo et sa dauphine Pélagie Kouwanou, étudiante en 2ème année de Lettres Modernes à l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo, vont représenter le Bénin en 2019 pour la Grande Finale sous-régionale de Miss Littérature. Face aux membres du Jury et le public, elles ont tiré leur épingle du jeu parmi les 10 présélectionnées. La cérémonie a eu lieu, samedi 04 août 2018 au Bénin Royal Hôtel à Cotonou.

Election de Miss littérature, la 3ème édition a vécu ! Dans une brève explication, Carmen Toudonou, promotrice de Miss littérature a levé le voile sur le caractère international que prend l’initiative. "La 1ère et la 2ème édition ont été nationales. Cette fois-ci, nous faisons un concours sous-régional puisque le concours a lieu au Niger, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Bénin. Miss littérature Togo se passe en Novembre prochain. En Côte d’ivoire, l’événement aura lieu en Octobre prochain. Ce sont les deux meilleures, c’est-à-dire, la Miss littérature et sa dauphine de chaque pays qui vont se retrouver au Bénin l’année prochaine pour la grande finale", a-t-elle précisé. Le Chef d’Etat-major général de l’armée béninoise et le 2ème questeur de l’Assemblée nationale, Boniface Yèhouétomey, président du Comité d’organisation de Miss littérature, ont rehaussé de par leur présence, la cérémonie. La franco-béninoise, Gisèle Totin, écrivaine travaillant et vivant à Toulouse en France, Judith-Bernice Adivignon, poétesse et Yèmissi Fadé, franco-béninoise, écrivaine habitant à Angers en France sont les membres du Jury.

Outre, la façon originale de se présenter au public, les dix (10) candidates ont été soumises à une série de questions ainsi qu’à une rédaction portant sur le résumé d’une œuvre féminine. Il est également soumis à la réflexion des jeunes filles, le compte rendu de l’œuvre "La Princesse du Diable", du journaliste-écrivain et activiste blogueur, Collins Yan. En marge de Miss littérature, les résultats du Jeu Concours organisé à cet effet sont connus. Trois (03) gagnantes ont été retenues pour trois (03) Prix. Des romans qui constituent les récompenses ont été remis aux lauréates.

Invité à prendre la parole, le Général Laurent Amoussou, Chef d’Etat-major général de l’armée béninoise a félicité Carmen Toudonou pour son initiative qui, selon lui, vise la valorisation de la beauté intellectuelle féminine. Il faut signaler que l’animation culturelle est assurée en partie par la chanteuse Narya, étudiante à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) et le chanteur Hariane. Mentionnons que les candidates sont une soixantaine à être inscrites pour prendre part au concours.

Ils ont dit ...

Boniface Yèhouétomey, Président du Comité d’organisation de Miss Littérature et Député à l’Assemblée Nationale et 2ème questeur.

« C’est un plaisir pour moi d’accompagner cette noble initiative. Parce qu’on a tendance à voir la beauté physique or la beauté intellectuelle est également importante. Il faut tirer un coup de chapeau à Carmen qui a pris cette initiative d’amener nos jeunes filles à s’intéresser à la lecture et à l’écriture. Ça a commencé il y a trois ans uniquement au niveau du Bénin. Ça a pris des tentacules pour être au niveau de la sous-région. Bientôt, ça va dépasser les frontières du continent pour aller en Europe en Amérique et ailleurs. Pour le moment, c’est au niveau de l’Afrique de l’Ouest. L’Afrique Centrale et l’Afrique du Nord seront bientôt concernées par cette noble initiative. Je ne sais pas écrire comme ces charmantes dames. Je sais lire. J’aime lire. Je crois que tout ce qui a trait à la culture participe au développement. »

Collins Yan, journaliste-écrivain, activiste blogueur

« Je ne m’attendais pas à prendre la parole. C’est un honneur que vous me faites en soumettant cette œuvre à la réflexion des jeunes beautés. J’espère qu’elles ont tiré le meilleur enseignement possible du livre… »

Propos recueillis E.K(Coll.)

En savoir plus...

Concert du Groupe ‘’Dahomey Land’’ : Une ébulition s’annonce pour le 18 prochain

Dahomey-Land

Ils sont aujourd’hui l’un des meilleurs groupes de rap qui allie la musique traditionnelle à la musique urbaine. Le groupe Dahomey Land prépare un show pour le 18 août 2018. Il s’agit d’un spectacle Hip hop qui se tiendra à l’espace culturel ‘’Le Centre’’ situé à Lobozounkpa à Cotonou. Composé de six jeunes soldats du micro, ‘’Dahomey Land’’ sera accompagné sur la scène par des figures de proue du mouvement Hip hop telles que : Hypnoz, Likelion, Basta Mawu Tunkpin, Onlynel, Raïmi Lawani et bien d’autres. Ce spectacle du groupe ‘’Dahomey Land’’ ouvre les vacances et offre une opportunité de détente. Les artistes attendent leur public pour mettre le paquet.

TG

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !